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- CENTRE
INTERCANTONAL
- D'INFORMATION
SUR LES CROYANCES (CIC)
-
- Centre
intercantonal d’information sur les
- croyances
et sur les activités des groupements
- à
caractère spirituel religieux ou ésotérique
- Boulevard
Helvétique 27
- CH–1207
Genève
- Tél
+ 41 /22 735 47 50 Fax + 41 /22 840 08 58
- info@cic-info.ch
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- http://www.cic-info.ch
-
- Le
Centre intercantonal d’information sur les croyances
et sur les activités des groupements à
caractère spirituel, religieux ou ésotérique
(CIC) a été créé à
la fin de l’année 2001 par les cantons de
Genève, Vaud, Valais et Tessin pour répondre
aux questions du public, des administrations, des
universités, d’associations ou des médias,
au sujet de mouvements, de doctrines ou de pratiques
spirituelles, religieuses ou ésotériques.
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- En
2003, le CIC a atteint un mode de fonctionnement
efficace. Il a élargi ses collaborations
auprès d'institutions cantonales, nationales
et internationales, assuré un travail de
promotion auprès des autorités politiques,
des administrations, d’institutions privées
et des médias et développé
des outils adéquats afin de répondre
aux demandes de plus en plus nombreuses qui lui
sont adressées. Depuis son ouverture au public,
en mai 2002, le CIC a traité près
de 500 demandes (114 en 2002 et 365 en 2003).
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- En
2003, le CIC a ofert ses prestations à des
particuliers autant qu’à des professionnels.
Les demandes d'information les plus fréquentes
ont porté sur des croyances «thérapeutiques»
qui proposent des méthodes de soins alternatifs
ou sur des mouvements dont la dimension «thérapeutique» est au coeur de la doctrine.
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- Les
questions sur des mouvements évangéliques
d’origine protestante ainsi que sur des mouvements
néo-hindouistes et néo-bouddhistes
ont également augmenté en 2003, de
même que celles sur les mouvements ésotériques.
-
- Dans
un objectif de prévention, le CIC a également
adressé à des services publics concernés
des dossiers sur des sujets qu’il estime dignes
d’intérêt.Eu égard aux mutations
de la société, au phénomène
de mondialisation, aux nouvelles technologies, le
rapport au religieux et au spirituel évolue.
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- Le
« marché » du religieux est florissant
et son ofre est en expansion. Un centre d’information,
tel que le CIC, apparaît dès lors indispensable
pour recueillir et difuser une information fiable
et objective dans le domaine.
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- Le
CIC est une structure légère (avec
un efectif correspondant à deux postes à
plein temps), à l’écoute du public,
des professionnels, des médias. Son mandat
est cependant difficile et sa position délicate.
En efet, le domaine sur lequel il travaille est
émotionnellement très chargé.
Son action suscite des réactions diverses
et parfois opposées. Néanmoins, le
CIC reste convaincu que sa démarche doit
impérativement respecter la liberté
de croyance de chacun tout en remplissant sa mission
de prévention.
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- Le
CIC, après deux années d’activité,
a atteint sa phase de maturité. Il a pu constater
un réel besoin d'information dans le domaine
religieux et spirituel, tant du côté
de particuliers que de milieux professionnels
- (administrations,
médias, institutions privées). Doté
maintenant d’une documentation spécialisée
sur le sujet, il se propose d’étendre son
action et d’élaborer de nouvelles stratégies
de communication. Dans cette perspective, parallèlement
à une information personnalisée,il
développera une information publique (collective)
par des interventions dans diférentes institutions.
Il cherchera à adapter continuellement son
fonctionnement dans un souci de qualité du
service au public et dans le but d’ofrir ses prestations
à d’autres cantons romands qui le sollicitent
déjà.
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- Genève,
le 26 mars 2004
- François
Bellanger, Président du Conseil de fondation
- Nathalie
Narbel, Directrice
-
- Rapport
CIC 2003 (version complète originale format
pdf) :
http://www.cic-info.ch/rapp2003.pdf
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- [Extraits]
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- I
Introduction
-
- Le
contexte actuel Le domaine du religieux et du spirituel
est à considérer comme un indicateur
des changements de nos sociétés. La
diversité du phénomène religieux,
le recul des Eglises historiques, l'apparition de
nouvelles croyances en dehors des religions organisées,
notamment dans le domaine de la santé (croyances
que l’on retrouve dans les salons des médecines
naturelles,Mednat, Univers Indigo, par exemple)
et dans le monde du travail (techniques de développement
personnel contenant une dimension spirituelle proposées
dans les ofres de formation continue, etc.), ainsi
que le développement d’un «marché»
du religieux, ofrent une réalité de
plus en plus complexe à l’observateur. Par
ailleurs, le rapport au sacré et à
la croyance relève aujourd’hui d’un choix
et d’une pratique individuels.
