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Valkyrie - Walkyrie

Pendant le tournage du film Walkyrie, 47% des allemands ont estimé que Tom Cruise était dangereux. Le commissaire aux sectes pour l'église évangélique de Berlin, Thomas Gandow, et l'historien allemand Guido Knopp ont qualifié Tom Cruise de "Goebbels de la scientologie", en référence au ministre de la propagande des nazis.

Le citoyen cinéphile peut commencer à s'inquiéter quand Tom Cruise mélange les genres

Par exemple dans "Le Dernier Samouraï", la plongée du capitaine Nathan Algren (interprêté par Tom Cruise) dans le monde menacé des porteurs de sabre japonais accumulait les clichés sur l'immersion du nouvel adepte dans un uni- vers sectaire.

Les scientologues ont compris qu'il fallait trouver des stars pour porter leurs valeurs. Dans une de leurs grands- messes, l'un d'eux expliquait que sur la planète, le nom de Tom Cruise est cité 50'0000 fois par heure, et à chaque fois, on pense scientologie. Et voilà au final un des messages subliminaux les plus ahurissants de l'histoire du cinéma: Une figure de la scientologie "opprimée" dans la peau d'un martyr du nazisme, insinuant l'idée selon laquelle les scientologues d'aujourd'hui seraient les Résistants d'hier !

Pourquoi boycotter le film "Valkyrie" avec Tom Cruise (le Gravis - 31 janvier 2009)

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy - Tom Cruise et les aventures de la dialectique antinazie (lepoint.fr - 29.01.09)

L'Allemagne juge sévèrement le film de Bryan Singer sur von Stauffenberg (lemonde.fr - 27.01.09)

Tom Cruise et Carice Van Houten dans le film américain de Bryan Singer, "Walkyrie" ("Valkyrie") (lemonde.fr - 27.01.09)

Cruise movie fuels Berlin's war on Scientology (theage.com.au - January 27, 2009)

Heute startet in deutschen Kinos die »Operation Walküre« von Bryan Singer (neues-deutschland.de - 22.01.2009)

 

Pourquoi boycotter le film "Valkyrie" avec Tom Cruise

Le film "Valkyrie"avec Tom Cruise ne nous dit pas ce qu'étaient les opposants au régime nazi depuis les années 30 ni ne nous parle des autres tentatives pour éliminer Hitler. Ce film nous montre en fait un mouvement survenu tardivement et cela au moment ou les nazis perdent la guerre.

Ces comploteurs bien placés par leurs activités nazies au côté d'Hitler tentent-ils de sauver le pays en obtenant une capitulation pas trop défavorables ou veulent-ils réellement lutter contre le nazisme ?,

Veulent-ils réellement arrêter le massacre des juifs par les nazis ?

Ce film ne nous le dit aucunement et faire de Stauffenberg un héros irréprochable de la résistance est une démarche typiquement hollywoodienne.

Aussi dans ce film il est assez difficile d'accepter qu'un acteur comme Tom Cruise joue le rôle d'un défenseur des valeurs démocratiques alors que l'on sait qu'il soutient une organisation totalitaire qui lance des fatwas (SP order) et fait de la discrimination. (Par exemple à l'encontre des journalistes, des psychiatres et des personnes suppressives)

Fatwa-scientologue:

    Une fatwa-scientologue ordonne aux scientologues de ne plus avoir de contact avec vous et incite les membres de cette organisation à nuire à votre personne et vos entreprises (campagne de rumeurs, diffamations) Une telle fatwa-scientologue a été édictée par exemple en 1989 à l'encontre de Jean-Luc Barbier aux motifs qu'il refusait d'affilier son atelier de dessin-peinture au réseau des entrepreneurs scientologues (WISE) et qu'il refusait de verser des royalties sur le revenu de ses activités artistiques.

Nous ne sommes pas contre la liberté de création de Tom Cruise ni souhaitons censurer son travail mais nous refusons d'aller voir un film dont une partie des recettes finira dans les poches d'une organisation criminogène.

Le Gravis, 31 janvier 2009

 

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy

Tom Cruise et les aventures de la dialectique antinazie

http://www.lepoint.fr - 29/01/2009
[Texte imntégral]

La sortie de «Walkyrie», d'abord aux Etats-Unis et en Allemagne, puis, maintenant, en France, est évidemment une bonne chose. Car c'est toujours une bonne chose de voir le monde honorer ses héros (Claus von Stauffen- berg, âme du complot du 20 juillet 1944 qui manqua, comme on sait, tuer Adolf Hitler). Reste que ce film, pour passionnant qu'il soit, pose un certain nombre de questions-trop complexes, trop délicates, pour être solubles dans la seule logique de l'industrie hollywoodienne.

La première n'a pas échappé aux commentateurs allemands: elle tient au choix de Tom Cruise pour jouer le rôle d'un homme que l'on nous présente comme l'incarnation même de l'honneur anti-hitlérien. Non que l'acteur ait jamais manifesté quelque sympathie pour l'hitlérisme. Mais il est l'un des dirigeants d'une secte, l'Eglise de scien- tologie, dont le moins que l'on puisse dire est que les valeurs n'ont pas grand-chose à voir avec celles qui permirent d'abattre ledit hitlérisme. Elitisme ... Darwinisme social et politique ... Education comme dressage ... Lavage de cerveaux érigé en principe de conviction ... Séquestrations ... Application des techniques de la cybernétique à l'organisation du lien social... Magie noire... Vision apocalyptique du monde ... Telle est la scientologie. Tel est, donc, le credo de Cruise. Et lui avoir permis d'incarner Stauffenberg est, de ce point de vue, une erreur, pour ne pas dire une faute-ou, comme l'a dit Berthold von Stauffenberg, le fils, quand il en fut informé, une grave, très grave, atteinte à la mémoire du mort.

