Corpsano vend sa chlorella comme de la scientologie

Témoignages de victimes de la société Corpsano

Remarque: tous les prénoms de cette page sont fictifs

Comparaison de prix: La chlorella chez Corpsano c'est plus cher que le caviar !?? (14 novembre 2005)

Les produits Corpsano m'ont fait peur - Témoignage de Josiane (10 novembre 2005)

Chrorella m'a caché ses liens avec la scientologie - Témoignage de Catherine (septembre 2004)

Corpsano propose une cure de désintoxication alimentaire ! Témoignage de Roger (7 novembre 2005)

Corpsano vend sa Chlorella dix fois le prix du marché ! Témoignage de Roger (13 novembre 2005)

Impossible de dire non au harcèlement de Corpsano - témoignage de Béatrice (12 novembre 2005)


Scientologie et méthodes de vente  : deux exemples

 

 

Le pot de 35 grammes de chlorella est vendu par Corpsano Fr. 64,33 (41,5 euros) !

Chlorella chez Corpsano: 1,18 euro le gramme

Chlorella chez vitanetonline.com: 0,10 euro le gramme 

Caviar Royal d'Aquitaine chez Aristoff: 0,63 euro le gramme

 
Les produits Corpsano m'ont fait peur
 
Témoignage de Josiane
 
J'avais alors un problème de poids à perdre et l'on m'avait dit que ce produit m'aiderait !
 
LES PRODUITS CORPSANO C'EST DE LA «POUDRE DE PERLIMPINPIN»
 
Une amie a insisté pour que je teste la Chlorella distribuée par la société Corpsano: un remède miracle qu'elle représentait de porte-à-porte depuis plusieurs mois.
 
A peine ai-je entamé la première boîte de Chlorella que cela a provoqué chez moi des irruptions cutanées sur tout mon corps avec des démangeaisons et brûlures. J'ai donc retourné mes 3 boîtes, mais jamais elle ne m'ont été remboursées.
 
Josiane, 10 novembre 2005
 
Corpsano m'a caché ses liens avec la scientologie
 
Témoignage de Catherine
 
Lorsque je cherchais un job j'ai trouvé une annonce pour distribuer de la Chlorella de façon indépendante. Très vite je me suis rendue compte qu'il y avait quelque chose qui clochait. Les pressions n'ont cessé d'augmenter sur ma personne et des réunions hebdomadaires étaient obligatoires dont le seul but était de nous faire miroiter des gains mirobolants avec un accent exagéré sur les récompenses distribuées aux meilleurs vendeurs !
 
Un des éléments qui a déclenché ma rupture avec Corpsano c'est ma découverte du lien avec la scientologie des dirigeants de cette société Corpsano et des principaux vendeurs de cette société. Corpsano en effet est membre de Wise, un groupe d'entrepreneurs scientologues. WISE: World Institute of Scientology Enterprises est composé de scientologues qui doivent verser des royalties à la scientologie via RTC (Religius Technology Center. Ndlr)
 
En aucun cas je ne voulais collaborer avec la plus petite succursale d'une telle Eglise car la scientologie est la cause de la mort de nombreuses personnes et sa thérapie a même déclenché une psychose chez un membre de ma famille. Les scientologues de Corpsano connaissait parfaitement ce problème famillial. Tout chez Corsano a été fait pour me cacher les liens avec la scientologie et cela dès mon premier entretien d'embauche.
DES MÉTHODES SCIENTOLOGUES TOUJOURS IDENTIQUES
 
Les membres Wise doivent appliquer strictement les mêmes règles de fonctionnement et les mêmes pénalités que les Eglises de scientologie. Ndlr
 
Chaque semaine je devais obtenir de meilleurs résultats et la pression était de plus en plus forte.
 
Non seulement il m'était reproché de ne pas atteindre les résultats qui m'étaient IMPOSÉS de semaine en semaine, mais une autre vendeuse a reçu l'autorisation de travailler dans le secteur qui m'était réservé. Cette nouvelle vendeuse devait soi-disant  «compenser ma baisse de statistiques» ! (sic) De plus pour mes bons résultats seules des boîtes de chlorella m'avaient été offertes en prime ...
 
Tous ces évènements ont contribué à ce que j'entre dans une profonde dépression.
 
Catherine, septembre 2004
 

World Institute of Scientology Enterprises

WISE

 
Sorte de holding qui regroupe les sociétés commerciales liées à la Scientologie. Ces entreprises versent des royalties pour l'exploitation des méthodes de Ron Hubbard
 
Corpsano propose une cure de désintoxication alimentaire !
 
