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Mensonge et diffamation de Francine Bielawski,
la représentante de la scientologie à Genève

Audio: «La Scientologie et les dérives sectaires». Une émission de Radio-Cité à Genève (Radio Cité - 26 mai 2009)

Genève: Diffamation de la scientologie à l'encontre d'une association d'aide aux victimes (Gravis - 27 mai 2009)

Lausanne: Jean-François Mayer un universitaire "spécialiste" des sectes qui joue les devins à propos de la scientologie !?!? (24heures.ch - 21 juin 2008)


Paris: La scientologie est accusée d'escroquerie en bande organisée

Vidéo: Premier jour du procès à Paris contre la scientologie. Ambiance survoltée au tribunal de Paris (ARTE - 26 mai 2009)

L'Eglise de Scientologie jugée à partir de lundi pour escroquerie (tempsreel.nouvelobs.com- 22 mai 2009)

L'Eglise de scientologie sera jugée pour escroquerie (cyberpresse.ca - 22 mai 2009)

Taxée d'escroquerie, la Scientologie risque la dissolution en France (cyberpresse.ca- 23 mai 2009)

Audio: La scientologie a obtenu le consentement de ses victimes par la manipulation (France Culture - 26 mai 2009)

 

autres articles concernant ce procès

 

La Scientologie: école du mensonge et de la diffamation ?

 
Journal De Midi du 26.05.09 - Radio Cité 92.2 - Dossier à la Une :
La Scientologie et les dérives sectaires
avec Jean-Luc Barbier, président de l'Association AVDS
Brigitte Knobel, Centre intercantonal sur les croyances,
Francine Bielawski, Eglise de scientologie
et Me. François Bellanger, avocat

Sur les ondes de radio-Cité Francine Bielawski, la représentante de la scientologie à Genève, a prétendu que la scientologie est reconnue comme église aux USA alors qu'en réalité elle n'a que le statut d'association caritative,

Cette représentante de la scientologie a également affirmé qu'une association d'aide ne pouvait pas être une organisation sectaire !

On aimerait bien la croire.

La scientologie fait de la diffamation

Avant l'enregistrement de l'émission «La Scientologie et les dérives sectaires» sur Radio-Cité (26 mai 2009)) Francine Bielawski, la représentante de la scientologie de Genève, a indiqué aux journalistes que Jean-Luc Barbier a créé l'association AVDS d'aide aux victimes de la scientologie dans le seul  but de recueillir des fonds ! (sic).

Une telle diffamation de la part d'une porte-parole de la scientologie nous prouve que l'endoctrinement de la scientologie ne rend pas ses membres respectueux de nos lois.

Etrange coïncidence ... Une semblable diffamation

Cette diffamation de la scientologie est la même que celle qui figurait dans un courrier de lecteur signé par la présidente de l'organisation de scientologie de Lausanne, un geste qui lui a coûté 10 jours de prisons. (Voir extraits du jugement ci-dessous - 28 mai 2003)

La scientologie avec ce nouvel incident montre qu'elle applique toujours les règlements criminels de Ron Hubbard. Des règlements qui, entre autres illégalités, incitent à nuire et attaquer ceux qui dénoncent ses abus: les «ennemis de la scientologie» «les personnes suppressives à éliminer». (dixit Ron Hubbard)

En d'autres temps les nazis utilisaient les mêmes méthodes pour dresser la population allemande contre les juifs.

Que font donc nos autorités pour stopper une telle discrimination ?

Le Gravis, 27 mai 2009


COUP DUR POUR LES SCIENTOLOGUES

24 Heures, 28 mai 2003, Georges-Marie Bécherraz
[Extrait]

Le Tribunal de Lausanne a condamné hier pour diffamation la présidente Suzanne Montangero

Tribunal de police (...) L'Eglise de scientologie de Lausanne n'est pas près de digérer le verdict rendu hier par Jean-Pascal Rodieux, premier président du Trbunal d'arrondissement. Le magistrat a en effet condamné au terme d'une journée d'audience la présidente Suzanne Montangero à quinze jours de prison avec sursis pendant deux ans pour diffamation. Une sanction ressentie d'autant plus amèrement qu'elle donne raison à un plaignant qui est l'un des ennemis les plus farouches de la secte, son ancien adepte genevois Jean-Luc Barbier.

