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L’homme-cliché

Essai de Roland Huckel - Deuxième partie

Les avatars des hommes–clichés

 

Chapitre 13

Quelques curiosités … Les études et les livres sur les clichés sont de plus en plus nombreux

* «Exégèse des lieux communs», Léon Bloy, Paris, Mercure de France, 1913.

* «Cliché et discours religieux : la Peste d’Albert Camus» de Mostpoha Trabelsi.

* «Feu sur 40 idées reçues» par Albert Memmi, Préface d’Henri Cavaillet, Postface avec le catholique Guy Coq – Editions Corlet, Panoramiques, 1999.

* «Exégèse des nouveaux lieux communs», Paris, Calmann Levy, 1966. Le philosophe Jacques Ellul a lancé un mot d’ordre que les alter - mondialistes José Bové, Noël Mamère … ont accueilli : «Penser globalement, agir localement». Il nous met en garde contre le danger d’expressions consacrées et signale trois clichés : «Nous sommes tous des fils d’Abraham», «Les religions du Livre» et «Même credo pour le rabbin, le prêtre et l’imam»…

* «Du cliché à l’archétype - La foire du sens – Accompagné du Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert», par le canadien Marshall Mc Luhan, Mame, 1973. Je retiens «la foire du sens» que produisent les clichés ! Pour ce Professeur de Littérature, «Ces gestes, inlassablement répétés, illustrent ce que nous entendons par ‘cliché’, qu’il s’agisse de rituel ou de technologie … L’ordinaire de l’existence est fait d’une infinité de gestes et d’environnements que la conscience ne remarque pas parce que leur omniprésence les indifférencie. Ce sont les clichés.». Il signale qu’à la fin du 18ème siècle, «le journal, nouveau cliché technologique, s’empare de l’attention»… Il s’agit de clichés-sondes …

 * « Petit lexique de la bêtise actuelle. Exégèse des lieux communs d’aujourd’hui» par Christian Godin, Editions du Temps, 2007.Plus de cent thèmes sont examinés. L’auteur signale qu’aujourd’hui les slogans font croire qu’il y a de la pensée …

* Internet : «Tatoufaux.com, le tombeau des idées reçues» collectionne les idées reçues et les vérifie.

* Congrès mondial des journaux – Moscou, 4 au 7 juin 2006. Pendant la guerre froide entre la Russie et l’Occident, l’Union Soviétique a instrumentalisé les adeptes du «Mouvement pour la Paix» des Chrétiens et Pacifistes comme des «idiots utiles» ! «Idiots utiles», voilà le cliché le plus original !

* Etude sur les plaisanteries et les clichés inter-cantonaux de la Suisse.

  • Les Zurichois sont arrogants
  • Les Jurassiens sont fêtards
  • Les Genevois sont de grandes gueules
  • Les Bernois sont lourds et lents
  • Les Neufchâtelois sont fins mais fourbes

Savoir affronter les clichés hostiles relève d’un grand courage

J’ai été impressionné par une Association des Pays Bas, pays champion historique de la tolérance : elle s'appelle SAR, «Soins d’amour». Elle met en relation des handicapés moteurs avec des personnes volontaires pour faire l’amour avec eux. La prestation coûte 80 euros, voyage compris, remboursés par la Sécurité Sociale. L’association compte actuellement une trentaine de membres volontaires, qui exercent tous un autre métier et qui ont un proche familial en situation de handicap. Les uns sont mariés, d’autres non; il y a des hétérosexuels, des homosexuels … Le but officiel est de soulager de temps en temps la misère sexuelle dont souffrent les handicapés dans leur solitude physique … Le règlement prévoit la possibilité pour les deux parties de changer de partenaires pour éviter une dérive ou un attachement …

J’ai lu de nombreux articles et j’ai vu un documentaire télé sur cette entreprise; tous signalent la même grande difficulté de l’entrepris : le regard des autres, non handicapés, moralement scandalisés par le procédé ! Les remarques entendues risquent de déstabiliser les acteurs : les clichés hypocrites de l’amour «convenable» et des tabous chrétiens sur la sexualité des non handicapés se heurte aux clichés nouveaux des rencontres professionnelles handicapés / soignants (soignantes) dans le cadre des «soins d’amour» ! On imagine facilement toutes les injures des uns et, en face, le silence courageux de ces soignants idéalistes. La revue des «Paralysés de France» 91 présente cette entreprise avec beaucoup de tact et emploie le titre «Des clichés contre les clichés».

