-
- "Femme
Actuelle"
-
- Depuis
toujours, je voulais apprendre le dessin et la peinture. Chez les commerçants
de mon quartier, une affiche proposait des "cours de dessin, art, peinture
- Méthode Aimé Venel Internationale - Paris Zurich". (la M.A.V.I.)
J'ai
contacté la responsable, versé des arrhes et commencé les cours. Au bout de six
mois, le professeur m'a emmenée visiter une exposition à l'Eglise de
scientologie, à Paris. Là, on
m'a proposé un stage intitulé "Comment surmonter les hauts et les
bas". Le stage ne coûtat que 500 FF. Je me suis inscrite.
Puis ils
m'ont proposé un cours pour "progresser davantage". Le prix ; 18'000
FF. Cette fois, j'ai refusé. C'était trop cher. Pendant un mois ils m'ont
appelée chez moi pour essayer de me convaincre. Mon mari excédé, les a menacés
d'alerter la presse. Entre-temps, nous avions appris, grâce aux médias, ce
qu'était réellement l'Eglise de scientologie.
Colette,
30 ans, professeur de peinture sur soie.

|
-
-
- La secte
scientologue continue à courtiser les adolescents !
- Les dernières
intoxications de la scientologie
-
- Belgique - RésistanceS (29
janvier 2004)
- [Texte intégral]
-
- C'est maintenant
par le biais de Narconon, un pseudo programme de désintoxication mis au point
par Ron Hubbard, que la secte de la scientologie tente de séduire les jeunes.
En novembre dernier, lors d'un
colloque consacré aux drogues et dépendances et destiné à des rhétoriciens, la
scientologie était une fois encore au rendez-vous, sous le masque de
l'association Narconon, bien connue pourtant pour être une émanation de la
scientologie. La vigilance est donc plus que jamais de mise, malgré les
dénégations offusquées des représentants officiels de la secte. Lesquels
prétendaient, lorsque RésistanceS avait, en septembre 2003, épinglé leur action
de prosélytisme à la sortie d'une école de la capitale, que leur présence à cet
endroit n'était que le fait du hasard .
-
- Un colloque
infiltré par la secte, via Narconon
-
- C'était les 6 et 7 novembre
derniers. Un colloque organisé par l'association «Ose la science», deux jours
durant, sur le thème «Jeunes, sciences et dépendances», réunissait à Namur
quelque trois cent rhétoriciens. Au menu, beaucoup d'interrogations, de
questionnements, de discussions, mais aussi des rencontres avec des
«spécialistes» : une ex-droguée, un animateur d'un centre pour toxicomanes, une
pharmacienne, un policier, etc.
-
- Là où le bât blesse, c'est
lorsqu'on découvre que l'ex-toxicomane venue témoigner de son parcours est une
adepte de l'Eglise de Scientologie. Et qu'elle ne se prive pas d'en faire la
publicité, de manière déguisée, par le biais de la distribution de prospectus
émanant de l'asbl (association sans but lucratif) Narconon.
-
- L'association organisatrice
du colloque ignorait manifestement tout des liens étroits qu'entretient Narconon
avec la secte de scientologie. Et c'est en toute bonne foi qu'elle s'est
adressée à Narconon, laquelle s'est bien gardée, évidemment, de parler de son
peu reluisant sponsor. Ce qui démontre la nécessité absolue d'informer, encore
et toujours. La secte de scientologie dispose de moyens puissants, et sa seule
et unique raison d'être est l'attrait de membres dans ses filets. Elle dispose
d'ailleurs pour cela de nombreuses sociétés écrans. À nous de les
déjouer.
- «Ose la Science» a bien
entendu informé les étudiants présents de la malencontreuse infiltration dont
ils avaient été la victime. N'empêche qu'il semble qu'il faille redoubler de
vigilance : la scientologie continue de briguer les adhésions des (très)
jeunes.
-
- Narconon, une
antenne de la scientologie
-
- Narconon propose depuis
1966 un programme de désintoxication mis au point par «l'auteur et humaniste»
(sic !) L. Ron Hubbard. De l'aveu même de l'Eglise de scientologie, ce programme
«éducatif», qui coûterait la bagatelle de 15'000 $ US, est destiné notamment aux
écoliers. Ce qu'elle se garde bien de préciser, c'est que le but de ce programme
est de substituer à une dépendance un autre type de dépendance, dont le commerce
est sans nul doute fort juteux pour la secte en question.
-
- Narconon n'en est pas à sa
première tentative d'infiltration, loin de là. Et si cette asbl (association à
but non lucratif) est amplement présentée sur le site officiel de la
scientologie, l'association belge du même nom n'existe plus officiellement,
elle, depuis juillet 1988, date de sa dissolution . Il semblerait cependant que
Narconon ait été remplacée par une nouvelle structure nommée
«Non
à la drogue, oui à la vie», subventionnée par la scientologie et dirigée par
Flavio Spirito et Ludo Vermeulen. Et de toute évidence, Narconon, fût-ce sans
statut officiel, continue à propager son message.
-
- Narconon,
scientologie ? Oui
-
- La secte de scientologie
démontre ainsi une fois de plus sa capacité à surfer sur la vague en se donnant
une apparente virginité de bon aloi. Car qui donc irait soupçonner une
ex-toxicomane allant bénévolement à la rencontre des jeunes d'être aussi et
surtout la porte-parole d'une organisation sectaire nuisible ? La manouvre est
habile, et d'autant plus qu'il doit se trouver, parmi les toxicomanes en quête
de sevrage, une bonne proportion de personnes à la dérive, fragilisées et qui
auront bien besoin, au cours de leur désintoxication, d'une âme secourable . Et
puisque les toxicomanes courent rarement les rues regroupés sous une bannière,
quoi de plus logique que d'aller à la rencontre du public-cible à la source,
c'est-à-dire parmi les adolescents ?
