-
-
- La Scientologie
accuse un ancien membre de tentative d’extorsion
- Mais le Tribunal de district
l’acquitte
-
- Tages-Anzeiger du 08.11.2004
- [Texte intégral]
- Le chef de la Scientologie a perdu
!
-
- Par Hugo Stamm
-
- Zürich. - L'accusé
secoue la tête d'un air perplexe. « C'est
incroyable, ce que vous me faites là ! »
Consterné, il regarde Jürg Stettler,
président de la
Scientologie. «C’est une
plaisanterie, je reste sans voix!». Dans son plaidoyer, l’avocat de
la
Scientologie avait requis cinq mois de
prison contre lui pour tentative d'extorsion. L’écart entre la peine requise et
la demande de l’avocat de district est énorme. Ce dernier avait seulement
demandé un jugement. Et, au cas où une peine serait prononcée, seulement 14
jours de prison. Deux mondes s’affrontaient devant le tribunal.
-
- Il n’en avait pas toujours été ainsi. Stettler et Peter Marbach (nom
modifié) étaient autrefois dans le même bateau. L’accusé travaillait à plein
temps pour la
Scientologie, tout comme Stettler.
Soixante, septante heures par semaine. Pour une bouchée de pain. Au bout d’une
année et demi, il ouvrit progressivement les yeux. Il avait déjà investi plus
de 100'000 francs pour des cours de Scientologie.
-
- Vers la fin des années 90, le spécialiste en software entreprit de
publier ses expériences avec la Scientologie sur son propre
site (www.xenu.ch ndlr). C’était insupportable
pour la secte. De son côté, Stettler fut aussi mis sous pression par la
maison-mère aux USA. Ainsi qu’il l’exposa au tribunal, l’accusé ne se laissa
pas intimider par les manœuvres de harcèlement de la secte. Marbach dit à
Stettler qu’il pourrait lui vendre son site pour un demi million de francs.
Stettler lui avait lui-même suggéré cette idée en lâchant une remarque sur la
vente de pages web.
-
- Cette idée lui plut. Après tout, il avait passé plus de 1000 heures à
monter son site et perdu beaucoup d'argent avec le système de cours de la Scientologie. Comme les scientologues n’avaient pas cessé de le harceler, Marbach avait
voulu exercer une contre-pression en leur faisant parvenir un E-Mail les
avertissant qu’il publierait d’autres données «secrètes» de la
secte si Stettler ne payait pas. Malgré cela, les scientologues ne l’avaient
pas laissé en paix. Il écrivit donc un second mail : à chaque tentative de
faire pression sur lui, le prix s’élèverait de 50'000 francs.
- Il voulait seulement faire
enrager le président de la Scientologie
-
-
Lorsque Marbach apprit que la Scientologie avait déposé plainte contre lui, il tomba des nues. «Je ne suis
pas si bête que je laisserais des traces écrites d’une tentative
d’extorsion» dit-il au juge. Pourquoi avait-il donc envoyé ces mails,
demanda ce dernier. «Je voulais faire enrager Jürg Stettler»,
répondit l’accusé. Marbach connaissait la Scientologie
de l’intérieur et savait pertinemment qu’il ne pouvait attendre aucun
argent de cette organisation. S’il avait vraiment voulu en obtenir, il aurait
demandé le remboursement de ses cours. Mais même cela tient presque de
l’impossible.
- «Une action inutile aux
frais de l’Etat»
-
- «Cette plainte est une nouvelle tentative de la Scientologie pour contrôler mon site» expliqua Marbach. Il connaissait les
méthodes dures de la Scientologie pour combattre
ses adversaires. Son site devait servir à un travail d’information, afin que
d’autres ne tombent pas dans les filets de la secte. «Je ressens cette
procédure comme une action inutile aux frais de l’Etat».
Ce n’était pas l'avis de l’avocat de la Scientologie. Il
s’agissait de protéger la substance la plus intime et la pureté de l’enseignement
de la Scientologie.