Attention aux malentendus

A force de parler de «clichés» sur de nombreuses pages, nous risquons de transformer ce mot technique en «cliché de clichés» ! Et voilà le serpent qui se mord la queue : inévitable cercle vicieux ! J’espère cependant que le profit final pour le lecteur vaut bien ce petit inconvénient.

Finalement je dirais que le problème le plus visible de l’usage de mots démonétisés est leur accumulation dans le langage du pouvoir et de l’idéologie.

Mais sur le fond, cette langue politique fonctionne sur le mode du malentendu. La plupart du temps, l’auditeur est ravi d’entendre que ses rêves vont enfin se réaliser ! Les promesses du candidat ou du leader sont formelles : davantage de libertés, davantage de richesses, moins de travail, moins d’injustices … Bravo ! Vingt ans après, la victime se rend compte qu’elle avait été dupe, qu’elle n’avait pas décelé les conséquences lointaines des arguments de bois dans les discours qui l’avaient fait voter ….

Mais l’auditeur peut aussi s’énerver et dénoncer une langue de bois là où un locuteur parle de façon trop savante pour son niveau de connaissances. Le différentiel culturel entre les deux personnes peut produire l'impression pour le producteur d’idées de parler en l’air et pour le consommateur d’entendre une musique dont il ne comprend pas les paroles.

C’est ce qu’il m’est arrivé lors des premiers cours, reçus à l’université : j’en voulais d’abord aux professeurs de parler de façon pédante, pour le plaisir d’exhiber leur niveau de connaissances et d’écraser la foule estudian- tine sous un flot impressionnant de concepts … Au bout d’un mois, j’avais les clés de compréhension du style d’enseignement en faculté et j’ai été enchanté de combler mes lacunes…A partir de ce moment j’ai vite escaladé les marches de l’abstraction.

Exemple. Pour celui qui ne connaît pas la découverte du « mimétisme victimaire » de René Girard, l’entretien entre cet auteur et Michel Treger, un écrivain, producteur-réalisateur de radio et de télévision 92, montre que, à niveau de culture égal, le dialogue est fertile entre deux interlocuteurs. Si j’imagine ce qui me serait arrivé au début de mes études en faculté en écoutant cet échange d’idées, je crains fort une grande perplexité de ma part à cette question : «Allons-nous vers une civilisation unique ?» et à la réponse positive de l’académicien qui parle de la clôture des sociétés, liée aux pratiques du type bouc émissaire… (Extraits de «René Girard - Quand ces choses commenceront. Entretiens avec Michel Treger» p.90. j’aurais accusé ces deux intellectuels de pratiquer la langue de bois …

Autre illustration. Quand un particulier demande à son député d’intervenir en sa faveur (une femme, victime de la répudiation, dans un ménage polygamique), il s’entend dire que son cas particulier relève de telle administration ou de telle ou telle loi. Voilà un premier degré d’abstraction atteint. Le député va intervenir au niveau du ministère compétent et celui-ci risque fort de classer le problème dans un casier des «urgences». Deuxième degré d’abstraction. Dans le meilleur des cas l’Assemblée Nationale sera chargée d’amener le problème à discussion avec une question ouverte et télévisée au ministre qui répond publiquement en plaçant la problématique particulière dans un contexte politique (Probablement du type suivant : «La gauche a négligé cette question. Nous, nous prenons le taureau par les cornes»). Nous voici au troisième degré d'abstraction. La victime qui a déclenché cette mécanique parlementaire risque fort de ne plus comprendre le discours final du ministre qui peut très bien se référer à la «coutume de tolérance vis à vis de la polygamie » pour ne rien décider à chaud et pour ne rien changer aux dispositions en place…espérant secrètement passer cette patate chaude à son successeur …

La victime avait pourtant l’impression d’être comprise par tous les intervenants mais elle ne savait pas que les discours entendus étaient de bois … surtout au niveau ministériel ! Elle comprendra, je l’espère, qu’il y a aussi des « comportements de bois» …s urtout derrière les belles portes capitonnées des bureaux !