-
- Avec un peu d'adresse, il
doit être possible de faire des toxicomanes d'hier des scientologues de demain,
d'autant plus dévoués à la cause qu'ils auront trouvé dans la scientologie une
planche de salut.
-
- La scientologie, la
loi et le paravent de la vertu
-
- Renseignements pris auprès
de l'équipe sectes de la police fédérale, il s'avère que l'incursion d'une
adepte de la scientologie dans un colloque, et même la diffusion de documents
par celle-ci, lors d'un événement auquel elle a été conviée à un tout autre
titre n'a rien d'illégal. Tout au plus les organisateurs du colloque
auraient-ils pu interrompre son exposé lorsqu'ils se sont rendus compte de la
manouvre. Hélas, tant que les organisations sectaires nuisibles - que sont à
coup sûr la scientologie, Narconon et ses autres avatars - ne seront pas
passibles de poursuites judiciaires, il ne faudra compter que sur la
perspicacité et la vigilance des organisateurs de colloques, rencontres et
autres conférences.
-
- Quant à Monique De Turck,
venue si gentiment témoigner de son parcours de toxicomane, il s'avère qu'outre
ses «qualités» de scientologue et de porte-parole de Narconon, elle est aussi
active dans une «Commission des Citoyens pour les Droits de
l'homme»
(CCHR), laquelle prétend lutter contre les « abus » de la
psychiatrie, exactement comme Criminon, une autre antenne de la Scientologie...
Cette CCHR a pour autre raison d'être la défense des intérêts de la secte de
scientologie au nom des droits de l'homme. Ce qui met en évidence, si besoin
était, l'équation fallacieuse que la Scientologie veut à toute force nous faire
entrer dans la tête : scientologie = défense des droits de l'homme et lutte
contre la toxicomanie, causes vertueuses s'il en est.
-
- Rappelons toutefois que si
aux Etats-Unis, la secte de scientologie a réussi à se faire reconnaître comme
une religion, l'Europe est nettement plus circonspecte quant à la confiance à
accorder à ce que d'aucuns considèrent comme une organisation sectaire nuisible,
voire une organisation criminelle. En mars 2003, le juge Van Espen inculpait 9
membres de la secte pour appartenance à une «organisation criminelle»,
«escroqueries» et «exercice illégal de la médecine».
-
- Nadia Geerts

|
-
-
- Ils ont osé le faire !
-
- La Ligue des droits de l'homme (LDH) a mis en demeure l'association Éthique
et liberté, émanation de l'Église de scientologie de retirer une mention faisant
état de son nom dans une brochure publiée par cette association. Éthique et
Liberté venait en effet de publier une brochure consacrée aux droits d'accès aux
documents administratifs, comportant en annexe certaines " adresses utiles
".
-
- Parmi elles, figure une liste d'associations proches de la Scientologie, mais
également " la Ligue française pour la défense des droits de l'homme ",
présentée comme " une des associations les plus anciennes de défense des
droits de l'homme ", " très vigilante sur les droits et libertés encadrés par la
loi " Informatique et libertés ".
-
- La brochure ajoute que la LDH avait réagi à un amendement du député
Jean-Pierre Brard (apparenté communiste) dans le cadre du projet de loi
réprimant les activités sectaires.
-
- Dans une lettre adressée à Éthique et liberté, le président de la LDH, Michel
Tubiana rappelle que son association " a pris position, après qu'elle a été
modifiée, en faveur de la loi réprimant les agissements sectaires.
-
- L'utilisation
de notre association, dans ce contexte, relève de l'abus pur et simple. Qu'une
publication de l'Église de scientologie, organisation dont nous n'avons cessé de
dénoncer l'idéologie et les pratiques, ose faire de la LDH une référence,
constitue une manipulation ".

|
-
- Le revers de la
médaille ou les dessous d'une école de musique
- Témoignage
publié en 1986 par l'ADFI - Grenoble, 1986
- [résumé]
-
- "Lorsque j'étais
à l'Ecole du Rythme en tant que professeur, j'avais comme devoir
de diriger mes élèves vers les cours et les stages de scientologie.
Une employée du Celebrity Center (succursale de la scientologie proposant
des programmes scientologues adaptés aux artistes) M.T appelait tous
les professeurs à l'école à peu près 3 fois
par jour pour les inciter à lui en envoyer encore plus. Moi-même,
je l'ai très peu fait, car je n'aimais pas mélanger les cours
de piano avec la scientologie, du moins pendant l'heure du cours qui est
déjà bien courte."
-
- Christine, jeune
fille de 22 ans, a fait des études de musique sérieuses aux
Conservatoires de Grenoble et de Lyon. La voici travaillant à Paris.
Un jour, elle se promène heureuse et insouciante dans une rue piétonne
... Une ECOLE DE MUSIQUE attire son attention ... Intéressée
par tout ce qui touche à la musique, Christine se laisse accrocher
par Anne qui pratique le racolage sur la place publique. Il s'agit de l'ECOLE
DU RYTHME , préconisant des méthodes nouvelles d'enseignement
... la méthode est sans égale, sûre... C'est une S.A.R.L
(société à responsabilité limitée) dont
les membres appartiennent à une école philosophique et dont
le fondateur est un certain Ron Hubbard, philosophe américain".
