-
- Témoignage
d'une ex-employée de la scientologie
- membre de l'Eglise
de scientologie de Lausanne de 1987 à 1993
-
- 1ère
partie
-
- HARCÈLEMENT
CONTRAINTES
ET CONFISCATION DU COURRIER
-
- L'Eglise
de scientologie de Lausanne s'est jouée de moi
-
- Quand
je suis entrée dans l'église de scientologie,
je sortais d'une grave opération, je n'étais pas
très bien dans ma peau, je suis allée me promener
dans un parc à Lausanne, j'ai vu un tas de livres avec
un volcan dessus, je pensais que c'était des livres de
Arunth Tazief et je me suis approchée. Une personne m'a
pris par le bras et m'a proposé d'aller parler dans un
café. Je n'ai pas pu approcher les livres et je n'avais
pas vu qu'il ne s'agissait pas d'un livre de Aroun Tazief.
-
- Mon erreur
a été d'acheter un livre, je n'avais pas d'argent
sur moi, j'ai signé un chèque. Dans la discussion,
la personne a réussi à me soustraire des informations
me concernant. Du fait que je signais un chèque, cela
montrait que j'étais libre de mes mouvements, que je
disposais d'un propre compte.
-
- Par la
suite, ils m'ont relancé, environ 4 semaines plus tard,
ils m'ont demandé si j'avais lu le livre, j'ai répondu
que j'étais déçue du fait que cela ne parlait
pas de Aroun Tazief. Ils m'ont dit "mais venez, on va en
parler". J'ai reçu des lettres. Ensuite, je suis
allée voir, je me suis inscrite à un cours, je
pensais qu'ensuite ils me laisseraient tranquille. J'ai fait
un premier cours dont le sujet était "les hauts
et les bas". Ce cours m'a aidée, m'a redonné
confiance en moi-même, je me suis rendu compte que je
pouvais encore fait des choses. Je ne me suis pas arrêtée
à ce moment-là.
- Des
scientologues à l'enterrement de mon mari ...
-
- Mon mari
est tombé malade, il avait un cancer du poumon, je l'ai
soigné moi-même à la maison, cette période
a été très dure. A ce moment-là,
toutefois, je n'avais pas le temps d'aller à l'église
de scientologie, je n'ai pas été relancée
durant cette période, toutefois à l'enterrement
de mon mari, deux personnes de la scientologie étaient
présentes. Deux jours après, quand ma famille
est partie, ils sont revenus et m'ont dit d'aller à l'église
de scientologie. J'y suis allée et j'ai fait des cours.
-
- Le prix
des cours est progressif. J'ai dû payer 60 (40euros) ou 80 francs
le premier cours. Ensuite, pour les suivants, le prix est passé
à 120 francs, puis 200 francs, puis 700 francs. Je m'étais
fixée des limites du fait que j'avais un fils en études.
Quand j'ai dit que j'étais limitée, on m'a dit
que je pourrais devenir membre du personnel. Dans l'église,
je m'occupais du fichier central, c'est-à-dire, du dossier
de chaque personne qui a un contact avec la scientologie, soit
les cours suivis, les factures, etc.
-
- J'aurais
pu sortir de l'église à tout moment, mais je ne
me rendais plus compte que j'étais prise dans l'engrenage.
On m'a proposé d'aller à Los Angeles, je ne voulais
pas, mais on a réussi à me convaincre. Quand je
suis arrivée à Los Angeles, j'ai tout de suite
vu que cela ne me plaisait pas et j'ai voulu repartir. On m'a
dit que du fait que j'avais fait le voyage, je devais au moins
rester trois semaines. J'ai donc fait un cours. Le but de la
scientologie était que j'intègre leur organisation
maritime.
-
- J'ai
fait les trois premiers cours, c'était des cours comme
à l'école, mais où on travaille seul, avec
des livres, des écouteurs, il s'agit d'un travail personnel.
Il y a toutefois quelqu'un dans la salle si on a besoin d'aide.
Quand j'ai commencé ces cours, mon dossier personnel
avait été transmis au "staff" là
où on logeait. J'ai proposé ensuite d'aller rechercher
moi-même mon dossier, je l'ai obtenu et je suis partie.
J'ai pris mes affaires et j'ai demandé à un chauffeur
de taxi de me conduire le plus proche d'un aéroport.
Le chauffeur était un russe blanc qui avait dû
fuir la Russie. Il m'a dit qu'il trouvait que mon départ
ressemblait à une fuite. Je lui ai expliqué ce
qui m'arrivait.
- L'enfer
du travail scientologue à Los Angeles
-
- Les deux
dernières semaines passées à Los Angeles,
on ne m'a presque jamais laissé seule, je n'étais
pas libre de mes mouvements. Si on me surveillait, c'est parce
que je représentais de l'argent, j'étais veuve
et libre. L'église de scientologie a essayé de
me reprendre à plusieurs reprises, toutefois je n'ai
jamais été satisfaite de ces séances de
réhabilitation. En plus de suivre les cours, je devais
faire des nettoyages, servir le personnel à la cafétéria,
nettoyer les cuisines, etc. La journée commençait
à 6 h 30 et se terminait à minuit. Je ne savais
pas que je devrais faire ça. Je partais pour faire des
cours. Cette situation m'a fait paniquer.
- Los
Angeles mon courrier a été confisqué
-
- J'ai
essayé d'écrire à mes enfants mais je n'obtenais
pas de réponse, toutefois, en rentrant en Suisse, j'ai
constaté que mes enfants avaient uniquement reçu
les lettres que j'avais postées en-dehors du bâtiment
de l'église de scientologie. Les lettres que j'avais
postées dans le bâtiment n'ont jamais été
envoyées.
-
- Le but
de faire les cours à Los Angeles était que je
devienne missionnaire en revenant à l'église de
Lausanne me permettant de donner des cours et d'avoir des fonctions
plus importantes dans l'église de Lausanne et surtout
d'être payée par l'église de Los Angeles
et pas de Lausanne.