Dans ce genre de malentendu, c’est souvent le niveau d’abstraction d’un discours ou d’un texte qui constitue l’origine d’un malentendu. Par exemple, les clichés ne sont pas les mêmes aux extrémités du vecteur «concret-abstrait» … Les inventions et les découvertes sont les résultats de la coopération entre le niveau concret des phénomènes (les marées montent et descendent) et le niveau abstrait des théories et des calculs (l’attraction de la lune)…Entre le niveau empirique de l’observateur des phénomènes en promenade au bord de la mer et les méthodes scientifiques des astronomes, le fossé est immense et les malentendus inévitables.

La rencontre entre un «concret» et un «abstrait» est donc facilement conflictuelle. Je me souviens du problème qu’a rencontré l’un de mes lycéens de la section scientifique du Lycée d’Agadir. Il venait d'appren- dre que la terre tournait autour du soleil. Le samedi, en arrivant chez lui dans son village berbère, il a eu l'idée de communiquer son enthousiasme pour cette révélation astronomique à son père. Gifle du père qui cria: «Ta terre tourne peut être autour du soleil mais tu vois bien que ma maison reste toujours à la même place !».

Autre difficulté : le conflit social et scolaire entre les tenants du créationnisme biblique et ceux de l'évolu- tionnisme darwinien. Aux Etats Unis surtout le conflit s’aggrave avec le succès des congrégations religieuses qui avaient porté le Président actuel au pouvoir. L’abstraction métaphysique en guerre contre l'abstraction physique !

Une «pensée unique», imposée aux membres d’un groupe humain, comme le créationnisme ou l'évolutionnisme, le libéralisme ou le dirigisme, fonctionne aussi comme une instance politique de contrôle : gare aux dissidents, aux «hérétiques» !

Pour le consommateur de ces théories de bois en aval, il est important de savoir qu’il s’agit d’un mécanisme très bien surveillé en amont.

Mais il n’en remarque rien car les orateurs de bois sont de parfaits comédiens …

Utilité des clichés !

Est-ce que les clichés n’exercent que des effets négatifs ? Oh non : ils sont utiles, voire indispensables à tout langage.

Ils nous dispensent tout d’abord de chercher des synonymes pour parler des mêmes réalités; nous préférons répéter les mêmes mots des dizaines de fois dans un discours ou dans un texte, quitte à user le matériel verbal. Le cliché, par sa répétitivité fondatrice, supporte d’être utilisé avec excès.

Ensuite les clichés forment un stock immuable de mots dans notre vocabulaire et donnent une allure de simplicité à notre pensée, même une cohérence, bien qu’artificielle. Nous troublons nos interlocuteurs en changeant de termes pour désigner une même idée plusieurs fois dans la conversation. Celui qui voudrait purger notre parler de tout cliché devrait analyser chaque concept (comme le fait si savamment Alain Rey dans son Dictionnaire Culturel de la Langue Française) : c’est impossible !

Les commerçants et les artisans ont appris à tolérer toutes les remarques entendues : mon coiffeur ne se livre à ses confidences personnelles que lorsque nous sommes seuls. Il est surtout étonné que des gens soient capables d’exprimer des idées incompatibles entrer elles (il me cite le cas d’un client, un Témoin de Jéhovah, spécialiste de l’archéologie. Comment peut-on être «créationniste» et «évolutionniste» en même temps ?). Je ne pouvais pas expliquer à cet artisan qu’à force d’être cités et critiqués, ces deux termes étaient devenus des clichés qui signifiaient mille choses, différentes et incohérentes !

En lisant les chroniques de Guy Trendel dans les Dernières Nouvelles d’Alsace sur notre passé régional, on se rend compte que nos ancêtres vivaient bien autrement que nous; leurs coutumes et leurs propos, leurs engagements et leurs travaux témoignaient d’une mentalité que nous avons dpeine à comprendre aujourd’hui. Mais en ce qui concerne les idées reçues, les slogans et les clichés, ils étaient apparemment aussi piégés que nous … même si l’histoire a retenu surtout les propos des Seigneurs, des Généraux et des Evêques.

