-
- Valeurs
actuelles – 11 mars 2005
- Enquête
par Stéphane Haïk
- [Texte
intégral]
- Les
entreprises subissent les assauts des gourous
dissimulés
- derrière
des organismes de formation *
-
- Depuis
une dizaine d’années, les entreprises subissent
les assauts des gourous dissimulés derrière
des organismes de formation Il n’est pas rare que
ces intervenants appartiennent à des mouvements
sectaires.
-
- Qui
eût cru un seul instant que pareilles pratiques
pouvaient avoir cours ? En janvier 2001, une consultante
en ressources humaines a tout bonnement été
licenciée au seul motif qu’elle avait porté
à la connaissance de sa direction générale
un mémorandum confidentiel, dans lequel elle
manifestait son inquiétude face aux préceptes
d’un intervenant extérieur, basés
sur la Méthode
Silva
de contrôle mental, répertoriée
comme sectaire par la commission parlementaire sur
les sectes, en 1996.
-
-
Autre exemple, celui de ces neuf commerciaux de
la société ESSOR-OPTIQUE
« remerciés » sur-le-champ, après
qu’ils eurent refusé de se rendre à
un séminaire professionnel, au Canet-en-Roussillon,
où étaient mises en pratique les théories
développées par ACC
(Au coeur de la communication),
structure également épinglée
par ladite commission parlementaire.
-
- Confessions
publiques, processus de culpabilisation, Sam Cohen,
le directeur d’ESSOR-OPTIQUE, et son épouse,
Claire Nuer, n’ont pas lésiné sur
les outils de pression psychologique possibles,
afin de tenter d’opérer un changement des
structures mentales de leurs commerciaux.
-
- Objectif: faire en sorte que, une fois endoctrinés,
ils appliquent à leurs clients les recettes
d’ACC.
- Des
preuves tangibles d’une infiltration sectaire
-
- Déboutées,
en avril 2000, par le conseil des prud’hommes de
Nanterre, un an plus tard, les plaignants ont obtenu
gain de cause auprès de la Cour d’appel de
Versailles, qui a reconnu le caractère abusif
de leur licenciement.
-
-
Idem pour le différend opposant la consultante
en ressources humaines à son ancien employeur
: en janvier dernier, la Chambre sociale de la Cour
d’appel de Rennes a confirmé le jugement
du Conseil des Prud’hommes de Nantes, qui avait
estimé que la salariée n’avait commis
aucune faute.
-
-
Si ces deux cas constituent des preuves tangibles
d’une infiltration sectaire dans l’entreprise, la
plupart des affaires ne mettent pas en exergue d’une
manière si nette une telle mainmise. D’autant
qu’il est rare que les entreprises soient «noyautées»
de l’intérieur par des chefs d’entreprise
ou des cadres dirigeants prosélytes. Dans
une écrasante majorité des situations
observées, il s’agit d’entreprises extérieures
de formation professionnelle, dont les intervenants
peuvent appartenir ou avoir appartenu à un
mouvement sectaire. Quand il ne s’agit pas d’organismes
fondés de toute pièce par une secte.
-
- Ainsi,
en mai 2004, les Laboratoires Aventis ont-ils pris
la décision de demander à Marc Lévitte,
de la société Dreamteam,
de ne plus intervenir personnellement dans les formations
dispensées. La raison ? Marc
Lévitte a été, dans un passé
proche, président d’Elan Vital, continuation
de Mission de la Lumière Divine,
dont l'objet social est de «promouvoir l’enseignement
de Monsieur Prem Pal Rawat (NDLR : surnommé
Maharaji) concernant la compréhension et
l’accomplissement du potentiel humain, à
travers la connaissance de soi» …
-
- Dans
un courrier électronique adressé à
Valeurs Actuelles, Jack Caillod, qui était
alors directeur des ressources humaines France du
Groupe Aventis, tient à préciser que,
en juin dernier, «la mesure a été
étendue à l’ensemble des établissements
du Groupe Aventis France, mesure qui a été
confirmée en août 2004, en demandant
de plus, au titre du principe de précaution,
de s’assurer qu’aucun nouveau contrat ne soit signé
avec l’organisme employant M. Lévitte».