Témoignage de Roger
 
Madame, Monsieur,
 
Je découvre votre site par un incroyable hasard ! Et j'en suis ravi, je vais suivre attentivement vos saines activités pour lutter contre les sectes en général et contre la scientologie en particulier.
 
En fait, je cherchais bêtement la posologie d'une cure de Chlorella, dont les premières boîtes m'ont été vendues par C.M. de P. probablement un proche de R.M. formateur d'adultes à P. don't j'ai trouvé l'adresse dans vos listes d'entreprises WISE. - voici deux ans à prix d'or et dont j'ai eu la faiblesse de racheter une deuxième tournée en début d'année, suite à un harcèlement téléphonique invraisemblable. Un vrai pillonage d'artillerie, qui n'a d'ailleurs fait que croître constamment après la livraison. J'ai mis les numéros de ce personnage sur ma liste rouge, puis je lui ai intimé par écrit l'ordre de cesser ses appels. Ce qu'il a fait.
 
Ce produit vient de la maison Corpsano, propriété de Mme et Mr D. à La C. (VD).
 
Google m'a proposé mille adresses touchant à la Chlorella et, lorsque j'ai vu apparaître le mot "scientologie" dans la liste, j'ai tout compris d'un coup. Le piège du complément alimentaire qu'on vous présente comme une cure de désintoxication alimentaire. Puis la seconde qui est un peu moins chère que la première, mais on renfordera d'autant plus l'effet... Je vois la suite: si je n'avais pas rompu les ponts, la troisème serait devenue indispensable etc... et ainsi de suite, factures y compris.
 
J'ajoute que durant la première cure, mon conseiller C.M. m'appelait très (trop) régulièrement prétendument pour savoir si j'allais bien, en réalité pour mettre en place un filet de dépendance dont ces gens-là entourent le client naïf - je le suis hélas - avant de l'asseoir dans la glu de la secte d'où l'on ne décolle plus !
 
Avec moi, il n'aurait eu aucune chance pour une quelconque démarche hors du monde des compléments alimentaires car, en solide libre-penseur, j'aurais mis les pieds au mur avec énergie.
 
Voilà donc témoignage de ce soir.
 
Il me reste à espérer - car je resterai toujours simple et bon - que ce site n'est pas piloté par les scientologues eux-mêmes pour piéger ceux qui les dénoncent (mais la richesse du site me paraît plaider contre cette option) et à suivre régulièrement vos activités.
 
Bien à vous.
 
Roger, 7 novembre 2005
 

 
Corpsano vend sa Chlorella dix fois le prix du marché !
 
Complément du témoignage de Roger
 
J'ai acheté 60 boîtes de Chlorella de 35 g, soit 2,1 kg, pour la somme de 3607.- Or, l'annonce que vous avez trouvée dans Internet aurait permis d'obtenir la même quantité de produit pour la somme de CHF 335.-. En effet, 2,1 kg représentant 42 boîtes de 50 g (100 comprimés de 500 mg.) à 6.38 dollars, qui font 267.90 dollars, c'est à dire, à CHF 1.25 de change moyen, 335.-.
 
Sans doute diront-ils que les produits ne sont pas identiques ! Mais c'est trop facile et, tous calculs faits, on peut observer que la fameuse Chlorella m'a été vendue  à un prix 10 fois supérieur au produit identique que vous avez trouvé sur le marché.
 
Quant aux questions que m'a posées le vendeur au moment du premier contact, elles avaient des conso- nances de consultation socio-psychiatrique, exactement comme en témoigne Béatrice de Neuchâtel.
 
D'abord considéré comme un geste de sollicitude cordiale, ce bombardement de questions m'a sans doute amené à vouloir en finir au plus vite ... en signant la commande ! Redoutable ! Et ma seconde commande procédait sans doute encore de ce même mécanisme, auquel était venu se surajouter le harcèlement téléphonique intermédiaire D'où une nouvelle fois, le choix d'une solution de facilité : payer pour se débarrasser du vendeur, et ceci même si les sommes engagées constituaient pour moi une très grosse dépense, jamais consentie pour de tels traitements.
 
Je ne sais pas comment le vendeur a obtenu mon adresse. Il m'a semblé qu'il était venu sonner à ma porte par hasard, mais à la réflexion, je devais avoir été ciblé puisqu'en repartant de chez moi il ne s'est rendu chez aucun de mes voisins, pas plus qu'il ne l'avait fait avant.
 
Je ne comprendrai jamais comment des gens qui passent leur temps à "arnaquer" les autres trouvent le sommeil !
 
Bien à vous.
 
Roger, 13 novembre 2005
 
Impossible de dire non au harcèlement de Corpsano
 
J'ai récemment découvert que les boîtes vendues par Corpsano sont vendues à des prix bien inférieurs dans le commerce.
 
