- Une
employée de l'Église de scientologie
de Lausanne
- pressée comme un
citron
-
- Le
témoignage de Pierrette
- (nom
fictif)
-
- De
temps à autre, un homme se dresse en
ce monde,
- Etale
sa fortune et proclame : «c'est moi !»
- Sa
gloire vit, l'espace d'un rêve fêlé.
- Déjà
la mort se dresse et proclame: «c'est
moi !»
-
- Omar
Khayyam
- Madonna
(nom fictif), employée de l'Eglise de scientologie
de Lausanne était une des "reg."
(registrar), une des vendeuses de l'organisation
de L'Eglise de scientologie de Lausanne, mais aussi
la responsable de la division dans laquelle je travailllais.
C'est elle, avec le directeur de l'Eglise de scientologie,
et accessoirement quelques FSM (membres du personnel
à l'extérieur), qui faisaient bouillir
la marmite, entendez par là qui faisaient entrer
le fric.
-
- Je
la craignais plus qu'aucun autre employé
de la scientologie. Car, quand elle soupçonnait
une source d'argent, de fric quelque part, comme
un chien qui tient un bel os, rien ni personne ne
lui faisait lâcher sa prise. L'os, en l'occurrence,
c'était moi et surtout l'argent que je représentais.
-
- Lorsque
mon mari est mort, Madonna ne m'a pas lâchée
avant que j'achète de l'audition
pour m'aider à «traverser
mon deuil».
-
- (Mon
mari avait quitté son corps comme on
dit en Scientologie - Le thétan
quitte son corps comme un chauffeur sort de
sa voiture. Pour aller dans l'entredeux
vie et aller dans une maternité chercher
un nouveau corps. Et, recommencer un nouveau
cycle de vie sur la terre ...)
-
- Pour
Madonna, je devais payer cette audition, que je
travaille à l'org ou pas, là n'était
pas la question. Elle m'a très bien fait
comprendre que ce n'était pas correct ! Il
fallait un échange sonnant et trébuchant,
le travail ne pouvait en aucun cas être considéré
comme une contrepartie. Les scientologues ne donnent
jamais rien sans contrepartie, comme cela gratuitement.
-
- J'ai
donc dû acheter des heures d'audition
(la thérapie de scientologie) pour environ
2'000.- francs (1'300 euros). De cette audition j'en
suis sortie comme anesthésiée et ne
me
sentais plus la même. J'avais l'impression
de me dédoubler. Une partie de moi-même
regardait ce que faisait l'autre, sans pouvoir intervenir.
-
- Même
pendant que je travaillais, quelque chose surveillait
ce que je faisais.
-
- Une
employée de l'Eglise de scientologie
capable de tout pour faire rentrer de l'argent
- Un
jour, Madonna m'a convoquée. Quand je me suis
rendue à son bureau, elle
était très inquiète. Pourquoi,
je ne le savais pas, mon travail je le faisais le
mieux possible mais j'avais une peur bleue de Madonna.
Je la sentais capable de tout pour faire rentrer
de l'argent pour la scientologie.
-
- Elle
me demanda avec un grand sourire :
-
- -
Comment vas-tu, Pierrette ?
- -
Quelle question ! ... Mais oui ça va !
- -
Ces heures d'audition t'ont fait du bien n'est-ce
pas ? Tu as très bonne mine, tu sais ...
-
- J'avais
envie de répondre "bof". Je n'ai pas
osé.
-
- -
Elle me demanda encore si je m'en sortais financièrement.
-
- Je
me crispais intérieurement; je trouvais cette
question indécente, cela ne la regardait
pas.
-
- J'attendais
un rétroactif sur mes rentes, le versement
tardait un peu. Je ne lui en ai alors pas parlé,
ni de l'assurance que mon mari avait contractée
et qui devait payer le petit coin de terre sous
laquelle il reposait. Les frais que représente
la mort sont sacrés et si certains en profitent,
cela n'enlève rien au fait. Pour le repos
de l'être qui est parti, il faut respecter
cela. Je ne lui parlais donc pas de cet argent non
plus. Deux jours après, l'argent fut versé
sur mon compte.
-
- Madonna
arriva comme une furie : «Pourquoi n'as-tu
pas parlé de l'argent que tu allais recevoir
? Tu es une tricheuse, tu caches tes revenus, l'org a le droit de savoir
!