Cerise sur 10 gâteau, les scientologues devront lui verser 2'000.- francs pour tort moral et lui payer des dépens à hauteur de 6'000 francs. (...)

Sévères reproches

Ambiance tendue, donc, à Montbenon pour un procès mettant sur la sellette Suzanne Montangero, accusée de diffamation pour avoir vertement répondu en février 2000 à un article annonçant dans un quotidien jurassien la création par Jean-Luc Barbier de l'Association d'aide aux victimes de la scientologie (AVDS).

Moralement soutenue par la présence dans la salle d'audience d'une trentaine de disciples, la scientologue était défendue par Me Jean Lob, grand spécialiste des droits de l'homme s'il en est.

Partiellement publiée dans le journal jurassien, la réplique de Mme Montangero mettait en doute la probité de l'AVDS, en affirmant notamment que son fondateur avait pour but d'extorquer des fonds à la scientologie. Pour Me Lob, il était parfaitement normal que l'Eglise de scientologie réagisse à cet article ressenti comme une attaque. (...)

Assimilant ces échanges à des joutes politiques, il a produit un arrêt du Tribunal fédéral soulignant que l'atteinte à l'honneur ne doit être invoquée ici qu'avec précaution,les propos échangés dépassant souvent la pensée de leur auteur. Conseil de Jean-Luc Barbier, Me Charles Munoz a habilement rappelé qu'on n'accuse pas sans preuves. «C'est vrai pour les ennemis de la scientologie, et aussi pour les scientologues. Il n'y a pas l'ombre d'un indice pour dire que cette association a été créée pour s'enrichir.»

La présidente a choisi une manière basse et insidieuse alors qu'en tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple

Dans son jugement, Jean-Pascal Radieux n'a pas mâché ses mots pour qualifier la riposte de Suzanne Montangero. Il estime que son but n'était pas de s'inscrire en faux contre une description de la scientologie, mais qu'elle a voulu régler son compte à Jean-Luc Barbier en le faisant passer pour un individu méprisable. «Elle a choisi une manière basse et insidieuse alors qu'en tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple. De toute façon, même si l'article avait été diffamatoire, rien ne l'autorisait à riposter sur le même terrain.»   

Pour les fidèles de Ron Hubbard, «le tribunal a protégé une personne ouvertement encline à détruire l'Eglise de scientologie et à causer un maximum de problèmes à ses membres». Ils envisagent d'ores et déjà de déposer un recours. Quand bien même le jugement très détaillé rédigé par le juge Rodieux apparaît comme une redoutable construction difficile à renverser.

 

Ndlr: Le recours a été rejeté

Source: http://www.anti-scientologie.ch/condamnation-stettler.htm#condamnation-montangero

 

La pasionaria des scientologues vaudois baisse pavillon

par Philippe Maspoli

http://archives.24heures.ch - 21 juin 2008
[Texte intégral]

SECTE - Porte-drapeau depuis vingt ans de l’Eglise lausannoise de scientologie, Suzanne Montangero passe la main. Elle a défié publiquement les autorités. Son successeur semble plus discret.