Pour ma part j'ai dû payer 1'500.- pour l'achat des trois boîtes de Chlorella nécessaires à la cure prescrite par la société Corpsano de Monsieur et Madame André Douady et Catherine Douady à La Conversion (VD).
 
Cette cure de Chlorella selon Corpsano devait comporter trois étapes avec pour chacune d'entre elles l'obligation d'acheter 3 nouvelles boîtes de Chlorella au prix fort...!
 
Lors de la première visite du vendeur je n'ai pas réussi à dire non. Je me souviens qu'il n'a cessé de me poser des questions personnelles:
 
- quels sont vos problèmes de santé ?
 
- quels sont vos autres problèmes ?
 
- pourquoi vivez-vous seule ?
 
Une telle enquête m'a totalement destabilisée et je n'ai ensuite pu dire non à la proposition du vendeur de Corpsano.
 
Béatrice, Neuchâtel
 
Témoignage recueilli par téléphone le 12 novembre 2005
 
Reto, mort le 25 août 1991
 
Tages-Anzeiger, du 26 mars 1992
traduction ASDFI
 
Reto était scientologue. Il a fait des dettes au profit du centre américain de la secte. Il a alors sombré dans un état de détresse psychique. Maintenant, Reto est mort. Il s'est précipité dans une rivière du haut d'un pont.
 
Dans deux expertises, le Prof. Hans Kind établit un net rapport entre le suicide de Reto et ce qu'il a vécu en scientologie. Reto était âgé de 34 ans. C'était un homme de nature très joyeuse et un peu timide. Ayant lu une publicité selon laquelle nous n'utiliserions que le 10 % de notre potentiel mental, il commanda le livre "la Dianétique" de Ron Hubbard.
 
Sa boîte aux lettres fut alors envahie de prospectus de la scientologie. Un jour, il se laissa convaincre de faire un test de personnalité. le résultat fut accablant. "Tu n'es personne, tu ne vaux pratiquement rien", lui expliqua la scientologue qui exploitait le test. "C'était le pire qu'elle pouvait me dire; je ne m'étais jamais senti aussi nul", écrivit plus tard Reto dans son carnet.
 
La scientologue lui promit de l'aide et lui prescrivit de suivre le cours de communication, où il devait regarder la monitrice pendant des heures dans les yeux. Dans son carnet de notes, qu'il écrivit ultérieurement sur le conseil de ses médecins, il décrit la procédure comme une sorte d'hypnose.
 
Les scientologues lui vendirent ensuite le "programme de purification" pour la somme de 3'400 francs. Les séances de sauna de 3 - 4 heures qu'il fallait suivre chaque jour ne lui firent aucun bien :-, "J'avais d'affreux maux de tête, comme si mon crâne allait éclater". Il se sentait mal et devait vomir. "C'était des douleurs que je ne peux pas décrire" rapporte-t-il dans son carnet.
 
Au bout de 3 semaines, ses mentors le persuadèrent d'acheter 37,5 heures d'audition, une thérapie sciento- logiste. Le prix de l'heure revenait à 393 francs. Reto chercha en vain à résister. "Tu as un commerce, tu peux très bien prendre un crédit" lui dit la scientologue qui s'occupait de lui.
 
Reto refusa de faire un emprunt de 50' 000 francs. La scientologue remplit alors un chèque en blanc pour 13'800 francs,(9'000 euro) qu'il signa après de longues pressions. Reto engagea son assurance­vie auprès d'une banque et obtint le crédit. Les scientologues purent alors encaisser le chèque.
"Qu'avez-vous fait de moi ? "
 
Dans son carnet de notes, Reto. décrit l'audition comme des heures de supplice. "Qu'avez-vous fait de moi ? Je ne suis plus le même homme". Les scientologues réussirent cependant à le persuader de suivre un autre cours. Sa mère et ses frères et soeurs ne savaient alors pas qu'il fréquentait l'''Eglise'' de scientologie. Sur le conseil des scientologues, il leur dit seulement qu'il suivait des cours de formation.
 
Le 14 janvier 1990, Reto passa par des alternances d'humeur inexplicables, allant de la dépression à l'eupho- rie. Le dimanche, je voulais me tirer une balle dans la tête avec le fusil d'assaut. Je commençai alors à écrire mon testament. Je faisais l'éloge de la scientologie sur tous les tons et écrivis que le monde disparaîtrait de toute façon en l'an 2'000" confia-t-il à son carnet. (Reto faisait probablement allusion à une prédiction de Ron Hubbard annonçant la fin du monde).
 