L'accusé savait que «les
écritures sacrées sont protégées par des droits d’auteur». Malgré cela,
il n’avait toujours pas retiré ses pages du net. Il agissait par esprit de
vengeance, ce qui aggravait son délit. En plus de la peine de prison, l’avocat
de la
Scientologie réclama 20'000 francs de
dommages-intérêts et 2'000 francs de réparation.
-
- Le tribunal ne suivit pas l’argumentation de l’avocat et acquitta
l’ancien Scientologue. Les arguments ne sont pas encore connus, les motifs du
jugement seront publiés prochainement.
Le juge rejeta également les exigences financières de la Scientologie. Cette
dernière entend contester le verdict.
-
- Hugo
Stamm
-
-
- Barreau
de district de Zürich, Bureau F-1
- R.
Neuhaus
- Plaignante
-
- ainsi
que personne lésée:
- Eglise
de Scientologie, domiciliée Freilagerstr.11,
8047 Zürich, représentée
par : Peter Stein, Floratrasse 44, 8008
Zürich
-
- Prétentions
civiles :
|
- ouvert
|
|
- Participation
à l'audience :
|
oui
|
|
- Information
complète sur le jugement
:
|
- ouvert
(lettre Stein du 28.09.04)
|
|
- contre
-
- Peter Marbach (nom
modifié)
- accusé
de tentative d'extorsion
-
- ACCUSATION
(de la scientologie, ndlr):
-
- L'accusé
a l'intention de s'enrichir de façon
illégitime, tenté de pousser
quelqu'un, en le menaçant de
préjudices sérieux, à
un comportement qui aurait porté
atteinte à sa propre fortune
ou celle d'un autre,
- en
faisant ce qui suit :
-
- En
août 2003, l'accusé, lui-même
un ancien membre de la Scientologie,
a eu une conversation dans son bureau
à Adliswil avec Jürg Stettler,
président de l'Association de
l'Eglise de Scientologie à Zürich,
au cours de laquelle il a proposé
au président J. Stettler de vendre
à l'association de Scientologie,
pour le montant de Fr. 500'000 à
600'000, ses pages d'internet critiques
envers la Scientologie qui contiennent
des matériaux dont il savait
depuis 1998 qu'ils sont protégés
par des droits d'auteur.
-
- Selon
l'accusé, si la Scientologie
n'acceptait pas cette offre, il lui
serait facile de créer trois
autres sites web avec du matériel
protégé par des droits
d'auteur et de les ouvrir d'un jour
à l'autre, laissant entendre
ainsi quel serait son comportement en
cas de non-paiement.
-
- Par
E-Mail du 23 septembre 2003 adressé
à la Scientologie, Freilagerstrasse
11 à Zürich, l'accusé
répéta son «offre».
Il fixa le montant (Fr. 600'000) et
l'assortit d'une augmentation automatique
de Fr. 50'000 pour chaque «manœuvre
de harcèlement» de la Scientologie,
élevant ainsi des prétentions
inadmissibles.
-
- Il
laissa entendre que le nombre de ses
actions contre la Scientologie serait
proportionnel aux efforts que la Scientologie
ou ses membres feraient pour le réduire
au silence, exerçant ainsi une
pression supplémentaire.
-
- Par
E-Mail du 8 octobre 2003, l'accusé
mit sa menace à exécution
en augmentant son prix de Fr. 100'000
«en raison de harcèlement
scientologique».
-
- L'accusé
s'est ainsi rendu coupable de tentative
d'extorsion au sens de l'article 156,
chiffre 1, en lien avec l'article 22,
alinéa 1 du Code Pénal.
-
- Requête
:
- Jugement
du délit
- En
cas de peine : 14 jours de prison avec
sursis.
- Barreau
de district de Zürich Division
F / Bureau 1
- R.
