Tom Cruise arrête ton cinéma !

Ta scientologie est nauséeuse et victimaire

Autres textes concernant le prosélytisme de Tom Cruise
More about Tom Cruise and his proselytism
 

Tom Cruise wins Ernie Award for the most sexist
public comments of the past twelve months

The Gold Ernie a well-erned awards

Tom Cruise gagne le «prix Ernie» pour avoir tenu les propos
les plus sexistes de ces 12 derniers mois

Source : www.smh.com - August 25, 2006

The annual Ernie Awards have become a Sydney institution, an occasion to mark the most sexist public comments of the past twelve months

Tom Cruise won the celebrity award with his quote :

    "I've got Katie tucked away so no one will get to her until my child is born ... [Katie's] life from now on was going to be about being a mother. I'm not giving her the chance to turn into another Nicole."
 


L'énigmatique Mr Cruise

Le Point, 4 mai 2006, Florence Colombani
[Texte intégral]

A 43 ans, Thomas Cruise Mapother IV dit Tom Cruise est une star absolue. (à voir [et de préférence à ne pas voir - Note du Gravis] dans «Mission impossible 3»). Mais entre son obsession du succès, son souci névrotique de contrôle et ses débordements sur la Scientologie ou sa paternité, son image se brouille. Portrait en demi-teinte.      

Au début de «Mission : impossible 3», l'agent Ethan Hunt (Tom Cruise) est en bien mauvaise posture. Ligoté à une chaise, la sueur au front et le regard mauvais, il ne peut rien contre son ennemi juré, l'ignoble Owen Davian (Philip Seymour Hoffman), qui pointe un revolver sur la tempe de sa jeune épouse. Cruise en héros impuissant : l'image n'est pas nouvelle, elle est même récurrente.

Depuis 1998 et l'oeuvre ultime de Stanley Kubrick, «Eyes Wide Shut», la filmographie de l'acteur
se lit comme un catalogue d'humiliations publiques et de supplices raffinés.

Défiguré dans «Vanilla Sky» (Cameron Crowe, 2001), énucléé dans «Minority Report» (Steven Spielberg, 2002), d'une faiblesse pathétique face aux invincibles guerriers japonais («Le dernier samouraï», d'Edward Zwick, 2003), il aligne les grandes scènes masochistes avec une constance qui rappelle le Brando des années 70, celui de «La vengeance aux deux visages» et du «Dernier tango à Paris».

L'évolution surprend d'autant plus qu'à son apparition sur les écrans Cruise, star idéale des années 80, est l'image même de la réussite triomphante. Dans «Top Gun» (Tony Scott, 1986), il se contente de deux expressions - sourire figé et mâchoires serrées -, tout occupé à resplendir de la fierté de l'uniforme. Sa présence allège «Rain Man» (Barry Levinson, 1988) du poids de son sujet, l'autisme : il incarne une normalité séduisante, face à Dustin Hoffman en handicapé génial.

Très vite cependant, le virage s'amorce. Dans «Né un 4 juillet» (Oliver Stone, 1990), il joue un vétéran de la guerre du Vietnam. Cloué dans un fauteuil roulant, il est méconnaissable ; le fameux sourire commence à s'effacer. Mais il faut attendre l'intervention d'un génie, Kubrick, bien sûr, pour briser définitivement la statue du golden boy sans grand intérêt. Le cinéaste ne s'empare pas de lui, ni de sa femme de l'époque, Nicole Kidman, par hasard. Cruise est la seule grande star masculine de cette fin de siècle. Personne d'autre - ni Tom Hanks, ni Harrison Ford, ni Brad Pitt - n'a sa capacité à attirer les foules sur son seul nom, sans doute parce que personne d'autre n'offre à l'Amérique une incarnation aussi parfaite de ses qualités préférées : énergie, efficacité, optimisme insolent.

Kubrick a trouvé le symbole de son pays, le Gary Cooper des temps modernes, et il prend un malin plaisir à en faire l'homme le plus faible, le plus angoissé de toute son oeuvre. Egaré par la jalousie, pétrifié face aux appétits érotiques de sa femme, le docteur Hartford traverse une nuit de cauchemar où les humiliations le disputent à l'angoisse. Repéré comme intrus au cours d'une orgie où il s'est introduit en cachette, il est encerclé par une mystérieuse assemblée masquée, et contraint de retirer ses vêtements. Dans la rue, un groupe de jeunes le traite de « tapette ». Le temps de la force tranquille est révolu.

