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L’homme-cliché
Essai de Roland Huckel
- Deuxième partie
Les avatars des hommes–clichés
Chapitre 10
Ces jours-ci j’ai entendu une
interview télévisée de l’écrivain juif Marek Halter, spécialiste des figures
fémi-nines de la Bible, mais aussi homme engagé dans la recherche d’une solution
définitive aux violences du Proche Orient. Il a insisté sur l’un de ses messages
constants : pour trouver une solution politique aux violences collectives, «il
faut mettre Dieu hors jeu».
J’approuve personnellement cette
stratégie, sachant bien qu’actuellement il s’agit d’une utopie. Mais voilà pour
une personne, au rang de rabbin, à vocation «mystique», une solution, digne d’un
chercheur «sceptique». C’est cela la vie, qui est un mélange de genres, une
solution de compromis qui choque les mentalités idéalistes et puritaines
…
En conservant la stratégie de Marek
Halter, je dirais qu’en France, pour trouver une solution durable à des
revendications syndicales ou gouvernementales, «il faut parfois mettre la
liberté hors jeu».
Nos négociations échouent trop
souvent parce que paralysées par la revendication, souvent hystérique, de
libertés individuelles ou de privilèges collectifs (de fumer, de rouler vite sur
l’autoroute, de boire de l’alcool, de se droguer, de refuser le service public
minimum, de réclamer la stabilité institutionnelle du Service Public, de
travailler plus ou moins, de gagner plus…). Face aux grèves dures, les solutions
autoritaires essaient alors de parer au plus pressé…Sans entrer dans le conflit
éternel entre la droite et la gauche, je constate que notre démocratie
s’accommode mal des contraintes des réalités actuelles, dominées par la
mondialisation du commerce et des coutumes …
Voici la réponse télévisée du Dr
Claude Got, l’apôtre de l’interdiction de fumer dans les lieux public, à ceux
qui réclament la liberté de fumer quand cela leur plaît : «La liberté n’est pas
du côté de l’agression !». Il signale aussi que sur les lieux de travail, les
fumeurs exercent souvent un terrorisme rampant à l’égard des non fumeurs.
Comme tout citoyen, je me pose donc
la question sur le dosage de liberté et de sécurité. Le conseil de Sigmund Freud
est à méditer : en cas de crise, par «principe de réalité» nous recourons moins
au «principe du plaisir». Cela veut dire qu’il vaut mieux renoncer à un peu de
liberté en échange d’un peu plus de sécurité. Les millions de chômeurs européens
n’ont pas le choix : ils ont refoulé leurs souvenirs du «principe freudien du
plaisir».
C’est que domine un autre principe,
déjà signalé par Herbert Marcuse depuis plus de trente ans dans sa célèbre étude
sur «L’homme unidimensionnel»83, celui de
«rendement des entreprises», qui menace à la fois la liberté et la sécurité.
Résultat : la précarité généralisée du travail par le chômage et les
délocalisations… En période de forte croissance économique durable, «le principe
du plaisir» et « celui de réalité» peuvent de nouveau dominer
…
Pas de liberté sans dénonciation des
clichés, sans caricatures
!