Le même jour, il dit à un collègue, avec qui il partit danser le soir, qu'il allait super bien. Le jour suivant, il se sentit mal, ce pourquoi il se rendit chez sa mère. "Il fut soudainement saisi de crampes épouvantables dans tout le corps. Il se tordait de douleur et balbutiait qu'il devait partir, que c'était le moment pour lui" raconta sa mère au "Tages­Anzeiger".
 
 Le médecin appelé d'urgence le fit conduire à l'hôpital de Herisau. Comme Reto parla de son expérience avec la scientologie, le médecin de l'hôpital le fit transférer dans une clinique psychiatrique. C'est seulement alors que sa mère apprit son engagement en scientologie.
Il se sent traqué
 
Reto se remit relativement vite de son effondrement psychique. Il trouva la force de se distancer de la scien- tologie et de réclamer l'argent qu'il avait déboursé pour ses cours et son matériel. Mais il fut rapidement frappé par la prochaine crise.
 
D'autres suivirent, à intervalles toujours plus courts. Les scientologues lui téléphonèrent et lui écrivirent à plusieurs reprises.
 
Même à la clinique psychiatrique, où il fut amené en tout cinq fois, ils ne lui laissèrent aucun repos, jusqu'au moment où la direction de la clinique prit sur elle de ne plus transmettre d'appels téléphoniques.
 
Reto écrivit alors aux scientologues : "Si vous ne cessez pas immédiatement votre pression psychologique, je m'adresserai à un avocat".
 
Après son troisième séjour en clinique psychiatrique, il fonça avec sa voiture contre un mur, non loin de chez lui. La police ne trouva aucune trace de freins; contrairement à son habitude, Reto ne portait pas de ceinture de sécurité. En état de choc, il marcha jusque chez sa mère. Il fut amené à l'hôpital avec de nombreuses blessures. Il expliqua plus tard, à la clinique, qu'il avait agi sous l'effet d'une contrainte intérieure.
 
Après sa guérison et un nouveau séjour en clinique, il se reprit et s'adressa à un avocat. La scientologie remboursa alors une grande partie des sommes versées. Mais Reto ne s'en tint pas là : il se décida à porter plainte contre la scientologie pour atteinte à son intégrité psychique et demanda des dommages-intérêts.
 
En vue de préparer le procès, le Prof. Hans Kind, ancien directeur de la policlinique psychiatrique de Zurich, établit une expertise concluant que les événements vécus par Reto dans le cadre de la scientologie avaient joué un rôle direct dans le déclenchement d'une psychose.
 
La phase de stabilité ne dura pas longtemps. Reto souffrait de plus en plus d'un sentiment de persécution ("Je ne sors pas, les scientologues m'attendent dehors"). Il était aussi devenu insomniaque. Il se réfugiait dans un monde fictif et agissait souvent comme s'il était en état de transe, rapportent sa mère et sa soeur.
 
Il mena une vie de plus en plus renfermée. "Les scientologues m'ont, ils sont après moi" dit-il à sa mère. Dans son carnet, il nota : "J'étais programmé au point que j'en vins à écrire mon testament".
Il se jette dans une rivière
 
Comme Reto ne rentra pas un soir à la maison - il dormait alors la plupart du temps chez sa mère - sa soeur et son frère s'alarmèrent. Ils partirent à sa recherche et trouvèrent sa voiture, abandonnée, près d'un pont non loin de son domicile. "Comme nous ne le trouvions pas, nous avons alerté la police" dit sa soeur.
 
Après une attente interminable, un fonctionnaire vint apporter la nouvelle que Reto était mort : il s'était jeté dans la rivière. C'était le 25 août 1991. (Conformément au désir exprimé par la famille, nous avons attendu un certain temps avant de publier l'histoire de Reto).
 
Après la mort de Reto, le Prof. Kind entra en contact avec les médecins qui l'avaient soigné à la clinique et compléta sa première expertise. Le Prof. Xind relève que les problèmes psychiques massifs dont souffrait Reto ("psychose schizophrénique aiguë, dépersonnalisation et perte du sens de la réalité") s'étaient manifesté pour la première fois après le contact avec la secte.
Des médicaments interdits par la scientologie
 
Reto croyait que sa mort était imminente. Il aurait entendu, dans le contexte de son expérience scientolo- gique, des voix qui lui ordonnaient de se tirer une balle dans la tête. Il s'avéra aussi, fait lourd de conséquen- ces, que Reto refusait quelquefois de prendre les médicaments qu'on lui prescrivait parce que c'est interdit par la scientologie.
 