-
- A Los
Angeles, il y avait plein de gens avec le même statut
que moi. Il y a les gens qui supportent car ils savent où
ils vont ou alors il y a les gens comme moi qui se rendent compte
qu'ils ne veulent pas ça et se sauvent. Je me rappelle
d'une jeune personne âgée de 16 ans peut-être
qui devait faire la Sea Org (organisation maritime) et qui ne
le souhaitait pas, qui était obligée du fait que
ses parents faisaient partie de la scientologie.
- Billlet
aller-retour : Lausanne Copenhague
-
- En rentrant
en Suisse, après deux mois à Los Angeles, je suis
allée chez mon fils, j'y suis restée deux semaines.
Il fallait que je récupère mon logement du fait
que je l'avais prêté à des scientologues
qui n'avaient pas payé les loyers. Quand je suis revenue
en Suisse, l'église est revenue me chercher, elle voulait
que j'aille à Copenhague. Au début, je faisais
encore confiance à l'église de Lausanne, je n'avais
pas compris qu'ils se jouaient de moi, je suis donc allée
à Copenhague, pour une restimulation, soit enlever toutes
les pensées négatives. On m'a dit que je devais
aller voir le chef de la sécurité, à ce
moment-là je n'avais rien à payer.
-
- Le premier
jour, en arrivant, la fille de la réception m'a dit que
je devais laisser mon sac vers elle, elle m'a dit que je devais
attendre du fait que le chef n'était pas là. Elle
m'a dit que je pouvais en attendant aller donner un coup de
main à la cafétéria. Quand je suis retournée
vers la réceptionniste, j'ai demandé si le chef
était là, elle m'a dit qu'il venait de partir.
J'ai dit que je voulais mon sac, elle ne voulait pas me le donner.
D'autres personnes sont arrivées et j'ai crié,
j'ai pu reprendre mon sac et je suis rentrée. En fait,
j'ai fait un aller-retour.
-
- Ensuite,
au retour à mon domicile, j'étais sans cesse appelée,
toutes les heures le téléphone sonnait.
-
- Chez
moi, le téléphone sonnait de jour comme de nuit,
c'était du harcèlement téléphonique.
Ils sont même allés parler chez mes voisins en
leur demandant si j'avais un bon contact avec eux, si je n'étais
pas un peu bizarre. Je sais que c'est la scientologie qui est
allée chez mes voisins car j'ai demandé comment
ils étaient habillés. Les scientologues sont toujours
habillés en bleu foncé ou en noir, une chemise
bleu clair et portant un sigle accroché à la cravate
représentant sur fond d'un cercle argenté ou doré
la mappemonde avec une maxime écrite dans la partie dorée.
Mes voisins savaient que j'avais loué ma maison à
des scientologues et savaient les reconnaître.
-
- Le propriétaire
de la maison que je louais me connaissait et m'a fait confiance,
je n'ai pas perdu le bail, il m'a toutefois dit qu'il ne voulait
plus voir de scientologues.
-
- Ma propre
maison, je l'avais mise au nom de mes enfants lors du décès
de mon mari. Je ne voulais plus avoir le souci de la maison
et aussi éviter des pressions de la part des scientologues.
J'avais promis à mon mari que la maison resterait aux
enfants.
-
- Finalement;
je
suis partie une année en France chez des amis pour pouvoir
me séparer de l'église et pour qu'on ne me retrouve
pas. J'étais dans la région de Digne/Provence.
Je revenais environ tous les deux mois en Suisse. En partant
en France, j'ai réussi à me défaire de
l'église de scientologie.
-
- Toutefois,
pour que cesse le harcèlement et avant de partir en France,
j'ai dû demander d'une part à mon médecin
de me faire un certificat demandant à la scientologie
d'arrêter les harcèlements téléphoniques
qui me mettaient dans un état dépressif, et d'autre
part à mon avocat à Lausanne d'écrire également
dans ce sens à la scientologie.
- L'Eglise
de Lausanne s'est jouée de moi
-
- J'ai
été déçue de constater que l'église
de Lausanne avait joué avec moi. Je me suis rendu compte
que pour que l'église de Lausanne monte en grade, elle
était obligée de prêter du personne à
la Sea Org. Je ne m'étais pas rendu compte que j'ai été
désignée pour aller à la Sea Org et qu'on
mettait quelqu'un d'autre à ma place à Lausanne.
-
- Quand
j'ai dit que je ne voulais pas aller à la Sea Org, j'ai
été l'objet d'un harcèlement.
-
- J'ai
tout essayé pour ne pas aller à Los Angeles. Je
suis allée à Berne pour obtenir Je visa, j'y ai
rencontré une personne que je connaissais, je ne pouvais
pas lui dire que je ne voulais pas de visa car je n'étais
pas seule en allant à Berne, j'étais accompagnée
d'une personne de la scientologie.
-
- Quand
je parle de harcèlement, c'est en fait qu'on ne me lâchait
pas, on essayait de me montrer tous les points positifs pour
y aller.
- Je ne voulais pas contracter un prêt
mais ils m'ont forcé la main
-
- D'après
mes calculs, ce que j'ai dépensé pour l'église
de scientologie représente environ 120'000 francs (75'000
euros), dont un emprunt de 40'000 francs (25'000 euros). C'est
par le biais de l'Eglise de scientologie que j'ai pu
faire l'emprunt, dans un village de Suisse allemande par l'intermédiaire
d'une fiduciaire. Je ne voulais pas contracter un prêt
mais ils m'ont forcé la main. Une personne de la scientologie
m'accompagnait, je n'ai pas touché le chèque,
quand j'ai eu signé, c'est la personne de la scientologie
qui a tout de suite pris le chèque.
-
- Je dois dire que
j'avais peur à l'époque, j'avais entendu
dire que des personnes avaient eu des problèmes, que
cela ne s'était pas bien passé, mais on n'avait
pas de faits précis, c'était une pression qui
circulait dans l'église même.