Pour la scientologie, elle a risqué la prison, trois jours d’arrêt commués en une amende de 1000 francs en 2002, pour insoumission à une décision de l’autorité. Les adeptes de Ron Hubbard avaient, en 2000, fait fi des règles imposées par la Municipalité de la capitale vaudoise en installant des stands et en organisant des concerts. Figure régionale du mouvement controversé, la présidente Suzanne Montangero vient de passer la main. Non sans provoquer la surprise de l’historien des religions et spécialiste des sectes Jean-François Mayer: «Elle a eu une belle durabilité. »

Un conflit à la tête de l’«Eglise» lausannoise sise à la rue de la Madeleine 10? «Non, je suis une vieille scientologue, depuis 1972, et j’ai été présidente pendant vingt ans», explique Suzanne Montangero. Proche de la septantaine, elle veut faire place aux jeunes. Après des années mouvementées. «C’était la fougue de la jeunesse», dit-elle.

Les Lausannois se sont plaints de harcèlement, la Municipalité a pris des mesures et Suzanne Montangero a poursuivi des municipaux devant la justice pour abus d’autorité, sans succès; les juges ont confirmé les dispositions prises par l’exécutif – deux samedis par mois un stand à Saint-François, une distribution de flyers par semaine en dehors des jours de marché. En 2003, le Tribunal de Lausanne a condamné la scientologue à deux semaines de prison avec sursis, pour diffamation à l’encontre de Jean-Luc Barbier, ancien cadre du mouvement qui a quitté la secte pour en dénoncer les abus.

Les scientologues lausannois, qui seraient 300 à 350 actifs, se sont-ils calmés ? Ils sont en tout cas toujours aussi déterminés: ils reviennent à la charge et envoient à la police du commerce des demandes pour des actions hors du cadre fixé. Ils se heurtent à des refus, et les respectent.

Franck Wawak, à la fois président et directeur

Le nouvel homme fort se nomme Franck Wawak, scientologue depuis 1991. Vice-président jusqu’à ces derniers jours, il cumule désormais les fonctions non seulement de président, mais aussi de directeur, à la place d’Olivier Dufour. Il n’a pas le temps de parler à la presse, mais on le sait présent dans les milieux sportifs. Il soutient avec passion le Dianetics Racing team, une équipe de sport automobile (courses de côte et slaloms) sponso- risée par les scientologues.

Francine Bielawski, spécialiste en communication commerciale et en vente, assure les relations publiques sur le plan romand. «Ce n’est pas notre objectif de faire des procès. Ce qui ne veut pas dire que nous nous laisserons insulter», affirme-t-elle. On peut s’attendre à une certaine discrétion, relève Jean-François Mayer. «Le mouvement ne veut plus apparaître comme controversé. Les relations publiques sont professionnalisées.»

    Commentaire d'anti-scientologie:

    M. Jean-François Mayer dans ses communiqués aux médias se trompe grandement concernant la scientologie. En tant qu'expert des groupes sectaires et religieux auprès du département militaire fédéral, Jean-François Mayer ne peut ignorer que la scientologie utilise toujours les mêmes règles de conduite criminogènes et qu'elle ne cesse de s'en prendre à des personnes affaiblies ou immatures pour leur imposer une thérapie pseudo-psychiatrique invasive et dangereuse.

    Cet universitaire sait-il qu'en juin 2009 la porte parole de la scientologie, Francine Bielawski , a diffamé Jean-Luc Barbier auprès des animateurs de Radio-Cité à Genève? En agissant ainsi la porte-parole de la scientologie montre qu'elle applique à la lettre les règlements de Ron Hubbard qui exigent que les scientologues attaquent leurs détracteurs. (cf l'éthique de la scientologie - New Era publications 1989)

    Est-ce cela des relations publiques professionnalisées aux yeux de Jean-François Mayer ?

    A force de ne pas écouter les victimes les chercheur aux yeux rivés dans leurs bouquins démon- trent leur totale incompétence.

L’antiscientologue Jean-Luc Barbier, lui, ne désarme pas. «J’ai encore des témoignages de harcèlement. Une personne a perdu 26'000 francs, une apprentie a dû suivre des cours sur l’ordre de son patron», accuse-t-il.

