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Les récents propos de Mme Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy, montrent que l'ignorance du fonctionnement des sectes et de leurs conséquences est encore une réalité au plus haut niveau de l'état. Il est dommageable qu'une telle responsable politique véhicule l'idée que la tête de l'Etat français est peu au fait des dérives sectaires et de la scientologie au point que le président Nicolas Sarkozy a dû intervenir et affirmer publiquement: "les activités sectaires sont inadmissibles et inacceptables et il faut faire preuve de la plus grande fermeté" Ne pas reconnaître l'excellent travail de prévention de la MIVILUDES (Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DÉrives Sectaires) et clamer vouloir en finir avec son «bla-bla» (sic) c'est détruire l'ensemble du travail de prévention mis en place par l'Etat français depuis une quinzaine d'années. D'autre part, vouloir refuser de publier une liste de sectes qui pratiquent la manipulation mentale écrasante n'est pas compatible avec le principe de précaution et de responsabilité de notre 21ème siècle. Pourquoi trahir ainsi la confiance des victimes de sectes en son gouvernement ? Nos politiciens se doivent de s'informer sur les sectes nuisibles et criminelles comme celle de scientologie. La scientologie est un mouvement qui ne fait que vendre à prix d'or une pseudo thérapie psychiatriaue et qui possède une «prison secrète», une justice parallèle, une police secrète et qui édicte des «fatwa de scientologie» (les SP orders) tout incitant ses membres à attaquer ceux qui en font l'objet ! La publication par la scientologie de textes expliquant comment commettre des actes criminels aurait dû être pris en compte depuis des années par nos autorités. Les nombreux abus de la scientologie ne sont pas compatibles avec un pays qui veut défendre les Droits de l'Homme et autoriser un tel groupe qui ne respecte pas nos lois ni nos valeurs démocratiques est un scandale. Nos autorités se doivent d'interdire la scientologie.
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Les sectes "sont un non-problème" en France
Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, considère que "la liste établie en 1995 est scandaleuse" et qu'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par la Scientologie.
Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa) "La lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème", juge cette proche du chef de l'Etat. "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "On peut s'interroger" "Quant à la Scientologie", qui figurait dans cette liste, "je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix", souligne Emmanuelle Mignon. Les rapports parlementaires français considèrent que l'Eglise de Scientologie est une secte. La scientologie bénéficie toutefois du statut de religion dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis. La Miviludes bientôt rattachée à l'Intérieur Emmanuelle Mignon indique que le gouvernement compte "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle. Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice". "Assurer la liberté de croyance de tous" Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes début février. Elle a notamment mis en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie. Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous". Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations. L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution. "La croyance diffuse des valeurs" La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril, a indiqué l'organisme samedi, précisant que c'est au chef du gouvernement qu'il revient de décider de rendre public ce rapport ou non. Un document de travail, issu d'une réunion commune du conseil d'orientation et du comité exécutif de la Miviludes tenue le 7 février, a été transmis vendredi aux différents ministères concernés (Intérieur, Justice, Santé...). Emmanuelle Mignon souligne par ailleurs que Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société". "La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle. Emmanuelle Mignon:"Les sectes sont un non-problème" LEXPRESS.fr - mercredi 20 février 2008 - Texte intégralLa directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy estime aussi qu'on peut "s'interroger" sur la menace repré- sentée par la Scientologie, dans un entretien publié dans l'hebdomadaire VSD. Des propos partiellement démentis dans un communiqué de l'Elysée.
Ces mots ont aussitôt été démentis par un communiqué de l'Elysée: "Je n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD" assure Emmanuelle Mignon. Dans VSD, on peut encore lire d'autres propos non démentis: "La lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets", juge cette proche du chef de l'Etat. "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. Emmanuelle Mignon indique aussi que le gouvernement veut "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle. Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice". Inquiétude des associations Début février, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes en mettant en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie. Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous". Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations. L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution. La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril. Défendant les positions controversées du chef de l'Etat sur la religion, Mignon souligne par ailleurs qu'il est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société". "La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle. |
Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy «En France, les sectes sont un non-problème», a déclaré Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, dans une interview à «VSD» *. -- * VSD n°1591 (du 20 au 26 février 2008) Sollicitée dans le cadre d’un article intitulé «Scientologie: la secte américaine vise la respectabilité. Pourquoi la France laisse faire», Emmanuelle Mignon affirme: «Quant à la scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c’est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas une menace particulière pour l’ordre public et ils ont le droit d’exister en paix.» Dès la parution de l’article ce 20 février, ces propos ont suscité une série de réactions. L’intéressée par le biais d'un communiqué de l’Elysée a démenti avoir fait de telles déclarations, assurant «n’avoir jamais tenu les propos qui (lui) sont prêtés par l’hebdomadaire “VSD”». «Interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République, j’ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet», a-t-elle ajouté.
