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LAUSANNE: UNE PRÉSIDENTE DE SCIENTOLOGIE EN PRISON ?
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Scientologie Lausanne: Confirmation du jugement, Suzanne Montangero écope de 15 jours de prison pour avoir bel et bien diffamé Jean-Luc Barbier, président de l'Association des Victimes de la scientologie et de la Dianétique (AVDS)
 
Scientologie Lausanne: La présidente de l'Eglise de scientologie, Mme Suzanne Montangero condamnéé hier par le Tribunal à 15 jours de prison pour diffamation
 
Scientologie Lausanne: Jugement confirmé en appel contre Suzanne Montangero présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne. Elle est condamnée à dix jours de prison pour avoir diffamé le président du GPFI (Le Groupement de Protection de la Famille et de l'Individu à Genève)
 
Scientologie Lausanne: Dix jours de prison avec sursis contre Suzanne Montangero présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne. "Faites ce que je dis et pas ce que je fais" a relevé la justice
 
Scientologie Lausanne: Peine de dix jours de prison avec sursis confirmée pour la présidente de la Scientologie
 
Scientologie Lausanne: Pour insoumission à une décision de l'autorité, Suzanne Montangero présidente de la scientologie, avait été condamnée au début de l'année à trois jours d'arrêt 
 
 
Quotidien jurassien, 13 juin 2003 - Thierry Bédat
[Texte intégral]
 
Le président de l'Association des victimes de la dianétique a bel et bien été diffamé
 
L'ancienne présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne vient d'être condamnée pour avoir diffamé Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS), établi depuis quelques années en Ajoie.
 
Début 2000, la présentation de son association dans nos colonnes suscite une lettre ouverte de Suzanne Montangero, alors présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, très partiellement publiée dans Le Quotidien Jurassien du 6 avril suivant.
 
«Excédée par les critiques de Jean-Luc Barbier, la présidente a voulu lui régler son compte en le discréditant sur le plan de son comportement privé, en le faisant passer pour un délinquant et un individu méprisable. Elle a agi dans le dessein exclusif de dire du mal de lui, en s'en prenant à sa personne», constate dans ses considérants le juge Jean-Pascal Rodieux, président du Tribunal de police de Lausanne.
 
Elle a délibérément choisi d'attaquer
 
Il a donc condamné la présidente à quinze jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans; à verser 2'000.- à Jean-Luc Barbier pour tort moral; ainsi qu'à payer les frais de justice et ceux de défense du plaignant.
 
Le juge Rodieux pose un regard très sévère sur les méthodes de Suzanne Montangero, déjà condamnée en mars 2000 par le Tribunal cantonal vaudois pour avoir diffamé un adversaire de la scientologie dans une publication de l'église (voir article). «Alors que la présidente aurait pu en toute légalité défendre ses convictions et contester des erreurs éventuelles de la partie adverse, elle a délibérément choisi de s'en prendre à la personnalité et à la réputation de son contradicteur, de plus de manière basse et insistante», souligne le juge. Observant que l'article auquel elle prétendait répondre, ne renfermait aucune accusation venimeuse contre la de scientologie, il souligne qu'il pourrait se laisser aller à conclure que celle-ci refuse toute critique.
 
«En tant que présidente d'association, elle aurait dû donner l'exemple de la correction et de la prudence», termine le juge. Quant à la coupable, elle a déjà annoncé son intention de faire appel du jugement.
(Un appel rejeté - et une condamnation confirmée par la cours de cassation -ndlr)
 
LA MEILLEURE DÉFENSE...
 
Les conseils aux officiers d'éthique
 
Jean-Luc Barbier a été un adepte de la scientologie pendant quinze ans. Il avait le grade d'officier d'éthique. Il a donc eu accès aux documents internes de l'église, dont un ouvrage de son créateur Ron Hubbard qui, «face aux dangers venant des gouvernements et des tribunaux», conseille: «Seule l'attaque est la solution aux menaces.» Il poursuit : «Fabriquez ou trouvez une menace suffisante contre eux pour les amener à négocier la paix. (...) C'est l'attaque imprévue sur l'arrière des premiers rangs de l'ennemi qui paie le plus.»
 
