[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 
LES CONDAMNATIONS DE L'ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE
EN FRANCE ET SES ACTIONS EN JUSTICE
 
2004
 
Paris: La scientologie condamnée pour non respect du droit d’opposition (décembre 2004)
 
Paris: Condamnation de l'Eglise de scientologie confirmée en cassation (octobre 2004)
 
La scientologie pourrait être poursuivie pour complicité d’homicide (juin 2004)
 
Ils ont osé le faire (juin 2004)
 
Le ministère de l’Intérieur condamné (avril 2004)
 
Uderzo porte plainte contre Scientologie (mars 2004)
 
Besançon: Deux psychiatres devant les juges de la Cour d'appel (mars 2004)
 
Lyon: Loyers impayés: l’Eglise de scientologie de Lyon s’acquitte de sa dette (février 2004)
 
Un ex-scientologue attaqué par la scientologie pour diffamation a été relaxé (février 2004)
 
Lyon : douze mois de loyers impayés pour l’église de scientologie (janvier 2004)
 
La scientologie condamnée
pour non respect du droit d’opposition
La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) avait dénoncé au parquet l'Association spirituelle de l’église de scientologie d’Ile de France (ASESIF) pour avoir conservé dans ses fichiers les coordonnées d'une personne qui avait expressément demandé à ne plus y figurer. La Cour de cassation a confirmé le droit absolu de toute personne à ne pas figurer dans un fichier d’une organisation politique, philosophique ou religieuse.
 
La CNIL avait été saisie en 1997 par une personne qui ne souhaitait plus recevoir de courriers de l’église de scientologie d’Ile de France. La Commission était intervenue auprès du Président de l’association qui avait prétendu que les coordonnées de ce requérant avaient été radiées de ses fichiers.
 
En mars et avril 2000, le requérant a en réalité continué à recevoir des courriers de la scientologie. La CNIL a donc saisi la justice pour non-respect du droit d’opposition et entrave à l’action de la CNIL. Le président de l’ASESIF a été condamnée en appel pour ces 2 délits à une peine d’amende avec sursis.
 
L’association a quant à elle été condamnée pour non-respect du droit d’opposition mais pas pour entrave, car le Code pénal ne prévoit pas la possibilité de poursuivre les personnes morales pour ce délit.
 
La Cour de cassation a confirmé que, s’agissant des fichiers résultant de l’exercice d’une liberté individuelle «en matières notamment politique, philosophique ou religieuse» les personnes n’ont pas à invoquer de motifs légitimes pour obtenir l’effacement de leurs coordonnées.
 
 
SOURCES CNIL:
 
La Cour de cassation confirme le droit absolu de toute personne à ne pas figurer dans un fichier d’une organisation politique, philosophique ou religieuse (17 décembre 2004)
 
Cour de Cassation Chambre criminelle - CNIL et UNADFI c/ Scientologie Ile-de-France N° 03-86604
(28 septembre 2004)
 
octobre 2004
 
PARIS, 1 oct 2004 (AFP)
 
La Cour de cassation a confirmé les condamnations prononcées par la cour d'appel de Paris contre l'Asso- ciation spirituelle de l'Eglise de scientologie d'Ile-de-France (Asesif) et son président pour des délits liés à leur fichier informatique, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour.
 
Le 13 octobre 2003, la cour d'appel de Paris avait condamné l'Asesif à 5.000 euros d'amende avec sursis pour violation de la loi informatique et libertés mais l'avait relaxée du délit d'entrave aux fonctions de contrôle des agents de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL).
 
La cour avait infligé la même peine au président de l'association, Marc Walter, pour les délits de violation de la loi informatique et libertés, ainsi qu'entrave aux fonctions des agents de la CNIL.
 
La chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé ces décisions et rejeté les pourvois formés par l'Asesif, Marc Walter mais aussi par l'Union nationale des associations pour la défense des familles et de l'individu (UNADFI), dont la constitution de partie civile avait été considérée comme irrecevable par la cour d'appel.
 
L'Asesif et son président étaient poursuivis pour avoir conservé sur des fichiers informatiques des données concernant d'anciens membres de la secte, qui avaient porté plainte.
 
En première instance, le 17 mai 2002, le président de l'association avait été condamné à 2.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris alors que l'association était condamnée à 8.000 euros d'amende.
 
La condamnation de 2002 avait été la première pour l'Eglise de scientologie en tant que personne morale.
 
juin 2004
 La secte pourrait être poursuivie pour complicité d’homicide
 
VSD, Thomas Lardeur, 02.06.2004
 
Thierry, 30 ans, tue sa mère à coups de fourche le 15 août 2001. Jugé irresponsable du meurtre sur le plan pénal, la juge d’instruction rend une ordonnance de fin d’information deux mois après le drame.
 
L’affaire est relancée à l’initiative du procureur de la république. Thierry est finalement mis en examen en février 2002 et «entendu par la justice». Le 24 avril 2002, le frère de Thierry, Marc, partie civile, est lui aussi «entendu». Il montre au juge des pièces étayant sa conviction que l’acte de démence de son frère « a un lien direct avec son appartenance à deux sectes, l’Eglise de scientologie et Landmark Education».
 