Une école située 22, Rue du Pot du Fer, 75005 Paris.
-
- On propose à
Christine d'être professeur de piano..., et de lui établir
un contrat d'une durée de 2 ans et demi avec un salaire de 3'000.-
FF à 8'000.- FF, voire davantage, par mois, suivant des cotations
très complexes. On lui dit qu'elle sera en auto-gestion. Christine
hésite, passe alors le "Test de personnalité"
puis accepte d'enseigner le piano et violon...
-
- Elle est enthousiasmée
par la chaleureuse ambiance : le matin, elle suit un stage de formation
à la scientologie (12h30 au minimum par semaine) ; l'après-midi
de 13h à 20h30, elle enseigne la musique; le soir, réunions
ou répétitions avec les collègues...
-
- Cela promet ... Mais
la réalité se montre différente : 12h à 14h
d'emploi du temps ne lui laissent plus ni liberté, ni vie personnelle,
ni temps pour un sport. Son salaire réel n'est que de 600.- FF (en
moyenne) par semaine alors que les cours de musique donnés par elle
dépassent 10'000,-FF la semaine. Christine ne se plaint pas : sa
générosité l'aveugle. Elle n'a plus les moyens de s'alimenter
correctement. La fatigue endort ses facultés critiques et sa lucidité
... elle s'imprégne peu à peu des concepts de scientologie.
-
- Au printemps 1985,
la mère de Christine se rend à Paris pour voir sa fille...
elle prend conscience que,derrière l'optimisme
de façade de Christine, quelque chose ne va pas. Celle-ci ne supporte
aucune critique concernant son travail et la scientologie. Mais la mère
comprend que sa fille est exploitée sur le plan de son travail et
des salaires, manipulée psychiquement, et fait l'objet d'une véritable
intoxication intellectuelle. La mère s'installe
à Paris et mène son enquête elle lit le livre de base
de la scientologie, "La Dianétique".
-
- A la police, on ne
peut intervenir "à moins que sa fille porte plainte". Au
Ministère de la Santé, on lui explique qu'aucune action ne
peut être tentée pour "non assistance à personne
en danger" sans certificat médical. Espoir: à l'ADFI
Paris, une psychologue est prête à intervenir: Christine la
rencontre... mais retourne à son Ecole du Rythme.
-
- L'enlèvement
par la force ?
-
- C'est le "mental"
qu'il faudrait capturer et non la personne... Mais les paroles de la psychologue
commencent à troubler Christine. A ce moment son papa arrive aussitôt
à Paris. Et coincidence, c'est c'est ce jour là que Christine
reçoit le choc qui est peut être décisif: sa dernière
fiche de paie: 2'800,- FF pour un mois de travail acharné avec environ
250 heures de cours et de stages...
-
- Les dires de l'ADFI,
les actes de ses parents dont elle a maintenant connaissance, ses graves
problèmes pécuniers (ses parents ne lui donnant pas d'argent)... de plus très mal en point. Tout défile sur elle en peu
de temps... Elle décide de quitter l'Ecole du Rythme, mais elle
donne alors sa démission non pour ses salaires dérisoires
mais pour le fond moral de l'organisation de l'Ecole du Rythme. Elle s'aperçoit
qu'elle a été bernée et que les professeurs de l'école
ne sont pas du tout en autogestion.
-

|
-
- L'aspect séculier (civil)
de la scientologie
-
- Le
Chemin du Bonheur
- La Fondation du "CHEMIN DU BONHEUR"; cette fondation fut formée pour
distibuer le livret d'Hubbard du même nom, livret dont il dit qu'il s 'agit d'un
"Code Moral Non Religieux". D'autres disent qu'il s'agit d'un moyen caché
d'établir sa présence.
-
- Authors
SERVICES inc.
- Cette société commerciale a été établie
début des années 80 comme "agence littéraire complète"; le problème, c'est
qu'Hubbard en est l'unique auteur et que tout le personnel de ladite agence fait
partie de l'Organisation Maritime.
-
- Bridge Publications Inc. : (BPI)
- BPI publie les livres et
matériaux hubbardiens et les distribue aux "églises de scientologie", avec
d'autres matériaux commerciaux. Elle a son siège dans le complexe scientologique
hollywoodien.
-
- CCHR (en France CDDH)
- Comité de Défense des Droits de l'Homme;
ce comité est coordonné par OSA
-services secrets -; c'est probablement le plus
ancien des frontons scientologues s'occupant de réformes sociales. Il n'annonce
pas directement son affiliation à la secte, mais elle n'est pas niée. Son but
?
"Exposer les crimes de la psychiatrie".
-
- Sterling
Management Inc.
- Sterling Management: Grosse entreprise commerciale de conseil de
gestion installée à Glendale, Californie; sa clientèle essentielle semble
provenir des chirurgiens dentistes. Elle dit se servir de la tech d'Hubbard dans
le seul but "de faire se développer des entreprises"; d'autres disent qu'il
s'agit d'un moyen caché de faire rentrer des fonds et des gens en scientologie.
-
- WiSE
- Il existe quantité
d'autres groupes commerciaux disant qu'ils se servent des technologies de
management d'Hubbard; ils sont en général membres de WISE (Institut Mondial des
Entreprises Scientologues) et ont une licence du RTC (Religius Technology Center)
pour pouvoir utiliser le
nom et les matériaux d'Hubbard. WISE fait un annuaire de membres et fait des
publications comme "Qui ? Quoi ? Où ?" à Los
Angeles; et publicise les sociétés orientées
sciento.