- Il
existe bien d’autres
armes dans l’arsenal juridique que le principe
de précaution *
-
- Le
principe de précaution, seul sésame
pour contrecarrer l’entrisme sectaire dans l’entreprise
? Henri-Pierre Debord, conseiller chargé
des questions économiques et financières
auprès de la mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires (MIVILUDES),
estime, lui, qu’il existe bien d’autres armes dans
l’arsenal juridique. Et de citer, entre autres,
la publicité mensongère, l’abus de
bien social, la prise d'intérêt illégal
d’intérêt, la détention illégale
de données à caractère personnel
relatives à des membres de l'entreprise,
les atteintes au droit de la propriété
intellectuelle susceptible de compromette les intérêts
commerciaux et moraux de l’entreprise, mais aussi
l’escroquerie et l’abus de confiance.
-
- Pierre
angulaire, la Déclaration des Droits de l’Homme
de 1789, qui dispose que «la liberté
consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit
pas à autrui» (Article 4) et que si
nul ne doit être inquiété pour
ses opinions, leur manifestation ne doit «pas
troubler l’ordre public établi par la loi»
(Article 10).
-
- Face
à l’ampleur du phénomène sectaire,
le législateur n’a pas hésité
à redoubler de prudence :
-
- les
articles 225-13 et 313-4 du Nouveau Code Pénal
soulignent l’abus
frauduleux de l’état d'ignorance ou de la
situation de faiblesse, tandis que la
loi About/Picard de 2001 stipule la dissolution
de toute personne morale «qui poursuit des
activités ayant pour but ou pour effet de
créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion
psychologique ou physique des personnes qui participent
à ces activités (…)».
-
- «Les
critères de sujétion mentale conduisant
à des actes ou à des abstentions préjudiciables,
l’isolement des personnes au sein d’une collectivité
professionnelle, l’imposition de conditions de vie
déstabilisantes, la pression financière
et le détournement des modes classiques de
prise de décision sont des références
utiles, dans le cadre d’une évaluation des
risques au sein de l’entreprise», explique
Henri-Pierre Debord.
- La
société Panda
Software déboutée de ses demandes
(février
2003) *
-
- La
problématique de l’infiltration du monde
de l’entreprise par les sectes semble à ce
point cruciale qu’elle concerne tout type de structure,
PME comme multinationale, tout domaine d’activité
confondue. Y compris des environnements dits sensibles
et stratégiques. Et la formation professionnelle
n’est pas le seul vecteur d'intrusion sectaire.
En avril 2001, l’Express a révélé
que l’antivirus de la société de droit
espagnol Panda Software, qui propose
l’une des principales solutions anti-virales du
marché, a été acheté
par le ministère de l’Intérieur pour
équiper 12% de son parc informatique. Souci
: son patron est un des généreux donateurs
de l'Eglise de Scientologie. Et L’Express de
s’interroger : «Au-delà du financement,
les mises à jour régulières
du logiciel Panda n’auraient-elles pas permis de
pénétrer des bases de données
confidentielles du ministère de l’Intérieur
?»
-
- Dans
la foulée de la parution de cet article,
la FNAC a retiré le logiciel de la vente
: une récente consultation du site marchand
de l’enseigne montre que les anti-virus Panda Software
n’ont pas été réintégrés.
-
- Estimant
que l’hebdomadaire mettait en cause «son honneur
et sa considération», la société
Panda Software a porté l'affaire devant les
tribunaux ; dans un jugement du 12 février
2003, la 17e chambre du Tribunal de Grande Instance
de Paris l’a néanmoins déboutée
de ses demandes, la condamnant aux dépens.