La deuxième est sans doute inhérente à cette sorte d'entreprise et conduit à se demander si l'héroïsation d'un personnage ne se fait pas toujours, hélas, au détriment de la précision, de l'esprit de nuance et de l'histoire elle-même. Le film montre bien l'intégrité de Stauffenberg. Il montre son courage, sa hauteur de vues, sa fermeté d'âme. Mais que nous dit-il de ses pensées ? Que nous apprend-il de son adhésion de 1933, enthousiaste, au nazisme ? Pourquoi ne détaille-t-il pas ce que, de ce nazisme des débuts, il dut abjurer pour mener à terme son complot et ce qu'il en a, au contraire, conservé ? Jünger, par exemple ? Spengler ?

Cette hostilité sans merci à Weimar et à l'idée de démocratie qu'il partageait avec ces autres anciens des corps francs qui restèrent, eux, fidèles au national-socialisme et à son antisémitisme frénétique ?

L'espoir était-il de se débarrasser de Hitler ou de l'hitlérisme ?

D'un mauvais tyran ou du principe de toute tyrannie ? Le projet était-il de détruire le nazisme ou de le sauver ? Et pourquoi le film ne s'étend-il pas sur le vrai et tragique paradoxe de l'affaire ? Que n'illustre-t-il ce que l'on devrait appeler le «théorème de Stauffenberg» et qui voulait que l'on vînt près, tout près de Hitler (et dans une proximité qui, compte tenu de ce qu'était la société d'hypersurveillance hitlérienne, ne pouvait être ni feinte ni fictive) pour avoir la possibilité, comme Stauffenberg, d'accéder à la Tanière aux loups et d'y déposer sa mallette piégée ?

Je ne crois pas, moi, bafouer la mémoire de quiconque en disant que reste ouverte, après «Walkyrie», la question de la communauté de valeurs (eh oui !) entre le nazisme et certains de ses adversaires; ou même qu'il pourrait y avoir, après tout, et en seconde analyse, une forme de Witz (note d'anti-scientologie: une sorte de blague), de logique cachée, de ruse de l'Histoire, dans cette rencontre entre l'acteur scientologue et les putschistes de juillet 1944.

Et puis reste enfin le troisième risque que l'on court avec ce film et qui consiste à voir l'arbre Stauffenberg cacher la forêt de la résistance allemande à l'hitlérisme telle que la décrit Joachim Fest dans un livre qui sort ces jours-ci (Perrin) et qu'il faut lire en contrepoint à «Walkyrie». Car enfin il y a déjà, dans la caste des grands officiers hitlériens, une différence entre comploteurs tardifs (Stauffenberg) et précoces (rien qu'en 1938, et de l'intérieur même de l'armée, Hans Oster et Hans von Dohnanyi). Il y a, dans la galaxie issue de l'éclatement du premier noyau national-socialiste, les nationaux-bolcheviques rompant, comme Niekisch, dès 1934 ; les nationaux-conservateurs nostalgiques, comme Canaris, d'une grande alliance à l'Est brisée par la brouille Staline-Hitler; les révolutionnaires conservateurs, dont le prototype fut Hermann Rauschning, l'auteur de « La révolution du nihilisme ».

Mais il y a surtout eu des gens simples, comme le menuisier Georg Elser, auteur d'une tentative d'assassinat de Hitler en 1939. Il y a eu des associations étudiantes du type de ce groupe, La Rose blanche, qui cacha des juifs pendant toute la guerre. Il y a eu des socialistes. Des catholiques. Des juifs. Il y eut ces ouvriers berlinois, héros d'un roman de Fallada dont Primo Levi disait que c'était le plus beau livre sur la résistance allemande antinazie.

Et il y eut, enfin, ces weimariens impénitents qui ont préféré, comme Willy Brandt, encourir le reproche de «déserter» à l'irrémédiable déshonneur d'avoir à porter l'uniforme de la Wehrmacht et, donc, des conjurés du 20 juillet.

Effacer ces distinctions, toutes ces distinctions, tel est le piège. Les souligner, les accuser, refaire inlassablement le partage entre, d'un côté, la culture de guerre des nazis et de certains de leurs opposants et, de l'autre, l'antinazisme radical des héritiers de Willy Brandt, telle est la tâche qu'impose la confusion même de ce film. Une tâche pour l'Allemagne. Un devoir pour l'Europe.

Lire quelques commentaires sélectionnés par anti-scientologie


Le cybertotalitarisme dans notre Technopole

Commentaire de «Pierre»

Une réflexion bien profonde et subtile la vôtre, cher BHL, et pourtant pour une fois vous n’êtes allé qu’au cinéma ! Il y a là différentes clés de lecture, des approfondissements importants que vous proposez à la société. Vu que la discussion s’est tout de suite ouverte sur l’organisation de Scientologie, comment s’en douter d'ailleurs ?, j’ai employé ce titre terrifiant pour le relier à la matrice du «Darwinisme social et politique», dont est ici question, et le dériver comme son émanation. Il y a donc bien cette théorie et pratique (incroyable et vrai) anthropologique selon laquelle il est possible de façonner l'homme et la femme à sa volonté au moyen de technologies d'apprentissage. La Scientologie a de fait développé ces techniques de commande et de contrôle (feedbacks) l’empruntant aux mécanismes de la cybernétique et aux procédés du béhaviorisme enfin d’en faire un instrument d'imposition généralisée à la société et permettant à qui le pratique de se débarrasser des «agressions», de tout ce qui est perçu comme potentiellement étranger et nuisible.