-
- Je
répondis fermement que cet argent, personne
n'y toucherait, tant que je serais vivante. Cet
argent devait payer sa tombe, sa mise en ordre.
Madonna me traita d'avare, de grippe-sous, de dégueulasse,
et elle est repartie dans une rage démentielle.
«Tu refuses d'aider Ron à clarifier
la planète me lança-t-elle, un moment
plus tard, à la cafétéria,
devant plusieurs staffs. Tu as de l'argent et tu
refuses de le donner».
-
- Je
lui ai répondu que je travaillais des heures
et des heures pour un salaire de misère et
que presque tout le matériel indispensable
à mon département, je le payais de
ma poche.
-
- Madonna
me menaça aussitôt d'un rapport
d'éthique; je n'avais pas le droit de
parler comme je le faisais.
-
- «Nous
n'avons rien et nous donnons tout, et toi tu n'as
même pas pas ta carte
de membre à vie» me dit-elle, oubliant
que du toner aux enveloppes, en passant par l'achat
de mon bureau et de dossiers pour classer la moindre
fiche, j'avais avancé plus de
20'000.- francs. Somme qui jamais
ne me sera remboursée.
-
- Depuis
les dernières auditions de scientologie,
je n'arrivais plus à repousser cette espèce
de chape qui m'enfermait comme un carcan et qui
m'empêchait de réagir comme je le voulais,
comme je l'aurais fait avant.
-
- Je
n'arrivais plus à me défendre. Je
sentais que j'aurais dû réagir violemment
aux propos de Madonna, mais je n'y arrivais pas.
Je me sentais comme engluée, ne pouvant dire
ce que je pensais vraiment.
-
-
- Peu
auparavant l'org avait décrété
que j'étais «PTS» (Source potentiel
de troubles à cause d'une connection avec
une personne dites «suppressive»...).
Il fallait nettoyer tout cela. Normalement, un
scientologue ayant reçu ce statut de «PTS»
n'a pas le droit de recevoir de l'audition. Je représentais
un danger pour l' org.
-
- Ils
contournèrent ce fait en déclarant
que c'était de l'éthique, payant bien
sûr.
-
- J'avais
l'impression d'avoir attrapé une maladie
honteuse et qu'ils le savaient. Enfin, c'est ce
qui m'a été expliqué par A
+ B, bien que je n'étais du tout d'accord
sur ce fait, je les ai laissé dire.
-
- Pourtant,
ils me firent bien comprendre qu'avec mes hauts
et mes bas, je mettais l'org en danger et, comme
ils l'affirmaient, je les ai crus.
-
- Je
venais de passer mes examens et avais été
reçue officiellement comme staff. J'ai donc
acheté le cours qui me permettrait de comprendre
ce qui n'allait pas chez moi. (cours PTS/SP - PTS
= source potentielle d'ennuis et SP = personne suppressive.)
-
- Ce
cours est un maniement d'éthique. J'étais
obligée de le suivre si je voulais par
la suite être auditée sur le Pont (Bridge
en Anglais), la route qui mène à l'état
de clear, appelé
aussi le tableau des grades et des niveaux de conscience.
Le voyage du non-savoir à la révélation.
Et comme tous les Scientologues, je rêvais
de le traverser, ce pont.
-
- Pendant
que je suivais ce cours Madonna ne me lâcha
pas. Pour suivre les grades qui jalonnent le pont
jusqu'à clair, il lui fallait, selon ses
dires, environ 120 heures d'audition si tout allait
bien, plus les heures nécessaires pour se
débarrasser de ma situation PTS, bien sûr,
car il fut décrété que le cours
ne suffisait pas. Après avoir donné
tout ce que j'avais soigneusement mis de côté
pour on ne sait jamais, il me restait dans les 50'000
dollars à trouver pour pouvoir m'offrir "l'état
de clair".
-
- Je
me disais que j'avais tout le restant de ma vie
pour y arriver. Ce n'était pas si mal comme
objectif. Là, je n'ai pas réalisé
que je me faisais complètement manipuler
car pour recevoir l'audition pour devenir clear,
jamais je n'aurais dû verser un sou car en
tant qu'employée selon les règlements
de scientologie j'aurais dû recevoir gratuitement
de l'audition ...