Neuhaus
-
- Copie
pour information à l'accusé
|
-
- Procès
No GG040650/UD
- Office
de juge unique pour les affaires civiles
et pénales
-
- Collaborateur
: juge de district R. Schmid
- Secrétaire
juridique F. Gohl
-
-
- Jugement
du 29 octobre 2004
-
- dans
l'affaire
-
- Barreau
de district de Zürich, Bureau
F-l, No 03/19424, Stauffacherstr. 55,
Case postale, 8026 Zürich,
-
- Plaignante
-
- ainsi
que
-
- Personne
lésée selon l'acte d'accusation
- contre
- Peter Marbach (nom
modifié)
- accusé
de tentative d'extorsion
-
- Le
juge unique prononce :
-
- 1.
L'accusé n'est pas coupable et
est acquitté.
-
- 2.
Les prétentions de dédommagements
de la personne lésée sont
écartées.
-
- 3.
Les frais de justice sont évalués
à part, les autres frais sont:
-
- 0
Fr. frais
d'écritures
- 0
Fr. frais
de notification
- 0
Fr. frais
de convocation
- 0
Fr. frais
de chancellerie pour l'enquête
- 0
Fr. dépenses
pour l'enquête
-
- 4.
Les coûts, y compris ceux de l'enquête,
sont pris sur la caisse du tribunal
-
- 5.
Un dédommagement de Fr. 1'500
est attribué à l'accusé
sur la caisse du tribunal
-
- 6.
Aucun dédommagement n'est attribué
à la personne lésée
-
- 7.
Communication écrite à
:
-
- l'accusé
-
- le
représentant de la personne
lésée
-
- le
barreau de district de Zürich
-
- Et
ensuite comme jugement avec énoncé
des motifs à :
-
- l'accusé
-
- le
représentant de la personne
lésée, Dr.jur. Peter
Stein, Florastr.44, 8008 Zürich,
en deux exemplaires, pour lui-même
et pour la personne lésée
-
- le
barreau de district de Zürich,
Stauffacherstr. 55, 8026 Zürich,
Bureau No F-l, sous No 03/19425
-
- ainsi
qu'à la caisse du tribunal de
district après l'entrée
de force de loi.
-
- 8.
Un appel contre ce jugement peut être
déposé dans un délai
de 20 jours à partir de la communication
écrite auprès du barreau
de district de Zürich
-
- 9.
En cas de réclamation portant
seulement sur les frais et dédommagements,
un recours peut être déposé
dans un délai de 20 jours à
partir de la communication écrite
auprès du Tribunal supérieur
du canton de Zürich.
-
- La
secrétaire
juridique
|
|
- Un ex-scientologue
acquitté définitivement
La
scientologie retire son recours
- Tages-Anzeiger 20.05.2005
-
http://www.tagi.ch/dyn/news/zuerich/500427.html
-
- [Texte
intégral]
-
- Un ancien
collaborateur de la Scientologie a été
définitivement acquitté de l'accusation de tentative d'extorsion
envers l'Eglise de Scientologie.
-
- Selon l'acte d'accusation, l'ex-dianéticien
de 40
ans se serait rendu coupable d'une tentative d'extorsion envers le président de l'Association de Scientologie
de Zurich. Il aurait exigé plus de 600'000 francs pour renoncer
à publier des informations critiques sur le net.
-
- Lors du jugement de première instance en octobre passé, le Tribunal de
district de Zurich avait prononcé un acquittement. Selon le juge, aucun
comportement relevant du droit pénal n’avait pu être prouvé. L’Eglise de
Scientologie avait fait appel contre le jugement.
-
- Recours
retiré sans explication
-
- Le Tribunal de Zurich a communiqué en date du
20 mai que la scientologie avait retiré sa
demande d'appel. Le procès en appel, qui
devait se dérouler le mardi 24 mai, n'aura
pas lieu. Les raisons du retrait de la Scientologie
ne sont pas connues.
-
- La «tentative d'extorsion»
aurait eu lieu en été 2003. La Scientologie
avait déposé plainte. Le barreau du
district avait requis une peine de 15 jours de prison
avec sursis. L'avocat avait demandé une peine
de cinq mois de prison. L'ancien collaborateur de
la Scientologie avait plaidé non coupable
et déclaré qu'il avait seulement voulu
faire enrager le président de la Scientologie.
