-
-
-
- Quotidien
jurassien, 13 juin 2003 - Thierry Bédat
- [Texte
intégral]
-
- Le
président de l'Association des victimes de la dianétique
a bel et bien été diffamé
-
- L'ancienne
présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne
vient d'être condamnée pour avoir diffamé
Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide
aux victimes de la dianétique et de la scientologie
(AVDS), établi depuis quelques années en Ajoie.
-
- Début
2000, la présentation de son association dans nos
colonnes suscite une lettre ouverte de Suzanne Montangero,
alors présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne,
très partiellement publiée dans Le Quotidien
Jurassien du 6 avril suivant.
-
- «Excédée
par les critiques de Jean-Luc Barbier, la présidente
a voulu lui régler son compte en le discréditant
sur le plan de son comportement privé, en le faisant
passer pour un délinquant et un individu méprisable.
Elle a agi dans le dessein exclusif de dire du mal de lui,
en s'en prenant à sa personne», constate dans
ses considérants le juge Jean-Pascal Rodieux, président
du Tribunal de police de Lausanne.
-
- Elle
a délibérément choisi d'attaquer
-
- Il
a donc condamné la présidente à quinze
jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans; à
verser 2'000.- à Jean-Luc Barbier pour tort moral;
ainsi qu'à payer les frais de justice et ceux de
défense du plaignant.
-
- Le
juge Rodieux pose un regard très sévère
sur les méthodes de Suzanne Montangero, déjà
condamnée en mars 2000 par le Tribunal cantonal vaudois
pour avoir diffamé un adversaire de la scientologie
dans une publication de l'église (voir article).
«Alors que la présidente aurait pu en toute
légalité défendre ses convictions et
contester des erreurs éventuelles de la partie adverse,
elle a délibérément choisi de s'en
prendre à la personnalité et à la réputation
de son contradicteur, de plus de manière basse et
insistante», souligne le juge. Observant que l'article
auquel elle prétendait répondre, ne renfermait
aucune accusation venimeuse contre la de scientologie, il
souligne qu'il pourrait se laisser aller à conclure
que celle-ci refuse toute critique.
-
- «En
tant que présidente d'association, elle aurait dû
donner l'exemple de la correction et de la prudence»,
termine le juge. Quant à la coupable, elle a déjà
annoncé son intention de faire appel du jugement.
- (Un
appel rejeté - et une condamnation confirmée
par la cours de cassation -ndlr)
-
- LA
MEILLEURE DÉFENSE...
-
- Les
conseils aux officiers d'éthique
-
- Jean-Luc
Barbier a été un adepte de la scientologie
pendant quinze ans. Il avait le grade d'officier d'éthique.
Il a donc eu accès aux documents internes de l'église,
dont un ouvrage de son créateur Ron Hubbard qui,
«face aux dangers venant des gouvernements et des
tribunaux», conseille: «Seule l'attaque est
la solution aux menaces.» Il poursuit : «Fabriquez
ou trouvez une menace suffisante contre eux pour les amener
à négocier la paix. (...) C'est l'attaque
imprévue sur l'arrière des premiers rangs
de l'ennemi qui paie le plus.»
-
- Informations
dans les écoles
-
- «La
condamnation d'une membre du Conseil de l'Eglise de scientologie
donne du crédit à notre association qui réunit
une trentaine de membres et bénéficie de l'aide
d'une soixantaine de donateurs», explique le président
de l'Association des victimes de la dianétique et
de la scientologie. Il va maintenant proposer au Département
de l'éducation d'animer des conférences dans
les écoles sur les degrés de manipulation
au sein des groupes sectaires.
-
- «Il
faut bien faire attention, lorsqu'on veut savoir si l'on
a affaire à une secte, de ne pas mettre automa- tiquement
une étiquette sur ce qui est différent»,
avertit Jean-Luc Barbier.
-
-
-
- Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral
pour des procès en diffamation.
|
-
-
- 24
Heures, 28 mai 2003, Georges-Marie Bécherraz
- [Extrait]
-
- Le
Tribunal de Lausanne a condamné hier pour diffamation
- la présidente Suzanne Montangero
-
- Tribunal
de police (...) L'Eglise de scientologie de Lausanne
n'est pas près de digérer le verdict rendu
hier par Jean-Pascal Rodieux, premier président du
Trbunal d'arrondissement. Le magistrat a en effet condamné
au terme d'une journée d'audience la présidente
Suzanne Montangero à quinze jours de prison avec
sursis pendant deux ans pour diffamation. Une sanction ressentie
d'autant plus amèrement qu'elle donne raison à
un plaignant qui est l'un des ennemis les plus farouches
de la secte, son ancien adepte
genevois Jean-Luc Barbier.
