[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

Méthodes de la scientologie condamnées en France (Rennes)

Wide formation et scientologie: Condamnation à 40'000 francs d'amende pour publicité mensongère et tromperie sur les qualités substantielles d'une prestation de service faute d'avoir précisé qu'elle était inspirée et contrôlée par la secte de scientologie (Cour d'appel de Rennes - février 1990)

Deux mois de prison pour le directeur de la société de formation Wide (La Croix - 26 juin 1989)

Les stagiaires ignoraient qu'ils utilisaient une méthode de Ron Hubbard (La Croix - 3 juin 1989)

Les quatre masques des sectes par le Père Jacques Trouslard (La Croix - 3 juin 1989)

 
Peines aggravées pour le directeur
d'une société rennaise de formation
 
Ouest-France, 22 février 1990
[Texte intégral]

Cour d'appel: La référence à «l'Eglise de Scientologie» devait être précisée

RENNES.

Nouvel épisode ou point final à l'affaire de «Wide Formation» ? La troisième chambre de la cour d'appel de Rennes a aggravé les peines prononcées contre le directeur de cette entreprise rennaise de formation; mais, surtout, elle reproche à Monsieur A. P. de ne pas avoir précisé «que sa prestation était inspirée et contrôlée par une secte dénommée 'Eglise de Scientologie'».

Monsieur A. P., (adresse: XXX) a créé la SARL Wide, une entreprise de formation, canal Saint-Martin à Rennes. La Direction de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes, frappée par la publicité promettant «Emploi garanti à la fin du stage», a effectué une enquête.

A. P. a reconnu que sa publicité était mensongère et a modifié son texte. Les dernières annonces n'assuraient plus l'emploi à l'issue de la formation. Le 22 juin, il était condamné par le tribunal de grande instance à deux mois de prison avec sursis et 20'000 F d'amende. Il devait verser 10'000 F de dommaçes-intérêts à l'Union féminine civique et sociale ainsi qu'à l'association Force ouvrière des consommateurs, plus 2'500 F pour leurs frais.

L'audience qui a duré près de huit heures, a été en grande partie consacrée à la Scientologie. En effet. la vente était enseignée aux élèves selon la méthode de Ron Hubbard, fondateur de «l'Eglise de Scientologie». La Société Wide était une société franchisée du groupe Wise international, émanation directe de la Scientologie.

La direction de la répression dee traudes et le ministère public ont souligné les liens entre Wise international et la société de monsieur A.P. Néanmoins, le tribunal à estimé que les élèves n'ont pas été «endoctrinés». Il a sanctionné uniquement la publicité mensongère dont pouvaient être victimes des chômeurs prêts à tout pour trouver un emploi.

Sur appel du parquet, puis des unions de consommateurs, la cour a rendu son arrêt mercredi. Elle ne retient pas la tromperie sur «l'expérience et les diplômes des formateurs». Par contre, estime que Monsieur A.P. est coupable de publicité mensongère portant sur «le caractère aléatoire des placements garantis par la SARL Wide». De plus, elle constate que A. P. est coupable «de tromperle sur les qualités substantielles d'une prestation de service, faute d'avoir précisé qu'elle était inspirée et contrôlée par une secte dénommée «Eglise de scientologie».

En conséquence, A. P. est condamné à quatre mois de prison avec sursis et 40'000 F d'amende; l'UFCS et l'AFOC reçoivent 10'000F chacune plus 4'000 F et 5'000 F pour leurs frais.

Enfin, la cour ordonne la publication de cet arrêt.

 

SClENTOLOGIE - Deux mois de prison

La Croix, 26 juin 1989
[Texte intégral]

Le directeur d'une société de formation, A. P., a été condamné par le tribunal correctionel de Rennes à deux mois de prison avec sursis et 20'000 F d'amende pour publicité mensongère, plus 25'000 F de dommages et intérêts à deux associations de consommateurs, qui s'étaient portées parties civiles.

Le directeur de «Wide Formation» était accusé, ayant promis dans ses annonces que ses stagiaires trouveraient un emploi, de ne pas avoir tenu cette promesse. Et de ne pas les avoir informés que sa société était liée à l'Eglise de scientologie, dont lui-même est membre (nos éditions du 3 juin).

 

«SCIENTOLOGIE» OU FORMATION ?

Procès de la société Wide à rennes

La Croix, 3 juin 1989
[Texte intégral]

Les stagiaires ignoraient qu'ils utilisaient une méthode de Ron Hubbard

De notre envoyée spéciale

Comment se fait-il qu'une banale affaire, à la limite de la contravention, prenne une telle dimension ?

C'est un avocat de la défense qui, au cour de sa plaidoirie, a posé la question. De fait, trois avocats pour la défense, de 20 témoins cités par elle à la barre. Voilà qui dramatisait cette «banale» histoire de publicité mensongère et de tromperie, mise à four par une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Ce jeudi comparaissait, devant le tribunal correctionnel de Rennes, A. P., 33 ans, gérant de la société Wide, créée en 1987 et qui proposait des stages de formation à la vente (4 à 8 semaines pour un prix de 8'200 F). Des annon- ces publicitaires passées dans divers journaux, de mai à décembre 1988, vantaient la formation et assuraient un emploi à la fin du stage: «Nous vous formons et plaçons dans une entreprise sérieuse». Engagement non tenu, a dit l'enquête: une bonne proportion de stagiaires n'ont pu été placée par Wide.