Les «clichés mots», parasites ou auxiliaires de la pensée, sont relativement faciles à détecter.

Par contre les «hommes-clichés» sont si nombreux autour de nous, avec ou sans uniformes, que nous risquons de trouver banale, donc normale, l’existence de gens dont la fonction a dévoré la nature. Le «filtre de Diogène» n’est pas très connu, qui démasque les «faux–êtres» ou les «fonctions personnalisées», les «humains, pièces détachées» !

Nous avons donc surtout besoin d’un filtre «anti-hommes-clichés». Je suis reconnaissant à mon père, je le répète, de m’avoir donné l’habitude, en présence de grandes personnalités, d’imaginer ces gens en chemise de nuit ! C’est une astuce pour voir tous les «grands hommes» à petite échelle. C’est comme si je retournais mes jumelles pour voir les grands hommes tout petits, c'est-à-dire «grandeur nature».

En guise de conclusion …

Voici pour finir un témoignage expert qui résume toutes mes conclusions (voir les DNA93). Il émane d’un psychiatre Ruwandais, qui vit en Suisse, Naason Munyandamutsa. Il signale d’abord que bien avant les massacres des Tutsis en 1994, il y a eu absence de justice après les tueries de 1959 et autres … «La radio des mille collines accusait les Tutsis de tous les maux …». Voici comment il interprète le génocide de 1994 :

«La déshumanisation de l’autre permet de le tuer sans état d’âme. Du moment où on massacre des gens dans une église, tout devient possible. Quand une société n’a plus de tabou, la conscience s’éteint».

Puis il constate que dans les pays démocratiques, les institutions ont eu le temps de se construire pour faire face à la dynamique d’exclusion et de bouc émissaire. La violence peut être gérée, canalisée …

Et que propose-t-il pour retrouver la stabilité ? Il essaie de former de petits groupes au Rwanda : il s’agit de revoir le passé, de quitter la langue de bois, de chercher les vraies raisons de la pauvreté et de sortir de la passivité.

La «déshumanisation de l’autre», voilà notre tentation universelle ! Voilà le résultat d’une série de clichés infâmants … On voit où peuvent mener les campagnes politiques de dénigrement d’une catégorie d’humains «dégénérés», d’hommes-clichés honnis, dont on diabolise la «nature» en leur attribuant une «fonction» malveillante …

Mon dernier argument

Attention à la tentation d’utiliser l’«argument paresseux» que j’entends souvent de la part d’amis auxquels j'avais parlé de mon projet de dénoncer les pièges des clichés usuels :«Des clichés, il y en a toujours eu et il y en aura toujours; si tu les chasses par la porte, ils rentrent par les fenêtres … Ton travail ne sert donc à rien». Je leur réponds en leur demandant s’ils enlèvent les mauvaises herbes de leur jardin; si oui, je leur rappelle que mauvaises herbes et clichés ont la même habitude de ne pouvoir être éradiqués de la terre … sauf autour de nous dans notre entourage. Si nous le voulons.

Mon dernier mot

Les sciences et la philosophie, avec leur manie du «distinguo», fonctionnent comme des concasseurs de gros cailloux qui représentent les clichés à la mode : elles en font un tas de petites gravettes … Celles-ci, quelques siècles plus tard, passent à leur tour dans des concasseurs plus fins qui en font les théories encore plus «distinguées». Etc.

Fin donc du premier concassage de clichés et de préjugés.