Ce « body building » psychologique est donc un modèle de rééducation finalisé à optimiser, reprogrammer, la biocybernétique bat ici son plein (sic), l'homme et la femme selon des valeurs prédéfinies, et au profit de qui puis ce sera toute la question. Dans le cadre d’une entreprise, par exemple, il pourrait s'agir d’une formation profession- nelle disons "orientée".

Impossible donc de rester impassibles devant ces techniques visant à discipliner l'homme et la femme de l’extérieur et de l’intérieur. Et comment ne pas y voir dans ce Scientific Management, dans ce Social Engineering, dans ces modèles mathématiques, des graves atteintes à la liberté de l’homme et de la femme ? C'est pourtant cette stratégie des rapports personnels et sociaux qui est prêchée et appliquée par la Scientologie, un véritable danger pour une utilisation abusive et à des fins totalitaires.

Ce technototalitarisme est sûrement un défi lancé aux valeurs démocratiques de notre siècle. Encore merci, BHL, pour nous permettre d’y réfléchir.

vendredi 30 janvier | 16:44


Le général Krebbs disait:

Commentaire d'«Alain 76»

Le Führer est le Führer ! Et nous lui avons prété serment ! C'est un blasphème que de le renier !... Krebbs n'était pas nazi, mais homme d'honneur, et pour lui un serment était sacré... Il occupera finalement, le poste de chef de l'état-major général (en remplacement de Heinz Guderian, limogé le 28 mars 1945) après avoir commandé diverses unités de l'armée allemande.

Le soir du 30 avril 1945, il tente des négociations avec les Soviétiques, qui se trouvent déja dans Berlin, et rencontre le général russe Tchouikov. Si on se reporte à 1929, l'Allemagne est au bord d'un gouffre, nombre d'officiers de l'Abwehr, sont favorables à Hitler, pour remettre de l'ordre en Allemagne et pour réorganiser ce pays...

En 1933, quand il arrive au pouvoir viendra avec ce fameux serment de fidélité jusqu'à la mort au Führer !... Une erreur ?... non !... Une méconnaissance du personnage ... Tous n'ont pas lu Mein Kampf (mon combat) ... Tous loin en campagne ignorent ce que fait ce régime... L'armée allemande vole de victoire en victoire et ses chefs sont grisés par ces victoires faciles car la guerre n'était pas la priorité n°1 des démocraties de l'époque qui manifes- taient pour la semaine de 40 heures et les congés payés... Puis il y avait la revanche de l'humiliation faite à Versailles en 1919 ; isolant l'Allemagne ...

Qu'aurions nous été si nous avions été Allemands en 1923 ?... Favorables à Hitler ou contre ?... Aurions-nous nous juré fidèlité ou l'aurions-nous combattu ? ... Hans Krebbs est honnête il nous donne sa réponse de soldat fidèle y compris dans la défaite... Il s'est suicidé dans le bunker de Berlin... Peut-être pas nazi, mais fidèle à son serment...

vendredi 30 janvier | 10:10


Complexité de la résistance allemande à Hitler

Commentaire d'«Unamidupoint»

BHL a raison de souligner la complexité de la résistance allemande à Hitler. Relisant les très belles "Lettres à Freya" (Briefe an Freya, 1939-45, 1995) de Helmuth James von Moltke, un des membres importants du complot Stauffenberg, exécuté en février 1945, j'ai été surpris d'y trouver un certain nombre remarques qui révèlent, par moment, la contamination partielle de cet esprit libre par l'idéologie nazie. Mais, après tout, il y avait de nombreux maurrassiens et pétainistes dans la Résistance...

Le roman de Hans Fallada loué par l'éditorialiste est "Jeder stirbt fur sich allein" - traduit (assez mal) en francais, "Seul dans Berlin" (rééd. Denoël, 2002). Merci en tout cas pour cet article, et chapeau malgré tout à Tom Cruise au niveau de la performance d'acteur.

vendredi 30 janvier | 20:12


Le théorème «Opération Walkyrie»

Commentaire de «Pierre»

Quelle est la logique cachée dans cette production à budget germano-américain ? Je vois bien une ruse historique au profit d'une double cause. D'un côté, ce projet au format technicolor de suppression de la bête immonde et une conséquente recompilation d'un imaginaire collectif en souffrance vers un idéal de résistance, et de l'autre, un bon remerciement pour service rendu.

Le premier est toute une histoire d'enjeux politiques et culturels liés aux sentiments de culpabilité collective de l'Allemagne. Le second, un bon coup pour l'échapper belle, pour s'enlever de cette interdiction d'exercer sur le territoire et qui pèse bien lourde sur Scientologie.

Qu'en est-il sur le fond de l'affaire Stauffenberg ?

«Loin de tenir ses promesses de paix et de prospérité, le Führer a semé le chaos et la destruction», dit-il avec les autres putschistes, sans cacher leur amertume pour la perte de l'honneur de l'armée. Confirmation, si besoin en est, du «tout sauf Weimar». Alors, pour la condamnation du projet politique contenu dans Mein Kampf n'en passe. Si en plus on sait que les idées centrales sortirent de l'oeuvre, «La lutte des races» du sociologue Ernst Haeckel, premier à développer en Allemagne le darwinisme social comme mélange de politique et de biologie appliquée, de scientisme, convictions pangermanistes et de détestation du judaïsme et christianisme, alors faut-il s'en étonner ?