-
- Cerise
sur 10 gâteau, les scientologues devront lui verser
2'000.- francs pour tort moral et lui payer des dépens
à hauteur de 6'000 francs. (...)
- Sévères
reproches
-
- Ambiance
tendue, donc, à Montbenon pour un procès mettant
sur la sellette Suzanne Montangero, accusée de diffamation
pour avoir vertement répondu en février 2000
à un article annonçant dans un quotidien jurassien
la création par Jean-Luc Barbier de l'Association
d'aide aux victimes de la scientologie (AVDS).
-
- Moralement
soutenue par la présence dans la salle d'audience
d'une trentaine de disciples, la scientologue était
défendue par Me Jean Lob, grand spécialiste
des droits de l'homme s'il en est.
-
- Partiellement
publiée dans le journal jurassien, la réplique
de Mme Montangero mettait en doute la probité de
l'AVDS, en affirmant notamment que son fondateur avait pour
but d'extorquer des fonds à la scientologie. Pour
Me Lob, il était parfaitement normal que l'Eglise
de scientologie réagisse à cet article ressenti
comme une attaque. (...)
-
- Assimilant
ces échanges à des joutes politiques, il a
produit un arrêt du Tribunal fédéral
soulignant que l'atteinte à l'honneur ne doit être
invoquée ici qu'avec précaution,les propos
échangés dépassant souvent la pensée
de leur auteur. Conseil de Jean-Luc Barbier, Me Charles
Munoz a habilement rappelé qu'on n'accuse pas sans
preuves. «C'est vrai pour les ennemis de la scientologie,
et aussi pour les scientologues. Il n'y a pas l'ombre d'un
indice pour dire que cette association a été
créée pour s'enrichir.»
-
-
- Dans
son jugement, Jean-Pascal Radieux n'a pas mâché
ses mots pour qualifier la riposte de Suzanne Montangero.
Il estime que son but n'était pas de s'inscrire en
faux contre une description de la scientologie, mais qu'elle
a voulu régler son compte à Jean-Luc Barbier
en le faisant passer pour un individu méprisable.
«Elle a choisi une manière basse et insidieuse
alors qu'en tant que présidente elle aurait dû
donner l'exemple. De
toute façon, même si l'article avait été
diffamatoire, rien ne l'autorisait à riposter sur
le même terrain.»
-
- Pour
les fidèles de Ron Hubbard, «le tribunal a
protégé une personne ouvertement encline à
détruire l'Eglise de scientologie et à causer
un maximum de problèmes à ses membres».
Ils envisagent d'ores et déjà de déposer
un recours. Quand bien même le jugement très
détaillé rédigé par le juge
Rodieux apparaît comme une redoutable construction
difficile à renverser.
-
- Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral
pour des procès en diffamation.
|
-
- PRÉSIDENTE
DE LA SCIENTOLOGIE
- CONDAMNÉE À
LAUSANNE
-
- 24 heures, 19 janvier 2000,
Laurent Antonoff
- [texte
intégral]
-
- "Tout cela me fait penser
aux campagnes électorales américaines où se ne sont pas les idées que l'on
combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement".
Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre Henri Winzap ne s'est pas
contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de
l'eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non. Il a de plus condamné
Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à
l'encontre gu Genevois François Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la
scientologie". selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible, Je
vais faire recours a-t-elle d'ores et déjà annoncé".
-
- "Faites ce que je dis et
pas ce que je fais". C'est sous ce titre que la présidente de la scientologie de
Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté,
l'organe de presse du mouvement. C'était en avril 1996. Son but "Remettre
l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au Genevois
François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de
l'individu (GPFI)."Suite à ses nombreuses attaques contre la
scientologie,tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se
devait de lui répondre. Le but de l'article n'ètait pas de nuire à cette
personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a
plaidé Me De Benoît, l'avocate de l'accusée.
-
- L'article en question
révélait, entre autres, que François Lavergnat avait enprunté 15'000.- francs
(env 9'400 euros) à son frère sans les restituer dans les délais, que le garden
center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été
fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur",
a estimé Me De Benoît.