Ma dernière découverte

C’est Internet qui m’a appris que fonctionne une science nouvelle, appelée «mémétique». C’est le biologiste Richard Dawkins qui, dans son livre : «Le gène égoïste» (1976) a forgé le concept de «mène», à partir de «gène» et de «mimesis». Le mène désigne un élément de culture (un dialecte par exemple), un concept, une attitude, une croyance ... répliqué et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus. Exemples : la coutume de fêter un anniversaire en chantant «Happy birthday to you», de faire du sport, de croire en la Trinité en pays catholique, de porter ou non un chapeau, d’utiliser un téléphone portable, de faire du tourisme …

Fonctionne une «Société Française de Mémétique», dans laquelle on parle d’«évolution mémétique de type darwinien», de «mèmeplex» (croyance en l’astrologie). S’expliquent ainsi les inerties des coutumes : les «saints des calendriers» dans une société laïque, le succès durable des textes sadiques de la «Marseillaise» et de «L’internationale» …

Le processus de base du mène est l’imitation : c’est aussi le processus de base des clichés. Tous les clichés, cités dans mon étude, comme «l’homme-cliché» ou comme les «natures artificielles» des titres hiérarchiques…sont donc aussi des mènes.

Des différences subsistent cependant : la ménétique va plus loin que l’étude des clichés. Elle va jusqu’à  parler de l’égoïsme des mènes, de leur indifférence au bon sens …

Le sociologue et criminologue français, Gabriel de Tarde, avait déjà exprimé l’intuition du rôle primordial de l'imitation dans nos comportements (Voir son livre «Les lois de l’imitation», 1890).

 

 

L’homme-cliché

Essai de Roland Huckel - 4 mai 2007

TABLE DES MATIÈRES

1. A partir des techniques de détection de clichés vers le piège central

2. Les avatars des hommes–clichés

3. Références et bibliographie

 

Références

1.- Manuel français (Nathan) – Manuel allemand (Klet), 2006.

2.- «Dernières Nouvelles d’Alsace» du 17.9.2005.

3.- «Dernières Nouvelles d’Alsace» du 27.9.2005.

4.- «La méthode» en 4 volumes 1971 à 1991. Paris, Seuil.

5.- «Bouvard et Pécuchet» 1874.

6.- Marianne 17.12.05.

7.- «Le Portique N°1 -1998.

8.- Edition Labor, 2005

9.- Journal des Combattants 15.10.2005

10.- Dernières Nouvelles d’Alsace» du 10.5.2005

11.- «La notion d’esprit» Paris, Payot, 1978.

12.- «L’épuration en Alsace. Face cachée de la Libération».Edition du Rhin 2005.

13.- Le Monde du 2.05. 02.

14.- «Dernières Nouvelles d’Alsace» du 9.05.06.

15.- Marianne 7.10.2002. Article de Perigo Légasse.

16.- «Le destin tragique des Alsaciens Lorrains», Do Bentzinger, Colmar, 2004.

17.- «Dernières Nouvelles d’Alsace» du 07.04.04

18.- Marianne 03.09.05.

19.- «Le mépris. L’affaire d’Outreau». Seuil 2005

20.- «Une société de chiens». Eric Dupin, Paris, Seuil, 2006.

21.- «L’Encyclopédie », fruit de vingt ans de travail collectif.

22.-«Le monde comme volonté et représentation».1818

23.- Belles Lettres, 1991.

24.- «Les origines du totalitarisme» 1951.

25.- Le Monde 11.01.2006.

26.- «Un billet ente les orteils». Do Bentzinger, Colmar, 2001.

27.- Bruno Latour : «Changer la société», Poche, 2006.

28 – Fayard –Idées Forces – 1986.

29.- «Des choses cachées depuis la fondation du monde». Grasset, 1978.

30.- Edition Stock, 2004.

31.- Paris, Laffont, 1978.

32.- «La méthode», 4 volumes. 1991.

33.- Marianne, 26.04.06.

34.- Marianne 29.04. 06.

35.- Gilbert Ryl : «La notion d’esprit», Payot, 1978.

36.- Muktar May, «Déshonorée», OH Edition 2006.

37.- “Essais sceptiques” Collection des Prix Nobel de Littérature.

38.- «L’éthique selon l‘ordre géométrique», 1677.

39.-«Transaction Published», 2003.

40.- «La culture du narcissisme», Robert Laffont, 1981.

41.- «La reproduction» 1970. «La misère du monde» 1993.

42.- «L’évangile au risque de la psychanalyse», Seuil, 1980.

43.- «La condition humaine», Gallimard, 1955.

44.- «Le rameau d’or», 1890 – 1915.

45.- «La notion d’esprit», Payot, 1978.