Un regard à mon précédent post où j'aborde la question du totalitarisme scientiste et le tour est joué pour un classique. CQFD.

samedi 31 janvier | 01:59


Le nazisme ne s'est pas autodétruit

Commentaire de «thebof»

Hélas, non le nazisme ne s'est pas autodétruit; il a fallu des années de guerre et des millions de morts pour en venir à bout. Et rien ne l'empêche de réapparaître demain car le nazisme c'est d'abord deux choses: le droit d'un peuple à un espace vital et l'affirmation de la supériorité d'une "race humaine" sur les autres, un peuple étant supposé formé de cette seule race (pureté raciale).

De ces deux axiomes vont découler les génocides (destinés à unifier "la race" du peuple supérieur" et les guerres (destinées à lui asurer son espace vital et sa domination sur les peuples inférieurs). Les juifs ont été les premières victimes et les plus nombreuses de cette théorie de la "pureté de la race" et des races inférieures. Mais il y en a eu bien d'autres. Tziganes, homosexuels, malades mentaux ... pour ne citer que ceux-là, ont été victimes du nazisme. C'est là qu'est le vrai danger du nazisme. Il pose la supériorité d'une race sur les autres hommes et affirme leur droit imprescriptible à un "espace vital", le "lebenraum". Il peut renaître demain.

Il suffit de peu de chose: l'apparition d'un "homme providentiel" à un moment difficile de l'Histoire d'un pays ou d'un peuple, puis la stérilisation progressive de la démocratie et des gardes-fous qu'elle place autour du pouvoir pour en éviter les dérives, et la voie est libre pour un illuminé dangereux. Il faut rester très vigilant. Non, vocable, le nazisme ne s'autodétruit pas ! Il détruit l'humanité dans l'homme.

samedi 31 janvier | 11:19


Le nazisme

Commentaire de «thebof»

Il serait très dangereux de réduire le nazisme au génocide juif. L'antisémitisme des nazis était un des éléments de la théorie de "la race supérieure", mais pas le seul, et si l'on y regarde de près, peut-être pas le plus important au regard de la théorie de "l'espace vital" dû à cette race supérieure.

Selon Hitler, il fallait purifier la race aryenne, race supérieure, et lui donner son espace vital. Les deux étaient liés. On voit bien que demain cela peut s'appliquer à n'importe quel groupe humain qui se proclame "race supérieure" et revendique son espace vital (qu'il lui appartient bien sûr de définir) et revendique le droit de diriger les "races inférieures" (c'est à dire les autre hommes). Le racisme, ce n'est pas de dire qu''il existe des races dans l'espèce humaine. La race n'est que le résultat d'un choix de critères selon la logique de classement.

Lorsque l'on classe les minéraux, les plantes, les animaux, on le fait selon certains critères chosis par l'homme. Mais nous n'en déduisons pas la supériorité du chat siamois sur le chat européen, ou du lévrier sur le setter. Le racisme, ce n'est pas la prise en compte des races (et peu me chaut ici le débat sur leur existence) le racisme c'est l'affirmation de la supériorité ou de l'infériorité d'un homme sur un autre en raison de cette race.

Il est stupide dedire qu'un noir, un jaune et un blanc sont identiques. Ils peuvent être rangés dans un ensemble commun selon leur couleur de peau. Mais rien, nulle part, et jamais ne permet de parler de supériorité ou d'infériorité des uns sur les autres. Les hommes ne sont pas identiques, mais certains ont des caractéristiques physiques communes différentes des autres. Mais, si les hommes ne sont pas identiques, n'oublions jamais qu'ils sont égaux. Si l'on oublie cela, on renie l'humanité qui est en nous tous.

samedi 31 janvier | 12:47


Lettre morte 1

Commentaire de «Chris»

Le film «La liste de Schindler» du réalisateur Steven Spielberg fut le début d'une opération d'acclimatation psychologique des foules dès les années 90. En effet, la mode du "héros nazi contre le nazisme" est une vaste escroquerie historico-cinématographique inaugurée par la grosse machine hollywoodienne, dans un but parfaite- ment politique de réarmement idéologique nationaliste.

Vaste syndrome de la corruption morale qui a initié le renouveau de l'idéologie militarisme américaine, de «Rambo» dans les années 80 à l'exaltation du nazi Oskar Schindler par S. Spielberg en 1994, le cinéma de propagande hollywoodien a pu permettre à celle-ci de reprendre le pouvoir.

Préparer le peuple américain aux diverses campagnes bellicistes concoctées par l'appareil d'État et permettre à l'idéologie militariste de reprendre le pouvoir dans une Amérique profondément transformée depuis les années 60-70 par le combat des droits civiques et l'affirmation des valeurs humanistes universelles, fut un enjeu majeur de cette époque pour la plupart des idéologues influents.

Réhabiliter le militarisme au yeux d'un peuple peu enclin à accepter les vues bellicistes à tous crin de ses dirigeants était un véritable défi après le «flower power» et la révolution culturelle initié à Woodstock.

Sans ces campagnes cinématographiques, le militarisme nationaliste n'aurait pu si facilement s'implanter durable- ment dans la nation américaine et n'aurait pas permis la régression morale et politique qui s'ensuivit sous le règne des Présidents Bush, plus particulièrement de la présidence de G.W Bush junior.

samedi 31 janvier | 15:36


Lettre morte 2

Commentaire de «Chris»

L'apparition et la légitimation des goulags US, des 450 prisons secrètes de la CIA à travers le monde, l'usage généralisé de la torture, les crimes de guerre en Irak et dans d'autres contrées, le règne de la langue de bois et l'abrogation des libertés publiques avec le «Patriot Act» aux USA, n'aurait pas pu avoir un écho aussi favorable et être soutenu par les intelligentsia aussi unanimement sans les campagnes hollywoodiennes douteuses de réhabili- tation de héros nazis à travers son cinéma.