-
-
- Je
ne sais pas encore maintenant comment ils ont fait
pour m'obliger à m'endetter pour payer mes
auditions.
-
- Je
me souviens seulement que Madonna commença
à me convoquer tous les jours à tout
instant. Ou bien elle m'apostrophait dans les corridors
ou à la cafétéria, toujours
devant des témoins : «Alors, Pierrette,
tu as enfin trouvé une solution pour ton
audition ?» Un harcèlement abject.
«Alors, tu as trouvé une solution ?
Alors tu as enfin cet argent ? ...» Comme
si je le devais, comme si je faisais une mauvaise
action de ne pas trouver l'argent demandé,
exigé plutôt.
-
- C'était
devenu une obsession. Rien que d'entendre le son
doucereux de la voix de Madonna, je plongeais dans
une angoisse qui me laissait un noeud au ventre,
tremblante.
-
- Je
cherchais de quelle faute je pouvais bien m'être
rendue coupable ? Les mots argent, fric, dollar
me faisaient frémir, presque vomir. Si je
n'avais pas signé un contrat de travail qui
me liait à l'org, je serais alors partie
en claquant la porte.
-
- Plusieurs
fois, je me suis jurée que je ne retournerais
pas à mon travail. Ils le savaient très
bien, car ils ne m'ont jamais laissé le temps
de réaliser ce qui m'arrivait.
-
- J'ai
eu plusieurs auditeurs successifs, plus de six auditeurs
différents; normalement il est déconseillé
de changer à tout moment d'auditeur, un staff
peut faire des sacrifices n'est-ce pas ? Même
quand il paye ses auditions alors qu'il travaille
pour un salaire de misère.
-
- En
Scientologie, tout doit être manié,
mais surtout les emprunts bancaires
-
- Mon
auditeur s'étonnait du peu de gains (améliorations
que l'audition apporte au pc = préclair)
que je faisais. Je finis par lui dire que je n'en
pouvais plus du harcèlement dont j'étais
l'objet. Il me répondit que je devais manier
cette situation.
-
- En
Scientologie, tout doit être manié
: les gens, les choses, les situations. Tout est
réduit à l'état de particules
maniables.
-
- Chaque
fois que je faisais un gain, Madonna m'attendait
pour me rappeler mon problème. «Alors
cette solution tu l'as trouvée ? »
Ils ont tout essayé pour me faire "cracher
du fric", comme je l'ai entendu, plus tard,
une missionnaire le dire derrière le dos
d'une scientologue harcelée comme je l'avais
été. Ils ont tout essayé pour
m'obliger à leur donner ce que je ne possédais
pas, de l'argent.
-
- Je
recevais bien une rente mais les banques qui ne
sont pas folles ne prêtent pas à une
personne ayant juste une rente de veuve pour vivre.
-
- Un
jour, Madonna arriva dans mon bureau toute souriante.
Elle m'apaisa d'un geste et dit : «J'ai ta
solution !» Une de ses idées de plus
pour me faire cracher mon fric ? Elle en avait déjà
eu de ces idées mirobolantes pour atteindre
cet argent qui la faisait frétiller, saliver,
qui lui donnait tous les culots, toutes les audaces.
J'en avais reçu des affronts qui m'avaient
rendues malade.
-
- Madonna
me chapitra ce jour-là : «Tu me laisseras
faire, c'est moi qui parlerai, tu te tairas, tu
n'auras juste qu'à faire ce que je te dirai
de faire. » Je ne pouvais rien faire, j'avais
l'impression d'être prise dans un piège
mental. je restais apathique, comme si tout se passait
en dehors de moi. Je m'entendais dire oui, oui
alors que j'avais envie de hurler "NON".
-
- Cet
après-midi-là, en quelques heures,
avec Madonna j'ai couru après tous les papiers
indispensables pour pouvoir obtenir un prêt.
Un papier prouvant que j'étais solvable,
un extrait de mon casier judiciaire prouvant que
je n'étais poursuivie pour aucun méfait,
une attestation de domicile et partout c'était
Madonna qui parlait.
-
- J'avais
envie de fuir mais n'arrivais pas à réagir,
j'étais comme engluée. La nuit, Madonna
m'a lâchée avec difficulté.