En outre, le Prof. Kind reproche aux scientologues d'avoir commis des fautes graves sur le plan psychologiue vis-à-vis de Reto. Selon l'expertise du Prof. Kind, il y a un net rapport entre le contact avec la scientologie, l'effondrement psychique et le suicide.
Les scientologues : Nous ne sommes pas responsables.
 
Le porte-parole de la scientologie, Jürg Stettler, conteste catégoriquement qu'il y ait un rapport entre le suicide de Reto et la scientologie. Il relève que Reto a fait plusieurs séjours dans une clinique psychiatrique après le dernier cours de scientologie et qu'il s'est donné la mort une année et demie plus tard.
 
D'après Jürg Stettler, les médicaments pour le traitement des troubles psychiques peuvent conduire à une dépression. En outre, Reto a été "déprogrammé par des adversaires de la secte, ce qui aurait aggravé ses problèmes. A son avis, le suicide aurait pour origine une réaction psychique extrême consécutive à un état d'angoisse intense que Reto aurait ressenti le 12 janvier 1990 alors qu'il circulait en voiture à travers un épais brouillard."
 
 
Commentaire du Gravis:
La scientologie est une escroquerie médicale
 
A lire les justifications ci dessus du représentant de la scientologie, M. Jurg Stettler, nous avons l' évidence que l'Eglise de scientologie est INCAPABLE d'assumer sa responsabilité.
 
Mais il est vrai que pour des personnes manipulées par l'endoctrinement et l'idéologie totalitaire de Ron Hubbard il n'existe aucune place pour le moindre doute, et encore moins pour la plus petite des remises en cause.
 
Une telle attitude de la scientologie n'est donc aucunement surprenante. Elle est grandement préjudiciable à la santé de nos citoyens qui sont abusés et exploités par cette Eglise nuisible.
 
Ceci devait être dit.
 
Le Gravis
 
ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE
INCITATION AU SUICIDE
 
Le témoignage d'Alain, ex-adepte de la scientologie lausannoise
 
Témoignage recueilli en octobre 2004
 
Alain (prénom d'emprunt) a 28 ans aujourd'hui. A 14 ans, entraîné par sa maman il commence la scientologie à Lausanne. Son parcours le conduira en 1994 à un suicide manqué causant la mort d'un passant dans sa chute.
 
Alain a insisté: il faut rappeler dans son témoignage qu'il est classé schizophrène. Il faut dire que les psychia- tres ont respecté ses droits, mais pas les scientologues. Il tient beaucoup à ce que je ne déforme pas ce qu'il m'a raconté de sa vie. Il aime beaucoup discuter de Droits de l'Homme, et de statistiques.
 
Alain est intelligent, il parle bien; il dit qu'il est grand; je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai discuté de nom- breuses heures au téléphone avec lui. Son discours est logique, et en ce qui me concerne, il m'a semblé qu'un de ses défauts était le manque de patience, peut-être est-ce cette impatience qui le fait classer chez les schizophrènes, ou d'autres choses que nous n'avons pas abordées au cours de ces entretiens.
 
Alain tient à faire savoir au monde entier tout ce que la scientologie lui a fait endurer, et ce qu'a subi sa famille, en particulier sa maman, pour avoir écouté les mensonges des scientologues.
 
La maman d'Alain est entrée en scientologie pour aider son fils qui avait des difficultés comportementales. Il lui arrivait de se bagarrer avec des camarades.
 
Le père d'Alain a déboursé une fortune - plus d'un million de Francs français, dans deux associations sciento- logues très connues dans la secte, celle de Lausanne et celle du "Ranch Mace Kingsley" où quelques parents scientologues expédient leurs enfants supposés avoir des problèmes.
 
Ce ranch n'a pas bonne réputation, même en scientologie, depuis quelques temps. Il doit des sommes impor- tantes à divers clients.
 
La description que la père d'Alain m'a faite de son fils correspondrait à celle d'un enfant turbulent, caractériel, ayant des problèmes de sociabilité, et des difficultés de discipline. Il explique qu'Alain a plutôt bien réussi ses études secondaires jusqu'à un moment, probablement vers l'adolescence, la puberté.
 
Le père d'Alain est très fatigué de toute cette histoire, qui dure depuis une quinzaine d'années, car non seulement la scientologie a bouleversé la vie de son fils, mais aussi celle de son épouse, des deux frères d'Alain, et d'autres gens alentour.
 
Et enfin, la scientologie a mis indirectement fin à la vie du jeune homme qui est mort lorsqu'Alain, désespéré de penser qu'il devrait peut-être repartir en scientologie alors qu'il revenait de leur ranch aux USA, s'est jeté du haut d'un pont routier en pleine nuit.
Il tombe sur un jeune homme
 
Il tomba malheureusement sur un passant qu'il ne pouvait avoir vu dans l'obscurité.
 