Informations dans les écoles
 
«La condamnation d'une membre du Conseil de l'Eglise de scientologie donne du crédit à notre association qui réunit une trentaine de membres et bénéficie de l'aide d'une soixantaine de donateurs», explique le président de l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie. Il va maintenant proposer au Département de l'éducation d'animer des conférences dans les écoles sur les degrés de manipulation au sein des groupes sectaires.
 
«Il faut bien faire attention, lorsqu'on veut savoir si l'on a affaire à une secte, de ne pas mettre automa- tiquement une étiquette sur ce qui est différent», avertit Jean-Luc Barbier.
 
Le jugement (texte intégral)
 
 
Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral pour des procès en diffamation.
 
 
24 Heures, 28 mai 2003, Georges-Marie Bécherraz
[Extrait]
 
 Le Tribunal de Lausanne a condamné hier pour diffamation
la présidente Suzanne Montangero
 
Tribunal de police (...) L'Eglise de scientologie de Lausanne n'est pas près de digérer le verdict rendu hier par Jean-Pascal Rodieux, premier président du Trbunal d'arrondissement. Le magistrat a en effet condamné au terme d'une journée d'audience la présidente Suzanne Montangero à quinze jours de prison avec sursis pendant deux ans pour diffamation. Une sanction ressentie d'autant plus amèrement qu'elle donne raison à un plaignant qui est l'un des ennemis les plus farouches de la secte, son ancien adepte genevois Jean-Luc Barbier.
 
Cerise sur 10 gâteau, les scientologues devront lui verser 2'000.- francs pour tort moral et lui payer des dépens à hauteur de 6'000 francs. (...)
 Sévères reproches
 
Ambiance tendue, donc, à Montbenon pour un procès mettant sur la sellette Suzanne Montangero, accusée de diffamation pour avoir vertement répondu en février 2000 à un article annonçant dans un quotidien jurassien la création par Jean-Luc Barbier de l'Association d'aide aux victimes de la scientologie (AVDS).
 
Moralement soutenue par la présence dans la salle d'audience d'une trentaine de disciples, la scientologue était défendue par Me Jean Lob, grand spécialiste des droits de l'homme s'il en est.
 
Partiellement publiée dans le journal jurassien, la réplique de Mme Montangero mettait en doute la probité de l'AVDS, en affirmant notamment que son fondateur avait pour but d'extorquer des fonds à la scientologie. Pour Me Lob, il était parfaitement normal que l'Eglise de scientologie réagisse à cet article ressenti comme une attaque. (...)
 
Assimilant ces échanges à des joutes politiques, il a produit un arrêt du Tribunal fédéral soulignant que l'atteinte à l'honneur ne doit être invoquée ici qu'avec précaution,les propos échangés dépassant souvent la pensée de leur auteur. Conseil de Jean-Luc Barbier, Me Charles Munoz a habilement rappelé qu'on n'accuse pas sans preuves. «C'est vrai pour les ennemis de la scientologie, et aussi pour les scientologues. Il n'y a pas l'ombre d'un indice pour dire que cette association a été créée pour s'enrichir.»
 
 La présidente a choisi une manière basse et insidieuse
alors qu'en tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple
 
Dans son jugement, Jean-Pascal Radieux n'a pas mâché ses mots pour qualifier la riposte de Suzanne Montangero. Il estime que son but n'était pas de s'inscrire en faux contre une description de la scientologie, mais qu'elle a voulu régler son compte à Jean-Luc Barbier en le faisant passer pour un individu méprisable. «Elle a choisi une manière basse et insidieuse alors qu'en tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple. De toute façon, même si l'article avait été diffamatoire, rien ne l'autorisait à riposter sur le même terrain.»
 
Pour les fidèles de Ron Hubbard, «le tribunal a protégé une personne ouvertement encline à détruire l'Eglise de scientologie et à causer un maximum de problèmes à ses membres». Ils envisagent d'ores et déjà de déposer un recours. Quand bien même le jugement très détaillé rédigé par le juge Rodieux apparaît comme une redoutable construction difficile à renverser.
 
Le jugement (texte intégral)
 
 
Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral pour des procès en diffamation.
 