Le lendemain, nous sommes allées dans une
petite banque du canton de Berne. Le chèque
est passé des mains du banquier dans celles
de Madonna puis dans le coffre de l'org.
-
- La
pilule était amère pour moi. J'avais
fait ce que j'avais promis justement de ne jamais
faire : j'avais fait des dettes. J'ai été
encore plus désenchantée quand un
employé scientologue m'a dit, quelques mois
plus tard, quand il reprit le poste de chef du personnel,
que «jamais il n'aurait accepté qu'un
de ses staffs débourse un centime pour de
l'audition ou pour des cours, même pour de
l'audition d'éthique qui normalement doit
être payée par le recevant, d'après
les règlements de la Scientologie».
«Car, m'expliqua-t-il, avec ce que nous
gagnons, ce serait un minimum que l'org offre les
cours et l'audition à ses membres du personnel.
L'échange n'est pas in sans ça.»
-
- C'est
une des choses qui m'a fait partir pour ne plus
jamais remettre les pieds dans l'org; mais cela
viendra bien plus tard.
-
- Là,
à ce moment, je me sentais comme un pantin
dont on tire les ficelles. Comme ils ont dû
rire et se moquer de ma naïveté, rien
que d'y penser des larmes perlent encore dans mes
yeux ! Toutes les fois où Madonna m'avait
invectivée devant d'autres staffs, souvent
des hauts gradés, personne n'était
intervenu; donc, pour moi, tous, à un certain
niveau, étaient de connivence.
-
- Seule
Isabelle (nom fictif) m'avait un tout petit peu
mise en garde, mais bien plus tard; le mal était
déjà fait.
-
- Une
Église de scientologie qui vole ses employés
-
- J'ai
travaillé trois ans pour l'Eglise de scientologie
de Lausanne avec un horaire de plus de 12 heures
par jours, 6 jours sur 7, et un salaire de misère.
-
- Par
deux fois, l'Eglise de scientologie a même
retenu les salaires des employés pour pouvoir
faire face aux dépenses les plus courantes;
cet argent ne nous a jamais été rendu
malgré les promesses.
-
- J'ai
dû payer tous mes cours et faire des dettes
pour acheter mes auditions de scientologie, soit
un total de 120'000.- (80'000 euros) et cela malgré
les promesses de cours et d'auditions gratuites
faites aux employés dans les règlements
de Ron Hubbard ...
-
- (Ndlr
: Pierrette n'a pas compté dans les 120'000.-
ci-dessus les 20'000.- avancés de sa poche
pour l'achat du matériel de son bureau
et jamais remboursés par la si riche
trésorie de l'Eglise de scientologie
...)
-
- Durant
la première année, je n'ai reçu
aucun salaire car il fallait que je réussisse
auparavant les examens me donnant le statut de staff
(employé de scientologie) ... Pour ma deuxième
années de travail, j'ai gagné 3'900.-
francs, ce qui fait 650 francs par mois (410 euros),
et, pour ma troisième année comme
la situation financière de l'org s'est dégradée,
certaines semaines je ne recevais que 10 francs,
ou 20 francs ... et même plusieurs fois, alors
que mes statistiques
étaient BONNES, je n'ai rien reçu
!
-
- J'évalue
à 1'000.- le salaire maximum qui m'a été
versé pour cette troisième année
catastrophique.
-
- Comment
faisaient ceux qui n'avaient pas d'autres revenus
que ce maigre salaire ? Un jour, j'allais l'apprendre
à mes dépens.
-
- J'avais
cru en l'honnêteté des scientologues.
J'avais fait confiance et hébergé
un couple de scientologues dans ma maison : je leur
ai confié l'argent pour le logement, mais
je me
suis retrouvée avec des factures impayées
de loyer, d'électricité, ainsi que
des factures insensées de téléphone
(plus de 2'000 euros de frais téléphoniques)
...
-
-
- Je
venais de recevoir un prêt pour acheter cette
audition que je ne voulais pas et je ne savais pas
encore à quel point je m'étais fait
avoir.