-
- WISE
et se ses étranges conseilllers d'entreprises
/ une grande enquête du journal BILAN

|
-
- BILAN,
juin 1994, Philippe Lebé
- complément
de l'article "Comment
les
conseillers scientologues infiltrent les entreprises"
- Dans
le sillage de Ron Hubbard
-
- Les
noms de personnes et sociétés cités
dans le tableau ci-dessous (à l'exclusion
de Bernard Tschuppert) figurent sur une liste de
membres émise par WISE (1992).
-
- BILAN
a envoyé à chaque personne concernée
un questionnaire dont les réponses principales
sont ici reproduites. Nous avons sélectionné
les personnes ou sociétés les personnes
ou sociétés qui ont été
ou sont encore actives dans le conseil d'entreprise.
-
- *
Les personnes dont le nom est suivi d'un astérisque
figurent sur une liste des principaux donateurs
de la scientologie. cette liste, établie
par l'Association Internationale de Scientologues
(IAS), a été diffusée en 1993
-
-
-
RAISON SOCIALE :
|
- a)
Avez-vous utilisé dans votre enseignement
des techniques de Ron Hubbard ?
-
- b)
Utilisez-vous encore de telles techniques ?
|
- REMARQUES
:
|
- Alain
Bohren
- Formatique,
Pully (VD)
|
- N'a
pas répondu
|
|
- Richard
Bovey *
- Lausanne
(VD)
|
- "Je
ne fais partie d'aucune société de
conseil en management et je ne suis pas formateur
indépendant s'inspirant de la technologie
Hubbard"
|
- Un
document publicitaire de mars 1993 émanant
de Power Management Institute annonce un séminaire
du Hubbard College of Administration "L'art de vendre",
ce séminaire est présenté par
Richard Bovey
|
- Pierre
Court
- Power
management institute
- Ecublens
(VD)
|
- N'a
pas répondu
|
- Témoignages
et documents montrent que Power management Institute
utilise les méthodes préconisées
par Ron Hubbard
|
- Philippe
Gaille
- Lutry
(VD)
|
- "Je
ne fais plus partie de WISE depuis trois
ans. Mon activité professionnelle n'a rien
à voir avec ce que fait WISE, je travaille
comme indépendant dans le domaine de la photographie."
|
- Dans
l'annuaire téléphonique 93/95 on lit
: Philippe Gaille, formation pratique pour cadres."
|
- Romano
Garatti
- U-Man
Consulenze e Servizi SA, Camorino (TI)
|
"Non"
|
- A
collaboré avec le groupe U-Man International
de 1988 à 1992. Ne dit pas s'il utilise ou
non le U-Test prisé par les scientologues
|
- Jean-Luc
Guignard
- Lightec
- Arnex-sur-Orbe
(VD)
|
- "Je
n'entends pas faire l'objet d'un article dans votre
mensuel et le caractère cavalier de vos questions
me surprend."
|
- Témoignages
et documents montrent que Lightech utilise les méthodes
préconisées par Ron Hubbard. Collabore
notamment avec Organisation et Management.
|
- Martin
& Jocelyne Huber
- Huber
& Partner
- Dübendorf
(ZH)
|
- N'ont
pas répondu
|
|
- Lucie
Jungi *
- Jungi
& Partner
- Thörishaus
(BE)
|
- "Comme
nous ne sommes pas actifs en Suisse romande, nous
ne pouvons pas vraiment profiter des résultats
de votre article. (...)"
|
|
- Monique
et Francesco Kimmeier Organisation & Management
- Vernier
(GE)
|
- N'ont
pas répondu
|
- Témoignages
et documents montrent que Organisation et management
utilise les méthodes préconisées
par Ron Hubbard. Collabore notamment avec Lightech
|
- Ernst
Koch
- On
Top managertraining individuel
- Wohlen
(AG)
|
- N'a
pas répondu
|
|
- Yves
Lehmann
- Prévondavaux
(FR)
|
- Voilà
près de deux ans que j'ai cessé mes
activités de conseiller, De plus, l'activité
de conseiller concernait des mandat d'ordre technique
et commercial essentiellement, qui n'avaient de
rapport ni avec la formation ni avec la technologie
de M. Hubbard"
|
|
- Peter
Molnar
- Man
Age SA
- Blonay
(VD)
|
- a)
"oui"
- b)
"Non. Nous avons rompu nos relations avec U-man
et WISE en 1992."
|
- Toujours
scientologue convaincu, Peter Molnar reproche à
WISE et à U-Man de mélanger affaires
et religion. Utilise encore le U-Test avec certains
clients mais ne souhaite pas continuer. Développe
son propre produit.
|
- Renaud
Monin
- (Formation
spécialisées pour cadres)
- Peseux
(NE)
|
- "Je
vous informe que je ne souhaite pas répondre
à vos questions"
|
- Renaud
Monnin utilise les méthodes préconisées
par Ron Hubbard. Il s'est notamment fait connaître
à l'Hôpital de Moutier.
|
- Gerd
Pabst
- AG
zur Entlastung von Führungskräften AEF,
Verkaufs und Management Schulung - Arni (AG)
|
- N'a
pas répondu
|
|
- Fernand
Pasche
- Formatique
Pasche et Sprüngli
- Genève
(GE)
|
- N'a
pas répondu
|
- A
été responsable de "l'Association
de chefs d'entreprises pour l'augmentation de la
confiance mutuelle", qui diffuse la brochure
"Le chemin du bonheur".