Notons que le terme glorieux de
« liberté » est devenu l’un des clichés le plus fréquemment employé en Occident,
le plus trompeur donc et le plus critiqué… Des directeurs de journaux européens,
très méfiants et sceptiques, comme celui de «Charlie Hebdo» ou du «Canard
enchaîné», vont jusqu’à déclarer que la «liberté d'expression» doit rester
totale et ne comporter aucune restriction. Même la liberté de parler sexe et de
le dessiner, de le filmer est possible, avec des restrictions, théoriques,
concernant l’âge ! Vive la liberté à la française, la permission de rire de tout
et de tous, de faire des mots d’esprit sur tous les sujets sans tabou, de
dessiner et de publier des dessins satiriques sur tous les acteurs de la vie
publique, de profaner des icônes ou de blasphémer … Cette étude sur les clichés
serait impossible à publier dans les pays à dominante mystique, dans certaines
régions de l’Inde ou du Moyen Orient …
La fabrication politique du sacré
efface toute envie de
liberté
Le cas des sectes victorieuses montre
qu’on ne parle pas suffisamment de l’art métaphysique de la fabrication
politique du sacré. Que signifie par exemple la cérémonie par laquelle le
nord-coréen, Sun Myung Moon, s’est auto déclaré messie en se posant une
imposante couronne sur la tête … ? Dans les sociétés à lot de messages,
fermé depuis des siècles, les classes privilégiées ont essayé de conférer à
leurs privilèges, par force ou par ruse, un caractère sacré. D’abord par la
cérémonie d’intronisation d’un roi ou président avec une main sur le «livre
saint» par exemple (encore aux Etats Unis), puis par les mises en scène
cérémonielles limitées aux endroits déclarés «sacrés » autour de l’autel ou du
trône, enfin par les enterrements des notables dans les cathédrales (je pense au
Maréchal de Saxe et à son monument funéraire dans la grande Eglise St Thomas de
Strasbourg : quand remettra-t-on ce noble militaire à sa petite place
?)
Ma grande surprise en apprenant
l’histoire européenne est la promesse du Pape face au fortin de Babastro en
1065. En accordant aux combattants chrétiens «la rémission de leurs péchés» le
Pape Alexandre II a poussé les émirs à proclamer le jihad…La voie vers la
«guerre sainte» était ainsi engagée … avec la fabrication de martyrs ! Résultat
de cette sacralisation des batailles : conquête de terres et de temples. La
mobilisation des fidèles dans ces cas ne tient plus compte des volontés
individuelles : les soldats étaient des «Malgré Nous» ! La liberté était en
veilleuse !
En tout cas l’hommage public rendu à
un personnage célèbre de la politique, de l’Eglise (Evêques) ou de l'Armée, des
Lettres et des Arts …, par attribution d’un caveau dans les Cathédrales ou au
Panthéon, représente des cérémonies fondamentalement religieuses
!
Contester ce caractère sacré d’un
titre ou d’une couronne, en le démystifiant (comme l’avait fait Guillaume Tell)
ou en le ridiculisant, est ressenti comme une agression de l’aval sur le pouvoir
de l’amont, c’est–à–dire comme un crime de lèse majesté ! Souvent même la
ridiculisation d’une idole, personne ou statue ou d’un objet de culte est
ressentie par le pouvoir comme un coupable blasphème, jadis punissable par la
mort ! Penser au sort tragique du jeune Chevalier de la Barre, condamné à mort
en 1766 pour n’avoir pas ôté son chapeau au passage d’une procession
!
La période qui suit la révolution
française a relativisé ces crimes (vers 1830), mais après des convulsions
meurtrières et l’abolition des privilèges ! Elle a accéléré ainsi l’installation
d’une société, ouverte à tous les messages. Le chef de l’Etat est alors devenu
un fonctionnaire à caractère profane, qu’on peut donc critiquer et railler …
librement.
Liberté et humour sont des frères
jumeaux
En caricaturant les exploits, les
aventures et surtout les scandales des institutions célèbres du monde entier,
les journaux satiriques les dédramatisent et donc les désacralisent. Ils vont
jusqu’à profaner des icônes politiques (le Président de la République, Jacques
Chirac par exemple). Voilà l’avantage des lois laïques
:
elles sont compatibles avec l’ironie. La stratégie qui consiste à faire rire le
public aux dépens des célébrités, permet à la longue de désamorcer à temps les
conflits sociaux, ces bombes symboliques, posées dans le paysage et prêtes à
détruire les vies et les cités.