Peu de personnes firent entendre en effet leurs voix dissidentes. Ces compromissions et ces entreprises de des- tructions morales qui ont entrainé la crétinisation des consciences pendant ces vingt dernières années, permirent l'acceptation des campagnes de conquêtes guerrières tous azimut sur la planète. Elles trouvent un étrange écho aujourd'hui avec la sortie du film «Walkyrie» de Bryan Singer grand admirateur du cinéma de Steven Spielberg.

Que l'acteur Tom Cruise, héro télé-évangéliste moderne et propagandiste du totalitarisme New age de la Scientologie, apporte une contribution nouvelle à la réécriture de l'Histoire et à la confusion des esprits, semble parfaitement dans l'ordre des choses.

Mais à l'heure où M. Barack Obama est le nouveau président des USA et que celui-ci semble vouloir renouer avec l'héritage antérieur des années 60-70, le film de M. Singer apparaît étrangement comme retardataire.

samedi 31 janvier | 15:40

Réaction de «thebof» au commentaire ci-dessus

Tout ceci est bel et bon mais vous semblez ignorer ou négliger le fait que la liste de Shindler est d'abord un livre de Thomas Keneally. Et ce n'est pas sans importance vu qu'il est Australien et a écrit des dizaines d'ouvrages, toujours très documentés dont un "Lincoln" que je vous recommande particulièrement.

Rien n'est simple dans ce domaine. Et avant de dire que quelqu'un réécrit l'histoire, il faut se rappeler qu'elle n'est jamais vraiment écrite car elle prend en compte les faits (pas toujours très vérifiables) et les paroles des gens (pas toujours très vérifiables), mais l'on ne sait jamais ce que les gens pensaient, c'est à dire quelles étaient leurs intentions profondes.

samedi 31 janvier | 16:07


Lettre morte 3

Commentaire de «Chris»

Mais à l'heure où M. Barak Obama est le nouveau président des USA et que celui-ci semble vouloir renouer avec l'héritage antérieur des années 60 - 70, le film de M Singer apparaît étrangement comme retardataire.

Film à contre-temps ou film précurseur ?

Est-ce la continuation de la guerre psychologique par les puissances de destabilisation du pays par d'autres moyens ? Et si la nouvelle exaltation d'un officier hitlérien via les tuyaux d'Hollywood était une ruse de plus pour ne pas désespérer un électorat provisoirement perdant ?

A l'heure où la première puissance du monde est un pays ravagé par la dépression économique et la faillite de ses élites, le film «Walkyrie» n'est il pas un signal lancé dans la nuit cinématographique en direction d'un électorat conservateur, acceptant d'abdiquer provisoirement ses prérogatives mais ne se rendant pas ?

Espérons que l'évocation nostalgico-Kitsch du colonel Von Stauffenberg ne soit qu'une image «politiquement correcte» de plus et sans grand effet, et que le souhait de l'autoritarisme politique exprimé par certaines élites américaines, restera à jamais lettre morte.

samedi 31 janvier | 16:10

 

Voir d'autres commentaires ici: http://www.lepoint.fr / débat - 29-31 janvier 2009

 
L'Allemagne juge sévèrement
le film de Bryan Singer sur von Stauffenberg
 
Film américain de Bryan Singer avec Tom Cruise, Terence Stamp, Tom Wilkinson, Kenneth Branagh. (1h50)
LE MONDE - http://www.lemonde.fr - 27 janvier 2009
[Texte intégral]

Tom Cruise dans le film américain de Bryan Singer, "Walkyrie" ("Valkyrie"). Photo: United Artist

BERLIN CORRESPONDANCE

Une catastrophe, ou pour le moins une salissure. Ainsi l'Allemagne a-t-elle vécu l'interprétation par Tom Cruise du plus intouchable de ses héros nationaux, le comte Claus von Stauffenberg, dans Operation Walküre - titre retenu pour l'exploitation de Walkyrie en Allemagne - du cinéaste américain Bryan Singer.

Comment la star hollywoodienne, scientologue revendiquée, n'aurait-elle pas entaché la mémoire du colonel rebelle qui, le 20 juillet 1944, paya de sa vie un attentat à la bombe manqué contre Hitler ?

Faire incarner "une figure de la lutte contre le totalitarisme nazi" par "un membre d'une organisation totalitaire" (l'Eglise de scientologie), comme le formulait récemment le député conservateur Michael Brand - qui a appelé au boycottage du film sorti le 22 janvier, dans les salles allemandes -, relevait de bien plus que d'une absurdité grossière : un véritable parjure.

Une polémique avait déjà éclaté, en juillet 2007, lors du tournage réalisé en grande partie à Berlin : fallait-il permettre que certaines séquences soient filmées au Bendlerblock - l'ancien quartier général de l'armée, transformé aujourd'hui en Mémorial de la résistance allemande - c'est-à-dire à l'endroit même où Stauffenberg fut fusillé, le 20 juillet au soir ?

Cantines, projecteurs et hordes de maquilleurs risquaient de nuire à la solennité des lieux. Mais le gouvernement avait finalement tranché en donnant son feu vert. C'est que l'enjeu était de taille : la classe politique et la presse allemande, très impliquées dans cette affaire, ont vite saisi l'opportunité qu'offrait ce film à gros budget et son casting : faire connaître une "autre Allemagne" ignorée du grand public susceptible de changer l'image du pays à l'étranger.

"CHEVALIER IRRÉPROCHABLE"

Dans un tel contexte, la présentation en avant-première d'Operation Walküre, le 20 janvier à Berlin, ne pouvait que susciter une curiosité extrême. Pour le ministre de la culture, Bernd Neumann, le film contribue "avec succès à porter à la connaissance d'un public international une partie peu connue de l'histoire allemande".