|
- Bruno
Tschuppert *
- TCM
Tschuppert AG
- Füllinsdorf
(BL)
|
- N'a
pas répondu
|
|
- Robert
Weinberger
- Weinberger
E. + R. SA
- Lausanne
(VD)
|
- N'a
pas répondu
|
- Dans
l'annuaire suisse du registre du commerce, il est
indiqué : "Affaires immobilières
en Espagne et dans d'autres pays étrangers,
techniques de management de Ron Hubbard."
|

|
-
Enquêtes sur les entreprises suisses scientologues
|
|
-
- "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée,
prostituée" Edition Folio, n°1443
- [Extrait]
-
- NB: l'histoire - malheureusement vraie - se déroule en Allemagne,
dans les années 1975-1978. Les 1500 marks demandés (premier extrait) sont a
réévaluer avec un quart de siècle de décalage ...
-
- Pages 216 et 217:
" Enfin, un beau jour de mai 1977, ma pauvre cervelle finit par
réaliser qu'il ne me reste que deux solutions ou l'overdose à bref délai, ou une
désintoxication sérieuse. C'est à moi seule de décider. Je ne peux plus compter
sur Detlev, et je ne veux surtout pas le rendre responsable de ma décision. Je
vais à la cité Gropius. A la Maison du Milieu, ce centre de jeunes dirigé par un
pasteur, là où ma carrière de toxico a commencé. Le club est fermé complètement
débordés par le problème de l'héroïne, ils ont dû le remplacer par un centre
antidrogue.
-
- Un centre antidrogue rien que pour la cité Gropius, tellement
l'héroïne fait des ravages depuis que la drogue a fait son apparition dans le
coin, il y a deux ans. Ils me disent ce que je sais déjà, et de longue date ma
seule chance, c'est une bonne thérapie. Ils me donnent les adresses
d'Info-Drogue et de Synanon, parce que c'est encore eux qui réussissent le
mieux. Je ne suis pas très rassurée. D'après ce qu'on raconte, ces thérapies
sont vachement dures. Les premiers mois, c'est pire que la prison.
-
- A Synanon, ils vous rasent la tête. C'est selon eux le symbole du
début d'une vie nouvelle. Me balader avec un crâne à la Kojak, ça je n'y
arriverai pas. Mes cheveux, c'est ce à quoi je tiens le plus. Derrière eux je
dissimule mon visage. S'ils me les coupent, autant me supprimer tout de suite.
La conseillère estime d'ailleurs que je n'ai guère de chances d'entrer à
Info-Drogue ou à Synanon, parce qu'ils n'ont pas une place libre. Leurs
conditions d'admission sont draconiennes il faut être en bon état physique et
leur prouver, par une autodiscipline librement consentie, qu'on a la force de
décrocher. La conseillère dit aussi qu'à mon âge - à peine quinze ans, je suis
encore presque une enfant - j'aurai beaucoup de mal à faire ce qu'ils
demandent.
- En fait, on n'a pas encore de thérapie pour les enfants.
-
- Je propose d'aller à Narconon. Narconon, c'est le centre
thérapeutique de l'Église scientologique, une secte. Je connais quelques fixers
qui y sont allés, ils disent que c'est pas mal. Si on paie d'avance, il n'y a
pas de conditions d'admission. On a le droit de se fringuer à sa guise,
d'apporter ses disques, et on accepte même les animaux.
-
- La conseillère me dit d'y réfléchir, de me demander pourquoi tant
de fixers racontent que chez Narconon la thérapie est vachement relax, tout en
continuant allégrement à se piquer. Elle, en tout cas, ne connaît aucun exemple
de thérapie réussie chez Narconon. Mais alors que faire, puisque je n'ai aucune
chance d'être admise ailleurs ? Elle me donne l'adresse de Narconon. De retour à
la maison, je fais prendre encore un peu d'extrait de sang de boeuf à mon chat,
toujours avec ma seringue. Quand ma mère rentre du bureau, je lui annonce "Je
vais me désintoxiquer définitivement.Chez Narconon. Il faudra quelques mois, un
an peut-être. Après, je serai clean pour de bon."
-
- Ma mère a l'air de ne plus croire un mot de ce que je raconte.
Elle ne s'en suspend pas moins au téléphone, à essayer de glaner des
informations sur Narconon. Je suis lancée à fond dans cette histoire de
thérapie. J'ai l'impression de renaître. Pas de clients cet après-midi-là, et je
ne prends rien. Je veux me sevrer avant d'entrer à Narconon. Et voici à quoi
ressemble la vie dans un centre narconon, très utile pour décrocher de l'héroïne
! Je range quelques affaires dans mon grand sac en osier. Je cache la seringue,
la cuillère et le reste de came dans mon slip. Nous allons chez Narconon en
taxi. On ne me pose aucune question. Ces gens-là prennent vraiment tout le
monde. Ils ont même des rabatteurs qui se baladent sur la Scène de la drogue.
Mais des questions, ils en posent à ma mère.