Y avait-il une sélection sérieuse, comme annoncé ? Les formateurs étaient-ils réellement expérimentés (la loi, en tout cas, ne semble pas exiger de diplôme particulier pour les prestataires de formations) ? Chacun s'est efforcé - y compris les parties civiles, deux associations (F.O. consommateurs et l'Union féminine civique et sociale) - de le démontrer ou de le réfuter. Restait le chiffre, contesté par la défense et les (témoignages d'anciens stagiaires satisfaits de leur formation, de personnes n'ayant pourtant pas trouvé d'empoi: 19 sur les 27 stagiaires interrogés pour l'enquête de l'administration. Or, ont souligné tour à tour le président Roux, le procureur Nicot et les avocats des parties civiles, ces gens ainsi alléchés étaient en situation de fragilité, parce que chômeurs. Il était d'autant plus grave de les abuser.

Le nom de Ron Hubbard

Mais c'est l'autre accusation, celle de tromperie, qui rendait plus complexes les débats. A P, que son avocat lui- même reconnaissait scientologue, était accusé de n'avoir pas informé ses stagiaires que la formation donnée à Wide «était inspirée et contrôlée par une secte nommée Eglise de scientologie». Pas de jugement sur le contenu de la formation ou sur l'Eglise de scientologie, affirmaient le ministère public et les parties civiles.

La défense, au contraire, voulait porter le débat sur ce terrain, afin de démontrer qu'A. P. était une victime (il a d'ailleurs porté plainte, à son tour, pour «violation de la liberté religieuse»). Démontrer aussi qu'on faisait la chasse aux scientologues, comme on avait pu faire la chasse aux (francs-maçons puis aux juifs, ainsi que plaidait notam- ment Me Oussedik. «En fait, vous reprochez à mon client, disait-il en substance, de recruter sous couvert de formation des adeptes pour la scientologie.»

«Nous ne faisons pas le procès de la scientologie, avait pourtant insisté le procureur, mais le procès de Monsieur A.P pour son opération de «camouflage». Et pour ne pas avoir informé ses étudiants des liens de Wide avec l'Église de scientologie.» A.P. s'était en effet formé comme formateur à Paris, au Game (Groupe- ment pour l'amélioration des méthodes d'enseignement), qui s'appuie sur les enseignement de Ron Hubbard, écrivain de science fiction et fondateur de la scientologie.

Le société Wide était franchisés de Wise international qui détient la propriété des droits d'auteur des écrits de R. Hubbard en matière de vente, marketing et management.

Une proportion de 16 % du chiffre d'affaires allait à Wise

Wise utilisait pour sa sélection un test de personnalité, dit OCA, ou des «200 questions», lui-même inspiré par Hubbard. Et c'est encore avec un ouvrage de lui sur l'enseignement de la communication que débutaient les cours. Tout cela, les stagiaires l'ignoraient. Preuve de la dissimulation, disait le procureur. Preuve de l'innocence de A.P., plaidait la défense: ses convictions personnelles, il ne les imposait pas aux autres. Il utili- sait une méthode mais ne transmettait pas une doctrine...

Six à huit mois de prison, a requis le procureur, ainsi que 40'000 F de dommages et intérêts. Et, surtout, la publi- cation du jugement dans la presse. «Parce qu'il est scientologue, A.P. sera toujours un suspect, a conclu Me Oussedik, il ne pourrait pas agir dans la cité ? Justice doit lui être rendue.» «Si j'avais su que c'était inspiré par une secte, je n'y serais pas allé», avait affirme un ancien stagiaire, interrogé pendant l'enquête... Le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 22 juin.

Dominique Quinio

Les quatre masques des sectes

Le Père Jacques Trouslard, de Soisson, spécialiste des sectes, explique que
les «sectes avancent masquées». Qu'elles oeuvrent autour
de quatre thèmes qui sont autant de masques.

Elle se cachent d'abord sous le masque religieux: pourquoi s'appeler Église de scientologie, par exemple ?

En second lieu, le masque éthique: elles prôment un retour de la morale, un renouveau; ainsi l'exemple récent d'une campagne pour dénoncer la dégradation des moeurs à la télévision. La Scientologie publie, par exemple, un journal, Éthique et liberté, et met en place des «commissions de discrimination» pour faire respecter les droits de l'Homme et la liberté religieuse des Églises persécutée.

Troisièmement, un masque culturel. Le Père Trouslard parle notamment de conférences, de voyages à thèmes culturels et de stages de formation professionnelle. Des cadres supérieurs de grandes entreprises auraient ainsi participé à des sessions organisées, en fait, par des sectes. Celles-ci se lancent aussi dans la formation scolaire de rattrapage. «Tous ces groupes ont de la valeur scientifique et pédagique, cela fait partie de la séduction», explique-t-il.

Enfin, le masque médical ou scientifique: notamment les médecines douces ou la lutte contre la toxicomanie,

D. Q.

 

Documents vidéo sur les abus de la secte de scientologie

Exposing Scientology Through Streaming Video
 

Français

             

 

English

            

 

Deutsch

 

LA SCIENTOLOGIE DANS LES MÉDIAS

Les articles médias sont classés par pays
Cliquez sur le drapeau de votre choix
 

Suisse

France

Belgique

Allemagne

Espagne

Danemark

Roumanie

USA

Russie

Italie

Canada

Hollande

Luxembourg

Autriche

Suède

Grèce

Angleterre

Hongrie

Maroc

Serbie

New Zealand

Israel

Australia

India

Anonymous

 

Un must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué"

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

Témoignage de
Jean-Luc Barbier

         

English index

 

Presse-Artikel

 

 

contact@anti-scientologie.ch

Anti scientologie
est hébergé par
 

 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]