-
- Quand
on fait un cours, on ne le termine jamais à satisfaction,
il faut toujours faire un autre cours pour apprendre tout ce
qu'on voudrait apprendre.
-
- Automatiquement,
si vous faites un cours de scientologie, vous êtes considéré
comme membre de la scientologie, une manière de faire
qui fausse la statistique du nombre réel de scientologues
dans le monde.
-
- Il est
coutumier que l'Eglise de scientologie dénigre
les gens, cela fait partie de ce qu'ils appellent la propagande
noire. Ils disaient que quelqu'un qui a quitté la scientologie
est quelqu'un de négatif, qui est contre la scientologie.
Moi-même, je suis une personne suppressive du fait que
j'ai écrit mon livre. Cela veut dire que je suis une
personne à qui les scientologues peuvent faire du mal.
J'ai su ce que cela voulait dire au moment où j'ai été
membre du personnel.
-
- En scientologie,
il ne faut pas parler de soi-même à quelqu'un
hors de la scientologie. De ce fait, les gens ne savent plus
rien les uns des autres. Normalement, en travaillant dans la
scientologie, on n'est pas censé parler.
-
- Les employés
sont payés par semaine sur le bénéfice
fait par l'organisation durant la semaine. Pour les personnes
qui font de l'administratif, elles sont moins payées
car elle ne font pas entrer de l'argent. Le salaire est payé
en fonction de statistiques. La moyenne de mon salaire par semaine
était entre 27 et 50 francs. Le plus que j'ai été
une fois payée, c'était 220 francs environ.
-
- Officiellement,
la scientologie n'est pas censée faire de la médecine.
Toutefois, ils font de l'acupuncture au doigt, ils appellent
cela "touch". Dans les auditions, à mon avis,
il font de la psychologique hypnotique. Ils vous font fixer
le mur, il y a un compte à rebours, ensuite ils vous
posent des questions qui vous poussent à répondre.
J'ai moi-même suivi cette méthode. En faisant ces
auditions, ils apprennent beaucoup de choses sur les personnes.
Je n'ai pas pu récupérer mon dossier en partant.
-
- La scientologie
dit que son but est d'aider les gens mais à mon avis,
son but est de s'enrichir.
-
- Vu de l'intérieur, il y a
beaucoup de personnes dont on ne sait pas ce qu'elles font ou
ont fait. C'est mal organisé.
- Des méthodes
qui laissent des traces
-
- Parfois,
je reçois des téléphones où j'ai
des doutes. Je reste en alerte par rapport à la scientologie.
Parfois, je reçois des téléphones qui sont
des erreurs.
-
- A titre
personnel, je suis ressorti grandie de cette expérience,
j'ai l'impression d'avoir appris à me méfier de
certaines choses, auparavant j'étais très naïve,
je ne pensais pas que la scientologie cela pouvait être
ça.
-
- Ce qui
m'a fait le plus mal, c'est de voir les jeunes qui n'ont rien,
on leur enlève leur famille, leurs amis, leurs envies.
Pour faire partie du personnel, il faut quitter sa famille,
ou alors que la famille suive. En scientologie, il ne faut pas
parler de soimême à quelqu'un hors de la scientologie.
-
- J'aimerais
qu'on puisse mieux protéger les jeunes de la scientologie.
Toutefois, pour les adultes, il est difficile de leur dire de
ne pas y aller. Ce que je peux dire, c'est ce que j'ai vécu.
-
-
En conclusion, je dois dire que j'ai l'impression que le jour
où j'ai mis le doigt dans l'engrenage, j'ai perdu le
contrôle et j'ai fait une bêtise. Au début,
mon mari me disait que j'allais mieux mais peu après
mes enfants m'ont dit que je n'allais pas bien du tout, j'ai
sûrement dû changer de langage avec eux. J'ai essayé
de demander à mes enfants de m'expliquer maintenant comment
j'étais mais aujourd'hui, mes enfants ne veulent plus
parler de ça.
-
- J'ai
écrit un livre
: "Enfer et secte
- Ma vie au coeur de la scientologie".Tout ce que j'ai écrit est ce
que j'ai vécu. J'ai raconté mon histoire sous
forme de conte.
-
|
-
- Témoignage
d'une ex-employée de la scientologie
- membre de l'Eglise
de scientologie de Lausanne de 1987 à 1993
-
- 2ème
partie
-
- Un
surprenant noviciat : le EPF
-
- En
1991, alors que j'étais employée de l'Eglise de
scientologie et que je venais de perdre mon mari,
j’ai été
contrainte d’aller travailler aux USA à Los Angeles pour le centre mondial de
la scientologie. Il s'agissait de payer par mon travail une dette concernant la
venue d’une missionnaire
américaine à Lausanne.
-
- A aucun moment la durée de mon séjour ne m’a été communiquée
et aux USA je me suis sentie ligotée attendant le moment où
je pourrais m’enfuir. Aucun salaire ne m'a été versé. Bénéficiant d'une rente
de veuve j'ai été accusée d'être une employée riche.
-
- Je devais loger à
une dizaine de km d’Hollywood Boulevard (le siège
de la scientologie) dans un
dortoir avec trente autres personnes. Nous avions des lits superposés, car
notre chambre, qui était celle d'un ancien hôpital,
était prévue pour un grand maximum de
12 patients ... Il y régnait un désordre impossible
et aucune place
pour ranger mes affaires, sinon sous mon lit.
-
- Ayant commencé
un cours payé de
ma poche à l'Eglise de Lausanne, je pensais
pouvoir le terminer dans mes heures libres, mais
cela ne m'a jamais été possible. De suite il
m'a été imposé un programme de sécurité (Le EPF
- Le projet Force des biens)
où - 7 jours sur 7 - 24 h sur 24 - je devais
faire des nettoyages et diverses tâches pour
le poste qui me serait attribué. Je n'avais aucun
moment de repos ni la possibilité de prendre du recul.