 PRÉSIDENTE DE LA SCIENTOLOGIE
CONDAMNÉE À LAUSANNE
 
24 heures, 19 janvier 2000, Laurent Antonoff
[texte intégral]
 Dix jours de prison avec sursis pour avoir diffamé un Genevois
 
"Tout cela me fait penser aux campagnes électorales américaines où se ne sont pas les idées que l'on combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement". Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre Henri Winzap ne s'est pas contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de l'eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non. Il a de plus condamné Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre gu Genevois François Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la scientologie". selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible, Je vais faire recours a-t-elle d'ores et déjà annoncé".
 
"Faites ce que je dis et pas ce que je fais". C'est sous ce titre que la présidente de la scientologie de Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté, l'organe de presse du mouvement. C'était en avril 1996. Son but "Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI)."Suite à ses nombreuses attaques contre la scientologie,tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se devait de lui répondre. Le but de l'article n'ètait pas de nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a plaidé Me De Benoît, l'avocate de l'accusée.
 
L'article en question révélait, entre autres, que François Lavergnat avait enprunté 15'000.- francs (env 9'400 euros) à son frère sans les restituer dans les délais, que le garden center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé Me De Benoît.
 Tort moral
 
"Mon client est l'opposant officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction systématique à son endroit. Il serait judi- cieux de rappeler que ce n'est pas son procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie a tenu à préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la scientologie".
 
Dans son jugement, le président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant pour
"indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé".
 
En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de 3'000.- francs (env 1900 euros) et devra verser 1'500.- francs (env 940 euros) à la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
 
Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral pour des procès en diffamation.
 
LES ATTAQUES DE LA SCIENTOLOGIE
CONTRE LE PRÉSIDENT DU GROUPEMENT DE PROTECTION
DE LA FAMILLE ET DE L'INDIVIDU
(GPFI - GENÈVE)
 
24 HEURES - 19 janvier 2000
TRIBUNE DE GENÈVE -19 janvier 2000
VAUD-LA COTE - 29 janvier 2000
 
SCIENTOLOGIE - JUGEMENT
 
Présidente de la scientologie condamnée à Lausanne:
Dix jours de prison avec sursis pour avoir diffamé un Genevois
 
 
voir appel plus bas: condamnation confirmée
 
"Tout cela me fait penser aux campagnes électorales américaines où ce ne sont pas les idées que l'on combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame: le dénigrement." Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre-Henri Winzap, ne s'est pas contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de l'Eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non.
 
Il a de plus condamné Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre du Genevois François, Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la scientologie" selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible. Je vais faire recours", a-t-elle d'ores et déjà annoncé.
 
"Faites ce que je dis et pas ce que je fais." C'est sous ce titre que la présidente de l'Eglise de scientologie dc Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté, l'organe de presse du mouvement. C'était en avril 1996. Son but: " Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI).
 
"Suite à ses nombreuses attaques contre la scientologie, tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se devait de lui répondrc. Le but de l'article n'était pas de nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a plaidé Me de Benoît, l'avocate de l'accusée.
 
L'article en question révélait, entre autres, que François Lavergnat avait emprunté 15'000 francs (10'000 euros) à son frère sans les lui restituer dans les délais, que le garden center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé Me de Benoît.
Tort moral
 
"Mon client est l'opposant officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie", a tenu à préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant notamment le fonda- teur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la scientologie".
 
Dans son jugement, le président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé."
 
En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de 3000 francs et devra verser 1500 francs à la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
 
Laurent Antonoff
 
Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral pour des procès en diffamation.
 
 
AP 27.3.2000 LAUSANNE
 
La présidente de la Scientologie de Lausanne, condamnée pour diffamation, a été déboutée lundi par le Tribunal cantonal vaudois.
 
Les juges ont confirmé la peine de dix jours d'emprisonnement avec sursis infligée en janvier dernier pour des attaques contre le fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI).
 
Les faits remontent à avril 1996. Dans la revue de Scientologie ''Ethique et Liberté'' tirée à 30'000 exemplai- res en Suisse romande, la présidente s'en était prise aux affaires personnelles du responsible genevois du GPFI, perçu comme un ''pourfendeur'' du mouvement.

La Cour de cassation a rejeté son recours, estimant comme le Tribunal de police de Lausanne qu'elle avait agi dans le but de mettre hors d'état de nuire le plaignant en l'attaquant sur le plan privé et non sur des idées. Le GPFI n'étant pas un organisme officiel, mais une association peu connue du grand public, les juges ont considéré que ces attaques ne pouvaient se justifier par un intérêt public.