En peignant cet homme dont le mariage à Nicole Kidman cache bien des secrets, Kubrick joue, à l'évidence, avec l'image de son comédien et, la réalité se plaisant à imiter la fiction, le couple ne tarde pas à divorcer. A l'époque, Cruise contrôle encore la perception que le public a de lui, grâce à celle qui veille depuis des années sur sa carrière, la reine des publicistes hollywoodiennes, Pat Kingsley. Une femme d'une remarquable efficacité qui réussit longtemps à contenir les rumeurs insistantes sur l'homosexualité supposée de la star, et sur son ascension fulgurante dans la structure nébuleuse de l'Eglise de scientologie. Seulement voilà, à l'été 2005, Cruise renvoie Kingsley. Il lui reproche, dit-on, de l'empêcher de promouvoir sa «religion».

Il engage un temps sa propre sœur (scientologue), Lee Anne DeVette,
pour gérer ses apparitions publiques. Aussitôt, la belle construction se fissure.

A une époque qui veut que toute star digne de ce nom se réfugie en Namibie pour échapper aux paparazzi, Cruise se met à convoquer des conférences de presse à tout va pour informer le grand public de sa vie sen-timentale. Il sort de son chapeau la comédienne Katie Holmes («Batman Begins») : le coup de foudre immédiat, assure-t-il, même si le témoignage d'une autre jeune actrice, Scarlett Johansson («Lost in Translation»), laisse supposer que la recherche de la nouvelle Mrs Cruise a été organisée avec une froideur des plus méthodiques.

Cruise aggrave son cas en débloquant en direct, dans l'une des émissions les plus populaires de la télévision américaine : il saute sur le canapé de la présentatrice Oprah Winfrey en clamant : «Je suis amoureux !» Pour la première fois, la presse se retourne contre son enfant chéri. Il n'est pas rare, même aujourd'hui, après la naissance, le 8 avril, de leur fille Suri, de lire des allusions au contrat publicitaire qui fonderait ce couple étrange. Comme si, dans le Hollywood du début du XXIe siècle, on recourait à ces mariages arrangés qui, du temps du muet, permettaient de cacher au public l'homosexualité des stars.

Prolixe sur sa vie privée, Cruise l'est encore davantage sur la Scientologie. Du temps de Pat Kingsley, le sujet était tabou ; depuis son renvoi, il est obligatoire.

Quiconque veut se rendre à Los Angeles pour interviewer le comédien se voit proposer, comme condition préalable, une visite de la secte, qui a le statut légal de «religion» aux Etats-Unis.

Ses conférences de presse se transforment souvent en monologues sur les bienfaits de ce salmigondis New Age, où les extraterrestres jouent un rôle essentiel, et qui propose comme solution miracle le contrôle de soi-même.

On l'a entendu s'acharner sur les méfaits de la psychiatrie, prendre pour cible l'actrice Brooke Shields, coupable d'avoir pris des antidépresseurs pour lutter contre le baby-blues. Il jure pouvoir faire décrocher un drogué en un temps record, sans produits de substitution, grâce à son savoir scientologue.

Or, malgré ces errances qui laissent parfois médusé, Tom Cruise n'est pas seulement une star, un de ces personnages publics transformés en héros par un étrange mécanisme de groupe. C'est aussi un producteur doué, et un acteur remarquable.

Avec les droits de la série télévisée «Mission : impossible», il a acheté une occasion en or, celle de jouer ad vitam aeternam les héros virils et invincibles.

Chaque film est comme un autoportrait,
qui nous révèle comment Cruise aime à se voir lui-même

Chaque film est comme un autoportrait, qui nous révèle comment Cruise aime à se voir lui-même : quelques sourires craquants, beaucoup de cascades très dangereuses, une bonne dose de coups, de sueur et de sang pour altérer le visage trop lisse.