-
- Avant de m'admettre, ils veulent
voir la couleur de son fric quinze cents marks, payables d'avance, pour le
premier mois. Naturellement, ma mère n'a pas cette somme. Elle promet de la
réunir dès le lendemain matin, elle va solliciter un prêt à sa banque - il lui
sera sûrement accordé. Elle les supplie de me garder. Ils y consentent. Je
demande l'autorisation d'aller aux toilettes. On me la donne. Donc on ne vous
fouille pas. Et on ne vous envoie pas, comme ailleurs, si on découvre que vous
avez apporté vos ustensiles de fixer. Je me fais un shoot en vitesse. A mon
retour, ils voient bien que je suis défoncée mais ne font aucune remarque. Je
leur remets la seringue et le reste. Le type a l'air étonné, et me félicite. On
m'emmène dans la Chambre Poulet froid. On est trois là-dedans. L'un des deux
autres se tire dès le lendemain matin. Un beau bénéfice pour Narconon.
-
- On me donne des livres sur la doctrine de l'Église scientologique.
Marrante, cette secte. Leurs histoires, on peut y croire ou non. Moi, j'ai
besoin de croire en quelque chose. Au bout de deux jours, on me permet de
quitter la Chambre Poulet froid. Je vais partager une chambre avec Christa. Une
vraie cinglée. On l'a privée de thérapie parce qu'elle ne cesse de se moquer des
thérapies et des thérapeutes. Elle fouille les plinthes de notre chambre, en
disant que quelqu'un y a peut-être caché de la came. Elle m'emmène au grenier
« Il suffirait d'installer quelques matelas, on pourrait y faire une de ces
javas, avec du vin, du haschisch et tout. »
-
- Elle m'a déprimée, cette femme. Moi j'étais venue à Narconon pour
m'en sortir, pour me désintoxiquer, et elle ne cesse de parler de la drogue et
de traîner Narconon dans la boue. Le deuxième jour, coup de téléphone de ma
mère. Elle m'annonce que le chat est mort. Après seulement, elle me souhaite bon
anniversaire. Tout ça lui tape sur le système, à elle aussi. Je passe le reste
de la matinée à chialer sur mon lit. Quand les types s'en aperçoivent, ils
déclarent que j'ai besoin d'une séance.
-
- On m'enferme dans une pièce avec un mec - un ancien toxico - qui
me bombarde d'ordres saugrenus. Je suis obligée de les exécuter. Il me dit «Tu vois ce mur. Approche-toi de ce mur. Touche le mur.» Et on remet ça.
Pendant des heures.Je tâte les quatre murs de cette pièce. A un moment donné,
j'en ai ras le bol : «En voilà des conneries. Vous êtes cinglé ou quoi
?
Fichez-moi la paix, ça suffit comme ça». Sans cesser de sourire, il me
persuade de continuer. Ensuite, il me fait toucher différents objets. Jusqu'au
moment où, complètement épuisée, je me jette à terre en sanglotant. Il sourit.
Et, dès que je suis un peu calmée, la séance reprend.
-
- Je suis hébétée. Je touche le mur avant même d'en avoir reçu
l'ordre. La seule pensée dont je suis encore capable c'est: "Il faudra bien que
ça s'arrête."Au bout de cinq heures pile, il déclare: Okay, ça suffit pour
aujourd'hui. Je me sens drôlement bien. Il m'emmène dans une autre pièce où il
y a un appareil bizarre, de fabrication artisanale: une sorte de pendule entre
deux boîtes en fer-blanc. Le type m'ordonne d'y poser ma main et me demande : Tu
te sens bien ? - Oui. Maintenant, j'ai vraiment conscience de tout ce qui
m'entoure. Le mec regarde le pendule; Il n'a pas bougé. Tu n'as donc pas menti.
La séance a bien marché.
-
- Le truc bizarre est un détecteur de mensonge. Un des
objets du culte de cette secte. En tout cas, je suis contente que le pendule
n'ai pas bougé. Pour moi, c'est la preuve que je me sens bien.
-
- Pour me libérer de l'héro, je suis prête à croire n'importe quoi.
Ils font toutes sortes de choses étonnantes là-dedans. Par exemple, ce même
soir, Christa a de la fièvre : ils lui font toucher une bouteille et dire si
elle est chaude ou froide. Au bout d'une heure, à ce qu'il paraît, sa fièvre
était tombée. Tout ça m'a chavirée à tel point que, le lendemain matin, je me
précipite au bureau demander une nouvelle séance. Pendant une semaine, je suis
lancée à fond dans le trip de la secte. J'ai vraiment foi dans la thérapie. Il y
a un programme non-stop: séances, ménage, corvée de cuisine. Ça nous mène
jusqu'à dix heures du soir. On n'a pas une minute pour réfléchir. La seule chose
qui m'énerve, c'est la nourriture. Je ne suis pas difficile, mais j'ai du mal à
avaler la bouffe qu'on nous sert ici. Et pour le prix qu'on leur paye, ça
pourrait quand même être un peu mieux. Après tout, ils n'ont pas d'autres
frais.
-
- Les animateurs des séances sont presque tous d'anciens toxicos,
auxquels on dit que ce travail fait partie de leur thérapie; on leur donne tout
juste un peu d'argent de poche. Les boss de Narconon, eux, mangent à part. Un
jour, je les ai vus en train de déjeuner : ils se tapaient un de ces gueuletons!
Un dimanche, enfin, j'ai le temps de réfléchir sérieusement. D'abord je pense à
Detlev, ça me rend triste. Ensuite je me pose des questions : Que faire après la
thérapie ? Ces séances m'ont-elles vraiment aidée ? J'ai plein de questions, mais
aucune réponse. Je voudrais bien parler avec quelqu'un, mais je n'ai personne:
ici, il est interdit de nouer des amitiés, c'est l'un des grands principes de la
maison. Si on essaie de discuter de ses problèmes avec les types de Narconon,
ils vous flanquent illico une séance.