46.- «Essai sur le don», 1925.

47.- J. K. Rowling a vendu 30 millions de livres : «Harry Potter» a été traduit en 63 langues.

48.- Dan Brown, 2005. Œuvre très contestée par la presse.

49.- «Eloge de la faiblesse», Cerf, 2001.

50.- «Conversations et entretiens», p.58.

51.-«Le Léviathan».

52.- Abdeslan : «Ibn Khaldun et ses lecteurs», Paris, PUF, 1983.

53.- «Les faux Messies. Enquête» Fayard, 1993.

54.- «La psychanalyse objectialiste ou la vie de Dieu». Auto édition. Fnac, 1991.

55.- «Le procès de Bordeaux», Editions du Rhin, 2003.

56.- Edition « Get d’encre», Le Locle, Suisse, 2004

57.- «La force de conviction», Seuil, 2005.

58.- Edition du Rhin, 1995.

59.- «Mars ou la guerre jugée», Paris, 1921

60.- «Traité de polémologie- L’infanticide différé» Hachette, 1970.

61.- Albin Michel, 2005.

62.- Larousse, 1986.

63.- Odile Jacob, 1996.

64.- «Le nouvel esprit scientifique», 1965.

65.- R. Bouveresse, Vrin, 1981.

66.- «Revue de l’enseignement philosophique», Paris, août - septembre, 1970 .

67.- «La violence et le sacré», Paris, Grasset, 1972.

68.- Paris, Perrin, 2005.

69.- «Du contrat social ou principe de droit politique» Amsterdam, Rey. 1761.

70.- Edition de Minuit, Paris, 1968.

71.- Fayard, 1996.

72.- Seuil, 1980.

73.- «Commentaire Julliard», Paris, 1987.

74.- «La logique de la découverte scientifique. Misère de l’historicisme»,  Payot, 1956

75.- Marabout Université, 1967

76.- Commentaire Julliard, 1987

77.- Gallimard, 1981

78. – Odile Jacob, 2005, «Votre vie sera parfaite»

79.-. «Journal du Combattant» du 27 Mai 2006

80.-.- Fayard, 2006

81.- «Dernières Nouvelles d’Alsace» du 7 Juin 2006

82.-«Histoire de la folie à l’âge classique», 1961

83.- «L’homme unidimensionnel», 1968

84.- «Les nuées»

85.- «Les prolégomènes»

86.- «Les types psychologiques», 1920

87. - Edition de la Nuée Bleue, 2003

88.- «Versets sataniques», Bourgois, 1988

89.- Hachette, 2006

90.- «L’eau et le rêve», 1942

91.- «Revue des Paralysés de France» de Juin 2006

92.- Edition Arléa, 1994

93- «Dernières Nouvelles d’Alsace» du 6.07. 05

 

Bibliographie de Roland Huckel

Revue «Bouée» de l’Association de Défense des Victimes de Sectes sur la manipulation mentale et ses trois degrés de gravité : doux, dur et écrasant.

Les articles de Roland Huckel publiés dans la revue «Bouée» sont sur le site anti-scientologie.ch :

 Index des textes de Roland Huckel sur anti-scientologie

«Le cercle dit ‘vicieux’ dans la pensée philosophique et scientifique» Thèse publiée par la «Revue de l'enseignement philosophique» d’août septembre 1970.

«Un billet entre les orteils. Les souvenirs d’un artiste, Malgré Nous. De Strasbourg à Tambov 1939-1945» Jérôme Do Bentzinger Editeur, 2001

 

Autoportrait
Tableau à l'huile de Roland Huckel

Roland Huckel

Né, en 1923, à Strasbourg. Incorporé de force, en 1943, dans l'armée allemande il se bat sur le front russe et en Pologne, avant de rejoindre en 1945 le camp des prisonniers français de Tambov.

Après la guerre il entreprend une longue carrière d'enseignant, d'abord en Alsace - Centre Mertian d' Andlau, Ecole des Frères à Matzenheim, Ecole Sainte Madeleine, Ecole de la Ziegelau, Ecole de Cronenbourg - puis à Agadir au Maroc, pour terminer sa carrière comme professeur de philosophie au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg.

 

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