- Syndicat
Européen contre la Discrimination dans
le Travail (SEDT) :
- Les
sectes mettent sur pied des
structures de lobbying *
-
- Face
à l’armada juridique française, la
réaction de ces «francs-tireurs de
la pensée libre» s’organise, lentement
mais sûrement, depuis quelques années.
A défaut de pouvoir espérer sérieusement
un amendement de certaines lois, dont la loi About/Picard,
les sectes, qui naturellement ne se reconnaissent
jamais comme telles, s’insurgent à haute
voix contre l’atteinte à la liberté
de conscience dont elles estiment être les
victimes expiatoires, en mettant sur pied des structures
de lobbying.
-
- A
l’exemple du Syndicat
Européen contre la Discrimination dans le
Travail (SEDT)-créé un mois après les révélations
de L’Express, «en réponse à
une France s’écartant de plus en plus des
Droits de l’Homme (...) », que la mission interministérielle
de lutte contre les sectes, la MILS, ancêtre
de la MIVILUDES, a identifié comme cercle
pro-sectaire.
-
- Dans le document auquel Valeurs Actuelles
a eu accès, daté du 16 mai 2001, le
SEDT se fixe pour mission la représentation
et l’aide de tous les salariés, cadres dirigeants
d’entreprises ou travailleurs indépendants
faisant l’objet de discrimination dans leur activité
professionnelle du fait de leur pratiques religieuses
ou de leur croyance.
-
- Premier
dossier déposé sur le bureau de ladite
organisation syndicale : «L’affaire du lynchage
médiatique de Panda Software, (…) symptomatique
du climat anti-religieux régnant en France.»
-
-
Difficile dès lors qu’il s'agit d'affaires
commerciales de ne pas poser la problématique
à un échelon transnational : à
mille lieues de la position française, les
Etats-Unis - qui, comme on le sait, défendent
une toute autre philosophie en matière de
libertés publiques - stigmatisent l’Hexagone,
par la voie du très officiel United States
Trade Representative (USTR).
-
- Dans
son rapport 2003, annuellement consacré aux
barrières douanières et non-douanières
à la libre circulation des biens et des services,
l’affaire de Panda Software y est relevée,
sans que la raison sociale de ladite entreprise
apparaisse pour autant. La France y est sans détour
montrée du doigt, pour avoir refusé
le renouvellement d’un contrat à une société
informatique, au motif de l’appartenance de son
management à l'Eglise de Scientologie.
- 22
milliards d’euros consacrés à la formation
professionnelle *
-
- Autant dire que la position de martyr-vilipendé-par-une-France-qui-ne-serait-plus-la-patrie-des-Droits-
de-l'Homme
demeure le plus souvent le socle de la posture défensive
sectaire. Elle se trouve incontesta- blement renforcée
par la vision nord-américaine. Et c’est donc
au nom de la liberté de conscience, donc
d'entreprendre, que ces mouvements continuent d’exercer
leur emprise sur le monde économique.
-
- Si
le marché de l’informatique s’avère
financièrement juteux, l’univers de la formation
professionnelle constitue toujours l’apanage des
sectes. Economiquement, rien de plus normal : chaque
année, la France consacre quelque 22 milliards
€, soit 1,55% de son PIB, à la formation
professionnelle continue et à l’apprentissage,
dont près de 13 milliards pour les employeurs
publics et privés en vue de la formation
de leurs salariés.
-
- Autant
dire un marché en or. Et surtout un «boulevard»
pour le prosélytisme : l’obtention d’un contrat
de formation peut leur permettre d’accéder,
directement ou indirectement, aux cadres dirigeants,
de peser sur les rouages du pouvoir, de distiller
une manière de pensée et d’être
à des centaines de salariés lors de
stages et de tenter d’enrôler de nouveaux
adeptes.