-
- Depuis que je suis dans cette boîte, je
n'ai pas eu une vraie conversation. Le lundi, je me pointe au bureau et je leur
crache le morceau d'un trait. En premier lieu, la bouffe. Ensuite, on m'a volé
presque tous mes slips. Impossible de pénétrer dans la buanderie, car la fille
qui en a la clé passe son temps en ville pour se shooter. D'ailleurs elle n'est
pas la seule. Ce genre de trucs, ça me débecte. Et le rythme forcené des
séances, et le travail ménager. Je suis épuisée, je n'ai pas ma ration de
sommeil. "Okay, je leur dis, vos thérapies, c'est très bien. Mais elles ne
m'apportent pas la solution de mes problèmes. Tout ça, au fond, c'est du
dressage. Vous essayez de nous dresser. Mais moi j'ai besoin de quelqu'un à qui
parler de mes problèmes. Et j'ai besoin de temps pour me colleter avec mes
problèmes."
-
- Ils m'écoutent sans mot dire, avec leur éternel sourire. Après
quoi j'ai droit à une séance supplémentaire. Elle dure toute la journée,
jusqu'à dix heures du soir. J'en sors de nouveau totalement apathique. Peut-être
savent-ils ce qu'ils font, après tout? Ma mère m'a raconté, au cours d'une de
ses visites, que la Sécurité sociale lui rembourse les frais de mon séjour chez
Narconon. Puisque l'État dépense de l'argent pour ça, c'est que ça doit être
okay.
-
- D'autres pensionnaires de Narconon ont encore plus de problèmes que moi.
Gaby par exemple. Elle est tombée amoureuse d'un type et voulait absolument
coucher avec lui. Elle est allée, comme une idiote, le raconter aux boss.
Résultat une séance supplémentaire. Elle a tout de même baisé avec le type, ça
s'est su, et on les a ridiculisés devant tout le monde. Gaby s'est enfuie le
soir même et n'est jamais revenue. Le type, un animateur qui soi-disant était
clean depuis plusieurs années, s'est tiré quelques jours plus tard. Il est
redevenu toxico jusqu'à la moelle. En réalité, les gens de Narconon ne
s'inquiètent pas tellement que l'on baise ou non. L'important, pour eux, c'est
de nous empêcher de nouer des liens. Mais ce type travaillait chez eux depuis
plus d'un an - comment supporter si longtemps l'isolement ?
-
- Tard le soir, nous avons quelques instants de loisirs. Je les
passe toujours avec les plus jeunes des pensionnaires. Je suis la plus jeune
mais personne, dans cette bande que nous commençons à constituer, n'a atteint
ses dix-sept ans. C'est la première vague des très jeunes drogués: nous étions
tous encore des enfants quand nous avons commencé à nous piquer. Et on devient
une loque en un ou deux ans, parce qu'à l'âge de la puberté le poison est encore
plus dévastateur que plus tard. Si nous nous retrouvons ici, c'est tous pour la
même raison : pas de place en thérapie ailleurs. Comme moi, la plupart en sont
vite arrivés à la conclusion que les séances n'apportent pas grand-chose.De
toute façon, celles ou on met deux jeunes ensemble se transforment en franche
rigolade: comment garder longtemps son sérieux quand on doit engueuler un
ballon de foot, ou se regarder droit dans les yeux pendant deux heures ? On a
renoncé à nous faire passer au détecteur de mensonge. A quoi bon, puisque nous
affirmons que la séance ne nous a servi à rien? On s'est marrés, c'est tout.
-
- Nos malheureux animateurs sont de plus en plus désemparés. Nous
n'avons bientôt plus qu'un seul sujet de conversation : l'héro. Parfois, en
petit comité, je parle aussi des moyens de se tirer. Au bout de quinze jours de
Narconon, j'ai mon plan. Deux garçons et moi, nous nous déguisons en "commando de grand netoyage": grâce à notre arsenal de seaux, balais-brosses
et serpillières, nous franchissons toutes les portes sans encombre. On est fou
de joie tous les trois. Si impatients de se shooter que c'est tout juste si on
ne fait pas dans nos culottes. Nous nous séparons à l'entrée du métro. Je prends
la direction Zoo. Je vais retrouver Detlev."

|
-
- 24 Heures,
2 avril 1995, Madeleine Schürch
- [Texte
intégral]
-
- A
coups de tracts dénigrant la psychiatrie, et sous couvert
d'aider les victimes d'abus, la secte de L. Ron Hubbard attire
dans ses filets des personnes fragiles.
-
- Une méthode dénoncée
par une infirmière.
-
- J'étais
prête à foncer. Et si «l'on ne m'avait pas
avertie, je serais probablement tombée dans le panneau»,
explique la jeune femme, en brandissant un tract jaune, barré
d'un titre: «Trahis par la psychiatrie ?». C'est
que les mots imprimés en gras, «Vous pensiez être
aidés et vous avez été victimes de viols,
abus sexuels, voies de fait, internements abusifs, séquestrations,
mutilations ou chantage ? Contactez-nous!», ont interpellé
cette infirmière au chômage. Soumise trois semaines
avant à un bref internement psychiatrique qu'elle estimait
abusif, encore fragile et dépressive, cette Lausannoise
s'est empressée de contacter l'auteur du tract, une certaine
Commission des citoyens pour les droits de l'homme. Sans savoir
que celleci émane de l'Eglise de scientologie, dont
le nom ne figurait pas sur l'affichette.