Malgré ces éléments, le nouveau juge d’instruction rend le 16 octobre 2002 une ordonnance de fin d'infor- mation et rejette le 8 novembre une demande d’expertise de la partie civile. La chambre d’instruction fait cependant partiellement droit à cette demande et un complément d’expertise a lieu, qui conclut que les deux sectes «pourraient avoir une responsabilité dans le meurtre». Reste à déterminer les responsables. C’est «le sens de l’arrêt de la cour d’appel» du 5 décembre 2003 qui devrait conduire, selon Me Morice, avocat de la partie civile, « à de prochaines mises en examen».
 
Le 5 avril dernier, l’UNADFI s’est de son côté constituée partie civile.
 
juin 2004
Ils ont osé le faire
 
L’Humanité, Jérome-Alexandre Nielsberg, 05.06.2004
 
Quinze scientologues mis en examen depuis douze ans pour «escroquerie» et «exercice illégal de la médecine» ont assigné l’Etat devant le Tribunal de grande instance de Paris pour «faute lourde» et «dysfonctionnement de la justice», a annoncé l’AFP.Les scientologues réclament près de 3,5 millions d’euros à l’Etat.
 
Cinq autres scientologues mis en examen depuis fin 2003 se sont joints à l’assignation. Cette mise en examen est l’aboutissement d’une deuxième enquête judiciaire ouverte en 1989 pour « escroquerie, exercice illégal de la médecine et complicité». Les cinq scientologues ont estimé que la disparition de certaines pièces du dossier en 1998 les empêchait d’exercer leurs droits de la défense. Ils réclament «un petit supplément» à l’Etat: 4,7 millions d’euros.
 
Les deux enquêtes ont été marquées par de nombreux rebondissements. La juge d’instruction, Colette Bismuth-Sauron qui avait succédé à Mme Moracchini avait, en juillet 2002, estimé que les deux affaires étaient prescrites, annulant ainsi les poursuites.
 
Mais en septembre 2003, la cour d’appel de Paris «saisie par des victimes» avait «infirmé sa décision et ordonné la poursuite de l’enquête.»
 
avril 2004
Scientologie:
le ministère de l’Intérieur condamné
 
Le Nouvel Observateur, 08.04.2004
 
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné le 11 mars 2004 le ministre de l’Intérieur à communiquer à Agnès Bron, présidente de l’union des églises de scientologie de France les fiches des renseignements généraux la concernant.
 
mars 2004
Uderzo porte plainte contre Scientologie
 
Libération, 24.03.2004
 
Uderzo dépose plainte en référé contre la scientologie. Celle-ci projetait d’offrir à ses adeptes, au cours d’une soirée privée, une parodie théâtrale «Mission Cléopâtre II», inspirée il va s’en dire, des aventures d’Astérix, personnage créé par Uderzo et Goscinny, et inspirée sans doute aussi du film d'Alain Chabat: «Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre».
 
Après la politique, la scientologie tente maintenant d’utiliser des codes populaires ou … «branchés»
 
mars 2004 
Cour d’appel de Besançon:
deux psychiatres devant les juges
 
Le Progrès, 26.03.2004
 
La CCDH (Commission des citoyens pour les droits de l’Homme) a essayé en vain de se porter partie civile aux côtés de la famille d’un jeune homme décédé le 3 août 1999 dans le Centre psychiatrique de Bavilliers. Il y était resté cinq jours avant d’être admis en urgence à l’hôpital où il était décédé «des suites d’une déshydratation et d’une infection». Poursuivis, les deux médecins en psychiatrie avaient été relaxés en première instance en avril 2002 mais la famille de la victime avait fait appel.
 
L’arrêt sera rendu le 22 avril prochain.
 
février 2004
 Loyers impayés :
l’Eglise de scientologie de Lyon s’acquitte de sa dette
 
La Croix
 
A Lyon, devant la Chambre des référés du Tribunal d’instance Me Hugues Ducrot a expliqué que la scientologie avait finalement acquitté sa dette de plus de 7.000 euros de loyers impayés.
 
février 2004
L’ex-directeur de la scientologie relaxé
 
20.02.2004
 
Il y a deux ans, l’avocat américain, Kendrick Moxon attaquait un ex-scientologue pour une «incitation au crime» relevée dans un courrier paru sur un forum.
 
Le 17 février 2004, le tribunal estimait que l’avocat n'avait pas été diffamé. L'ex-scientologue a été relaxé.
 
janvier 2004
Lyon: douze mois de loyers impayés
pour l’église de scientologie
 
Le Progrès, AUCLAIR Caroline et ALEGRE Yves, 22.01.2004
 
L’association qui gère le fonctionnement de la scientologie à Lyon a été assignée le 16 janvier 2004 devant le Tribunal d’instance de Lyon pour plus de 7'000 euros de loyers impayés. L’audience est prévue le 27 février prochain devant la Chambre des référés-loyers. Si sa dette de 7'000 euros correspondant à trois loyers trimestriels n’est pas soldée d’ici l’audience, l’association risque l’expulsion.
 
Retour haut de la page
 

  France  - les condamnations et actions en justice de la scientologie