Au fil des années, la tendance masochiste s'accentue, et Ethan Hunt souffre de plus en plus, sans devenir mortel pour autant, qu'il soit filmé par un maître du film noir, Brian DePalma (en 1996), un génie du cinéma d'action, John Woo (en 2000), ou encore J. J. Abrams, le jeune prodige de la série télévisée («Alias», «Lost» ). Le choix de ces réalisateurs suffit à dénoter chez la star une vraie intelligence du cinéma. Et, lorsqu'il échappe au cadre trop strict qu'il a défini pour lui-même, lorsqu'il sort du corset de l'agent Hunt, on le découvre capable d'une remarquable intensité émotionnelle.

Comment oublier, dans «Eyes Wide Shut», son regard de terreur tandis que Nicole Kidman raconte le jour où elle a failli le quitter ? Ou sa rhétorique démente de gourou obsédé par le sexe dans «Magnolia» (Paul Thomas Anderson, 1999) ? Ou cette berceuse qui s'étrangle dans sa gorge lorsque sa fille lui demande de chanter pour la rassurer («La guerre des mondes», de Steven Spielberg, 2005) ?

Et puis il y a un rôle qui le résume à merveille, celui du tueur à gages de «Collateral» (2004), un thriller signé d'un des grands formalistes du cinéma contemporain, Michael Mann. Le cheveu poivre et sel, l'oeil sombre, Cruise n'a plus rien du sémillant pilote de «Top Gun». Or, dans le discours du tueur, c'est bien lui qu'on retrouve, dans toutes ses complexités, avec son obsession du succès, son souci névrotique de contrôle, et son étrange penchant pour l'ésotérisme

Critique du film «Mission : impossible 3»

Sur le papier, engager J. J. Abrams pour réaliser «Mission : impossible 3» était une excellente idée.

L'homme est, après tout, le cerveau des deux meilleures séries télévisées de ces dernières années, «Alias» (vaste enquête psychanalytique travestie en histoire d'espionnage) et «Lost» (dont le personnage central est une île mystérieuse digne de Jules Verne).

Or son passage au grand écran est un échec cinglant. Reprenant à «Alias» quelques trouvailles de structure, «Mission : impossible 3» ressemble à un épisode long et coûteux, entièrement dépouillé de ce qui fait la grandeur de la série.

«Alias» et «Lost» passionnent grâce à leurs personnages, si complexes et mystérieux que le spectateur accepte, pour les suivre, de croire aux situations les plus improbables.

Ici, il n'y a, en fait de personnage, qu'Ethan Hunt, ce simple costume de surhomme que Tom Cruise aime tant à enfiler.

Dès lors, cascades spectaculaires, histoire d'amour mièvre et explosions tonitruantes peuvent bien s'enchaîner à toute allure, le film ne réussit qu'à laisser un goût amer de vacuité absolue. F. C

Docteur Tom et Mister Cruise

Le Monde - 6 juillet 2005
[Texte intégral]
 
Quelle mouche a piqué Tom Cruise ? il a sauté sur le canapé d'Oprah Winfrey durant son émission avant de se jeter aux pieds de l'animatrice de télévision la plus populaire des Etats-Unis afin de lui confier son amour pour Katie Holmes. Depuis, il embrasse la jeune actrice à pleine bouche sur les tapis rouges du monde entier, lors des premières de La Guerre des mondes, de Steven Spielberg.

Cela a donné lieu à une avalanche d'articles, souvent sceptiques. Il parle de Katie, on l'interroge sur Katie. De La Guerre des mondes, il n'est guère question. Les responsables de Paramount, qui ont produit ­ - avec Dreamwork et Cruise - ­ ce film au budget de 135 millions de dollars, n'apprécient guère.

Il n'y a pas que l'amour dans la vie de Tom Cruise, il y a aussi la scientologie. Il en est un apôtre infatigable, organisant des visites guidées pour les responsables des studios (Le Monde du 30 mars). Le sujet n'a jamais été tabou, mais c'était comme pour sa vie privée, il n'en parlait pas dans tous les micros. Désormais, si. Il peut même devenir méchant pour défendre la cause et attaquer l'actrice Brooke Shields, qui a pris des antidépresseurs après une grossesse et l'a raconté dans un livre.

Un animateur de NBC a essayé de porter la contradiction. "Voilà le problème, vous ne connaissez pas l'histoire de la psychiatrie. Moi oui", répond en direct le docteur Cruise. Et voilà un nouveau débat. Les psychiatres sont furieux, et Brooke Shields lui donne la réplique du haut d'une tribune dans les pages d'opinions du New York Times.