-
- Chaque
personne qui le souhaite tente de trouver, dans
une ofre grandissante, une foi ou des croyances
à sa convenance.
-
- La
Suisse propose un système relativement libéral
dans le domaine du religieux, du droit d’association,
ou dans celui de la santé. On observe, par
exemple, que des «thérapies»,
dont la dimension spirituelle et ésotérique
est importante, peuvent être remboursées
par des assurances maladie privées. La coexistence
de diférentes croyances religieuses ou spirituelles,
de plus en plus nombreuses dans les centres urbains,
représente un défi pour l’avenir démocratique
de notre société.
-
- Face
à ces nouvelles réalités religieuses
et spirituelles, il convient de disposer d’un centre
proposant une documentation globale et fiable. De
nombreux pays européens, telle la France,
la Belgique, l’Autriche, l’Italie ou l’Angleterre,
disposent d’institutions de cette nature, souvent
de taille nettement supérieure à celle
du CIC et avec des spécificités nationales
dans la façon d’appréhender la problématique.
En Suisse, le Conseil fédéral a également
encouragé la création d’une telle
institution.
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- Dans
sa réponse (*)
à la Commission de gestion du Conseil national
en septembre 2000, le Conseil fédéral
: «salu[ait] tout particulièrement
les eforts consentis par ceux qui, sans idées
préconçues et sans méfiance,
s'efforcent de faire des recherches et fournir des
informations».
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- Les
afaires religieuses relevant, en Suisse, de la compétence
cantonale et non fédérale, le CIC
a été créé par la volonté
et la collaboration des cantons de Genève,
Vaud, Valais et Tessin.
-
- Financé
par ces quatre cantons, il s’est constitué,
fin 2001, en une fondation sans but lucratif au
sens des articles 80 et suivants du Code civil.
Cette fondation, dont le siège est à
Genève, est soumise à la surveillance
des autorités cantonales (organe de surveillance
intercantonal). Le CIC possède un site internet-
http://www.cic-info.ch
-
- En
forgeant un instrument pertinent pour le public
et pour les administrations de ces quatre cantons,
le CIC comble un manque d’informations objectives
dans le domaine religieux, spirituel et ésotérique,
tout en constituant une documentation inédite,
rigoureuse et utile à tous les acteurs de
la société, en termes d'information
et de prévention. Un outil d’information,
de prévention et de recherche
-
- Le
développement d’une information objective
et centralisée dans le domaine des croyances
est indispensable
- pour
saisir cette situation complexe en perpétuelle
évolution. Elle apporte un éclairage
nécessaire
- sur
le mode d’intégration (ou l’exclusion) des
nouveaux mouvements religieux ainsi que sur les
nouvelles doctrines et pratiques spirituelles, qui
trouvent dans la sécularisation et l’individualisation
de notre société une occasion de se
développer.
-
- Le
CIC, grâce à ses activités,
occupe une place de choix pour évaluer les
besoins et les préoccupations de la population,
des administrations et des médias en matière
d’information sur les Eglises et les mouvements
religieux et spirituels et ceux-ci se révèlent
importants. Il est également un observateur
privilégié de la pluralité
religieuse en Suisse et, de ce fait, dispense une
information spécialisée non seulement
auprès de particuliers et des administrations
concernées, mais aussi auprès des
chercheurs universitaires, en particulier de son
partenaire, l’Observatoire des religions en Suisse
de l’Université de Lausanne.
-
- Ses
services sont gratuits.
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- *
Réponse du Conseil
fédéral au rapport de la CdG-CN :
«Sectes » ou mouvements endoctrinants
en Suisse – La nécessité de l’action
de l’Etat ou vers une politique fédérale
en matière de « sectes ».
-
- Le
CIC est tenu d’éviter de faire
l’apologie de croyances ou d’exercer
toute forme d’ostracisme envers un mouvement
ou une Eglise ; il n’a pas pour mission
d’indiquer ce qu’il est juste ou faux
de croire, la liberté de chacun
devant être impérativement
respectée.
-
- Il
n’a pas non plus pour mandat de stigmatiser
un mouvement ou une Eglise. Néanmoins,
toute transgression de la législation
en vigueur par une telle entité
est obligatoirement mentionnée
par le CIC.
-
- Afin
de remplir sa fonction, le Centre d’information
propose donc des dossiers comprenant
systématiquement
- plusieurs
points de vue et diférentes perspectives
afin que le lecteur de la documentation
élaborée par le CIC se
détermine lui-même sur
le mouvement, la doctrine ou les techniques.
Le respect de la liberté de croyance
et la prévention, tels sont les
principes qui régissent le mandat
digcile du CIC.