L’exemple suivant montre le
fonctionnement d’une «Bombe symbolique» ? Vers 1989 les Allemands de l’Est
communiste ne supportèrent plus leur régime policier et fuyaient en masse: les
colères individuelles formèrent une ambiance dramatique, un orage social qui
éclata un jour et exerça des effets ravageurs, entre autres sur le Mur de
Berlin. Ainsi s’opéra la libération de la population de l’Est. Quand un
humoriste demandait au dernier allemand qui sortait de la Ostzone «d’éteindre la
lumière !», le sourire est revenu et a dédramatisé les problèmes car cela
signifiait qu’on pouvait enfin de nouveau faire de l’esprit sans risque !
Attention ! Que d’hommes politiques
ont dû démissionner après une campagne accusatrice des médias ! Je pense au
suicide du ministre Bérégovoy !
Malgré ces inconvénients, je vais
jusqu’à affirmer (après bien d’autres) que le rire public, alimenté par la
satire, en mots ou en caricatures, est une oeuvre de salut public ! Raymond
Devos l’a dit et redit de sa façon inimitable.
Les Grecs avaient compris cette vertu
cathartique, du théâtre comique il y a plus de deux mille ans. Le satiriste
Aristophane (au 4ème siècle avant J.C.), qui est lu et joué depuis
cette époque, a même osé ridiculiser le philosophe Socrate84, (en le plaçant dans une corbeille suspendue et en lui
faisant dire «Je marche dans les airs et regarde le soleil»).
Le poète romain, Plaute, déjà trois
siècles avant Jésus Christ, avait eu un grands succès de scène en se moquant
des hommes–clichés : des avares, des femmes bien dotées, des parasites ou d’un
soldat fanfaron…Molière et La Fontaine se sont largement inspiré de ses
pièces.
Les critiques, qui nous amusent en
dénonçant et en ridiculisant les vices et les clichés de leur société,
désamorcent donc à temps les bombes symboliques : ils devraient obtenir «la
médaille de mérite des démineurs» (si elle n’existe pas, cette distinction est à
créer).
Ces démineurs et humoristes,
sécurisent et équilibrent leur société. Ils manquent partout où le mysticisme
domine. On refoule alors les messages nouveaux et on empêche les journalistes
d’observer ce qui se passe dans les sphères du pouvoir, politique et religieux
…
Le rire rituel, inconnu en Occident …
L’humour ironique fonctionne quand
même dans les pays mystiques, fermés aux messages nouveaux, mais il ressemble
alors à une rose sans épines. Je l’ai entendu en Afrique du Nord quand j’étais
invité à des mariages qui duraient trois jours : les conteurs officiels
(présents chaque semaine aux souks) étaient chargés d’amuser le public ! Dans le
Maroc traditionnel et dans tout l’espace arabe, même en Palestine, on raconte
rituellement les espiègleries du bouffon Joha et de son âne ( Internet publie la
liste de ses espiègleries) … Les aventures de ce sage des villages et des souks
déclenchent les mêmes rires, rituels toujours, depuis des générations. Tout le
monde connaît ses farces par cœur mais en rie quand même à chaque fois. Alors
qu’actuellement en France raconter une blague, déjà connue, vous attire des
quolibets peu gentils. On ne connaît pas ce «rire rituel» en Europe, sauf peut
être dans les séminaires et les presbytères : est-ce qu’il a été étudié de près
? En tout cas, ces récits drôles de la
sagesse populaire remplissent une fonction importante. Ils représentent une
résistance aux pouvoirs locaux, tout comme les propos de Diogène dans son
tonneau, repris par les tableaux récents de mon ami, ancien de Tambow, Camille
Claus. Donner mauvaise conscience à ceux qui abusent de leur pouvoir à nos
dépens, voilà bien une œuvre de salut public.
Le rire médiatisé, rituel ou
spontané, est donc à encourager, parce qu’il constitue une polythérapie
universelle et surtout parce qu’il dénonce les clichés et les mythes. Il nous
rend ainsi de plus en plus sceptiques et finalement insensibles aux promesses
«charlatanesques» des gourous et des politiciens démagogues …
Avez-vous retenu la leçon que nous
livre Umberto Ecco dans son film «Le nom de la Rose» ? Meurt empoisonné le moine
qui brave l’interdit de lire le traité sur «le rire» (dont les pages étaient
enduites d’arsenic) ! C’est vrai : les sectaires sont trop sérieux et rient
rarement; ils ne sont pas drôles et ils ne supportent pas les mots d’esprit !