HOMME D'AFFAIRES AVISÉ

Le festival continue quand il parle des bienfaits du sexe ­ - mais dans le cadre d'une relation amoureuse ­-, de l'existence des extraterrestres ­ - c'est au moins en rapport avec le film - ­ ou de sa croyance en la réincarnation. Pour expliquer ce changement de comportement, la presse invoque sa rupture professionnelle avec son attachée de presse, la redoutée Pat Kingsley, remplacée par la sœur de Cruise, Lee Anne de Vette, scientologue comme le reste de la famille. Tom Cruise, en tout cas, démontre qu'il n'y a pas besoin de parler d'un film pour en assurer la promotion. Le film a rapporté 57,8 millions de dollars (48,5 millions d'euros) en trois jours d'exploitation aux Etats-Unis. Paramount est rassuré. Et le producteur Tom Cruise aussi.

Car si Docteur Tom pète les plombs dans les studios de télévision, Mister Cruise reste un homme d'affaires avisé, qui évite le moindre dérapage incontrôlable. Tom Cruise fait partie des rares superstars d'Hollywood qui gagne au moins 20 millions de dollars par film, auxquels s'ajoutent des pourcentages sur les DVD et autres produits dérivés. "Avec ces énormes salaires, les stars ont commencé à créer leurs propres maisons de production, qui deviennent leurs fiefs", explique Edward Jay Epstein dans The Big Picture, un décryptage informé et précis de "la nouvelle logique de l'argent et du pouvoir à Hollywood" (Random House).

Observateur avisé d'Hollywood, Edward Jay Epstein prend le contre-pied du déluge de reportages people sur l'acteur, dans un article publié sur le magazine en ligne Slate, intitulé "Tom Cruise Inc.". "Ce qui est complètement oublié dans le brouillard des ragots médiatiques, c'est le rôle d'entrepreneur que s'est taillé Tom Cruise dans le nouvel Hollywood avec la franchise Mission : Impossible." Pour ce film, en 1996, "il a négocié un contrat presque sans équivalent à Hollywood", en recevant 22 % des recettes brutes perçues sur les entrées en salles, les droits télévisés et vidéo. "Cruise a gagné plus de 70 millions de dollars avec Mission : Impossible et il a ouvert une porte pour que les stars deviennent de véritables partenaires des studios."

Cruise avait négocié avant la révolution du DVD, qui est aujourd'hui ­ - et de loin - ­ la première source de revenus des studios. Vu le succès du film, il a renégocié son contrat pour le numéro deux pour faire passer sa part à 30 %, ce qui lui a rapporté 92 millions de dollars, dont 38 millions pour les seuls droits DVD.

La négociation a été plus compliquée avec Mission : Impossible III , mais un accord a toutefois été trouvé, le tournage doit commencer mi-juillet et, selon M. Epstein, Tom Cruise a gardé son "énorme pourcentage. Paramount a besoin de Tom Cruise, qui est ­ - avec George Lucas, Steven Spielberg et Jerry Bruckheimer - ­ l'un des quelques producteurs capables de créer une franchise de 1 milliard de dollars" .

Alain Salles
 
Scientologie et star système
Décervelage et «idôlatrie» chez Tom Cruise
 
«Saint Tom of Oprah couch» - source : galleryoftheabsurd.typepad.com
 
Autres caricatures de Tom Cruise (galleryoftheabsurd - 2 février 2006)
 
«Trapped in the Closet»
feat. Tom Cruise and Scientology
Southparkstudios.com
 
Trapped in the Closet (feat. Tom Cruise and Scientology) nov 2005 - Real Player - English
Tom Cruise et le placard nov 2005 - Real Player - English
 
Right click and Save As if you want to save the file locally first.
Select video format :

Download the show (.rm - 37 Mo)

Download Free Real Player

Download the show (.avi - 175 Mo

Download Free BSplayer

 
This is a video I did for a Scottish band called : The Truth Rockets, if you check out there website, you can see it on the main page. Please enjoy

Source : http://www.youtube.com

 
 

 

 

 
Autres textes concernant le prosélytisme de Tom Cruise
More about Tom Cruise and his proselytism