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-
- Le
Conseil de fondation est composé de huit
membres, nommés par les Conseils d’Etat de
leurs cantons respectifs :
-
- Pour
le canton de Genève
- M.
François Bellanger, avocat et professeur
à l’Université de Genève ;
-
M. Pierre Froidevaux, médecin et député
au Grand Conseil ;
- M.
Eric Fuchs, professeur honoraire à l’Université
de Genève.
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- Pour
le canton de Vaud
- M.
Christophe Calame, professeur au Gymnase de Morges,
formateur à la Haute Ecole pédagogique
- (HEP)
;
- M.
Roland Campiche, professeur honoraire à l’Université
de Lausanne et directeur honoraire de l’Observatoire
des religions en Suisse.
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- Pour
le canton du Valais
- M.
Guy Luisier, recteur du Lycée-Collège
de l’Abbaye de Saint-Maurice ;
- Mme
Véronique Zumstein, médecin adjoint
auprès des institutions psychiatriques du
Valais romand.
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- Pour
le canton du Tessin
- Mme
Michela Trisconi, historienne des religions.
-
- Personnel
- Mme
Nathalie Narbel, philosophe et historienne des religions
(diplôme de l’Université de Genève),
travaille au CIC depuis janvier 2002 à 75
%, en qualité de directrice.
-
- Mme
Brigitte Knobel, sociologue (licence de l’Université
de Lausanne), a commencé ses activités
- au
CIC le 1er juillet 2002 à 80 %.
- (...)
- Une
fois la question concernant un mouvement religieux
ou spirituel précisément circonscrite,
les responsables du CIC entament une recherche de
documentation. Ce travail peut prendre plusieurs
jours. En effet, afin de donner l’information la
plus complète possible, le CIC recueille
et analyse de façon systématique la
documentation provenant de plusieurs sources :
-
- des
mouvements eux-mêmes (ouvrages, brochures,
sites internet, périodiques, entretiens)
;
- de
travaux scientifiques (encyclopédies, revues,
ouvrages thématiques, articles) ;
- de
personnalités compétentes dans le
domaine traité (professeurs d’université,
professionnels de la santé, juristes, etc.)
;
- des
centres de documentation spécialisés
(CCNR-Canada, CESNUR, INFORM, RELINFO, CLIMS, INFO-SEKTA,
SDRE, CEDOFOR, MIVILUDES, etc.) ;
- des
médias (agences de presse, presse généraliste,
émissions radiophoniques ou télévisées)
;
- des
pouvoirs publics : autorités judiciaires
(tribunaux administratifs, Tribunal fédéral,
etc.), services de la santé publique, services
des impôts, services de l’enseignement, institutions
universitaires,commissions fédérales,
commissions parlementairesfrançaises et belges
;
- d’associations
de défense des familles et/ou des victimes
(UNADFI, Vigi-Sectes).
-
Le CIC élabore alors un rapport
écrit de 5 à 15 pages, toujours structuré
en quatre parties :
- La
première partie présente le mouvement
par lui-même.
- La
seconde partie présente une approche scientifique
du mouvement, à partir d’extraits provenant
d’études historiques, sociologiques, théologiques.
- La
troisième partie propose des articles tirés
de la presse généraliste sur le sujet.
- Enfin
la dernière partie présente l’avis
des associations de défense des victimes
qui énoncent les agissements des mouvements
qu’elles considèrent comme pouvant être
répréhensibles, ainsi que la position
d’institutions publiques suisses.
-
- Elle
intègre, le cas échéant, des
aspects problématiques ou contestés
(par exemple, arrêt du Tribunal fédéral,
du Tribunal administratif). Les rapports parlementaires
français et belge, qui contiennent des listes
de mouvements, sont également systématiquement
cités, étant donné qu’ils font
partie de la documentation disponible.
-
- Néanmoins,
le CIC attire l’attention des lecteurs sur le fait
qu’en tant que documents étrangers, ils n’ont
pas de valeur juridique dans notre pays, et que
les listes de mouvements qu’ils contiennent doivent
être utilisées avec précaution.
-
- De
nombreux documents cités sont annexés
au rapport afin que l’usager puisse les lire dans
leur intégralité.
-
- Les
dossiers ainsi présentés contiennent
plusieurs points de vue, garantissant l’objectivité
et le respect de la liberté de croyance.
Ce procédé a pour but d’éviter
une vision simplificatrice et unilatérale
des minorités religieuses et de laisser au
lecteur la liberté de se déterminer
lui-même sur la valeur de la doctrine, des
activités et des pratiques religieuses ou
spirituelles.
-
- Les
demandes sont de diverses origines. La proportion
de demandes professionnelles a augmenté en
2003. Cette augmentation est notamment due aux campagnes
d’information organisées par le CIC directement
auprès de départements de l’administration,
en particulier de la santé publique, des
services des écoles, des services sociaux,
juridiques ou des médias.