-
- Les
corvées de nettoyage étaient éprouvantes, tellement
il y avait de crasse dans les chambres et
les immenses couloirs de cet hôpital. Un superviseur
a même craché dans mes mains au moment ou j'ai montré
du dégoût lorsque j'ai tenté de changer l'eau
de nettoyage avant d'avoir fini mon travail. Pour
lui un membre de la sea-org (les membres
de l'organisation supérieure de scientologie) ne
doit jamais montrer ni ses émotions ni ses sentiments.
-
- Je
n'étais jamais laissée seule, nos corvées se faisaient
par groupe de 5-7 personnes
-
- Je
devais aider au service des repas pour les autres
employés. Je n'étais pas venue pour cela, vu mon
âge. J'avais 50 ans et j'estimais ne pas devoir
être astreinte à cela.
-
- Le
soir lorsque je revenais au dortoir le bus était
bondé. Il y avait deux navettes pour
les employés et ceux qui ne trouvaient pas de
place devaient rentrer à pied .
-
- Dans
chaque chambre il y avait des mouchards. Il fallait
faire attention à ce que je disais ! Une
dame, originaire de Russie, m'a même avoué qu'elle
aurait mieux fait de rester chez elle. «C'était
moins pénible là-bas» m'a-t-elle dit !
- David Miscavige, le
grand patron de la scientologie,
est un homme méprisant
-
- Dès
mon arrivée, j'ai été au contact de David Miscavige,
le grand chef de la sea-organisation et
de
l'Eglise de scientologie. J'ai pu constater
à plusieurs reprises qu'il était exagérément imbu de
lui-même et qu'il tenait à nous montrer
qu'il avait tous les droits.
-
- En
voici quelques exemples :
-
- -
Dans un ascenseur bondé d'employés David
Miscavige n'a aucunement hésité à s'en
prendre à une jeune femme!
-
- -
David Miscavige avec des gestes véhéments
s'en est même pris à la fille de Ron Hubbard.
Cela s'est passé devant un parterre de tous
les principaux responsables de la sea-organisation.
David Miscavige en rabrouant ainsi publiquement
la fille d'Hubbard voulait nous montrer qu'il
était son seul successeur.
-
- -
David Miscavige, présent parfois dans le bus qui
nous ramenait au dortoir, m’a ordonné sur un ton
autoritaire : «Lève-toi !– Laisse ta place !». J’étais fatiguée
et plus âgée que lui. J'ai
refusé et il est devenu furieux . A ses côtés se trouvait Guillaume Lesèvre un autre dirigeant
de la scientologie qui, sans doute voyant la maladresse de son chef, s’est
interposé et m’a autorisée à rester assise. S’asseyant à côté de moi il m’a
demandé ce que je faisais là. Il m’avait rencontrée peu de temps auparavant
lors d’une visite à l’Eglise de scientologie de Lausanne au moment où, d’une
simple mission, l’organisation est devenue une Eglise. Mais pour échapper aux
griffes des scientologues, je ne pouvais que lui répondre que tout allait bien. (Il
faut savoir que la moindre critique ou hésitation est vue comme un signe de
trahison qui de suite est rapportée à la police interne de la
scientologie. Ndlr)
-
- David
Miscavige ne m'a plus adressé la parole. J’ai senti alors que
c'était un homme qui avait du mépris envers
ses employés.
-
- Le
lendemain j'ai eu droit à un contrôle de sécurité.
On voulait savoir, entre autres, comment cela se
faisait-il que je connaissais un dirigeant
de la scientologie.
|
Du
lundi au dimanche
|
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05h30
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Lever
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06h05
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Appel
- nettoyage de la vaisselle - aide au
service
du petit-déjeuner
|
|
06h30
|
Repas (20
minutes au maximum)
|
|
07h00
- 12h00
|
Corvées
de nettoyage
|
|
12h00
|
Appel
- nettoyage de la vaisselle - aide au
service
du déjeuner
|
|
12h30
|
Repas (20
minutes au maximum)
|
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13h00
- 18h00
|
Cours
imposés (dans un local situé à côté
des dortoirs)
|
|
18h05
|
Appel
- nettoyage de la vaisselle - aide au
service
du souper
|
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18h30
|
Repas (20
minutes au maximum)
|
|
19h00
|
Départ
en bus pour Hollywood bvd
|
|
19h30
- 22h30
|
Corvée
pour le poste imposé - transport d'ordres
écrits et de nombreux documents -
tri de paperasses - etc.
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22h35
(23h00)
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Attente
du bus - (un bus toujours en retard)
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|
23h
(23h30)
|
Appel
- bilan de la journée à rendre (statistiques)
|
|
23h00
- 23h30
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Débarbouillage
- Attente pour se laver (3 douches disponibles
pour une centaine d'employés !)
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24h00
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Extinction
des feux - début des ronflements et
de la chaleur - PAS DE CLIMATISATION
- LE VENTILATEUR EN PANNE ...
|
|

|
Seul 3h00 de libre le samedi
après-midi nous étaient accordées.
Il
fallait se précipiter pour nettoyer
ses habits et entretenir sa chambre
si l'on ne voulait être très mal considéré.
Aucun
salaire ne m'a été versé pour mon
travail
|
- On
devait toujours courir dans nos déplacements. Lorsqu'une
employé(e) n'avait pas fait correctement son devoir,
il devait se mettre face aux autres en présence du
supérieur, confesser sa faute et reconnaître
qu'il avait mal fait son travail. Si d'aventure
il recommençait je ne le revoyais plus jamais. Que
lui était-il advenu? Je me suis demandée
s'il n'était pas considéré comme inapte et rejeté
du groupe. Cette peur nous poussait à faire parfaitement
ce qui nous était demandé.