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Commentaires de lecteurs indignés Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20080220.OBS1451/lsreactions00e5.html?l=2 Honteux
!!! Les propos de cette dame sont en contradiction totale avec les nombreux rapports, témoignages de proches et anciens adeptes de la scientologie, pour ne citer qu'elle ! Cette secte est dangereuse, elle instrumentalise les personnes avec des méthodes dignes des pires régimes fascistes, harcèlement moral, conditionnement psychologique, rupture avec votre famille et votre entourage, spoliation des biens financiers des adeptes, campagne de dénigrements de ses opposants par la rumeur et la calomnie... Je connais des personnes qui en sont sorties, d'autres qui y sont encore et ils n'arrivent pas à en sortir car ils sont complètement désociabilisés. PS : J'ai travaillé quelques années rue Legendre (17ème),
siège du Celebrity Center (VIP), je peux vous assurer que cette secte est une
pompe à fric, chaque semaine des sommes astronomiques ("dons") sont expédiées au
Danemark (siège européen des scientologues), ils financent certains commerçants
du quartier pour s'acheter une crédibilité. Les sectes un "non problème" ? Dites ça aux parents de ceux qui se sont trouvés pris au piège ... il y a eu des commissions d'enquête au Parlement, elles sont bonnes à mettre au panier ? Mignon, qui c'est encore celle-là, d'où elle sort, quels sont ses pouvoirs ? Il y a un
gouvernement, il y a un Parlement les autres sont des non autorisés à
s'exprimer au nom du peuple français. Mignon, non non Gloups Vous savez quoi ? Les scientologues vont voter UMP yanamar Pourquoi le policier Arnaud Palisson chargé du dossier "Scientologie" a été évincé lorsque Nicolas sarkozy était ministre de l'intérieur ? La porte parole de cette secte a reconnu que les choses s'étaient améliorés pour eux depuis l'éviction de ce policier gênant... Ll'émission " 90 minutes " avait parlé à l'époque de cette histoire... Toc C'est foutu
! Le ver est dans la pomme ... Sarkozy avait fait une promesse à Cruise qu'il est en train de lui
servir sur un plateau! Si la scientologie tient tellement à être reconnue comme culte,
c'est uniquement pour ne pas payer d'impôt, point barre! Le spirituel, ils s'en foutent comme de l'an 40! Goliath (... non-problème ...) Wow !! la France s'enfonce dans un nouvel obscurantisme... Les Sectes deviennent aux yeux de notre gouvernement un Non-Problème, et ainsi toutes personnes en perditudes pourront se raccrocher à une croyance quelconque... et les familles connaissant le drame de l'enrolement des sectes doivent ne plus rien comprendre... Le Caneton Menotté Ils sont fous "La liste établie en 1995 est
scandaleuse" dit-elle. Rappelez-moi quelle était donc la couleur de la
majorité de l'époque ? Beaucoup sont restés députés, et j'espère qu'ils
oseront enfin l'ouvrir. fisc scientologie L'auteur de cet ouvrage, Arnaud Palisson, a eu accès à des documents confidentiels et étudié la littérature de la, secte, ses directives internes, les biographies du fondateur Lafayette Ron Hubbard, ainsi que des sources extérieures. II a suivi les différentes étapes de la progression d'un adepte au sein du mouvement et constaté à chaque fois des infrations relevant du Code pénal français. En effet plus un adepte avance au au sein du corpus doctrinal, plus il est amené à consentir des sacrifices qui correspondent à des qualifications pénales.