Le tribunal, épreuve supplémentaire pour la famille déjà très désolée et déboussolée, a acquitté Alain de la mort de ce jeune homme. Mais, selon Alain, la présidente du tribunal ne l'a pas laissé expliquer ce qui s'était passé en scientologie.
 
Les juges ont estimé qu'il était impossible, vu son état d'esprit au moment de la tragédie, d'attribuer à Alain une responsabilité dans le décès du jeune homme. Ils ont demandé qu'il se fasse soigner en psychiatrie.
 
La vraie responsable de ce désastre, la secte scientologie, n'a pas été inquiétée ni citée à comparaître. Elle n'a pas remboursé les sommes dépensées par le père, ni même tenté de s'excuser : la secte ne s'excuse jamais. Elle n'a pas versé un sou à la famille du jeune homme tamoul qui est décédé. Elle n'a pas aidé la famille d'Alain à surmonter cette épreuve.
 
A la même période, un procès se déroulait contre la secte en France, au cours duquel plusieurs responsables écopèrent de peines de prison et de fortes amendes pour homicide involontaire, extorsion et escroquerie.
 
En Suisse, la secte avait déjà été condamnée au moins deux fois pour abus de faiblesse.
 
Ce n'était pas le premier procès, et de loin; Hubbard, le gourou de la secte avait déjà été condamné en France à 4 années de prison ferme pour escroquerie et extorsion. Un autre procès avait condamné un responsable scientologue pour non-assistance à personne en danger. D'autres encore avaient donné tort à des pratiques scientologues.
 
Aux Etats-Unis, la scientologie vient de payer une somme probablement énorme à la famille de Lisa McPherson, morte à cause de la scientologie.
 
Durant la puberté d'Alain, ses parents ont demandé de l'aide à des psychologues et à des psychiatres. Alain a passé quelques jours en observation, puis a repris son existence d'élève. C'est alors que la maman d'Alain a entendu parler de la scientologie par la branche suisse de la secte.
 
Elle s'y est engagée avec son fils, prenant des cours et des séances d'audition, la pseudo-psychanalyse à la mode hubbardienne.
C'était en 1989.
 
L'appartenance d'Alain à la scientologie n'a pas vraiment arrangé les choses dans son existence: la secte pousse ses adeptes à croire qu'ils sont supérieurs au reste de l'humanité. Cela peut renforcer les difficultés relationnelles de certaines personnes.
 
Alain a donc eu maille à partir avec quelques camarades qui ne partageaient pas "ses opinions de scientologue". La scientologie renforce souvent le sentiment de mépris ou de condescendance envers le reste de l'humanité, en particulier chez des gens fragilisés par les aléas de l'existence.
 
On a vu de grands timides devenir à peine supportables pour les autres après avoir passé seulement quelques jours en scientologie.
 
Les méthodes employées par la secte aboutissent presque toujours à une hypertrophie de l'égo. Peut-être est-ce ainsi que les difficultés sociales d'Alain ont continué ou ont empiré. Alain était trop fragile ou encore trop instable pour passer au laminoir scientologue.
 
Toujours est-il que la maman d'Alain, convaincue par les belles paroles des scientologues, a réussi à entraîner son mari à aller plus loin dans l'engagement. Ils allaient expédier leur fils au loin, dans un "ranch" du Nouveau Mexique, dans la campagne rocailleuse du sud des Etats-Unis.
Le ranch s'appele le Ranch Mace Kingsley.
 
Alain raconte: il y a deux ranches, celui d'en haut, où il y a la direction et les filles, et celui d'en bas, où on garde les garçons. Il faut prendre la voiture pour aller de l'un à l'autre, explique-t'il. C'est un peu loin des lieux habités, paraît-il.
 
Le ranch a poussé le père d'Alain a acheter une caravane qui servait de logement à son fils, arrivé peu avant son dix-huitième anniversaire en septembre 1993. Cette dépense s'est ajoutée aux sommes considérables engagées par la famille pour aider Alain.
Lausanne
 
Cela faisait quatre ans et des dizaines de milliers de dollars que la famille avait déjà dépensés en scientologie lausannoise, pour un résultat manifestement insatisfaisant pour la maman comme pour Alain.
 
Lui-même ne se plaint pas vraiment de ce qu'il a vécu à Lausanne, où "les gens étaient assez sympas". Il faut dire qu'il était encore assez adolescent et que le concon familial était tout proche.
 