-
- (raa/sda)
Scientologie
: autres décisions de justice
|
-
-
- Tages-Anzeiger vom 08.11.2004
- Scientology-Chef verlor
-
- Von Hugo Stamm
-
- Zürich. - Der Angeklagte schüttelt ratlos den Kopf. «Das ist volles Rohr, das
ihr gegen mich auffahrt.» Konsterniert schaut er zum Kläger hinüber, dem
Scientology-Präsidenten Jürg Stettler. «Das ist ein Witz, ich bin sprachlos.»
Fünf Monate Gefängnis wegen versuchter Erpressung hatte der Scientology-Anwalt
in seinem Plädoyer soeben gefordert. Die Diskrepanz zum Antrag des
Bezirksanwalts ist eklatant. Dieser hatte nur eine Beurteilung verlangt. Und im
Fall eines Schuldspruchs lediglich 14 Tage Gefängnis. Keine Frage : Vor Gericht
prallten Welten aufeinander.
-
- Das war nicht immer so. Stettler und Peter Marbach (Name geändert) sassen
früher im selben Boot. Der Angeklagte arbeitete wie Stettler vollzeitlich für
Scientology. Sechzig, siebzig Stunden pro Woche. Für ein Butterbrot. Nach
anderthalb Jahren gingen ihm allmählich die Augen auf. Da hatte er bereits über
100 000 Franken für Scientology-Kurse investiert.
-
- In den späten 90er-Jahren begann der Software-Spezialist, seine Erfahrungen
mit Scientology auf der eigenen Homepage (www.xenu.ch) zu publizieren. Das war der Sekte ein Dorn im
Auge, Stettler geriet auch von der Mutterorganisation in den USA unter Druck.
Der Angeklagte liess sich von den Belästigungen, wie er vor Gericht darlegte,
nicht einschüchtern. Marbach sagte Stettler, er könne ihm ja die Homepage für
eine halbe Million abkaufen. Auf diese Idee hatte ihn Stettler mit einer
Bemerkung über den Verkauf von Webseiten gebracht.
-
- Die Idee gefiel ihm. Schliesslich hatte er über 1000 Stunden in seine
Homepage gesteckt und viel Geld im Scientology-Kurssystem verloren. Da die
Belästigungen durch Scientologen nicht aufgehört hätten, habe er mit einem
E-Mail Gegendruck erzeugen wollen. Er werde weitere «geheime» Daten über
Scientology aufschalten, wenn Stettler das geforderte Geld nicht zahle. Trotzdem
hätten es die Scientologen nicht lassen können, ihn weiter zu piesacken. Also
schrieb er ein zweites Mail: Bei jedem weiteren Druckversuch erhöhe sich der
Preis um jeweils 50 000 Franken.
- Er wollte nur den Präsidenten ärgern
-
- Als Marbach erfuhr, dass Scientology ihn eingeklagt hatte, fiel er aus allen
Wolken. «Ich bin doch nicht so blöd, eine Erpressung schriftlich zu
dokumentieren», sagte er dem Richter. Warum er dann die Mails geschickt habe,
fragte dieser. «Ich wollte Jürg Stettler ärgern», antwortete der Angeklagte. Er
kenne Scientology von innen heraus und wisse haargenau, dass er von dieser
Organisation kein Geld erwarten könne. Wenn es ihm wirklich um Forderungen
gegangen wäre, hätte er seine Kursgelder zurückverlangt. Doch auch dies sei fast
ein Ding der Unmöglichkeit.
-
- «Leerlauf auf Staatskosten»
-
- «Diese Strafanzeige ist ein weiterer Versuch von Scientology, meine Webseite
zu kontrollieren», erklärte Marbach. Er kenne die harten Methoden von
Scientology, um Kritiker zu bekämpfen. Es gehe ihm mit der Homepage um
Aufklärungsarbeit, damit andere später nicht in die Sekte rutschten. «Ich
empfinde das Verfahren als einen Leerlauf auf Kosten des Staates.»
-
- Ganz anders sah es der Anwalt von Scientology. Es gehe um den Schutz
derintimsten Glaubenssubstanz und die Reinheit der Scientology-Lehre. Der
Angeklagte wisse, dass die «heiligen Schriften urheberrechtlich geschützt sind».
