- CONTRAINTE
ET USURE
-
- Deux
scientologues inculpés
de contrainte et d'usure
-
-
- Tribune
de Genève, 28 novembre 1998
- [Texte
intégral]
-
- A
la base de l'accusation, un document signé
par une adepte quelques heures avant sa mort. Les
inculpés contestent
-
- Une
affaire médicale sur fond de scientologie
avait éclaté enavril
dernier. Un médecin avait été
inculpé d'homicide par négligence
et d'exposition au danger, accusations qu'il
a niées. La victime était une adepte
de la secte scientologue décédée
d'un cancer en 1995.
-
- Ce
dossier vient d'avoir un prolongement. Dans
ce même contexte, un trésorier de l'église
de scientologie et sa femme ont été
inculpés le 30 octobre de contrainte et d'usure
par le juge d'instruction
Claude Wenger qui a également
délivré une inculpation de complicité
à l'endroit d'une autre
adepte. Le magistrat a confirmé cette information.
-
- Les
dernières volontés
-
- L'adepte
qui a été accusée de complicité
rendait régulièrement visite à
l'Hôpital cantonal à une malade, membre
de la même secte. La visiteuse constate le
17 décembre 1995 que la patiente est au plus
mal. Le trésorier et son épouse sont
alertés. Dans l'aprèsmidi, ils
arrivent au chevet de la malade.
Celle-ci leur dicte quelques mots disant, en substance, que si elle quittait son corps, l'argent
qu'elle avait versé d'avance à la
scientologie devait rester à cette église.
-
-
Elle a fait ajouter que si elle retrouvait la santé,
elle aimerait contiriuer à pouvoir utiliser
ces fonds. La patiente signe.
-
- Le
même jour, à 22 h 45, elle rend son
dernier soupir. Ce billet qui
figure au dossier a donc été dicté
quelques heures avant le décès.
-
-
La justice suspecte les inculpés
d'avoir fait signer ce texte alors que l'état
de santé de la malade excluait qu'elle
puisse en prendre vraiment connaissance et
que la mourante n'avait plus sa capacité
de discernement.
-
- Me
Robert Assaël, avocat de proches de la défunte,
nous a également apporté sa confirmation.
Il déclare en outre : «La famille que
je représente relève avec satisfaction
la
détermination que manifeste le juge d'instruction
à découvrir la vérité».
-
- Les
défenseurs des inculpés : Mes Pierre de Preux, Jacques Barillon,
et
Bruno Ledrappier se refusent
à toutes déclarations. De
même, ils ne livrent aucune information concernant
la posltion de leurs
clients vis-à-vis des accusations qui les frappent.
-
- D'autres sources, nous
avons appris que les trois
scientologues contestent avoir eu un comportement
pénal ou répréhensible dans
cette affaire. Ils se seraient limités
à obéir aux volontes de la malade
sans la
contraindre en quoi que ce soit.
-
- Jean-Noël
Cuénod
-
- MAIN
BASSE SUR LA JUSTICE
- (par
George Fenech, J.C. Lattès éditeur)
M. Georges FENECH a été juge d'instruction du long procès contre la
scientologie à Lyon (1989-1997). Il a été président de l'association
Professionnelle des Magistrats, il est l'auteur du livre "Main Basse sur la Justice"
dont
est tiré ce passage.Le fléau des sectes
|
L'ethique
de scientologie
Les
nombreuses condamnations de la scientologie
|