-
- Je
sentais seulement que quelque chose ne jouait pas,
mais quoi ? J'avais reçu de l'audition, j'était
montée sur le fameux pont. J'avais gravi
les marches, "les grades" pour devenir
claire, mais plus j'avançais et plus je perdais
mon libre arbitre.
-
- Dès
qu'il s'agissait de l'org ou de la Scientologie,
je tombais dans une apathie qui me faisait réagir
positivement à leur égard, même
si cela me mettait en danger. Je perdais toute ma
logique, je disais oui et amen, applaudissais à
tout rompre à tout et je ne me rendais plus
compte que j'agissais de la sorte.
-
- J'étais
devenue un robot bien sage, bien obéissant.
-
-
- Pierrette,
Porrentruy, le 10 mai 2005
|
-
|
ÉGLISE
DE SCIENTOLOGIE ET FAITS DIVERS
- Preneur
d'otages devant la cour criminelle de lausanne
-
- Le professeur
se prenait pour MacGyver
-
- La Suisse,
28 septembre 1993
- [texte
intégral]
-
- LAUSANNE
(AP) - Influencé par les séries
américaines, notamment MacGyver, un professeur de 37
ans, endetté, se présente à la Banque Cantonale
Vaudoise (BCV) de la place Saint-François, à Lausanne,
en décembre 1991. Une fausse bombe dans une valise mais,
une vraie arme à la main, il prend deux clientes
en otages et quatre employés,
dont un policier transformé en chauffeur.
-
- L'attaque,
avec 1,3 million de francs de butin, s'achève
dans un pré, suite à une embardée provoquée
par un policier-chauffeur. L'apprenti gangster est jugé
depuis
hier à Lausanne. Le jugement sera rendu jeudi.
-
- L'accusé,
au parcours cahotique, rate tout ce qu'il entreprend. Sa société
d'import-export avec la Turquie fait faillite. Le magasin qu'il
ouvre avec son amie périclite.
-
- Embarqué
par l'Église de scientologie
-
- «Embarqué
par l'Eglise de scientologie», il contracte de nouvelles
dettes. Il doit de l'argent aux banques et à sa famille.
Son salaire de professeur dans le canton
de Fribourg, 4500 fr., ne lui suffit
pas.
-
- Il imagine de réaliser un gros coup. Il se
laisse pousser la moustache, se procure des lunettes, prépare
des vêtements de rechange, achète 4 kg de mastic
et de la bande adhésive. S'inspirant de MacGyver, il
confectionne une fausse bombe, avec fils électriques
et réveil, qu'il dissimule dans une valise.
-
- Course-poursuite
-
-
- Le vendredi
27 décembre 1991; armé d'un revolver, sa mallette
à la main, il se rend à la BCV de Lausanne.
A un employé, l'accusé dit être porteur
d'une bombe qu'il fera exploser s'il n'obtient pas 2 millions
de francs. Des négociations s'amorcent dans le hall de
la banque, vidé de ses occupants, à l'exception
de deux clientes, prises en otages, et de deux employés,
également otages, rejoints par un agent Securitas. La
police est avertie : 242 agents ont été mobilisés.
-
- Un sergent
se fait passer pour un responsable de la sécurité
et négocie.
-
- La bombe
est montrée. Elle paraît authentique. Près
de 1,3 million de francs sont remis à l'accusé
qui veut fuir en emmenant un otage avec lui et le policier qu'il
charge de conduire une voiture de police.
-
- Une coursepoursuite
s'engage. Le policierchauffeur provoque une embardée
à Mézières. L'otage peut se libérer.
L'accusé sera finalement arrêté après
avoir encore frappé le policier-chauffeur
-
|
-
- LE
GROUPE DE JAZZ-SWING «THE
JIVE ACES»
- ROULE POUR LA SCIENTOLOGIE
-
- Le Festival de Montreux infiltré par la scientologie
-
- Le
Temps, 21.07.2001, BRIEL Patricia
-
- Le groupe britannique, The Jive Aces, s'est produit sur la scène du Festival
de Montreux le 19 juillet dernier.
-
- Ce groupe est un instrument de propagande au
service de la scientologie. Sur le livret qui accompagne leur CD figurent en
effet des remerciements à L. Ron Hubbard et des références à la secte.