- Processus
de déstructuration,
de manipulation mentale possible
- à
l’occasion de séances de formation *
-
- Le
docteur Michel Monroy décrit, avec précision,
le processus de destructuration, de manipulation
mentale possible à l’occasion de séances
de formation, lorsque celles-ci sont organisées
par des adeptes de gourous :
-
-
«Une action de formation en groupe
fermé, qu'elle soit intensive
au cours d'un stage ou répétitive
et prolongée, réalise
un petit univers à part dans
lequel l'espace, le temps, les rapports
sociaux et les règles sont différents.
-
- Ce
microcosme a des frontières visibles
ou virtuelles: règles de non-intrusion,
de confidentialité, d'assiduité,
d'implication acceptée.
-
- Les
jeux de pouvoir y sont différents,
l'animateur définit la méthode,
mais peut facilement amener à
la prise de décisions collectives.
-
- Le
regard original porté sur l'entreprise,
les chefs et les collègues, est
démystifiant, et possiblement
subversif.
-
- L'initiative
et la créativité sont
sollicitées, ce qui est gratifiant
et incite à l'élaboration
d'une culture parallèle commune
fondée sur les expériences
vécues ensemble.
-
- Un
sentiment de promotion apparaît: accès à de nouvelles
connaissances, à des analyses
différentes, valorisation personnelle
par l'écoute du leader et du
groupe.
-
- En
même temps, par le biais des techniques
d'implication personnelle (jeux de rôle,
témoignages, dynamique de groupe)
s'installe une certaine insécurité,
déstabilisation psychologique
pouvant aller assez loin (affrontements
verbaux, crises de larmes, rejet par
le groupe).
-
- Cette
insécurité un peu angoissante
amène à se réassurer
autour de la personne de l'animateur,
garant de l'harmonie du groupe.»
|
-
- Naturellement,
si le marché de la formation professionnelle
constitue un vecteur d’entrisme sectaire patent,
la plupart des organismes, entreprise commerciale
comme association, n’ont aucun lien avec le moindre
gourou, et leur travail apporte d’incontestables
effets positifs sur le savoir-faire professionnel
des salariés.
- Faire
la chasse aux imposteurs ? Débusquer
les formations douteuses ? *
-
- Devant
la déferlante sectaire de ces dernières
années, les directions des ressources humaines
et les comités d’entreprise y sont plus que
jamais enclins. Et, pour les aider, se trouve notamment
la
Société Française de Coaching,
qui fort de quelque six cents membres, prône
le respect d’un code de déontologie aux contours
précis, offrant ainsi des repères
anti-dérives sectaires clairement établis.
-
-
Les méthodes de coaching peuvent varier:
analyse transactionnelle, programmation neurolinguistique
(PNL), systémique, approche cognitive et
comportementale. Et les objectifs visés multiples:
image et leadership, prise de poste, dépassement
d’un obstacle professionnel, gestion du stress et
des émotions…
-
- Mais
un principe demeure, simple et limpide : la surveillance
de l’absence de situations de dépendance
et de vulnérabilité mentale et financière.
«Nous ne tiendrons jamais le discours du risque
zéro, prévient Joël Brugalières,
président de la Société Française
de Coaching. Cela n’existe pas, mais le processus
de reconnaissance professionnelle que nous avons
mis en place et le respect de la déontologie
donnent aux acheteurs de coaching de très
fortes garanties.»
-
- La vigilance : voilà
bien le maître mot que les chefs d'entreprise
et les directeurs de ressources humaines doivent
conserver à l’esprit, en exerçant
un regard critique sur les formations proposées.
-
- «L’information
et la sensibilisation des cadres dirigeants sont
essentielles, souligne Henri-Pierre Debord. Il y
a en amont de l’application du droit et de la mise
en oeuvre de moyens d’interventions administratifs
et judiciaires, matière à agir pour
les dirigeants d’entreprise. Je parlerais de mesures
de précaution ou plus précisément
d’un besoin d’élaboration de clauses de sauvegarde
en rapport avec les principes de gouvernance.»