-
- (...)
-
- Les
mouvements «thérapeutiques»
ont suscité le plus grand nombre de demandes
adressées aux CIC (30 %). Suivent les mouvements
chrétiens (21 %), les mouvements orientaux
(8,2 %) et des mouvements ésotériques
(7,9 %). La
catégorie « autres questions »
représente 22,7 % des demandes.
-
- L’engouement
actuel pour des « thérapies »
dites alternatives s’appuyant sur des croyances
spirituelles explique probablement le nombre important
de demandes concernant les mouvements/croyances
de type « thérapeutique ».
-
- (...)
-
-
Les mouvements dits « thérapeutiques
» requièrentun commentaire supplémentaire.
En efet, le travail du CIC ne concerne pas seulement
les «nouveaux mouvements religieux»
ou «mouvements religieux minoritaires».
Il s’étend à d’autres croyances, celles
qui se développent en dehors des religions
organisées, principalement dans le domaine
de la santé. Celles-ci sont à l’origine
de nouvelles «thérapies» qui
se revendiquent parfois comme scientifiques et ont
une visibilité certaine, que ce soit dans
les médias, les librairies, les bibliothèques
ou dans les salons spécialisés de
médecine naturelle (Mednat, Univers Indigo,
etc.).
-
- Elles
se difusent également par le bouche à
oreille. Revendiquant un «soigner autrement»
et se réclamant d’un retour à la spiritualité,
elles ont vu le jour avec la difusion de l’idéologie
du New Age. Beaucoup de ces «thérapies»
alternatives considèrent que l’individu est
capable de se guérir lui-même et proposent
une explication spirituelle à l’état
de santé, s’appuyant souvent sur des croyances
ésotériques. Elles semblent s'être
particulièrement développées
et diversifiées dans les années 1990,
dans le contexte de la crise économique.
-
- Ces
nouvelles «entreprises» commerciales
ont souvent la particularité de proposer
à la fois des «thérapies»
et des formations.
-
- Elles
répondent ainsi à plusieurs demandes.
En proposant des méthodes de développement
personnel, des techniques de guérison, de
relaxation, de stimulation d’énergie (pour
améliorer ses performances),et plus généralement
de bien-être, ces nouvelles pratiques «thérapeutiques»
se présentent comme des réponses au
stress et aux angoisses engendrés par la
crise économique et le mode de vie actuel.
Elles ont pour objectif d'appréhender la
personne «dans sa globalité»
et condamnent, pour certaines, aussi bien les techniques
médicales, jugées trop «déshumanisées»,
que l’industrie pharmaceutique visant, à
leurs yeux, uniquement le profit.
-
- Par
ailleurs, plusieurs de ces «entreprises»
de «thérapies» alternatives proposent
également des formations courtes qu’il est
possible de suivre sans avoir obtenu de titre particulier
au préalable. Elles répondent ainsi
à une nouvelle demande de débouchés
professionnels. Il est incontestable que, aujourd’hui,
certains «thérapeutes» ne disposent
pas d’une formation professionnelle reconnue par
la loi sur l’exercice des professions de la santé.
-
- Ces
nouvelles « thérapies » spirituelles
sont d’autant plus attractives que nombre d’entre
elles peuvent être remboursées, grâce
au concours d’associations privées de thérapeutes
alternatifs qui ont vu le jour depuis les années
1990, par des assurances maladie complémentaires,
le cadre légal en la matière étant
relativement tolérant en Suisse.
-
- Le
CIC a pu percevoir le flou qui existe dans ce domaine.
En efet, les critères des associations et
institutions qui défendent ces nouveaux «thérapeutes»
auprès des caisses maladie sont loin d’être
précis. La formation de ces «thérapeutes»
n’est pas toujours reconnue. Le prix des formations
peut être très élevé.
Les techniques «thérapeutiques»
sont parfois farfelues.
-
-
Enfin, il apparaît certain que ce domaine
des croyances «thérapeutiques»,
qui connaît un développement considérable
et par conséquent une concurrence indéniable,
peut favoriser le risque de dérive.
-
- (...)
-
- Selon
l’article 5 du règlement d’exécution
de la Loi genevoise sur l’exercice des
professions de la santé, les
établissements médicaux
et diverses entreprises du domaine médical
(K 3 05.01), du 25 juillet 2001, les
personnes qui exercent des pratiques
complémentaires sont tenues de
s'inscrire auprès du médecin
cantonal qui leur délivre une
attestation d’inscription.
-
- La
Direction générale de
la santé attend du CIC des informations
au sujet de certaines pratiques inscrites.
Elle a jugé nécessaire
que le CIC rencontre le chimiste cantonal
et le pharmacien cantonal. Cette rencontre
aura lieu début 2004.
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