- "Là-bas, ils m'ont fait faire un cours de communication, un cours sur l'étude, des cours sur les gens "suppressifs", et j'allais souvent écouter leurs conférences, tout ça. J'y allais deux ou trois fois par semaine, parfois plus. J'assistais à presque toutes les conférences."
 
- "Mon père, c'est un honnète homme, juste un peu sévère. Il m'avait dit de ne plus aller en sciento, je ne l'ai pas écouté : mes parents se disputaient des fois à cause de ça, mon père pensait que ce sont des escrocs, ils ont été à deux doigts de divorcer."
 
- "Je croyais appartenir à une élite, j'étais parti pour sauver le monde, pour faire des scientos de haut niveau ... puis on m'a envoyé au ranch. Je suis passé par Chicago avec maman, il a fallu signer de papiers pour entrer aux USA. On me disait que j'allais être libre ..."
Le Ranch Mace Kingsley
 
Alain, accompagné de sa mère, arriva donc au Nouveau-Mexique. Il ne reverrait pas ses parents avant 6 ou 9 mois. Il ne reverrait sa maison qu'un an plus tard. Il ne parlait guère l'anglais, et une seule jeune fille, une belge de quatorze ou quinze ans, parlait français au ranch. Mais parler français était mal vu. Une jeune américaine parlait aussi un peu le français avec lui.
 
Peu après son arrivée, il fit connaissance de "son auditeur", ce "technicien religieux" scientologue supposé aider Alain à y voir plus clair et à mieux se comporter dans l'existence.
 
Mais les règles de la vie communautaire imposée ne convenaient guère à ce jeune homme anxieux. Il tenta de fuir au bout d'un mois. Son auditeur le rattrappa en voiture.
 
Alain lui dit qu'il allait voir les cops, la police, qu'il en avait assez du "ranch", et de la scientologie.
 
Son auditeur descendit de voiture et le boxa à trois ou quatre reprises en pleine figure. Alain eut "du mal à ne pas tomber dans les pommes", il dut s'assoir. Difficile de croire les gens qui vous boxent - mais Alain prit peur et rentra au bercail - au ranch, qui n'était guère qu'à 500 mètres de là.
 
Alain a une fois lancé une pierre à quelqu'un; il ne voulait plus travailler, il a voulu se suicider, c'est là qu'on l'a séparé des autres et mis dans la caravane payée par son père.
 
Il eut à subir les rigueurs de "l'éthique" scientologue - le système punitif sectaire, sans jugement ni avocat. C'est à ces périodes qu'il devait passer 12 ou 15 heures par jour "à repeindre des grillages", et ne dormir que quatre heures par nuit. Il en est encore furieux. Un des sous-cadres du ranch, Jimmy, lui jetait des pierres quand il ne travaillait pas assez dans cette section disciplinaire inventée par Hubbard, le gourou de la secte.
 
Une autre fois, Alain raconte qu'on l'a accroché à un tourniquet et qu'on le frappait à coups de pieds; il explique qu'on voulait lui donner la leçon, parce qu'il ne pensait pas comme "eux".
 
En plus des obligations de certaines journées harassantes, de l'interdiction de flirter avec les quelques filles qu'il croisait rarement, et du peu de distraction disponible, le ranch ne redistribuait qu'une petite somme chaque semaine au jeune adulte qu'il était devenu.
 
Il ne pouvait pas téléphoner à ses parents. Il doit y avoir 7 ou 8 heures de décalage horaire entre le Nouveau-Mexique et la Suisse. La seule fois où son père avait envoyé un fax, on l'avait censuré : pas de courrier, pas de téléphone ...
 
- "j'avais pas le droit de raconter ce qui se passait au ranch. C'est la censure."
Enfermement graduel
 
Les sorties étaient réduites: cet internat du ranch ne relâche un peu la pression que le dimanche, mais c'est vraiment difficile de dépenser quoi que ce soit à Reserve, ce village de moins de 400 âmes du Nouveau-Mexique, siège du comté de Catron (3800 habitants), au climat désertique en dépit de ses 2000 mètres d'altitude. On voit mal comment un jeune homme parlant encore médiocrement la langue pourrait sortir de l'enfermement graduel de la secte.
 
D'autres fois, un certain Gerry faisait faire des pompes à Alain - 50 à la fois, et l'avait privé d'auditions. Pourtant, le père d'Alain payait pour tout cela. Gerry lui a aussi dit qu'il devrait se suicider pour pouvoir quitter la scientologie.
 