Trotzdem nehme er die Seiten immer noch nicht vom Netz. Es gehe Marbach um
Rache. Deshalb wiege sein Vergehen schwer, betonte der Scientology-Anwalt. Neben
der Gefängnisstrafe forderte er 20 000 Franken Schadenersatz und 2000 Franken
Genugtuung.
-
- Das Gericht folgte der Argumentation des Anwalts nicht und sprach den
ehemaligen Scientologen frei. Die Argumente sind noch nicht bekannt, die
Urteilsbegründung folgt später. Auch die Geldforderungen wies der Richter ab.
Scientology will das richterliche Verdikt
- anfechten.
|
-
-
- Freispruch für ein ehemaliges Mitglied im Streit um
eine kritische Internetseite
-
- 8. November 2004,
Neue Zürcher Zeitung
-
- yr- Ein
ehemaliges Mitglied der Scientology - Kirche ist von einem Einzelrichter des
Bezirksgerichts Zürich vom Vorwurf der versuchten Erpressung freigesprochen
worden. Dies geht aus dem Urteilsdispositiv hervor, das den Medien zugestellt
worden ist. Der 40-jährige Angeklagte, ein selbständiger Software-Entwickler,
betreibt seit 1997 eine Internetseite, die sich kritisch mit der
Scientology-Kirche auseinandersetzt. In der Anklageschrift wurde ihm
vorgehalten, er habe dem Präsidenten der Schweizer Scientology-Kirche angeboten,
die Internetseite für mehrere hunderttausend Franken an die Kirche zu verkaufen.
Der zuständige Bezirksanwalt hatte allerdings nicht wie üblich einen
Schuldspruch, sondern bloss die Beurteilung des Schuldpunktes verlangt. Der
Geschädigtenvertreter hatte in seinem Plädoyer eine Bestrafung mit 5 Monaten
Gefängnis sowie die Bezahlung einer Schadenersatz- und Genugtuungssumme in Höhe
von insgesamt 22 000 Franken gefordert. Die Scientology-Kirche kündigte an, den
Freispruch anzufechten.
-
- Der
Angeklagte war Ende der 1980er Jahre während rund zweier Jahre aktives Mitglied
der Scientology-Kirche. An der Hauptverhandlung sagte er, er wolle verhindern,
dass andere Interessierte dieselben schlechten Erfahrungen machen müssten wie
er. Vor rund sieben Jahren habe er deshalb unter der Adresse (www.xenu.ch ndlr) eine Internetseite eingerichtet. Gemäss eigener
Deklaration soll sie der Information und der Aufklärung über Dianetik und
Scientology dienen. Neben den persönlichen Erlebnisberichten des Angeklagten und
einem Gästeforum wird auf der Homepage auch sehr viel Material aus der Lehre des
Kirchengründers Ron L. Hubbard publiziert. Die Frage des Copyrights könne er
nicht abschliessend beantworten, sagte der Angeklagte, der ohne Rechtsvertreter
vor dem Einzelrichter erschienen war. Er könne aber versichern, dass er die
angeblich geheimen Schriften nicht gestohlen, sondern allesamt auf dem Internet
zusammengesucht habe.
- Heiligster Teil der
Scientology-Lehre
-
- Der
Geschädigtenvertreter sagte in seinem Plädoyer, der Scientology-Kirche sei es
bei der Strafanzeige um den Schutz der intimsten Glaubenssubstanz gegangen. Bei
einzelnen Texten, die auf der beanstandeten Internetseite zugänglich gemacht
werden, handle es sich um den heiligsten Teil der Scientology-Lehre, welcher der
strikten Vertraulichkeit und Geheimhaltung bedürfe. Die Veröffentlichung dieser
heiligsten Schriften ihrer Religion bedeute für die Scientology-Kirche nicht nur
einen seelischen Schaden, sondern habe auch finanzielle Konsequenzen. Der
Angeklagte hingegen argumentierte, er habe das Recht, seine Meinung frei zu
verbreiten. Die Forderung, seine Homepage zu schliessen, erachte er sowieso als
sinnlos. Denn das hätte einzig zur Folge, dass eine von vielen Kopien, die es im
Internet gebe, gelöscht werde, alle anderen wären aber nach wie vor
einsehbar.