Un nouveau mouvement a déclaré la guerre aux scientologues, des internautes réunis sous la bannière d'Anonymous. Ils ont manifesté, masqués, en mars dernier. On devrait les revoir à Lausanne le 14 juin prochain.

 

 Ambiance survoltée au Tribunal de Paris

Vidéo: Premier jour du procès à Paris contre la scientologie (ARTE - 26 mai 2009)

 


L'Eglise de Scientologie jugée à partir de lundi pour escroquerie

http://tempsreel.nouvelobs.com- 22 mai 2009
[Texte intégral]

L'Eglise de Scientologie joue gros à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Jugée en tant que personne morale aux côtés de sept de ses responsables pour "escroquerie en bande organisée" et "exercice illégal de la pharmacie", l'Association spirituelle risque la dissolution en France en cas de condamnation.

Alors que les ennuis judiciaires de membres de l'organisation, considérée comme une secte en France, ne sont pas inhabituels, les trois magistrats vont décortiquer pour la première fois les pratiques de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Center et de la librairie SEL (Scientologie espace liberté) dénoncées par trois plaignants.

Le juge d'instruction Jean-Christophe Hullin -qui a ordonné le renvoi alors que le parquet réclamait un non-lieu pour l'Eglise de Scientologie- s'est notamment intéressé à l'usage de "l'électromètre", un appareil vendu pour 4.800 euros aux adeptes et censé "mesurer les variations de l'état mental d'une personne et tirer ainsi des conclusions sur sa personnalité". Le magistrat dénonce "un leurre destiné à donner un aspect scientifique à une opération qui n'a rien de tel".

Mais l'instruction s'est également attaquée au nerf de la guerre, l'argent. L'Eglise de Scientologie, qui compte des adeptes aussi riches et célèbres que John Travolta ou Tom Cruise, a ainsi fait sienne une phrase de son fondateur, Ron Hubbard, qui a intimé aux dirigeants de son association: "Vous devez vouloir à tout moment contrôler chaque personne qui entre dans votre bureau, (...) dès cet instant jusqu'à l'étape finale de la signature du chèque". Pour Jean-Christophe Hullin, cette attitude est révélatrice de l'"obsession" des scientologues pour le "rendement financier".

Le procès intervient plus de dix ans après le dépôt d'une première plainte avec constitution de partie civile par une ancienne adepte en décembre 1998. La plaignante avait été abordée en mai 1998 à la sortie d'une station de métro par des scientologues. L'association lui avait d'abord proposé un test de personnalité, puis un rendez-vous pour en interpréter le résultat.

Au fur et à mesure, la jeune femme de 33 ans a dépensé 140.000FF (21.340 euros) en livres, cours de communication ou de "réparation de vie", ainsi qu'en "packs de purification". Pour cela, elle a dû contracter des prêts et vider ses comptes bancaires. Lorsqu'elle a réclamé la restitution des sommes, l'association a refusé, lui proposant la signature d'un protocole. Proposition qu'elle a refusée a son tour.

L'ordonnance de renvoi fait d'ailleurs une large place à ces pratiques de la Scientologie consistant non seulement à soutirer un maximum d'argent aux adeptes, mais également à les plonger dans un "état de sujétion". Pour cela l'association vend notamment des "vitamines", pratique qui a entraîné une plainte pour "exercice illégal de la pharmacie" par l'ordre des Pharmaciens.

Pour Me Olivier Morice, l'avocat des victimes, toutes ces pratiques découlent de la doctrine même de la Scientologie. Son contradicteur, Me Patrick Maisonneuve, l'avocat de l'Eglise de Scientologie veut bien admettre des dérapages individuels, mais réfute l'idée d'une escroquerie organisée. "La découverte d'un curé pédophile ne permet pas de mettre en cause toute l'Église catholique. J'attends de l'accusation qu'elle démontre que la Scientologie est une bande d'escrocs qui avait l'intention de l'être", ose-t-il dans "L'Express" daté du 14 mai.