Les organisations de scientologie présentent une dangerosité particulière par rapport à d'autres nouveaux mouvements religieux. Elles se livrent à des activités répréhensibles qui entrent dans le cadre de la criminalité organisée, comme l'exercice illégal de la médecine, l'escroquerie aggravée et la séquestration arbitraire. Elles profitent de l'ascendant croissant qu'elles exercent sur leurs membres pour les tromper et commettre des exactions de plus en plus graves. Par conséquent, les juges doivent envisager, sérieusement la
dissolution des organisations de scientologie. Telles sont les principales
conclusions d'une thèse de doctorat de droit privé et de sciences criminelles
qui vient d'être soutenue en France à l'Université de CergyPontoise par un
fonctionnaire du Ministère de l'intérieur. Unagi Non ! Je suis homme de droite,mais là je ne suis pas du tout d'accord et je n'aime pas du tout cette tendance actuelle de vouloir faire des sectes des religions. Il y a un grand danger sur cette façon
d'approcher le sujet et j'espère que la chambre des députés s'opposera à toute
tentatives de vouloir donner un statut à ces sectes. cylene |
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Emmanuelle Mignon a parfaitement raison ! Soit il y a un danger et l'on interdit certains mouvements, soit ils ne sont pas dangereux et on les laisse en paix ! Je suis stupéfaite par les diverses réactions que je viens de lire et qui me fait dire que les Français sont vraiment des assistés à tous points de vue ! Vous avez peur de tout ! Comment feriez vous si vous viviez au Canada, aux USA, ne serait ce qu'en... Espagne où la scientologie est perçue comme étant une religion... Libre à vous d'y adhérer ou pas. Etes vous capable de vous prendre en main ?! J'en doute... Madel |
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L'Etat français doit prendre en compte les abus des sectes Le commentaire ci-dessus signé par l'internaute Madel montre, oh combien, que la question de la manipulation mentale n'est pas encore enseignée dans nos écoles. Les victimes ne vont pas dans une secte de leur plein gré, les victimes de sectes nocives sont happées et manipulées à leur insu. Les citoyen(ne)s qui s'inscrivaient au parti nazi dans les années trente savaient-ils (elles) se que voulait réellement Adolphe Hitler ? Les sectes nocives abusent et profitent de l'immaturité et de la faiblesse (parfois seulement momentanée) de nos concitoyens. De telles sectes profitent du manque de prévention contre les dérives sectaires et il est temps que la situation change. L'ignorance de l'existence et des conséquences de la manipulation mentale écrasante au sommet de l'Etat est une insulte aux victimes, mais ne me surprend guère. Il a bien fallu plus de trente années de lutte pour interdire la cigarette dans les lieux publics ! Je suggère à Madame Emmanuelle Mignon ainsi qu'au Président Nicolas Sarkozy de lire ce résumé du «Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens» par Beauvois et Joule (presse - Universitaires de Grenoble). (voir ici) ainsi que l'excellente étude du professeur Roland Huckel sur la manipulation mentale et ses trois degrés d'intensité - douce - dure ou écrasante. (voir ici) «Le siècle 21ème siècle sera le siècle de la compréhension des mécanismes de la manipulation mentale» avais-je annoncé sur de nombreux forums avant les festivités de l'an 2000. J'y crois encore.
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Sectes: Nicolas Sarkozy prône la fermeté pour clore la polémique
À la suite de la polémique déclenchée par des propos prêtés à sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'en ce qui le concernait sa "position a toujours été claire: les activités sectaires sont inadmissibles et inacceptables et il faut faire preuve de la plus grande fermeté". Nicolas Sarkozy se défend d'avoir jamais eu la moindre faiblesse envers l'Eglise de scientologie après la polémique déclenchée par des propos prêtés à sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon. "En ce qui concerne les sectes, ma position a toujours été claire: les activités sectaires sont inadmissibles et inac- ceptables et il faut faire preuve de la plus grande fermeté", a-t-il dit à Noyelles-Godault, dans le Pas-de-Calais, en marge d'un déplacement sur le thème de l'emploi. A la question de savoir si l'Eglise de scientologie était une secte, il a répondu: "Ce n'est pas à moi de le dire". "Il y a une commission, c'est à elle de le dire", a-t-il ajouté, faisant référence à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). "Je n'ai jamais eu la moindre faiblesse, quand j'étais ministre de l'Intérieur, avec eux", a-t-il affirmé. En août 2004, alors ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy avait reçu l'acteur américain Tom Cruise, scientologue revendiqué, à Bercy, déclenchant alors une salve de critiques. François Fillon est à son tour intervenu dans le débat en défendant l'action de la Miviludes, "qui restera sous l'autorité du Premier ministre". "Il n'y a pas de polémique. Mme Mignon s'est expliquée. Moi, je n'ai pas à commenter les propos des collaborateurs du président de la République", a dit le chef du gouvernement en marge d'une visite de soutien à Françoise de Panafieu, à Paris. François Fillon a ajouté que la mission de la Miviludes ne subirait "aucun changement". "Je souhaite plutôt qu'on renforce ses moyens. Ça restera un instrument interministériel, parce que c'est sa vocation", a-t-il souligné. Jeudi, Emmanuelle Mignon a de nouveau corrigé les propos qui lui ont été prêtés sur les sectes - "un non-problème", aurait-elle dit à VSD - sans réussir à faire taire la controverse, à droite comme à gauche. "S'il y a des mouvements sectaires qui abusent de la faiblesse des gens ou qui troublent l'ordre public, ils constituent un problème", explique-t-elle dans Le Figaro. Elle ne contredit pas en revanche d'autres déclarations rapportées par VSD, quand elle juge "scandaleuse" la liste des mouvements sectaires établie en 1995 par une commission parlementaire sur laquelle figure notamment l'Eglise de scientologie. TOM CRUISE AU GOUVERNEMENT ? Profondément catholique, Emmanuelle Mignon a écrit certains des discours les plus contestés de Nicolas Sarkozy sur la religion et la laïcité, en particulier celui de Latran. C'est aussi elle qui a inspiré la dernière initiative présidentielle, également contestée, sur le "parrainage" par chaque élève de CM2 d'un enfant juif français tué par les nazis. Entre VSD et Emmanuelle Mignon, "il y a eu une incompréhension, à l'évidence, des deux côtés", a plaidé jeudi le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. "Le gouvernement n'a aucun projet tendant à relâcher (sa) vigilance" et souhaite "au contraire" renforcer ses moyens d'action" face aux sectes, a-t-il assuré. Dans VSD, Emmanuelle Mignon explique que le gouvernement entend transformer la Miviludes "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla bla". "Il est vrai qu'il y a une interrogation sur le travail de la Miviludes, qui n'est sans doute pas assez coordonné avec celui des forces de police", a confirmé David Martinon, évoquant des "réflexions (...) en cours au ministère de l'Intérieur". "Que la mission fasse son travail, qu'elle soit sévère avec toutes les sectes", a commenté pour sa part Nicolas Sarkozy à Noyelles-Godault. Les propos d'Emmanuelle Mignon ont continué à alimenter le débat jeudi, sur les sectes mais également sur l'expression des conseillers présidentiels dans les médias. "S'exprimer c'est un métier", a jugé Jean-Pierre Raffarin sur LCI. "Ce genre de polémique on s'en passerait, surtout en période électorale", a déploré l'ancien Premier ministre UMP à moins de trois semaines du premier tour des munici- pales. Pour Claude Goasguen, député UMP de Paris, "Nicolas Sarkozy a donné le feu vert à ses conseillers de parler et c'est bien là le problème". S'exprimant sur Radio Classique, il a ajouté : "S'il y a eu une stratégie assez machiavélique qui consistait à dire 'on va essayer de faire oublier le pouvoir d'achat en faisant des déclarations sur tous autres sujets', c'est raté". De son côté, Ségolène Royal a jugé "totalement irresponsables" les propos d'Emmanuelle Mignon et le PS a réclamé sa démission. "Il faut que le gouvernement redevienne sérieux. On voit aujourd'hui des dérapages sur tous les sujets", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée. "Extrêmement choquée", Corinne Lepage, candidate du Mouvement démocrate aux municipales à Paris, a manié l'acidité. Pourquoi pas nommer Tom Cruise au gouvernement, à la tête d'un "secrétariat d'Etat à la scientologie et au développement des sectes en France", a ironisé l'avocate sur Canal+. Emmanuel Jarry et Laure Bretton |
Des élus de gauche se sont rassemblés devant le siège de la Scientologie à Paris afin de faire part de leur "vigilance". Suite aux déclarations controversées sur les sectes d’Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, les parlementaires, élus de Paris PS, MRC, PRG et Jean-François Pernin, ancien maire centriste du XIIè arrondisse- ment et candidat aux municipales, se sont réunis rue Jules-César, dans le XIIè. Ils étaient ceints de leur écharpe tricolore. Anne Hidalgo, première adjointe au maire PS de Paris, a expliqué: "C’est un acte de vigilance. Nous considérons que la laïcité est en danger lorsque de tels propos sont tenus dans notre République. Les sectes ne peuvent pas se confondre avec la République". Daniel Vaillant, député-maire PS du XVIIIe et ancien ministre de l’Intérieur, estime que la déclaration de Mme Mignon est "une piqûre de rappel". Enfin, Patrick Bloche, député socialiste, pense qu’une ligne jaune a été franchie, "au-delà des rectifications et démentis. Source: .http://www.agoraflux.com/article11418.html - 22 février 2008 |
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En réaction aux déclarations de Mme Emmanuelle MIGNON, Directrice de cabinet du Président de la République lors d'une interview donnée au Figaro le 21 février dernier à propos du rapport parlementaire sur les sectes réalisé en 1995 en partie, grâce aux travaux des Renseignements Généraux, le Syndicat National des Officiers de Police (SNOP-majoritaire), condamne les jugements de valeur portés par Mme MIGNON. Elle a en effet déclaré que « la liste » des organisations ayant attiré l'attention du ministère de l'Intérieur et venant «des Renseignements Généraux a été retranscrite dans un rapport parlementaire sur les sectes sans vérification approfondie». Cette déclaration qui ne trouve aucun fondement, met considérablement en cause le travail de ces professionnels qui n'ont de cesse d'alerter les pouvoirs publics sur toutes les formes de menaces émergentes qui pèsent sur notre société. Ils le font à partir d'éléments d'observations et d'analyse à chaque fois recoupés dans une durée de temps qui ne laisse pas de doute sur la fiabilité des informations données. |
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Un must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué" Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.
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