- Tort
moral
-
- "Mon client est l'opposant
officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à
une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction
systématique à son endroit. Il serait judi- cieux de rappeler que ce n'est pas son
procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie a tenu à
préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant
notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique
serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la
scientologie".
-
- Dans son jugement, le
président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant
pour
- "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de
nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé".
-
- En plus de la
peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de
3'000.- francs (env 1900 euros) et devra verser 1'500.- francs (env 940 euros) à
la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
-
- Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral
pour des procès en diffamation.
|
-
- LES ATTAQUES DE LA SCIENTOLOGIE
- CONTRE
LE PRÉSIDENT DU GROUPEMENT DE PROTECTION
- DE LA FAMILLE ET DE L'INDIVIDU
- (GPFI -
GENÈVE)
-
- 24 HEURES
- 19 janvier 2000
- TRIBUNE DE GENÈVE
-19 janvier 2000
- VAUD-LA COTE -
29
janvier 2000
-
- SCIENTOLOGIE - JUGEMENT
-
- Présidente de
la scientologie condamnée à Lausanne:
Dix jours de prison avec sursis pour
avoir diffamé un Genevois
-
- voir appel plus bas: condamnation
confirmée
-
- "Tout cela me fait penser
aux campagnes électorales américaines où ce ne sont pas les idées que l'on
combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame: le dénigrement." Le
président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre-Henri Winzap, ne s'est pas
contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de
l'Eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non.
-
- Il a de plus condamné
Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à
l'encontre du Genevois François, Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la
scientologie" selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible. Je
vais faire recours", a-t-elle d'ores et déjà annoncé.
-
- "Faites ce que je dis et pas ce que je fais." C'est sous ce
titre que la présidente de l'Eglise de scientologie dc Lausanne a fait paraître
un article dans la revue Ethique et
Liberté, l'organe de presse du mouvement. C'était en
avril 1996. Son but: " Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de
fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de
protection de la famille et de l'individu (GPFI).
-
- "Suite à ses nombreuses
attaques contre la scientologie, tant dans les journaux qu'à la télévision,
Suzanne Montangero se devait de lui répondrc. Le but de l'article n'était pas de
nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant
sa porte", a plaidé Me de Benoît, l'avocate de l'accusée.
-
- L'article en question
révélait, entre autres, que François Lavergnat avait emprunté 15'000 francs (10'000
euros) à son
frère sans les lui restituer dans les délais, que le garden center qu'il
exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour
vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé
Me de Benoît.
- Tort moral
-
- "Mon client est l'opposant
officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à
une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction
systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son
procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie", a tenu à
préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant
notamment le fonda- teur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique
serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la
scientologie".
-
- Dans son jugement, le
président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant
pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de
nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé."
-
- En plus de la
peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de
3000 francs et devra verser 1500 francs à la victime pour tort moral. Les frais
de justice sont à sa charge.
-
- Laurent Antonoff
-
- Note: En Suisse il n'y pas d'appel possible au Tribunal fédéral
pour des procès en diffamation.
|
-
-
- AP 27.3.2000
LAUSANNE
-
- La présidente de la
Scientologie de Lausanne, condamnée pour diffamation, a été déboutée lundi
par le Tribunal cantonal vaudois.
-
- Les juges ont confirmé la peine de dix
jours d'emprisonnement avec sursis infligée en janvier dernier pour des
attaques contre le fondateur du Groupement de protection de la famille et de
l'individu (GPFI).
-
- Les faits remontent à avril 1996. Dans la revue de
Scientologie ''Ethique et Liberté'' tirée à 30'000 exemplai- res en Suisse
romande, la présidente s'en était prise aux affaires personnelles du
responsible genevois du GPFI, perçu comme un ''pourfendeur'' du mouvement.
La Cour de cassation a rejeté son recours, estimant comme le Tribunal
de police de Lausanne qu'elle avait agi dans le but de mettre hors
d'état de nuire le plaignant en l'attaquant sur le plan privé et non sur
des idées. Le GPFI n'étant pas un organisme officiel, mais une
association peu connue du grand public, les juges ont considéré que ces
attaques ne pouvaient se justifier par un intérêt public.