-
- La secte,
dont le fondateur L. Ron Hubbard vouait une haine sans merci
aux psychiatres, prône «la dianétique et
la scientologie, un monopole total sur le maniement efficace
du mental et de l'esprit». Une méthode dispensée
contre monnaie sonnante et trébuchante, basée
sur l'audition, la recherche d'événements traumatiques
du passé, en contrôlant la «clarté»
du patient avec un électromètre. Depuis
des années, l'Eglise de scientologie mène une
campagne de discrédit sur les psychiatres et leurs thérapies.
Dans le but, selon des documents internes fournis par d'anciens
membres, de soustraire les malades à leur traitement
et de les faire entrer dans le giron de la secte.
-
- Périodiquement,
la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCHR),
fondée aux USA en 1969 par l'Eglise de scientologie,
inonde les boîtes aux lettres de tracts et les journaux
de petites annonces «cherchant des témoins d'électrochocs».
-
- «Notre
commission n'a pas pour but d'attaquer la psychiatrie, mais
de dénoncer ses abus et d'aider ses victimes»,
prétend le médecin vétérinaire Laurence
Walter, présidente du groupe lausannois. Bien que scientologue
convaincue, elle se défend de faire du prosélytisme,
ni de vouloir cacher quoi que ce soit puisque la secte est mentionnée
sur son papier à lettres. «De toute façon,
un patient en état psychotique ne pourrait, selon nos
règles, entrer dans l'Eglise et passer le test prérequis.»
-
- En
état d'errance
-
- Que dire
alors du cas de François ? C'est par une connaissance,
qui l'a peu à peu convaincu que le traitement psychiatrique
qu'il suivait depuis plusieurs années ne progressait
pas, que cet employé PTT (les services postaux et téléphones - ndlr)
est entré dans la secte en 1992. «A cette époque,
mon déséquilibre s'était accentué,
je souffrais de terribles angoisses, j'avais des hallucinations
et me figurais que je pouvais entrer en contact avec les gens
par télépathie», raconte ce quadragénaire.
-
- C'est
dans cet état qu'il quitte son médecin, en février
de la même année, pour entrer à l'Eglise
de scientologie. Il passe un premier test d'aptitude, malgré
sa confusion mentale. Mais pour accéder à un cours,
il doit s'acquitter d'un dépôt de 20'000.- francs
(12'500 euros env.), qui sera débité au gré
de ses dépenses. Une représentante de la secte
l'accompagne pour obtenir un prêt bancaire. Deux établissements
le lui refusent, un troisième accepte. «L'accompagnatrice
est même venue à mon domicile pour vérifier
mon certificat de salaire annuel», précise François.
-
- A fin
avril, constatant que leur «client» est décidément
trop perturbé, l'Eglise l'exclut des cours. La secte
fait signer à François une déclaration
par laquelle il «ne désire pas retirer le montant
de ses donations à l'Eglise, malgré la proposition
de celle-ci de le rembourser» ! il s'engage à maintenir
sa volonté de s'améliorer spirituellement grâce
à la scientologie,quand l'Eglise le jugera apte à
le faire.
-
- On l'enjoint
de changer de boulot, de prendre l'air. C'est ce qu'il fera,
dans un état d'errance psychotique qui l'emmènera,
muni d'un fusil de chasse, des forêts neuchâteloises
à l'aéroport de Kloten ! Enfin interpellé
par la police, il sera soigné à Cery pendant une
mois et demi (un hôpital psychiatrique du canton de Vaud
-ndlr)
-
- Rétabli,
c'est grâce à un avocat qu'il porte plainte contre
l'Eglise pour obtenir le remboursement des sommes. «données».
Plainte qui sera retirée en 1993, la secte ayant finalement
accepté, pour éviter que l'affaire soit jugée,
de rendre la somme due. Aujourd'hui, François a retrouvé
une vie normale.
-
- M.S.

|
- Étrange coïncidence
-
- Mr Fernand Pasche,
le
représentant de l'Eglise de scientologie
de Genève a adressé
par erreur à la rédaction du journal
l'Hebdo un rapport
de mission précisant l'intention de la scientologie
de
manipuler le Centre
vaudois de recherche pédagogique
à Lausanne, et la direction
de la prison de Champ-Dollon
à Genève. Le
but de cette tentative d'infiltration était
que ses organismes de l'Etat distribuent la brochure
scientologue "le chemin du bonheur" ...
-
- La
scientologie, selon l'article de presse de l'Hebdo,
a profité de ses rendez-vous au plus haut
niveau pour faire la promotion
de divers groupes affiliés :
- FORMATIQUE, une entreprise de cours d'informatique
- UNIR: L'"Union contre l'intolérance religieuse"
- CCDH
(CCHR): La "Commission des citoyens pour
les droits de l'homme"
- ACECM: l'"Association des chefs d'entreprise
pour une augmentation de la confiance mutuelle"
(sic)
Toutes
des activités se devant d'appliquer les règles
hubbardiennes !!!
|
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Documents
vidéo sur les abus de la secte de scientologie
- Exposing Scientology Through Streaming Video
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LA SCIENTOLOGIE DANS LES
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Un
must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué"
Ce livre
de Russell Miller révèle la face cachée de la
scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mytho-
mane
et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf
ou html sur notre site. Nous avons également publié une
version résumée.
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- Témoignage
de
- Jean-Luc Barbier
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