Les médias, eux, restent partagés. Si, globalement, tous s'accordent à reconnaître en l'Operation Walküre un thriller bien ficelé, les avis divergent quant à l'interprétation de Tom Cruise, jugée tour à tour "prenante" ou "fade". La question reste pourtant secondaire, estiment les historiens, au regard de celle de la véracité des faits relatés. De ce point de vue, "il n'y a que les uniformes qui soient corrects", affirme Johannes Tuchel, responsable du Mémorial de la résistance allemande. Le reste n'est que simplification.

Simplification en effet que de "montrer Stauffenberg comme unique héros d'un complot pour lequel il a bénéficié de tout un réseau d'amis, dont de nombreux civils", souligne M. Tuchel,

Simplification encore, rappelle son collègue Philipp Gassert, que de dépeindre Stauffenberg en "chevalier irréprochable", "sans zones d'ombre ni arêtes", alors que "le racisme, le militarisme, le violent antibolchevisme et l'enthousiasme initial pour le IIIe Reich" de l'homme, à la personnalité complexe, auraient tout aussi bien pu être montrés.

Des "oublis" d'autant plus regrettables, estime-t-il, que c'est justement l'évolution peu commune de cet aristo- cratique officier d'élite qui, si elle avait été racontée, aurait donné au film tout son sel.

Lorraine Rossignol

 
"Walkyrie": si c'est Tom Cruise,
ce colonel de la Wehrmacht ne peut être qu'un héros
 
Film américain de Bryan Singer avec Tom Cruise, Terence Stamp, Tom Wilkinson, Kenneth Branagh. (1h50)
 
LE MONDE | 27.01.09 - http://www.lemonde.fr
[Texte intégral]

Tom Cruise et Carice Van Houten dans le film américain de Bryan Singer, "Walkyrie" ("Valkyrie"). Photo: United Artist

Critique

On entend d'abord une voix d'homme qui exprime en allemand son mépris pour le régime hitlérien. On voit ces mots inscrits à l'encre sur une feuille. Puis une voix familière vient recouvrir la voix allemande. C'est celle de Tom Cruise qui redit, en américain, à quel point il est las des nazis qui mènent sa patrie vers l'abîme. Cette invention formelle, la seule du film, annonce clairement la couleur: la langue d'Hollywood, celle du spectacle, prend le pas sur celle de l'histoire.

Relation (plus fidèle au déroulement des faits que beaucoup d'autres films) de l'attentat du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler, Walkyrie est un film qui obéit aux règles du cinéma de divertissement, avec un brio certain, sans que jamais son réalisateur ne s'intéresse vraiment à l'histoire qu'il raconte.

Ce cinéaste, Bryan Singer, s'était fait remarquer avec Usual Suspects (1995) avant de se spécialiser dans le superhéros (X-Men puis Superman). Il traite pourtant le personnage principal de ce film, le colonel Claus von Stauffenberg, noble bavarois d'ascendance prussienne, officier de la Wehrmacht, coorganisateur et exécutant de l'attentat du 20 juillet, comme un héros à l'ancienne.

Incarné par une star, bon père de famille, patriote, croyant, courageux et lucide, il serait à son aise dans un film réalisé en Californie à l'époque des faits.

Comptant sur son brio ou sur l'ignorance des spectateurs, Singer met en scène la conspiration comme si son issue demeurait un enjeu dramatique et le procédé fonctionne pendant la première moitié du film.

Le montage très serré, les cadrages nerveux font presque oublier que le méchant va finalement s'en sortir et qu'on l'a déjà vu mourir en d'autres circonstances, dans La Chute, d'Oliver Hirschbiegel.

Mais la seconde partie, qui montre comment Stauffenberg et ses conjurés ont tenté de prendre le pouvoir à Berlin après l'attentat, tourne à vide.

Les enjeux politiques et historiques de l'épisode sont là, énormes, et Singer et ses scénaristes, Christopher McQuarrie et Nathan Alexander, refusent obstinément de les prendre en compte, s'accrochant désespérément aux recettes du cinéma d'action.

MANCHOT ET BORGNE

Dès que l'on fait connaissance de Stauffenberg, son opposition à Hitler est affirmée comme un postulat, sans que l'on en comprenne tout à fait le fondement. On se contentera d'apprendre, pendant les premières séquences, que le brillant officier a été grièvement blessé en Tunisie alors qu'il tentait d'empêcher la capture de ses hommes par les troupes anglaises.

Manchot, borgne, la main gauche mutilée, Stauffenberg version Singer-Cruise demeure un bien bel homme dont la prestance s'impose aux opposants militaires et civils à Hitler, incarnés par un aréopage d'acteurs britanniques (Terence Stamp joue le général à la retraite Beck, Kenneth Branagh le général Tresckow, et le comique Eddie Izzard, le général Fellgiebel). Ensemble, ils décident d'assassiner Hitler et de prendre le pouvoir en détournant de son objectif initial le plan "Walkyrie" destiné justement à protéger l'appareil nazi d'une éventuelle tentative de coup d'Etat.

Voici donc un héros à l'accent américain et des comparses à l'accent anglais. On ne s'étonnera pas des intonations vaguement germaniques que prennent les acteurs chargés d'animer les silhouettes d'Hitler, Goebbels ou Keitel. Cet appareillage fait gentiment sourire quand on le retrouve dans un film en noir et blanc de la Warner, aujourd'hui il est plus que désuet, un peu méprisant pour le spectateur.

A cet enthousiasme pour les vieilles recettes de l'âge d'or hollywoodien, Bryan Singer ajoute un autre penchant, plus embarrassant: manifestement séduit par l'élégance des uniformes et chorégraphies nazies, il les met en scène avec un entrain qui fait peine à voir.