-
- Au Celebrity Center de Los Angeles, alors en rénovation, un
étrange test a été fait sur ma personne. Un scientologue est venu prétendre que
le piano installé dans le hall d’entrée, un piano que je savais mécanique,
était joué par l’esprit de Ron Hubbard ... était-ce pour évaluer mon niveau de
naïveté ? Je me demande encore ce qui me serait arrivé si j’avais accordé
du crédit à ses propos ... Les scientologues m’auraient-ils demandé de faire
n’importe quoi ... ?
-
- J'étais
chargée de nettoyer l'appartement d'un des 7 principaux
cadres supérieurs (Watchdog
comittee). La scientologie avait construit un mur à 40
cm de l'entrée pour masquer
la totalité de la porte. Il fallait que
je me glisse d'un côté ou de l'autre des deux ouvertures
pour y pénétrer. Un homme fort n'aurait pu le faire.
Fallait-il protéger d'une attaque terroriste ce
directeur ? De quoi et de qui avait-il peur ?
- Esclave
et punition en scientologie
: une violation
des droits de l'Homme
-
- J'ai
découvert qu'une jeune femme de 14 ans, fille
d'un haut dirigeant scientologue, avait à son
service une esclave d'origine mexicaine âgée
de 10-11 ans. Cette gamine devait faire tout
ce que sa maîtresse lui demandait et cela 24
h
sur 24.
-
- Elles
étaient constamment ensembles et dormaient
dans une même petite chambre, l'esclave se couchant
à même le sol au pied du lit de sa maîtresse.
-
- Ayant
voulu s'enfuir cette esclave a été
punie par le chef de l'EPF. Elle a dû rester
assise, les yeux fermés face à un soleil
de plomb. Elle devait garder également le dos
bien droit et rester toute la journée sans
boire. Elle était constamment surveillée et
menacée d'être attachée si elle faisait le
moindre mouvement ou ouvrait les yeux !
-
- En
la voyant le soir on aurait dit une fleur fânée.
Ne voulant pas être responsable de sa mort, je
me suis précipitée pour lui apporter un verre
d'eau qu'elle a bu avidement. Voulant remplir un deuxième
verre d'eau, à cet instant, j'ai été arrêtée violemment
par un responsable du noviciat qui m'a
arraché le verre des mains et m'a ordonné d'aller
chez le bossum (le chef des membres de la sea
organisation effectuant le noviciat).
-
- Le
bossum m'a dit que j'étais beaucoup trop sensible
et que je ne devais plus interférer dans les
décisions des responsables scientologues.
- Nous
devions chaque matin nettoyer un ancien
hôpital d'au moins 13 étages, de couleur bleu,
visible
de tout Los Angeles.
Ce bâtiment abritait des salles de cours,
des dortoirs, ainsi qu'un énorme réfectoire
qui servait 6'000 plateaux à chaque repas.
Il y avait également de très nombreux
étages en sous-sol.
-
- Notre travail
se faisait par groupe de 3 à 5 employées,
réparties à chaque étage, et il y
avait une compétition entre chaque équipe. Celle
qui, en fin de semaine, avait pris trop de temps
devait refaire leurs cours, sous prétexte de n'avoir pas compris
le «jeu» de la «sea-organisation»; ce qui allongeait
la durée du noviciat. Les cours qui généralement
devaient être revisés étaient ceux concernant
les règles de la scientologie : l'éthique de
la scientologie.
-
- Jamais
nos équipes étaient envoyées dans les sous-sols,
où se situaient les dortoirs pour la direction
et l'ensemble du personnel masculin. Ces
dortoirs contrairement à ceux des femmes, situés
dans les étages supérieurs, n'avaient
pas de fenêtre.
-
- Au dernier
étage des sous-sol régnait une chaleur épouvantable
et, je l'apprendrai fortuitement par la suite,
c'était là que se trouvait la prison
de la scientologie, nommée par euphémisme
«l'hôpital» ... Ce dernier sous-sol était donc
destiné à enfermer ceux qui avaient commis
des «péchés contre l'organisation», car selon
la doctrine de Ron Hubbard "seuls
les employés coupables de crimes ou de
délits contre la scientologie tombent malades
..."
-
- Un
jour avec deux autres employées, j'ai dû
remplacer les chargés du nettoyage des sous-sol.
Avaient-ils
fuit...? ou étaient-ils punis ? Nous devions nettoyer uniquement les escaliers de
ses sous-sol avec
l'interdiction absolue de pénétrer dans les
pièces ou même les couloirs adjacents. Les portes donnant
sur les couloirs étant entrouvertes, nous avons constaté une
crasse absolument répugnante. Visiblement aucun
entretien n'était effectué au-delà des escaliers
... Le tout était dans un état de
saleté repoussante.
-
- Soudain,
nous avons entendu des cris et des appels
«AU SECOURS». C'étaient deux voix d'homme
qui criaient des protestations répétées. Nous
nous sommes précipitées dans le couloir (interdit)
pour leur venir en aide. Nous avons trouvé la
porte de leur chambre fermée à clef. Il y
a eu alors un bruit sourd qui nous a fait
penser à la chute d'un corps car aussitôt le
silence s'est installé.
-
- Une femme,
sans doute en réaction à notre tentative d'ouverture,
a brusquement ouvert la porte et, furieuse, nous
a demandé "Que faites-vous ici ?"
Une d'entre nous parlant l'anglais lui
a répondu : "Nous avons cru que quelqu'un
s'était fait mal". Elle a semblé embarassée
et nous a ordonné de déguerpir car nous n'avions
rien à faire là, puis elle a refermé aussitôt
la porte à clef.
-
-
J'ai aperçu,
sur le plateau qu'elle tenait, 3
ou 4 seringues, un flacon qui semblait être
du désinfectant, un verre avec un reste de liquide
transparent, ainsi que du coton. Pour moi,
qui suis infirmière, c'était du matériel pour
une injection.
-
- Suite
à cet incident, nous avons dû nous présenter
devant le bossum (le chef du noviciat).
