- L'ÉCOLE
DU RYTHME
- LES
DESSOUS D'UNE ÉCOLE DE MUSIQUE
- publié
et distribué en 1986 par l'ADFI - Grenoble
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- (Publié
et distribué en 1986 par l'ADFI - Grenoble).
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- Christine,
jeune fille de 22 ans, a fait des études
de musique sérieuses aux Conservatoires de
Grenoble et de Lyon. La voici travaillant à
Paris. Un jour, elle se promène heureuse
et insouciante dans une rue piétonne... Une
ECOLE DE MUSIQUE attire son attention ...
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- Intéressée
par tout ce qui touche à la musique, Christine
se laisse accrocher par Anne qui pratique le racolage
sur la place publique." Il s'agit de l'ECOLE
DU RYTHME " préconisant des méthodes
nouvelles d'enseignement ... la méthode est
sans égale, sûre... C'est une S.A.R.L.
dont les membres appartiennent à une école
philosophique et dont le fondateur est un certain
L.R. Hubbard, philosophe américain."
22, rue du Pot de Fer 75005 Paris
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- On
propose à Christine d'être professeur de
piano ... et de lui établir un contrat pour
une durée de 2 ans et demi avec un salaire
de 3 000,- à 8'000,- FF, voire davantage,
par mois, suivant des cotations. On lui dit qu'elle
sera en auto-gestion.
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- Christine
hésite, passe alors le "Test de personnalité"
puis accepte d'enseigner le piano et le violon ...
Elle est enthousiasmée par la chaleureuse
ambiance : le matin, elle suit un stage de formation
à la scientologie (12h30 au minimum par semaine);
l'après-midi de 13h à 20h30, elle
enseigne la musique; le soir, réunions ou
répétitions avec les collègues
...
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- Cela
promet ... Mais la réalité se montre
différente : 12h à 14h d'emploi du
temps ne lui laissent plus ni liberté, ni
vie personnelle, ni temps pour un sport. "Son
salaire réel n'est que de 600,- FF (en moyenne)
par semaine alors que les cours de musique donnés
par elle dépassent 10'000,- FF/semaine."
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- Christine
ne se plaint pas : sa générosité
l'aveugle
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- Christine
ne se plaint pas : sa générosité
l'aveugle. Elle n'a plus les moyens de s'alimenter
correctement. La fatigue endort ses facultés
critiques et sa lucidité ... elle s'imprègne
peu à peu des concepts de scientologie.
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- Au
printemps 1985, la mère de Christine
se rend à Paris pour voir sa fille ...
elle prend conscience que,
- derrière
l'optimisme de façade de Christine, quelque
chose ne va pas. Celle-ci ne supporte
aucune critique concernant son travail et la scientologie.
Mais la mère comprend que sa fille est exploitée
sur le plan de son travail et des salaires, manipulée
psychiquement, et fait l'objet d'une véritable
intoxication intellectuelle.
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- La
mère s'installe à Paris et mène
son enquête; elle lit le livre de base de la
scientologie,"LA DIANETIQUE".
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- A
la police, on ne peut intervenir "à
moins que sa fille porte plainte".
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Au Ministère de la Santé, on
lui explique qu'aucune action ne peut être
tentée pour "non assistance à
personne en danger, sans certificat médical".
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- Espoir
: à l'ADFI
Paris, une psychologue est prête à
intervenir : Christine la rencontre ... mais retourne
à son Ecole du Rythme.
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- L'enlèvement
par la force ? C'est le mental qu'il faudrait
capturer et non la personne ... Mais les paroles
de la psychologue commencent à troubler Christine.
A ce moment son papa arrive aussitôt à
Paris. Et coïncidence, c'est ce jour-là
que Christine reçoit le choc qui est peut
être décisif : sa dernière fiche
de paie : 2'800,- FF pour un mois de travail acharné
avec environ 250 heures de cours et de stages ...
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- Les
dires de l'ADFI, les actes de ses parents dont elle
a maintenant connaissance, ses graves
- problèmes
pécuniers (ses parents ne lui donnant pas
d'argent) ... (de plus très mal en point),
tout défile sur elle en peu de temps ...elle
décide de quitter l'Ecole du Rythme. Mais
elle donne alors sa démission non pour ses
salaires dérisoires mais pour le fond moral
de l'organisation de l'Ecole du Rythme. Elle s'aperçoit
qu'elle a été bernée et que
les professeurs de l'école ne sont pas du
tout en autogestion.
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"Lorsque j'étais à l'Ecole du
Rythme en tant que professeur, j'avais comme devoir
de diriger mes élèves vers les cours
et les stages de scientologie. T.L. du Celebrity
Center, appelait tous les prof à l'école
à peu près 3 fois par jour pour les
inciter à lui en envoyer encore plus. Moi-même,
je l'ai très peu fait, car je n'aimais pas
mélanger les cours de piano avec la scientologie,
du moins pendant l'heure du cours qui est déjà
bien courte."
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- L'ECOLE
DU RYTHME A PARIS : TEMOIGNAGE DE JEAN-LUC
BARBIER
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- L'organisation
de scientologie de Genève n'ayant pas
le personnel qualifié pour délivrer
les cours d'académie de scientologie ...
(cours d'auditeur 0 à 4), j'ai dû me rendre
de 1984 à 1986 à l'Eglise de scientologie
de Paris (A cette époque l'Organisation
de Genève était sensée
être une organisation délivrant
de tels cours, et de plus en faisait la publicité
... Quant à l'Eglise de scientologie
de Zurich et celle de Berne elles n'avaient
que des cours rédigés en allemand
...)
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- C'est
alors que j'ai contacté l'Ecole du Rythme
à Paris pour y enseigner le saxophone
et la flûte traversière. Les promesses
étaient les mêmes que celles faites
à Christine. Au final je ne recevais
que 4 à 5 euros de l'heure avec une direction
qui, elle, n'hésitait pas à regrouper
pour à peine 30 minutes de leçon,
4 à 5 élèves dans une salle
minuscule de 5 m², située à la rue du
Pot-de-Fer ...
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- Je
n'ai supporté cette exploitation que
quelques mois. Je ne savais comment rompre mon
contrat par peur de représailles de la
part de l'Eglise de scientologie. Une Eglise
qui contrôle le moindre de nos faits
et gestes dans cette école.
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- J'ai
finalement trouvé une sortie en expliquant
que je devais retourner à Genève
pour créer une nouvelle entreprise qui ferait connaître la méthode
d'un peintre scientologue : la Méthode
Aimé Venel Internationale.
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- J'ai
aussi signalé à l'Eglise de scientologie
les mauvaises conditions de salaire dans cette
Ecole du rythme en disant par exemple que pour
ma part elles ne me permettaient même
pas de payer mes frais de déplacements
entre Genève et Paris ...
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- Trois ans plus tard, cette situation
n'avait aucunement changé. Le directeur
de l'Ecole du Rythme me confirmant, cela lors
d'une rencontre aux USA, qu'il avait maintenu
le même système scientologue pour
établir les salaires dans son école
(un système basé sur des points
dont la valeur est établie arbitrairement
et qui ne peut être contrôlée
par les employés).
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- JLB, novembre 2004
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