Au bout de près de deux heures, on ne voit plus que le souci maniaque d'articuler le moindre détail de l'organi- sation du complot sans jamais rien évoquer des motivations des conspirateurs qui tous s'étaient élevés dans la hiérarchie militaire ou politique du IIIe Reich avant de passer à l'opposition. Si l'on s'intéresse à cet épisode, une question surgit vite: "Pourquoi si tard ?"

Ce n'est pas en allant voir Walkyrie que l'on en trouvera la réponse.

Thomas Sotinel

 
Cruise movie fuels Berlin's war on Scientology
 
Allan Hall, Berlin
 
Source: http://www.theage.com.au - January 27, 2009
[Texte intégral]

BERLIN authorities, worried that the latest Tom Cruise movie will boost Scientology membership, have begun a propaganda campaign against the cult.

- Berlin against Scientology

- Cruise 'may draw people in'

- Sect may be  'undemocratic'

A poster denouncing Scientology, paid for by the city, has been posted outside the Scientology headquarters in the German capital.

Local officials warn that Scientology may be "undemocratic". It comes as the authorities admit they are afraid of people being drawn into the "church" as a result of Cruise's starring role about the German anti-Nazi hero Claus von Stauffenberg in the movie Valkyrie.

The sign outside the Scientology headquarters is a poster with a big stop sign and a printed message: "The district of Charlottenburg-Wilmersdorf expresses its opposition to the activities of the Scientology sect in this district and in Berlin, and hopes that responsible parties in Berlin will watch the Scientology sect with a critical eye."

Cruise is the world's most prominent Scientologist. Posters advertising his new film, about the 1944 attempt to assassinate Adolf Hitler, are plastered across Berlin.

Cruise said little about Scientology during his publicity tour through Berlin last week, and the poster doesn't mention him. It only says that local officials see "a possible danger to democratic society" in the "increased activities of Scientology".

The Scientology headquarters in Berlin opened in January 2007 amid national controversy.

The German Government has never considered the US-based Church of Scientology a religion, refuses to exempt it from taxes and spies on it regularly for "anti-constitutional activity" because of aggressive recruitment practices.

During a failed attempt to ban Scientology in late 2007, German Interior Minister Wolfgang Schauble said: "Fundamental basic and human rights like the dignity of man or the right to equal treatment are restricted or abrogated by the organisation."

Many Germans are upset that Cruise is playing a man in Valkyrie who despised the dictatorship of the Nazis while he promotes a "religion" that many see as being equally authoritarian, intolerant and sinister.

 

 
Heute startet in deutschen Kinos
die »Operation Walküre« von Bryan Singer
 
Von Gunnar Decker
Sozialistische Tageszeitung • Freitag, 23. Januar 2009
http://www.neues-deutschland.de/ 22.01.2009
[Texte intégral]
 
Unternehmen Seifenblase

Im Münchener Flughafenbus stehe ich zufällig neben Sebastian Koch. Er kommt gerade von der Filmpreisverleihung. Jemand fragt ihn, wie er denn die »Operation Walküre« finde. »Schöner Film« sagt er, mehr sagt er nicht. Klingt wie: schöne Bescherung. Koch war schließlich selbst – vor fünf Jahren in Jo Baiers »Stauffenberg«-Film – der Hitler-Attentäter, was soll er da schon sagen? Und er war besser als Tom Cruise. Auch Harald Schrott spielte ihn fürs ZDF schon mal. Und er war auch besser. Aber was heißt hier besser? Das klingt ja fast schon nach dieser Scientologie-Logik, diesem öden: Auch in Dir steckt ein Gewinner, nutze dein – aggressives – Potenzial (lebenslange ruinöse Sektenabhängigkeit inklusive)!

Nun ja, soviel lässt sich schon mal sagen: Zum Gewinner ist Tom Cruise mit dem von ihm produzierten Film, mit sich selbst in der Hauptrolle, nicht geworden. Ist eben schwierig mit den deutschen Helden des »Geheimen Deutschland«, noch dazu, wenn sie Tyrannenmörder sein wollen und sich mit dem Ruf »Es lebe unser heiliges Deutschland« erschießen lassen. Man kann gegen Stefan George und seinen Kreis (zu dem Claus Graf Schenk und sein Bruder Bertold von Stauffenberg gehörten), diese prätentiös-sakrale Selbstinszenierung viel einwenden, aber gut gegen jeden flachen Scientologie-Geist (der im Grunde nur aus dem Kapitalismus eine Religion machen will) ist er schon. So unnahbar, so aristokratisch, so fremd. Auch Stauffenberg wollte als Soldat zugleich ein Ritter sein, das mag man zu Recht für weltfremd halten, aber gerade dieser Geist ist es, der ihn zum Hitler-Attentäter macht.

Solch Zugleich von Tiefen und Untiefen ist zuviel für einen vom US-Studio United Artists (dem Tom Cruise vorsteht) produzierten deutschen Geschichtsfilm. Das konnte man von Anfang an wissen – und nun ist es auch so gekommen. Der von Cruise ausgesuchte Regisseur Bryan Singer ist ein handwerkliche routinierter Actionfilmer, mehr nicht. Da mutet die Aufregung um »Operation Walküre« reichlich bizarr an: Er ist nicht einmal ärgerlich, er ist nicht aufregend falsch – er ist bloß auf durchdringend geistlose (also harmlose!) Art und Weise gewöhnlich. Wenn die Welt einen Film nicht gebraucht hat, dann diesen. Nun ist er da, samt Mediengetöse, sagen wir also einige Worte zu seiner schnellen Grablegung.