Les magistrats ont rappelé que la démocratie comprenait le droit à la riposte et que la liberté s'arrêtait là où commence celle d'autrui. Ils ont jugé que la condamnation n'était pas excessive, car ces attaques ''haute- ment critiquables'' n'étaient pas anodines, qu'elles avaient été largement diffusées et qu'elles émanaient d'une personne haut placée dans son mouvement.

Outre la peine, la présidente se voit infliger une amende de 3.000 francs suisses et le paiement des frais. La Cour cantonale a toutefois annulé l'indemnité pour tort moral de 1.500 francs suisses, renvoyant la question à la justice civile.

De son côté, la présidente a d'ores et déjà annoncé qu'elle ferait recours au Tribunal fédéral contre ce juge- ment. A ses yeux, celui-ci est ''une attaque directe contre le droit d'expression et la liberté de presse'', affirme-t-elle dans un communiqué signé de l'église de Scientologie de Lausanne.
 
Note du GRAVIS: En Suisse il n'y a en fait pas d'appel possible au Tribunal fédéral pour des procès en diffamation. Pourquoi donc publier une telle information ?
 
Manifestation sans autorisation
 
24 heures, 28 mai 2002, Léo Bollliger
[Texte intégral]
 
Pour insoumission à une décision de l'autorité, Suzanne Montangero avait été condamnée au début de l'année à trois jours d'arrêt. Bien que la faute ait été commise, les juges de l'Hermitage ont estimé cette peine excessive.
 
La présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, Suzanne Montangero, n'ira pas en prison. Condamnée au début de l'année par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne à trois jours d'arrêt pour insou- mission à une décision de l'autorité, elle avait interjeté recours contre ce jugement auprès de la Cour de cassation du Tribunal cantonal (TC). Hier après-midi, les juges de l'Hermitage lui ont partiellement donné raison. ils considèrent que la peine infligée en première instance est «arbitrairement excessive» en regard des faits incriminés. Pour eux, la sanction prononcée contre Suzanne Montangero doit se limiter à une seule amende, dont ils ont arrêté le montant à 1'000 francs. Mais sur le fond, ils ne remettent pas en cause les considérants du premier jugement.
 
Les faits qui valaient à la présidente des scientologues lausannois de se retrouver devant la justice remon- tent à deux ans. Au mois de juin 2000, les adeptes de Ron Hubbard avaient organisé, trois jours durant, une exposition dans des locaux situés à la rue de la Madeleine, à Lausanne.
 
En marge de cette manifestation qui visait à faire connaître leur Eglise au public, ils avaient installé des stands dans la rue et organisé des concerts sans autorisation préalable des autorités communales. De plus, la ville avait estimé qu'ils harcelaient les passants, notamment sur les escaliers reliant la place de la Riponne à la Cathédrale.
 
Le 16 juin, la Direction de la sécurité publique, qui était alors dirigée par le municipal Bernard Métraux, avait adressé un courrier à la direction de l'Eglise de scientologie pour lui intimer l'ordre de mettre immédiatement fin à ses agissements et à l'utilisation illégale du domaine public. N'ayant pas tout de suite obtempéré et ayant «continué à perturber l'ordre public», Suzanne Montangero s'était alors vu dénoncée auprès du juge d'instruction par la Municipalité pour insoumission à une décision de l'autorité.
 Pas d'auréole de martyre
 
Dans son recours au TC contre le jugement de première instance, l'avocat de Suzanne Montangero, Me Jean Lob, invoquait notamment une violation par le Tribunal de police d'un article de la Constitution fédérale ainsi que celle d'un article de la Convention européenne des droits de l'homme relatifs à la liberté d'expression. Ces dispositions «n'autorisent cependant personne à faire du prosélytisme agressif et à importuner les passants dans la rue», a souligné le juge cantonal Laurent de Mestral.
 
Pour sa part, le second juge rapporteur, Paul-Eugène Rochat, a estimé qu'une peine d'amende était préfé- rable dans cette affaire à une peine d'arrêt en cela qu'elle «évite de donner à la dame une auréole de martyre». Bien que relativement satisfaite du jugement rendu par la Cour de cassation, Suzanne Montangero se réserve la possibilité de recourir devant le Tribunal fédéral.