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Un
scientologue mis en en prison pendant une semaine
- L'objectif,
10 mai 1996
- [Texte
intégral]
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- Dans
le cadre de l'«affaire M.» qui portait sur une
escroquerie de plusieurs millions de francs
sur l'entreprise Tetra-Pak, un scientologue, Ulysse
(prénom d'emprunt), a été
reconnu coupable.
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- (Remarque
d'anti-scientologie : Ulysse
travaillait à ce moment comme vendeur d'espaces
publicitaires d'un magazine.)
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- Ulysse
et deux
autres personnes sont reconnus coupables
d'escroquerie. L'ex-scientologue
écope d'une peine de 18 mois
avec sursis, car il n'avait pas averti
Tetra-Pak des difficultés financières
de son employeur qui était
M.
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- «Je
suis persuadé que je n'avais aucune culpabilité
dans les faits. Mais dans le droit suisse, on peut
être escroc, sans avoir l'intention de faire
du tort, c'est ce qui s'appelle le dol éventuel.
J'étais persuadé de mon innocence.
Quand il y a eu le verdict, la terre a tremblé,
j'étais dans un immense trou. Je ne comprenais
plus ce qui se passait, car je n'ai voulu prendre
de l'argent à personne.»
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- Lors
du recours, l'avocat de la défense a joué
sur la naïveté des accusés. «Il
a fait tout son plaidoyé sur le fait que
je n'avais rien compris à ce qui se passait,
j'avais été un benêt. Il avait
raison, car quand je suis arrivé chez
Martino, je neconnaissais rien à la comptabilité.
Mais je ne prétendais pas que je savais contrairement
à M. qui lui était reçu
avec tous les honneurs par les grands pontes des
banques de la place. Certains
venaient même lui demander des conseils pour
des placements. Cela m'avait beaucoup impressionné.
Pourtant, M. ne connaissait rien en gestion
d'entreprise.»
- M. n'avait pas de fortune personnelle
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- Ulysse
nous révèle : «Avant
que l'affaire n'éclate, ce qui m'avait décidé
à quitter M., était son d'avoir
fuir la France parce qu'il faisait déjà
perdre de l'argent à ses clients. Certains
d'entre eux lui créaient des difficultés,
raison pour laquelle il devait mettre une frontière
entre eux et lui. La
fortune (2,5 millions de francs suisses) qu'il a
déclarée
pour pouvoir entrer en Suisse n'était pas
à lui. C'était de l'argent non déclaré
en France, donc les investisseurs français
n'avaient aucun moyen légal pour récupérer
leur bien. Ces faits ont été lus au
procès, car nous étions certains d'être
acquittés. Nous ne voulions pas le charger
avantage.»
-
- Même
si le verdict a été de 18 mois avec
sursis, Ulysse a connu la prison durant
une semaine à titre préventif.
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- «En
prison, je me souviens d'avoir eu très froid,
je ne savais plus bien où j'en étais,
c'était le fond du trou. Ils sont venus m'arrêter
au bureau en plein travail, un vendredi à
16.30 h. pour aller à une confrontation qui
n'existait pas. A
la centrale à Fribourg, le juge m'a posé
une question et tant que je ne répondais
pas, j'étais dedans. Je ne savais plus si
j'avais dit une chose à quelqu'un ayant ou
après une certaine date. Suivant la réponse
que je donnais, j'impliquais l'autre personne, mais
je ne me souvenais plus.»
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- Ulysse
a vécu l'isolement complet. «Je
n'avais aucun contact avec l'extérieur pour
éviter tout risque de collusion. J'ai pu
téléphoner à ma femme, mais
le juge était là et à la moindre phrase
suspecte, il était prêt à raccrocher.
J'ai été traité vraiment comme
si j'étais le pire des criminels. C'est
difficile à réaliser quand on n'y
est pas passé.»
-
- PH
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