Le 17 mai 2002, le tribunal correctionnel de Paris a condamné pour la première fois en tant que personne morale la section francilienne de l'Eglise de Scientologie. Les juges avaient cependant refusé de dissoudre l'association. Le 28 juillet 1997, la cour d'appel de Lyon avait jugé que les associations regroupées au sein de l'Eglise de Scientologie étaient des "entreprises" ayant pour "objet" la "captation de la fortune des adeptes grâce à l'emploi de manoeuvres frauduleuses, caractérisant le délit d'escroquerie". AP

AP


L'Eglise de scientologie sera jugée pour escroquerie

par Verena von Derschau

http://www.cyberpresse.ca/international/ - Associated Press- Paris- 22 mai 2009
[Texte intégral]

Cette illustration montre le lobby du nouveau local de l'Église de Scientologie, à Clearwater, en Floride

L'Eglise de scientologie joue gros à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Jugée en tant que personne morale aux côtés de sept de ses responsables pour «escroquerie en bande organisée» et «exercice illégal de la pharmacie», l'Association spirituelle risque la dissolution en France en cas de condamnation.

Alors que les ennuis judiciaires de membres de l'organisation, considérée comme une secte en France, ne sont pas inhabituels, les trois magistrats vont décortiquer pour la première fois les pratiques de l'Eglise de scientologie-Celebrity Center et de la librairie SEL (Scientologie espace liberté) dénoncées par trois plaignants.

Le juge d'instruction Jean-Christophe Hullin - qui a ordonné le renvoi alors que le parquet réclamait un non-lieu pour l'Eglise de scientologie - s'est notamment intéressé à l'usage de «l'électromètre», un appareil vendu pour 4800 euros (7550 $ CAN) aux adeptes et censé «mesurer les variations de l'état mental d'une personne et tirer ainsi des conclusions sur sa personnalité». Le magistrat dénonce «un leurre destiné à donner un aspect scientifique à une opération qui n'a rien de tel».

Mais l'instruction s'est également attaquée au nerf de la guerre, l'argent. L'Eglise de scientologie, qui compte des adeptes aussi riches et célèbres que John Travolta ou Tom Cruise, a ainsi fait sienne une phrase de son fondateur, L. Ron Hubbard, qui a intimé aux dirigeants de son association: «Vous devez vouloir à tout moment contrôler chaque personne qui entre dans votre bureau, (...) dès cet instant jusqu'à l'étape finale de la signature du chèque». Pour Jean-Christophe Hullin, cette attitude est révélatrice de l'«obsession» des scientologues pour le «rendement financier».

Le procès intervient plus de 10 ans après le dépôt d'une première plainte avec constitution de partie civile par une ancienne adepte en décembre 1998. La plaignante avait été abordée en mai 1998 à la sortie d'une station de métro par des scientologues. L'association lui avait d'abord proposé un test de personnalité, puis un rendez-vous pour en interpréter le résultat.

Au fur et à mesure, la jeune femme de 33 ans a dépensé 140 000FF (33 600 $ CAN) en livres, cours de communication ou de «réparation de vie», ainsi qu'en «packs de purification». Pour cela, elle a dû contracter des prêts et vider ses comptes bancaires. Lorsqu'elle a réclamé la restitution des sommes, l'association a refusé, lui proposant la signature d'un protocole. Proposition qu'elle a refusée a son tour.

L'ordonnance de renvoi fait d'ailleurs une large place à ces pratiques de la Scientologie consistant non seulement à soutirer un maximum d'argent aux adeptes, mais également à les plonger dans un «état de sujétion». Pour cela, l'association vend notamment des «vitamines», pratique qui a entraîné une plainte pour «exercice illégal de la pharmacie» par l'Ordre des pharmaciens.

Pour Me Olivier Morice, l'avocat des victimes, toutes ces pratiques découlent de la doctrine même de la Scientologie. Son contradicteur, Me Patrick Maisonneuve, l'avocat de l'Eglise de scientologie, veut bien admettre des dérapages individuels, mais réfute l'idée d'une escroquerie organisée.