Après un interrogatoire, l'une après l'autre,
il nous a signifié que
les sous-sols nous étaient interdits d'accès;
ajoutant qu'il ne comprenait pas pourquoi on
nous y avaient envoyées. Il est vrai que je
ne pouvais pas être en contact avec cette partie
du bâtiment, car nos tâches se situaient dans
les étages supérieurs ou à l'opposé. De
plus, il n'était pas question pour nous de
faire le tour du propriétaire, sans compter que je
m'étais déjà perdue à plusieurs reprises
dans ce gigantesque bâtiment.
-
- Étant habituée aux ordres
contradictoires des scientologues, je n'ai
pas été surprise lorsque, vingt jours
plus tard, un responsable du service
de blanchisserie a donné l'ordre à mon
équipe d'aller
chercher exceptionnellement des draps à
laver dans trois étages de ces mêmes sous-sol.
Il nous a ordonné de ne pas nous attarder et de ne
pas nous occuper de ce qui se passait. Nous devions
uniquement ramasser RAPIDEMENT les draps déposés
dans des grands sacs devant chaque chambre.
-
- Il
y avait 30 chambres environ à chaque étage,
et les sacs étaient réunis sur 4-5 chariots
à roulettes par étage. Parfois, pour récupérer
le sac d'une chambrée, j'ai dû entrer
dans la pièce. J'ai alors constaté
qu'elle accueillait six à quinze employés et
qu'elle n'avait aucune fenêtre !
-
- Durant
cette corvée, nous avons croisé
deux scientologues. L'un d'entre eux nous a
de suite demandé ce que nous faisions là et
si nous savions que c'était la prison ici. Devant
notre ignorance, son collègue a ajouté sur
un ton persifleur : "Yes, it's the jail here" (Oui, c'est la
prison ici)
-
- Inquiète
au sujet de telles affirmations, j'ai interrogé
un membre suisse-allemand de la scientologie
qui parlait
français. Je lui ai demandé s'il savait ce qui
se passait dans les sous-sol. Il m'a répondu
: "Le mieux pour toi c'est de ne
pas avoir d'yeux, ni d'oreilles lorsque tu vas
dans les sous-sols".
-
- Cherchant également à savoir se qui
se tramait dans ces caves, une collègue a appris que
Ron Hubbard lui-même, ainsi que Marie Sue
Hubbard, y avaient été enfermés.
-
- De
tels propos étaient graves. Bien qu'ils tendaient
d'une part à nous faire croire que la justice
scientologue était la même pour tous, ils nous
indiquaient clairement qu'une menace sérieuse
pesait sur nos têtes au moindre écart.
- Les scientologues sont-ils des voleurs et des maniaques ?
-
- En scientologie, il est interdit de cacher son odeur
personnelle (le parfum est interdit pour les employé(e)s) et ce n’est sans
doute pas par hasard que mes crèmes pour
la peau disparaissaient. La
pauvreté de la nourriture destinée aux employés scientologues explique la disparition des plaques de chocolat que j’avais amenées
depuis la Suisse ...
-
- Ceux
qui ont connu Ron Hubbard m'ont dit qu'il était sans cesse en train de se
laver les mains. Par exemple il se lavait les mains chaque fois après avoir
serré une main. Pour moi cette interdiction du parfum m'a confirmé que Ron Hubbard
souffrait d’un TOC.
- Pour échapper aux scientologues j’ai sauté sur la
première occasion
-
- Après
un mois de ce régime on m'a désignée pour commencer
un cours sur Hollywood Boulevard (au Flag bureau).
Mon dossier
d’étudiant n’étant pas arrivé j’ai proposé d’aller le chercher.
-
- J’avais repéré un arrêt de taxis. Par chance, l’homme du taxi
comprenait le français et a tout de suite
compris que mon départ était une fuite. Il m’a proposé de me conduire chez ses
parents, eux-mêmes des réfugiés «russes blancs» (Non communiste. Ndlr).
-
- J’ai été accueillie chaleureusement comme un
membre de la famille, logée, nourrie, avant de pouvoir, cinq jours plus tard
reprendre un avion pour la Suisse.
-
- Cet
accueil m'a redonné confiance dans l'humain. Encore un grand merci à Dimitri
et à sa famille, car sous
le stress de ces évènements j’ai oublié de relever leur adresse.
-
- Jo,
16 novembre 2005
-
- Propos
recueillis par Anti-scientologie
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Auteur
: Jo
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- Editeur
: Editions à la Carte
- www.edcarte.ch
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- Collection
: Religions et croyances
- 182
pages, ISBN: 2-7444-0182-X
Prix
: SFr. 35.00 (24.60 Euros) |
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Une œuvre empreinte d'une vérité
bouleversante, la force et le courage de témoigner à cœur ouvert, le fruit d'une
palpitante expérience au sein d'une "église", d'une utopie.
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EPF
- Le projet Force des biens
L'EPF était comme une prison.
Il fallait que je m'adresse à tous les gens en leur disant "Sir"
On me
laissait seulement quinze minutes pour manger
On ne me laissa quitter l'EPF que
quand j'eus fait mes preuves
J'avais le cerveau complètement lavé pour bien obéir aux ordres
On me donnait 2,9 dollars par semaine pour ce
travail
Témoignage de Tonya
Burden
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John Atack
So, what really happened
?
January 1984
In 1978, after developing NED, LRH became very ill. David Mayo was flown in
from Flag, and audited LRH to recovery. From his cognitions, LRH, with David's
help, constructed the NOTs rundown. The first NOTs issues came down in September
1978. David Mayo was posted as Senior C/S Int in October, and Merrill Mayo was
called from Flag to become part of the Snr C/S Int office. The new Snr C/S Int
office was at Gilman Hot Springs, a holiday resort purchased by the Church,
encompassing some 500 acres. Gilman is between Beaumont and Hemet in Riverside
County, California. Gilman was the base for the Commodore's Messengers
Organization International (CMO Int), and for CLIO Special Unit (who made the
Tech films), and for CMO Gold (Golden Era Studios). It is here that the Tech
films were made. At this time, LRH lived in an apartment in Hemet.