Le sceptique des sociétés ouvertes,
par contre, lit ce livre du rire chaque fois qu’il consulte sa presse satirique
ou qu’il écoute les sketches d’un humoriste. Il soigne sa santé en rigolant un
bon coup à chaque fois ! Des groupes de «rire» collectif fonctionnent en
Occident pour la bonne hygiène des corps et des âmes ! Bref, une société où l’on
rit de bon cœur et ouvertement est une société de liberté.
Le principe de «la liberté totale
d’expression » est revendiqué ouvertement en Occident, en France surtout. Le
Directeur de «Charlie Hebdo», accusé de blasphèmes par dessins satiriques, a été
innocenté en Mars 2007. Les responsables des médias craignent à raison que toute
exception dans l’usage de cette liberté d'expression et de croyance, ouvre les
vannes à un dessein mystique de missionnaires ardents !
Actuellement donc, les modérés autant
que les extrémistes s’expriment librement en France. Mais attention : on suppose
ainsi subrepticement que les consommateurs des médias sont tous des lettrés,
capables de comprendre des propos au deuxième degré, d’arbitrer entre les
milliers de cosmologies proposées dans les journaux, livres, films, télés … ou
sur internet … Ce qui est improbable. Les producteurs d’images et d’idées dans
les pays sceptiques risquent donc de troubler beaucoup de consciences et de vies
…
Une censure juridique des médias
fonctionne cependant en Europe et punit les diffamations, le non respect de la
vie privée, les négationnismes, etc.
La liberté est en effet une coutume
dangereuse ! Déjà dans l’Antiquité, beaucoup d’auteurs et de novateurs la
payaient très cher. Le poète latin de l’amour, Ovide, au temps de Jésus-Christ,
a été trop téméraire dans son « Art d’aimer » et dans les intrigues qu’il
entretenait à la Cour : il a été exilé à cinquante ans vers des terres
lointaines par décision de l’Empereur Auguste !
Mais dans la vie privée, est-ce que
nous révélons librement tout ce que nous savons ? Ce serait oublier les tabous
qui gisent obscurément dans les conversations dans toutes les familles, dans
tous les groupes humains. Les révéler causerait un si grand scandale, sans
profit pour personne, que l’enjeu vaut rarement le courage de dévoiler les faits
gênants …
En particulier, les révélations
généalogiques sont des champs farcis de beaucoup de mines à explosion différée !
Je me suis arrêté dans mes recherches d’ancêtres par la remarque d’un oncle qui
m’a répliqué : «Tu me demandes de me confesser ?». Et il y avait effectivement
un scandale à taire et que je contribue à cacher à mon tour à mes enfants: à
quoi leur servirait de connaître les aventures fâcheuses d’un parent éloigné ?
Que celui qui n’a pas eu d’aventure fâcheuse me jette la première pierre ! Les
confidences que nous ont été faites en toute confiance par nos amis intimes,
vais-je les publier dans la presse en me réclamant d’une « liberté d’expression
totale» ?
- Le bonheur risqué
de faire ce qu’on veut s’oppose
au
bonheur d’obéir
en
sécurité à un chef protecteur !
N’oublions pas la différence des
mentalités et des clichés correspondants. * Dans les sociétés ouvertes, l’usage
de la libre circulation des biens, des personnes et des idées, est devenue
effective et évidente, conférant à chacun la responsabilité de ses actes et de
ses paroles. Il en est ainsi dans le monde appelé occidental ou moderne, un
monde plein de promesses mais aussi de risques !