Les
magistrats ont rappelé que la démocratie comprenait le droit à la
riposte et
que la liberté s'arrêtait là où commence celle d'autrui. Ils
ont jugé que la
condamnation n'était pas excessive, car ces attaques ''haute- ment
critiquables'' n'étaient pas anodines, qu'elles avaient été
largement
diffusées et qu'elles émanaient d'une personne haut placée
dans son
mouvement.
Outre la peine, la présidente se voit infliger une amende de
3.000 francs suisses et le paiement des frais. La Cour cantonale a
toutefois annulé l'indemnité pour tort moral de 1.500 francs suisses,
renvoyant la question à la justice civile.
De son côté, la présidente
a d'ores et déjà annoncé qu'elle ferait recours au Tribunal fédéral contre ce
juge- ment. A ses yeux, celui-ci est ''une attaque directe contre le droit
d'expression et la liberté de presse'', affirme-t-elle dans un communiqué
signé de l'église de Scientologie de Lausanne.
-
- Note
du GRAVIS: En Suisse il n'y a en fait pas d'appel possible au Tribunal fédéral
pour des procès en diffamation.
Pourquoi donc publier une telle information
?
|
-
-
- 24 heures, 28 mai 2002, Léo
Bollliger
- [Texte
intégral]
-
- Pour insoumission à une
décision de l'autorité, Suzanne Montangero avait été condamnée au début de
l'année à trois jours d'arrêt. Bien que la faute ait été commise, les juges de
l'Hermitage ont estimé cette peine excessive.
-
- La présidente de l'Eglise
de scientologie de Lausanne, Suzanne Montangero, n'ira pas en prison. Condamnée
au début de l'année par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne à
trois jours d'arrêt pour insou- mission à une décision de l'autorité, elle avait
interjeté recours contre ce jugement auprès de la Cour de cassation du Tribunal
cantonal (TC). Hier après-midi, les juges de l'Hermitage lui ont partiellement
donné raison. ils considèrent que la peine infligée en première instance est
«arbitrairement excessive» en regard des faits incriminés. Pour eux, la sanction
prononcée contre Suzanne Montangero doit se limiter à une seule amende, dont ils
ont arrêté le montant à 1'000 francs. Mais sur le fond, ils ne remettent pas en
cause les considérants du premier jugement.
-
- Les faits qui valaient à la
présidente des scientologues lausannois de se retrouver devant la justice
remon- tent à deux ans. Au mois de juin 2000, les adeptes de Ron Hubbard avaient
organisé, trois jours durant, une exposition dans des locaux situés à la rue de
la Madeleine, à Lausanne.
-
- En marge de cette manifestation qui visait à faire
connaître leur Eglise au public, ils avaient installé des stands dans la rue et
organisé des concerts sans autorisation préalable des autorités communales. De
plus, la ville avait estimé qu'ils harcelaient les passants, notamment sur les
escaliers reliant la place de la Riponne à la Cathédrale.
-
- Le 16 juin, la
Direction de la sécurité publique, qui était alors dirigée par le municipal
Bernard Métraux, avait adressé un courrier à la direction de l'Eglise de
scientologie pour lui intimer l'ordre de mettre immédiatement fin à ses
agissements et à l'utilisation illégale du domaine public. N'ayant pas tout de
suite obtempéré et ayant «continué à perturber l'ordre public», Suzanne
Montangero s'était alors vu dénoncée auprès du juge d'instruction par la
Municipalité pour insoumission à une décision de l'autorité.
- Pas d'auréole de
martyre
-
- Dans son recours au TC
contre le jugement de première instance, l'avocat de Suzanne Montangero, Me Jean
Lob, invoquait notamment une violation par le Tribunal de police d'un article de
la Constitution fédérale ainsi que celle d'un article de la Convention
européenne des droits de l'homme relatifs à la liberté d'expression. Ces
dispositions «n'autorisent cependant personne à faire du prosélytisme agressif
et à importuner les passants dans la rue», a souligné le juge cantonal Laurent
de Mestral.
-
- Pour sa part, le second
juge rapporteur, Paul-Eugène Rochat, a estimé qu'une peine d'amende était
préfé- rable dans cette affaire à une peine d'arrêt en cela qu'elle «évite de
donner à la dame une auréole de martyre». Bien que relativement satisfaite du
jugement rendu par la Cour de cassation, Suzanne Montangero se réserve la
possibilité de recourir devant le Tribunal fédéral.
|
-
-
-
-
|