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PEINE CONFIRMEE CONTRE LA PRESIDENTE
DE LA SCIENTOLOGIE
 
LA LIBERTÉ
Vendredi, 5 Décembre 2003
[Texte intégral]
 
Justice : En mai, la responsable lausannoise avait été condamnée
en première instance pour diffamation
 
A la fin du mois de mai, la présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, Suzanne Montangero, avait été reconnue coupable de diffamation à l'encontre d'un ancien adepte de la secte. Le Tribunal de police de Lausanne l'avait alors condamnée à une peine de 15 jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans. Elle devait aussi verser au plaignant 2000 francs (1300 euros) d'indemnité pour tort moral et 5000 francs de dépens (3300 euros).
 
Jean-Luc Barbier, l'ancien adepte, avait passé quinze années au siège mondial de la secte, en Floride, où il avait même acquis des galons. En 1989, c'est pourtant la fin : il quitte la scientologie.
 
En 1999, il crée l'Association des victimes de la dianétiquè et de la scientologie (Ndlr : AVDS), dont un quotidien jurassien rend compte. Suzanne Montangero réagit alors à cet article par une lettre que le journal reproduit en partie : elle y met en doute les intentions louables de l'association fondée par Jean-Luc Barbier, accusant ce dernier de «tenter d'extorquer des fonds» à l'Eglise de scientologie.
 
En première instance, le Tribunal de police avait rendu un jugement sévère contre Suzanne Montangero. Dans les considérants, les juges estimaient que la présidente avait fait passer l'ancien adepte pour «une personne méprisable», motivée par l'appât du gain. Suzanne Montangero était alors condamnée pour avoir intentiomiellement diffamé Jean­Luc Barbier.
 
Ce jugement a été confirmé en deuxième instance par la Cour de cassation pénale vaudoise à la fin du mois de septembre. Les considérants de cette seconde décision ne sont pas encore parvenus aux parties. De l'avis de leurs avocats, Charles Munoz pour l'ancien adepte et Jean Lob pour la scientologue, ils devraient leur être communiqués cette année encore.
 
Suzanne Montangero et son avocat pourront alors se décider à faire un nouveau recours au Tribunal fédéral. Les juges de Mon-Repos confirmeront-ils à leur tour les décisions des juges vaudois ?
 
JC
 
 
Ndlr : Suzanne Montangero n'a pu faire recours au Tribunal Fédéral, le jugement de la Cour d'Appel étant incontestable juridiquement.
 
 
Autres condamnations de la Présidente de l'Eglise descientologie de lausanne :
 
Lausanne : La présidente de la scientologie évite la prison (mai 2002)
Lausanne : Peine de prison confirmée contre la présidente de scientologie (mars 2000)
Lausanne : 10 jours de prison pour la présidente de la scientologie (janvier 2000)
Lausanne : Six mois avec sursis pour un scientologue (décembre 1998)
 
Autres jugements des tribunaux suisses concernant la scientologie :
 
Genève : Peine réduite pour deux scientologues (juillet 1998)
Lausanne : Propos critiques du Reader's Digest contre la Scientologie jugés fondés (novembre 1991)
Lausanne : Révéler les secrets de la scientologie n'est pas illégal (janvier 1991)
Bâle : Deux scientologues condamnées pour escroquerie à 12 et 11 mois de prison (juin 1987)