(On sait que des scientologues expliquent aux clients potentiels que rater l'occasion scientologue revient à se suicider ... l'un des dirigeants français a écopé de prison avec sursis et de fortes amendes et dommages après le suicide d'un père de famille pressuré par ses soins. A Genève, un témoignage communiqué à l'AVDS révèle qu'une scientologue n'a rien trouvé de mieux comme conseil pour une employée en détresse : "Il faut te suicider. Avec un nouveau corps tout s'arrangera.!" .(sic) ).
 
Quant à l'auditeur scientologue, Alain n'est pas sûr de ce qu'il lui voulait, mais comme cet auditeur était juif, Alain pense qu'il avait envie de le circoncire.
 
- "Il y avait un certain Tom, qui disait qu'il avait tué ses parents; à mon avis, il racontait des salades." [les recherches effectuées démontrent en tout cas que le nom et la nationalité de ce jeune homme parti ensuite à la Sea Org existait bien. Je n'ai pu établir s'il avait tué ses parents, note du webmaster]
 
Au ranch, les papiers d'Alain ont été confisqués, conformément aux habitudes de nombreuses organisations de scientologie recevant des scientologues à l'étranger [i.e., on confisquait mes papiers et ceux de son épouse au Danemark, dans l'organisation scientologue -rg].
 
- Le matin, il fallait que les internes se mettent en rang, ça pouvait durer une demi-heure, ce rassemblement. Puis on avait un petit dejeûner. Ensuite, c'était l'audition, ou on allait faire du nettoyage, ramasser les mégots, laver le sauna, construire des murs.
 
- La nourriture n'était pas très équilibrée; on mangeait beaucoup de crèpes, la cuisine était assez grasse, parfois avec de la viande, mais pas souvent. C'est une "indienne", Patsy, qui faisait la cuisine.
 
- J'avais un copain qui m'a aidé, "Marc Ross", il m'avait dit que la scientologie l'avait kidnappé parce qu'il avait raconté des trucs à la radio à Los Angelès.
 
Alain était un peu amoureux de Molly, une jeune fille d'une quinzaine d'années que ses parents scientologues avaient expédiée au ranch.
On prenait tout mon argent
 
- Une fois, j'avais économisé sur ce qu'on me redistribuait - les 10 ou 20 dollars par semaine, et j'avais 60 dollars. Ils m'ont tout repris; quand je ne dépensais pas tout, on me reprenait ce que je ramenais.
 
- Je ne supportais plus rien, explique Alain; interdit de flirter, j'ai très mal vécu ça. C'étaient des facistes, ces gens-là. La sciento m'a volé tous mes droits. Ils ne veulent pas entendre parler de la psychiatrie, mais elle au moins, elle me respecte. Bien sûr, maintenant...
Peur de retourner chez les scientologues
 
- ... maintenant, depuis que je suis rentré en Suisse, au bout d'un an, j'ai cru qu'on voulait encore me renvoyer en Italie ou au Nouveau-Mexique chez les scientologues.
 
- Je me suis suicidé. Je ne voulais plus aller là-bas. Mon auditeur m'avait menacé quand je défendais les psychologues ou les psychiatres, que je critiquais la doctrine d'Hubbard.
 
- C'est des fachistes.
La vie d'Alain, maintenant
 
Alain est dans une pension de famille, sous curatelle. Il reçoit l'aide de l'assurance invalidité suisse (AI). Il aimerait bien sûr plus de liberté, comme nous tous.
 
La liberté d'Alain s'est achevée en Scientologie. Peut-être la psychologie l'aidera-t'elle à en regagner.
 
La liberté de la maman d'Alain est aussi très en péril: elle subit encore, dix après, les séquelles de ce drame. Elle aussi voudrait retrouver quelqu'un qui puisse la débarrasser de ce que lui a fait subir la scientologie.
 
Nous leur souhaitons de retrouver l'équilibre et le bonheur.
 
Anti-scientologie
 
Article de presse concernant Alain:
Un suicide manqué causant la mort d'un passant (Journal 24Heures 1994)
 
Depuis des années la scientologie refuse d'entrer en matière pour rembourser les sommes investies par la famille d'Alain.
 
La scientologie semble ignorer que sa thérapie à prix usuraire était totalement inadéquate au grave problème de santé d'Alain.
 
Ainsi, la scientologie une fois de plus, prouve qu'elle est totalement irresponsable.
 
Il faut que nos autorités fassent cesser de telles pratiques, qui, à notre connaissance, sont systématiquement utilisées sur des adeptes affaiblis, malades ou immatures.
 
L'Etat a le devoir de protéger TOUS ses citoyens et doit appliquer le principe de responsabilité. A moins qu'à l'image de ce qui se passe aux USA, notre Etat souhaite que certains citoyens soient abandonnés dans le goulag scientologue ...
 
Le Gravis, Porrentruy, le 2 août 2005
 
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