«La découverte d'un curé pédophile ne permet pas de mettre en cause toute l'Eglise catholique. J'attends de l'accusation qu'elle démontre que la Scientologie est une bande d'escrocs qui avait l'intention de l'être», ose-t-il dans L'Express daté du 14 mai.

Le 17 mai 2002, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné pour la première fois en tant que personne morale la section francilienne de l'Eglise de scientologie. Les juges avaient cependant refusé de dissoudre l'association.

Le 28 juillet 1997, la cour d'appel de Lyon avait jugé que les associations regroupées au sein de l'Eglise de sientologie étaient des «entreprises» ayant pour «objet» la «captation de la fortune des adeptes grâce à l'emploi de manoeuvres frauduleuses, caractérisant le délit d'escroquerie».


Taxée d'escroquerie, la Scientologie risque la dissolution en France

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/... Reuters Charles Platiau - 23 mai 2009
[Texte intégral]

Considérée en France comme une secte mais admise comme une religion aux Etats-Unis, la Scientologie sera pour la première fois jugée à partir de lundi à Paris pour "escroquerie en bande organisée".

La très controversée Eglise de Scientologie est de nouveau jugée à partir de lundi, à Paris, afin d'y répondre d'escroquerie mais, cette fois, ses structures françaises pourraient bel et bien être dissoutes.

C'est la seconde fois qu'elle est jugée en tant que personne morale. Au regard du code pénal, l'Eglise de Scientologie risque la dissolution. Le précédent remonte à 2003 : la cour d'appel de Paris avait alors relaxé l'association du chef d'escroquerie, ne la condamnant que pour une histoire de fichiers informatiques.

Outre l'Association spirituelle de Scientologie (ASES-CC - Celebrity Centre) et sa librairie, la SEL, basées rue Legendre dans le XVIIe arrondissement de Paris, le juge Jean-Christophe Hullin a renvoyé en correctionnelle sept scientologues, dont Alain Rosenberg, directeur général du Celebrity Centre. Ils sont poursuivis pour "escroquerie en bande organisée" et/ou "exercice illégal de la pharmacie", l'association ayant distribué à ses adhérents des vitamines et des traitements relevant du monopole pharmaceutique.

En 1997, plusieurs membres de la Scientologie avaient déjà été condamnés à Lyon pour escroquerie et homicide involontaire, après le suicide d'un adepte. En 1999, c'est à Marseille que l'escroquerie avait été retenue. L'affaire, qui sera jugée jusqu'au 10 juin, a débuté par une plainte pour escroquerie, fin 1998. Abordée par des scientologues pour un test de personnalité gratuit, une femme avait fini par dépenser 20.000 euros pour des cours "de communication et de réparation de vie", l'achat de livres, de médicaments et d'un "électromètre", un appareil électrique censé mesurer la "charge mentale" présente chez les patients.

 
La scientologie obtient le consentement de ses victimes
grâce à de nombreux stratagèmes manipulatoires
 

Audio: France Culture (Journal de 18:00 - 26 mai 2009)

Extrait: La défense veut déplacer le débat sur le consentement, donc reprocher son comportement à la victime comme dans des dossiers d'inceste ou de viol. C'est habile bien sûr mais finalement cela ne trompe personne:

Aude-Claire n'a jamais dit qu'elle avait été escroquée mais seulement manipulée, et la manipulation qui consiste à lui faire acheter à l'avance des cours et des cours pour 4 ans et 140'000 francs ? et bien cette manipulation, c'était justement d'obtenir son consentement.

 Télécharger le document audio: FRANCE-CULTURE-Proces-Scientologie-26052009.mp3

 

Documents vidéo sur les abus de la secte de scientologie

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Témoignage de
Jean-Luc Barbier
LE GRAVIS
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