In 1979, aware that management was not doing well, LRH ordered CMO Int to do
a stat analysis and Data Series evaluation for all Continents. This was the
first time CMO had engaged in such an action. This resulted in the 0909 eval of
September 1979, which was written by John Nelson of CMO Int, but issued under
LRH's name. As neither LRH nor his Messengers could be seen to be managing
Scientology, LRH asked CMO to create a separate unit to get Church management
back into line. So was born the Watchdog Committee (WDC). Its 7 founding members
were CMO Int staff, and its purpose was to put International management back on
post. In fact, WDC progressively took over all the eval lines, all comm lines to
and from LRH, all missions to orgs, and even became the approval unit for promo.
The PR was still that CMO was not a management unit, and WDC remained anonymous,
giving many people the idea that LRH must be Chairman WDC. LRH actually left
management completely in WDC's hands from 1979 onwards, and in fact, only
requested data again in 1982.
In 1980, due to pressing legal matters, LRH went into hiding. He simply
disappeared with the Messenger who was on duty at the time - Ann Broeker. This
was to be a relatively short cycle, but possibly due to an exaggeration of the
legal situation being fed to LRH, LRH has been in a secret location from that
time. Ann's husband, Pat Broeker, was used to relay data to and from LRH. LRH
has stayed fairly close to Gilman.
In early 1981, a unit was set up under the CO CMO Int Diane (Dede) Voegerding
to handle LRH's personal legal scene so that he could come back on lines. The
unit consisted of Dede, Gale Irwin, Lois Riesdorf and David Miscavige. The new
unit was called the All Clear Unit. Prior to his posting to the All Clear Unit,
David Miscavige had been CMO Special Unit cameraman. He was a relatively new
Messenger.
It is rumoured that in 1980 or 81, LRH wrote to certain close terminals to
say that he expected to drop the body within five years, and was making
arrangements with this end in mind. He was spending most of his time writing
fiction.
David Miscavige rapidly somehow managed to become a one-man committee - he
WAS the All Clear Unit. This unit was not on any Org board.
By 1981, the GO cases were going badly. LRH's own cases were not being
handled to David Miscavige's satisfaction by GO Legal. Miscavige decided to
remove Mary Sue as Controller, and when Dede Voegerding refused to do this,
Miscavige arrived with an order - allegedly from Ron - suspending Dede from
post. She was replaced as CO CMO Int by her sister - Gale Irwin - in June 1981.
Shortly thereafter, Miscavige, having become Pat Broeker's close confederate,
announced that the All Clear Unit was senior to CMO Int. Why this new supremacy
was allowed is unknown to the present author.
On August 5th, 1981, a Comm Ev was convened on senior GO terminals (from the
Guardian WW down) by WDC. David Miscavige was on the Committee.
On August 26th, Bill Franks as ED Int issued SOED 1789 "Management Change"
placing the Controller, and thusly the entire GO, below himself on the Org
Board. Subsequently, Mary Sue was removed by David Miscavige. Jane Kember
briefly took control of the LA GO but was dissuaded, and left her post.
About this time senior GO terminals were taken to Gilman, and put on a
mest-work program. Whilst there, they were referred to as the "crims" by CMO
crew.
In early November 1981, a small Mission Holders Conference was called by Bill
Franks at Flag. The meeting was conducted by Jens Bogvad of CMO and the Acting
Controller, Gordon Cook. Data had come to light that the GO had had a program
called "Control of US Missions", issued as a Guardian Order in 1975. This
program was put forward in case the US Internal Revenue Services won their tax
cases against the Church, and thusly managed to close down the Church Orgs. The
Missions were to immediately become Orgs in a new network. To achieve this end,
several top mission holders (the Kemps and Bent Corydon, for example) had been
declared. The Mission Holders Conference was held to handle these false
declares.
On December 1st 1981, Gale Irwin was replaced as CO CMO Int by John Nelson.
Nelson had had only 25 hours of auditing at this time. He was posted by
Miscavige.
A much larger Mission Holders Conference was held at Flag in December 1981.
Bill Franks arrived late with a CMO escort. Up to this point, no Policy Letter
had been issued concerning the seniority of WDC to Franks, and HCOPL 11 Dec 80RA
"The ED Int" states that the ED Int is the senior ecclesiastical post in the
Church. Consequently, Mission Holder Brown McKee assigned a condition of
Confusion to CMO Int for their assumption of supremacy over Franks. The
condition was upheld by many of those at the meeting (Mission Holders, SO and GO
crew).
CMO Int, perhaps correctly, viewed this as a mutiny. On December 23rd, they
issued the Policy Letter "International Watchdog Committee" which was signed
International Watchdog Committee. This states "The International Watchdog
Committee is the most senior body for management in the Church of Scientology
International." On December 27th, Bill Franks was removed from post as ED Int by
John Nelson. He was replaced with Kerry Gleeson.
Meanwhile, the Religious Technology Center was being formed. It was
incorporated on January lst 1982. Originally, it was to have been a small body
at the side of the Church, simply keeping the trademarks of Scientology. Its
members were to be Class 8, FEBCs on NOTs. David Mayo was a signatory, but
somehow, unbeknownst to him, the articles were changed - to remove the foregoing
conditions of membership.
Another body was being formed at this time. Author's Services Incorporated
(ASI) - to act as agent for LRH's fiction works. It was staffed with CMO and SO
crew who had to resign from Church staff to join, as ASI is a non-Church
profit-making business. David Miscavige, Norman Starkey, Terri Gamboa, Julie
Watson and Lyman Spurlock - five of the seven incorporators of RTC - became ASI
staff in 1982, thusly resigning from Church staff.
Also, in early 1982, the first attempts at forming the International Finance
Police were made. This was apparently Pat Broeker's idea. Wendell Reynolds was
sent to recruit staff from the Flag Executive Briefing Course, and was recalled,
and put on mest work by John Nelson (as CO CMO Int) for trying to rip-off FEBC
students.