-
- Sur le
site internet du groupe, on peut constater qu'à Londres, "il fait la promotion
des livres de Ron Hubbard au moyen d'un bus" et qu'il vient de terminer une
tournée des villes d'Europe, destinée à promouvoir une exposition sur la
scientologie. Le responsable du Festival se défend.
-
- La sélection des dossiers
s'effectue sur la base des "press book" et des supports sonores, et la
vérification de liens éventuels entre un groupe et une secte nécessiterait trop
de temps.
|
-
- LAUSANNE :
LES SCIENTOLOGUES ABUSENT.
- LA VILLE PERD
PATIENCE ET LES CHASSE DE LA RUE.
-
- 24h00, 5 mars 1998, Madeleine Schürch
- [texte intégral]
-
- Désormais,
la secte sera interdite de toute activité sur le domaine
public de la commune. Pour avoir trop harcelé les Lausannois,
ses adeptes devront ranger stands et tracts.
-
- Après leur
avoir interdit de lancer une campagne
d'affichage sur
son territoire, en février dernier, la Municipalité
de Lausanne a décidé de frapper encore plus fort envers les scientologues.
Hier, elle a décidé de leur refuser toute utilisation
du domaine
public lausannois
!
Cette mesure draconienne traduit un certain ras-le-bol des autorités
face à cette secte fortement ancrée au centre de la ville.
Car les activités de cette
«église»
sont en nette recrudescence ces dernières semaines,
notamment depuis le lancement de sa campagne publicitaire «Sachez
penser par vous-même».
-
- Nombreuses plaintes
-
- Si la Ville avait
refusé leurs placards géants, dans le cadre de la convention
qui, lie la commune à la Société générale d'affichage, elle avait accepté, dans la même
période, que les scientologues tiennent des stands lors des marchés
plusieurs samedis de suite. «Mais' ils ont fait des demandes
pour être présents partout dans la ville». Or, leur
première opération, samedi dernier, n'a pas été
du goût de
tout le monde.
De nombreuses personnes se sont plaintes à la police du harcèlement
et du démarchage agressif des adeptes de la secte, qui n'hésitaient
pas à barrer le chemin aux gens, et à insister en dépassant largement les
limites de leur stand.
-
- Considérant
que les agissements et le message
«ambigu»
des scientologues
heurtent de
plus en plus
la sensibilité des citoyens, le
directeur de la police a décidé
.d'interdire désormais aux scientologues
toute activité
sur le domaine public.
«Ils pourront
bien sûr poursuivre leur action, mais seulement sur
territoire privé ou dans leurs lieux de réunion»,
précise Bernard Métraux.
-
- Sa décision
se base sur l'article du règlement de police qui stipule
que la direction de police peut retirer le permis d'une manifestation
publique en cas de non respect des mesures d'ordre. C'est donc
une décision de police, contre laquelle, l'Eglise de scientologie
peut faire recours au Tribunal administratif. Nul doute que celle-ci
utilisera ce droit pour contrer cette nouvelle mesure «discriminatoire»
et censure
de sa liberté
d'expression.
-
- Une volonté
politique ?
-
- Cette décision
est-elle l'aboutissement d'une volonté politique de museler les
scientologues ? «Les citoyens sont molestés et les
plaintes ne cessent de se multiplier.
-
- On doit arrêter de dire qu'on ne peut rien faire contre cette
église et utiliser tous les moyens à disposition»,
estime Silvia Zamora, la municipale des travaux qui avait
interdit la campagne d'affichage. Se référant aux
récentes condamnations de l'église de scientologie,
à Lyon comme à Genève.
-
- Bernard Métraux
entend bien mettre un frein aux agissements de cette secte avec
laquelle la ville est d'ailleurs en conflit depuis cinq ans
pour une question d'imposition. Ses services encouragent en outre les
citoyens qui s'estiment agressés à porter plainte auprès
d'un juge ...
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-
-
Dépêche AFP, 11.07.2001
-
- Le Tribunal administratif du canton de Vaud a donné raison à la ville de
Lausanne pour avoir "restreint depuis 1998 l'usage du domaine public de la
commune" à la scientologie. En effet, les autorités ont limité le rythme de la
tenue des stands à deux fois par mois sur une des places importantes de la cité.
-
-
Quant à la distribution de tracts dans la rue, elle est autorisée une fois par
semaine.
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