- Pro
Belästigung 50'000 Franken verlangt
-
- Zum effektiv
eingeklagten Straftatbestand, nämlich zur versuchten Erpressung, sagte der
Geschädigtenvertreter wenig. In der Anklageschrift wird dazu ausgeführt, dass
der Angeklagte dem Präsidenten der Scientology-Kirche im August 2003 in einem
Gespräch angeboten habe, die Homepage für einen Betrag von 500'000 bis 600'000
Franken an die Kirche zu verkaufen. Falls Scientology nicht auf dieses Angebot
eingehe, sei es ihm ein Leichtes, innert kürzester Frist drei weitere Homepages
mit ähnlichem Inhalt zu kreieren. Mit einer E-Mail wiederholte der Angeklagte
Ende September 2003 sein Angebot und erhöhte die Forderung auf 620'000 Franken.
Für jede weitere Belästigung durch Scientology stellte er eine automatische
Preiserhöhung von 50'000 Franken in Aussicht. Tatsächlich erhöhte er Anfang
Oktober 2003 in einer weiteren E-Mail die Forderung nochmals um 100'000
Franken.
-
- Der
Angeklagte sagte, er habe dies nie wirklich ernst gemeint, sondern habe damit
bloss den Präsidenten ein bisschen ärgern wollen. Im Übrigen sei seine Forderung
gar nicht so abwegig. Es sei nämlich gang und gäbe, Websites zu verkaufen, im
Internet gebe es diesbezüglich einen regen Handel. Insgesamt habe er in den
vergangenen Jahren rund 1200 Stunden in seine Homepage investiert. Bei einem
branchenüblichen Stundenansatz sei die von ihm geforderte Summe alles andere als
Wucher. - Eine Begründung des Freispruchs liegt dem Urteilsdispositiv nicht
bei.
|
-
- BEZIRKSANWALTSCHAFT
ZÜRICH
- HAUPTABTEILUNG
2
- Adresse
: Postfach, 8026 Zürich
- Paketadresse:
Stauffacherstrasse 55, 8004 Zürich
- Telefon:
01/248 21 11
-
Unser
zeichen : F-1/2003/19425
-
- ANKLAGESCHRIFT
- (abgeanderte
Formulierung gegenüber Anklage
vom 22.5.04 im Sinne von § 177
StPO ohne Rückzug derselben an
den Einzelrichter in Strafsachen des
Bezirkes Zürich (Herr Vpr. lic.
iur. Roland Schmid)
-
- ln
Sachen
-
- Bezirksanwaltschaft
Zürich, Büro F-1
- BA
R. Neuhaus
-
- Anklagerin
-
- sowie
folgender Geschädigter :
-
- Scientology
Kirche Freilagerstr.11, domiziliert:
Freilagerstr.11. 8047 Zürich vertreten
durch: Fürsprecher Peter Stein,
Florastrasse 44, 8008 Zürich
-
- Zivilansprüche
:
|
- offen
|
- Teilnahme
an Hauptverhandlung :
|
- ja
|
- Vollständige
Information über Urteil
:
|
- offen
(Schreiben
RA Stein vom 28.9.04)
|
- gegen
-
- Peter Marbach (Name geändert)
-
- Angeklagter
- betreffend
versuchte Erpressung
-
- erhebe
ich folgende
-
-
- ANKLAGE
:
-
- Der
Angeklagte hat in der Absicht, sich
unrechtmässig zu bereichern, jemanden
durch Androhung ernstlicher Nachteile
zu einem Verhalten zu bestimmen versucht,
wodurch dieser sich selber oder einen
anderen am Vermögen geschädigt
hätte,
-
- indem
er tat was folgt :
-
- lm
August 2003 führte der Angeklagte,
selber ehemaliges Mitglied von Scientology,
mit Jürg Stettler, Präsident
des Vereins Scientology Kirche Zürich,
in seinen Geschäftsraumen in Adliswil
ein Gespräch, in welchem der Angeklagte
dem Präsidenten J. Stettler anerbot,
seine scientology-kritischen Internetseiten,
welche Materialien enthielten, von welchen
er seit 1998 wusste, dass sie urheberrechtlich
geschützt sind, dem Verein Scientology
für den Betrag von Fr. 500'000.-
bis Fr. 600'000.- zu verkaufen.