-
- Conscients
de l’ampleur et de la complexité du phénomène,
les pouvoirs publics tentent de faire face, en informant
les fonctionnaires des risques existants. Ainsi,
l’école nationale de la magistrature organise-t-elle
annuellement une session de formation continue sur
le thème des sectes, tandis que des formations
de fonctionnaires existent déjà ou
sont en cours d’élaboration. Une vigilance
de tous les instants certes, mais une vigilance
qui saura éviter des assimilations trop rapides
: un délicat exercice d’équilibre
et de pondération, de lucidité et
de rigueur intellectuelle. Et gare aux jugements
hâtifs !
-
- En
juillet dernier, le mouvement raëlien
a élevé Bill Gates au rang de «Prêtre
honoraire», afin de le récompenser
d’avoir versé quelque 3 milliards de dollars
à des oeuvres humanitaires. Microsoft et
son sémillant patron, dans l’escarcelle des
Raëliens ? Pas le moins du monde. Même
si cette «promotion» soudaine a alimenté
les rumeurs les plus folles.
- Luttes
en France contre les dérives
sectaires de 1983 à nos jours *
-
- La
France en pointe
-
- Longtemps la France est restée
sourde à la menace sectaire, légitimant
sa non-intervention au nom de la liberté
de conscience et de croyance visée par la
Convention européenne de sauvegarde des Droits
de l'Homme. Au moins jusqu’en 1983. Cette année-là,
le député Alain Vivien remettait à
Pierre Mauroy, alors Premier ministre, un rapport
sur les «sectes en France. Expression de
la liberté morale ou facteurs de manipulation
?». Et l’année suivante, le Parlement
européen mettait en lumière l’évidente
contradiction entre «la protection du droit,
parfaitement légitime, de croire et le droit,
également légitime, de nourrir des
inquiétudes quant aux conséquences
des croyances».
-
- Mais
malgré cette prise de conscience progressive
de la dangerosité sectaire, il a fallu attendre
1995 et les massacres de l’Ordre du Temple Solaire
pour que soit rédigé le premier rapport
d’une enquête parlementaire sur les sectes,
présidé par Alain Gest et Jacques
Guyard, publié le 10 janvier 1996. Sur la
base d’informations fournies par les Renseignements
Généraux, cent soixante-treize groupes
y étaient épinglés, appelant
une vigilance à leur égard, en raison
de leur potentiel de dangerosité.
-
- En
1999, une deuxième commission parlementaire
planchait sur les sectes et l’argent, diligenté
par les députés Jacques Guyard et
Jean-Pierre Brard. Dans ce rapport, il est noté
que, pour les sectes, «l’argent constitue
à la fois le moteur du véhicule, la
destination du trajet et les méandres du
chemin». Y étaient désignés
quelques cas d’infiltration sectaire dans le monde
de l’entreprise : ainsi, l’encadrement d’EDF, particulièrement
celui des centrales nucléaires, a-t-il été
infiltré par le mouvement Avatar,
avant qu’un audit de l’inspection générale
de l’entreprise ne permette de mettre fin à
la collaboration d’EDF avec plusieurs entreprises
relevant de ce réseau, alors que le mouvement
de la méditation
transcendantale
essayait d'acquérir SAPITEX, manufacture
de vêtements, et d’imposer au personnel des
séances quotidiennes de méditation.
-
- Parallèlement
aux travaux de la représentation nationale,
les gouvernements successifs ont mis en place des
structures d’analyse du phénomène
sectaire, rattachées au Premier ministre
: l’observatoire interministériel sur les
sectes tout d’abord, qui laissera sa place à
mission interministérielle de lutte contre
les sectes (MILS) en 1998, puis à la mission
interministérielle de vigilance et de lutte
contre les dérives sectaires (MIVILUDES),
à compter de novembre 2002.
-
-
Stephane Haïk
-
- *Titres
ajoutés par le Gravis
|