Tom Cruise ist mit diesem Film als Schauspieler restlos entzaubert. Vielleicht hatte er einfach Angst Falsches zu tun, also tat er lieber gar nichts. Mit leerem unbewegten Gesicht, dem nicht einmal die Augenklappe einen Anflug von Verwegenheit gibt, spult er sein Programm lustlos herunter. Sieht man das, versteht man nicht, warum er unbedingt Stauffenberg spielen wollte. Keine Leidenschaft, keine Emotion, keine Intelligenz – nichts, nur große synthetische Leere. So, als wolle er nur schnell in Uniform zum Kostümball gehen.

Das Strickmuster ist das übliche: einzelner Held gegen übermächtigen Feind. Das stimmt so natürlich nicht, denn Stauffenberg war nicht der Kopf des Widerstandkreises, sondern nur der, der mit der Bombe dicht an Hitler heran kam. Die anderen aber: Beck und Goerdeler etwa, sie stören hier nur das Actionkino-Konzept. Dabei ist doch gerade interessant, was diese für ein Deutschland nach Hitlers Tod wollten. Ein demokratisches? Oder eher ein Bündnis von Wehrmacht mit nationalkonservativen Kreisen, das im Westen schnell Frieden macht, damit man im Osten weiterkämpfen kann? Über dieser Frage hätten sich die Verschwörer vermutlich schnell entzweit. Für Stauffenberg jedoch waren es gerade die Gräuel der Ostfront, die ihn, den Nazi, zum Nazi-Gegner machten. Aber solche politischen Linienverläufe blendet »Operation Walküre« völlig aus. Da geht es nur um den Mann mit der Bombe. Leider hat die Bombe in diesem Film eine stärkere Ausdruckskraft als der Mann, der sie trägt. Darum funktioniert »Operation Walküre« nicht einmal als Thriller.

Die Ironie des versuchten Staatsstreichs in der Version von Tom Cruise: Nebenfiguren erlangen – ungewollt – eine viel stärkere Präsenz als Stauffenberg, auf den der Film doch zu hundert Prozent zugeschnitten ist. Ein dramaturgischer k.o.-Schlag. Vor allem der hervorragende Bill Nighy als General Olbricht zeigt, dass man gar nicht viel tun muss, will man auf der Leinwand präsent sein. Aber dieses Wenige muss eben eine Stärke erlangen, von der Tom Cruise keine Vorstellung besitzt. »Operation Walküre« versucht durchaus, den Ereignissen des 20. Juli gerecht zu werden – aber er versucht es mit dem Mitteln des Popcorn-Kinos. Jedes Bild ein Klischee, zugedröhnt mit Wagner. Aber Goebbels besaß Barlach-Plastiken und stellte sich keine röhrenden Hirsche, die hier alles und nichts dekorieren, auf den Schreibtisch – da eben beginnt es so furchtbar schwierig zu werden.

Wer sich statt mit Tom Cruise oder Guido Knopp ein Bild des 20. Juli machen will, das ihm nicht schon in medialer Schleife tausendfach auf die gleiche unergiebige Weise hinterhergetragen wurde, der lese darüber in Ernst Jüngers Tagebüchern »Strahlungen I/II« nach. Denn in Paris war die »Operation Walküre« erfolgreich gewesen, SS und SD bereits entwaffnet - und dann doch wieder freigelassen worden. »Die Riesenschlange im Sack gehabt und wieder frei gelassen«, kommentiert Jünger, der mit »Der Friede« die außenpolitische Programmschrift für eine Regierung nach dem Staatsstreich schrieb – in deren Machtzentrum Rommel stehen sollte, der aber wie fast die ganze Generalität unentschlossen blieb. Liest man diese Schrift, dann ahnt man, dass auch nach einem geglückten Attentat auf Hitler ein wirklicher Friede noch weit entfernt gewesen wäre. Denn solch ein Frieden führte eben nur über die totale und bedingungslose Niederlage des Nazi-Reichs.

Stauffenberg und die hitlerskeptischen Generäle (seit sie mit ihm nicht mehr siegten) wollten zu diesem Zeitpunkt jedoch immer noch einen respektablen Frieden, eine ehrenvolle Kapitulation für Nazi-Deutschland – und das war im Sommer 1944 gewiss bereits eine gefährliche Illusion. Folge eines zu langen Zögerns, oder wie Ernst Jünger notiert: »Ich glaube, es war Gambetta, der fragte: ›Haben Sie jemals einen General gesehen, der mutig ist?‹ Jeder kleine Journalist, jede Arbeiterfrau bringt mehr Courage auf. Die Auslese geschieht eben nach der Fähigkeit, den Mund zu halten und Befehle auszuführen; dazu kommt dann Senilität.«

Man weiß nicht, ob man Tom Cruise nun darum beneiden soll oder nicht, dass er genauso ahnungslos vor dem Charakter deutscher Generäle wie vor dem Auserwähltheitspathos des George-Kreises steht (den er lieber gleich ganz weglässt). Stauffenberg, der von der Ostfront an seine Frau über den »unglaublichen Pöbel« im Osten schrieb – »sehr viel Juden und Mischvolk« seien darunter –, war wohl kein Demokrat und auch kein toleranter Mensch. Er ist von einer höheren Idee befreit und in ihr gefangen zugleich! Da stecken wir plötzlich tief im deutschen Idealismus.

Vielleicht müsste man Stauffenberg spielen wie Schillers »Wilhelm Tell«. Aber wir wollen Tom Cruise, in seiner infantilen Affinität zu deutschen Heldenfiguren, nicht auf den nächsten falschen Gedanken bringen.

 

 

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