* Par contre, dans les sociétés
closes, le bonheur d’obéir aux mouvements collectifs et aux rites en usage (que
j’ai pu observer au Maroc), est tellement sécurisant pour chaque membre que les
mouvements de foule ressemblent à un théâtre d’opéra. Dès lors les cadres ont le
jeu facile : ils considèrent la foule comme un amas de soldats de plomb qu’il
suffit de mobiliser et de mettre en rang pour n’importe quelle bataille,
même pour des objectifs personnels (garder le trône) !
Lors des crises politiques, cette
unanimité comportementale subit des flottements importants, des
soulèvements organisés. Il est à craindre que les groupes extrémistes utilisent
ce réflexe d’obéissance collective et rituelle pour l’extension du terrorisme
…
Le concept d’Ibn Khaldoun, dans son
livre «Mukkadima»85, s’appelle l’«assabyyia» : il
s’agit de la cohésion interne d’un groupe de combattants. Ce terme est issu des
sociétés closes du Moyen Age et n’est plus vraiment compréhensible dans nos
sociétés actuelles, de plus en plus ouvertes (mais est bien comprise et
appliquée dans les groupes militants et suicidaires de résistance, politique ou
religieuse).
Le bonheur risqué de faire ce qu’on
veut, appelé communément «liberté», s’oppose donc au bonheur d’obéir en sécurité
à un chef prestigieux et fort.
De même s’opposent les stratégies des
chefs provisoires des sociétés ouvertes, garants de la difficile liberté civile,
et celles des chefs inamovibles des sociétés fermées, garants de la facile
obéissance civile, grégaire et collective.
Chaque pays module le principe de
liberté selon son
génie En politique ce beau cliché de
«LIBERTE» fonctionne souvent comme un alibi ou un leurre : les responsables
peuvent promettre, lors des élections, un maximum de «libertés» aux citoyens,
sachant bien que, faute de moyens correspondants, rares sont ceux qui peuvent en
profiter … On oublie de dire en public que seuls les riches peuvent vraiment
jouir de tous les congés et loisirs … Chaque pays module le principe de
liberté selon son génie. En France, on se croit libre quand on fait – non ce qui
est permis – mais ce qui est possible sans trop de risques : les interdits sont
contournés systématiquement; nous sommes des resquilleurs congénitaux.
Les Allemands aiment traverser le
Rhin pour jouir de cette liberté à la française, au moins pour les vacances, et
pour interpréter très largement les règles, car chez eux ils ne se permettent
pas souvent de faire ce qui est interdit : ils ont encore plus le réflexe de
l’ordre collectif que nous (on me dit que les nouvelles générations allemandes
perdent ce réflexe d’obéissance !)
Au cours des siècles, ce cliché de
liberté, bien français, est devenu la source de notre culture hexagonale et de
beaucoup d’exceptions culturelles que nous revendiquons et qui nous distinguent
des comportements des autres Européens ou des Américains … Le bilan est
impossible à établir entre les bienfaits et les inconvénients de notre obsession
de liberté ! Ma conclusion : je me rappelle qu’après la guerre, au retour de
Russie, j’étais heureux d’avoir pris des risques pour retrouver enfin les
libertés à la française !
Pauvre balance de la justice,
tiraillée par nos revendications de «libertés individuelles» … mais aussi par
les cris des victimes de l’insécurité ! La plupart des sociétés précédentes
n’ont pas eu ce scrupule de respecter les libertés individuelles. Durant mon
séjour au Maroc de 1963 à I978, j’ai plutôt observé l’inverse, une autorité qui
régnait sans égard aux inconvénients, imposés à la base populaire…Actuellement,
mes amis Marocains me disent qu’il y a d’énormes changements (en vue de la
réconciliation, semble-t-il).
Pour donner une clé qui échappe à
tout le monde, rien de tel que le génie des poètes. La solidarité internationale
contre la tyrannie qui permet et sauvegarde notre liberté individuelle française
est peu connue. Le chanteur Renaud nous la révèle avec son coeur : il s’adresse
à Ingrid Bettancourt, otage depuis plus de quatre ans du comité révolutionnaire
FARC en Colombie, et l’assure que
«Nous serons libres / quand tu le
seras» ! Bravo !

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