-
-
Sollte Scientology, so der Angeklagte,
nicht auf dieses Angebot eingehen, so
wäre es für ihn ein Leichtes,
drei weitere Websites mit urheberrechtlich
geschütztem Material zu kreieren
und von einem Tag auf den anderen aufzuschalten,
womit er ein entsprechendes künftiges
Verhalten für den Fall der Nichtzahlung
in Aussicht stellte.
-
- ln
einem E-Mail an Scientology an der Freilagerstrasse
11 in Zürich vom 23. September
2003 wiederholte der Angeklagte in der
Folge sein "Angebot". Dabei
konkretisierte er den Betrag (Fr. 620'000.-)
und verband damit eine automatische
Preiserhöhung um jeweils Fr. 50'000.-
für jede weitere "Belästigung"
durch Scientology, wobei ihm derartige
Ansprüche nicht zustanden.
-
- Die
Menge seiner sachbezüglichen Aktionen
gegen Scientology würden zudem
künftig proportional zu den Anstrengungen
von Scientology oder ihren Mitgliedern,
ihn zum Schweigen zu bringen, ausfallen,
womit er zusätzlichen Druck ausübte.
-
- Mit
E-mail vom 8. Oktober 2003 setzte er
seine Androhung dann um und erhöhte
den Preis "auf Grund von scientologischer
Belästigung" um Fr. 100'000.-.
-
- Dadurch
hat sich der Angeklagte der versuchten
Erpressung im Sinne von Art. 156 Ziff.
1 in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB
schuldig gemacht.
-
- Anträge
: .
-
- Beurteilung
des Schuldpunktes
- Bei
Schuldigsprechung Verhängung einer
bedingten Gefängnisstrafe von 14
Tagen
-
- Bezirksanwaltschaft
Zürich
- Abteilung
F / Büro 1
- R.
Neuhaus, BA
-
- Kopien
z.K. an : den Angeklagten
|
-
-
- Prozess
Nr. GG040650/UD
- Einzelrichteramt
für Zivil- und Strafsachen
-
- Mitwirkende
: Bezirksrichter lic.iur. R. Schmid
- Juristische
Sekretärin lic.iur. F. Gohl
-
- Urteil
vom 29. Oktober 2004
-
- in
Sachen
-
- Bezirksanwaltschaft
Zürich, Büro-Nr. F-1,
Unt. Nr. 03/19425, Stauffacherstr. 55,
Postfach, 8026 Zürich,
-
- Anklägerin
-
- sowie
- Geschädigte/r
gemäss Anklageschrift
- gegen
-
- Peter Marbach (Name geändert)
-
- Angeklagter
-
- betreffend
versuchte Erpressung
-
- Der
Einzelrichter erkennt :
-
- 1.
Der Angeklagte ist nicht schuldig und
wird freigesprochen.
-
- 2.
Auf die Schadenersatzforderung des Geschadigten
wird nicht eingetreten.
-
- 3.
Die Gerichtsgebühr fa lit ausser
Ansatz, die weiteren Kosten betragen
:
-
- Fr. 0
Schreibgebühren
- Fr. 0
Zustellgebühren
- Fr.
0 Vorladungsgebühren
- Fr.
0 Kanzleikosten
Untersuchung
- Fr.
0 Auslagen
Untersuchung
-
- 4.
Die Kosten, einschliesslich derjenigen
der Untersuchung, werden auf die Gerichtskasse
genommen.
-
- 5.