In April 1982, in a lengthy, hand-written dispatch, LRH handed over his Tech
hats to David Mayo for 20-25 years. (This was witnessed by several others who
have since attested to it having happened.)
At the end of June of 1982, John Nelson was removed and replaced with Marc
Yaeger, who was then eighteen. Wendell Reynolds was taken off mest-work, and
made International Finance Dictator, under Mark Ingber, the WDC for Finance.
On August 29th 1982, the entire Senior C/S Int Office was removed. In
September, Kerry Gleeson was replaced as ED Int by Guillaume Lesevre. Kerry,
along with the Deputy ED Int, Allen Buchanan, was taken to Gilman. David Mayo;
Merrill Mayo (Snr C/S Int assistant); Julie Gillespie (office of Snr C/S Int);
John Nelson (ex CO CMO Int); Emile Gilbert (CO Canada); Roger Barnes (CO SMI);
John Axel (Church Management Exec over Missions); Peter Warren (ex senior to
Public Divisions); Maureen Caneen (CO CMO Gold); Pat Hunter (International
Management Org); Jay Hurwitz (IMO Missionaire, CO LA Day); Janice Mead (IMO
Missionaire, PES LA Day); Bess Sullivan (OP 4D Sec IMO); Peggy Darresman
(International Field Exec Sec); Chris Stevens (CMO); and Angelika Zimmerman (LRH
Comm LA Day) were all at Gilman for Comm Ev by October 2nd, 1982. The Comm Ev
took three weeks, and the Findings and Recommendations cover more than 90 pages.
Before and during the Comm Ev the Interested Parties were subjected to gang
sec-checks - where a group of interrogators fired questions at the Interested
Party on the meter. David Miscavige, Stephen Marlowe (Inspector General RTC),
Marc Yaeger and Vicki Aznaran (Deputy Inspector General RTC) were amongst the
interrogators.
The Interested Parties were taken to Happy Valley in an Indian Reservation
not far from Gilman, and those that remained were subjected to the "Running
Program". This "rundown" consisted of running around a tree for up to twelve
hours a day.
On October 17th 1982, the third Mission Holders Conference was held in San
Francisco. Here the US Mission holders were berated by Miscavige and other ASI
& CMO staff for several hours. Three Mission holders were verbally Declared
with neither a Comm Ev nor a written order. Amongst these was Kingsley Wimbush,
whose Stevens Creek Mission had contributed over $154,000 of the $808,000
world-wide Missions GI for the week ending September 2nd 1982. The world's
biggest Mission holder, Martin Samuels, holder of the five Davis Missions, and
founder of Delphi, was gang sec-checked prior to his removal. (He is currently
suing the Church for $72 million.) Brown McKee was Declared forever. None of
these injustices has been righted.
Then, the International Finance Police conducted a campaign of
"verification", where Mission holders were charged $15,000 per day for IFP
investigation. Fines were also levied. Bent Corydon paid $40,000 to the IFP,
before deciding to withdraw his Riverside Mission from the Church. Martin
Samuels and Kingsley Wimbush lost all of their assets to the IFP. It is claimed
that $2 million was collected within 10 days of the Conference. Similar tactics
were applied to field auditors by IHELP, and to businessmen by WISE.
In 1982, Declare Orders began to pour forth - there have been almost 2000
since January 1982.
In response to this, several Mission holders removed their Missions from the
Church, and so the Independent movement - in existence since the establishment
of the California Association of Dianetic Auditors in 1951 - suddenly exploded
to life.
The International Finance Police have quieted down - their Dictator, Wendell
Reynolds, has been removed. It is rumoured that Stephen Marlowe, the Inspector
General of RTC, has also been removed for his failure to handle the "splinter
groups". Ann and Pat Broeker, and David Miscavige are still in control of the
Church. Where LRH is, and what his views are, is unknown. The authenticity of
RJ38 has been questioned because, certainly, some of the data on it is false.
The Dianetic Information Centre of East Grinstead is long-since closed due to
lack of traffic. The Church certainly doesn't have "PR area control" in East
Grinstead. According to SMI (Scientology Missions International) stat sheets,
Mission stats crashed during 1983 to less than 25% of the 1982 figures (measured
September 1982 to October 1983 - GI down from $808,000 to $171,000).
The foregoing is correct to the best of my knowledge. Data was gathered by
personal interview with Jay Hurwitz (ex-IMO missionaire); Vincent Barnes (ex-CMO
Int/WDC); Captain Bill Robertson (ex-CMO); Harvey Haber (ex-CMO); John Nelson
(ex-CO CMO Int, Chairman WDC), and from the tape or written debriefs of Jay
Hurwitz; Vince Barnes; Captain Bill Robertson; John Nelson; Dede Voegerding (ex-
CO CMO Int); Merrill Mayo (Class 12, ex-Snr C/S Int office); Bent Corydon
(Riverside Mission Holder); Peter Greene (Mission holder); Jon Zegel (field
auditor - father of Marc Yaeger), Kingsley Wimbush (Mission holder), and from
confidential interviews with and letters from several other ex-Church of
Scientology executives.
Avalon Cranston Rd East Grinstead West Sussex RH19 3HG UK.
Jon Atack Chairman OT Committee UK
Org Board of International Management ?
!
Ann & Pat Broeker
David Miscavige
!
!--------------------------------------------!
Religious Technology Center Author's Services Incorporated
(A profit-making corporation)
Church Legal
Church Finance
Church Corporate Affairs
Church of Scientology International Marketing
!
Watchdog Committee
!--------------------------------------------!
Commodore's Messenger Organization International Finance Police
!
Executive Director International
!
Executive Strata
!
International Management Organization
!--------------------------------------------!
Flag Operations Liaison Offices Scientology Missions International
"He who holds the power of an organization is that person who holds its
communication lines and who is a crossroad of the communications." How to
Live Though an Executive
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