Dem Angeklagten wird eine Umtriebsentschadigung
von Fr. 1'500.-- aus der Gerichtskasse
zugesprochen.
-
- 6.
Dem Geschadigten wird keine Prozessentschadigung
zugesprochen.
-
- 7.
Schriftliche Mitteilung im Dispositiv
an
-
- den
Angeklagten (gegen Rückschein;
versandt)
-
- den
Geschädigtenvertreter (gegen
Empfangsschein; versandt)
-
- die
Bezirksanwaltschaft Zürich
(überbracht)
-
- und
hernach ais begründetes Urteil
an
-
- den
Angeklagten
-
- den
Geschädigtenvertreter, FS Dr.
iur. Peter Stein, Florastr. 44,
8008 Zürich zweifach für
sich und zuhanden des Geschädigten
-
- die
Bezirksanwaltschaft Zürich,
Stauffacherstr. 55, 8026 Zürich,
BüroNr. F-1, Unt. Nr.
03/19425
-
- sowie
nach Eintritt der Rechtskraft an die
Bezirksgerichtskasse.
-
- 8.
Eine Berufung gegen dieses Urteil kann
innert 20 Tagen von der schriftlichen
Mitteilung an schriftlich beim Bezirksgericht
Zürich, Einzelrichteramt für
Zivil- und Strafsachen, Postfach, 8026
Zürich, erklärt werden.
-
- 9.
Werden lediglich die Kosten- und Entschädigungsbestimmungen
beanstandet, ist ein Rekurs innert
20 Tagen von der schriftlichen Mitteilung
an unter Anführung der Gründe
und Beilage des Entscheides sowie allfälliger
Belege schriftlich im Doppel beim Obergericht
des Kantons Zürich, III. Strafkammer,
Postfach, 8023 Zürich, einzureichen.
-
- Die
juristische
Sekretärin
|
- Scientology
kirche Zürich
:
Erklärung von Jean-Luc Barbier
/ Atelier für Zeichnen und Malen von Jean-Luc Barbier und die Unterwanderung
durch Scientology
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- Scientology
Kirche Zurich
: Dieser Brief wurde durch den Scientologen an den Arbeitgeber von Frau
Barbier adressiert (sept 2004)
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- Freispruch für Ex-Scientologen
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- Tages-Anzeiger Zürich vom 20.05.2005
http://www.tagi.ch/dyn/news/zuerich/500427.html
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- Ein ehemaliger Mitarbeiter von Scientology ist definitiv vom
Vorwurf der versuchten Erpressung gegenüber der Scientology-Kirche
freigesprochen worden.
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- Der Anklageschrift zufolge soll der 40-jährige
Ex-Dianetiker versucht haben, den Präsidenten des Vereins Scientology Zürich zu
erpressen: Er verlangte demnach mehr als 600'000 Franken für den Verzicht,
kritische Informationen über die Glaubensgemeinschaft im Internet zu
veröffentlichen.
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- Bei der erstinstanzlichen Beurteilung im vergangenen
Oktober kam das Bezirksgericht Zürich zu einem Freispruch. Gemäss dem Richter
konnte kein strafrechtlich relevantes Verhalten nachgewiesen werden. Gegen das
Urteil legte die Scientology-Kirche Berufung ein.
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- Berufungsanträge ohne
Begründung zurückgezogen
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- Diese hat nun aber ihre Berufungsanträge
zurückgezogen, wie das Zürcher Obergericht heute mitteilte. Damit findet der für
den kommenden Dienstag geplante Berufungsprozess nicht statt. Die Gründe für den
Rückzug der Scientology sind nicht bekannt.
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- Die mutmassliche Erpressung soll
sich im Sommer 2003 zugetragen haben. Nach einer Strafanzeige der Scientologen
forderte die Bezirksanwaltschaft eine bedingte Gefängnisstrafe von 14 Tagen.
Dagegen verlangte der Scientology-Anwalt fünf Monate Gefängnis. Der ehemalige
Mitarbeiter von Scientology bezeichnete sich als unschuldig und erklärte, er
habe bloss den Präsidenten ärgern wollen. (raa/sda)
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