[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

Toxicomanie, Narconon et secte de scientologie

Québec: Le cardinal Marc Ouellet souhaite que le gouvernement revise la loi qui définit ce qu'est une Église (cyberpresse.ca - 12 février 2009)

Québec: Mgr Ouellet souhaite une définition légale de ce qu'est une église (radio-canada.ca - 12 février 2009)

Scientologie: «Ce n'est pas une Église» - Mgr Ouellet (cyberpresse.ca/le-soleil - 5 février 2009)

Infiltration ? Une commission scolaire voulait censurer un reportage de radio-Canada sur Narconon ! (Conseil de presse du Québec - 8 décembre 2008)

Canada: Criminon et Narconon diffusent de fausses informations. Narconon n'est qu'un gavage de vitamines (Radio-Canada.ca - 2 avril 2008)

Québec: Les attaques de la scientologie contre la psychiatrie suscitent de vives critiques (Le Soleil / cyberpresse.ca - 3 mai 2008)

Québec: Église de scientologie dans Saint-Roch: un investissement majeur... et intrigant (cyberpresse.ca - 4.02.09)

Québec: La Scientologie a été reconnue par l'État québécois comme une corporation religieuse (radio-canada.ca - 6 février 2009)

Québec: Opposition à l'Église de scientologie: Anonymous approuve les critiques de Mgr Ouellet (cyberpresse.ca - le 8 février 2009)

 

L'émission de Radio-Canada sur Narconon ne sera pas censurée

http://www.newswire.ca - MONTREAL, le 8 déc. /CNW Telbec/
[Texte intégral]

Conseil de presse du Québec

Comité des plaintes et de l'éthique de l'information

Décision - Numéro de dossier : D2008-05-072

Plaignante:     La Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV)

                    M. Denis Roy, directeur général

et

Mis-en-cause   Mme Emilie Dubreuil, journaliste

                    Mme Geneviève Guay, directrice, traitement des plaintes

                    et affaires générales La Société Radio-Canada (SRC-RDI)

    -------------------------------------------------------------------------

RESUME DE LA PLAINTE

La Commission scolaire Marie-Victorin porte plainte contre la Société Radio-Canada (SRC- RDI) et sa journaliste Emilie Dubreuil parce qu'elle aurait produit des reportages en contrevenant à la déontologie journalistique. Les motifs invoqués sont : fausse représentation et abus de confiance, atteinte à la vie privée et atteinte à la protection des mineurs.

GRIEFS DE LA PLAIGNANTE

Au nom de la Commission scolaire Marie-Victorin, son directeur général, M. Denis Roy, dépose une plainte contre la journaliste Emilie Dubreuil et son employeur la Société Radio-Canada (SRC-RDI) au sujet d'un reportage sur l'organisme Narconon et l'Eglise de scientologie. Le reportage a été diffusé le 2 avril 2008 et il impliquait une école de la CSMV soit l'école secondaire Saint-Jean-Baptiste, à Longueuil.

Le directeur général rappelle les faits: le mercredi 2 avril 2008 vers 15 h 45, Mme Colette Marcil, journaliste à la recherche à la Société Radio-Canada communique avec une éducatrice spécialisée de l'école Saint-Jean-Baptiste pour lui indiquer qu'un reportage serait diffusé le soir même sur les ondes de Radio-Canada concernant l'organisme Narconon et l'Eglise de scientologie. Le reportage montrerait un représentant de Narconon filmé à son insu le 11 mars 2008, alors qu'il donnait une conférence sur la prévention des toxicomanies aux élèves du 4e secondaire de l'école. Ni l'école ni la Commission scolaire ne seraient identifiées.

Lors de la communication téléphonique, l'éducatrice a appris que la journaliste Emilie Dubreuil avait utilisé une fausse identité pour se présenter à l'école et assister à la conférence donnée par M. Carpentier de Narconon. Elle avait prétendu être une représentante de la Maison des jeunes de Montréal, intéressée à retenir éventuellement les services du représentant de Narconon. Manifestement, la journaliste portait une caméra cachée puisque aucune autorisation n'a été demandée pour filmer le conférencier, le personnel et les élèves. Les parents des jeunes n'étaient pas au courant de ce reportage ni du fait que leur enfant mineur était filmé.

Par la suite, une conseillère en communication de la CSMV a joint Mme Marcil pour s'assurer que la CSMV, l'école Saint-Jean-Baptiste, le personnel ou les élèves ne seraient pas identifiés, ce que Mme Marcil a confirmé. Au cours de la conversation, elle a toutefois indiqué que le reportage faisait mention d'une "commission scolaire de la Rive-Sud" et qu'il montrait "une image tanguante" de l'école.

Quelques minutes après la diffusion d'un résumé du reportage à 17 heures, une mise en demeure provenant de la CSMV est parvenue à la SRC lui demandant de ne pas diffuser le reportage sur Narconon ou d'éviter toute information, image ou allusion qui pourrait permettre d'identifier la Commission scolaire ou l'un de ses établissements. Le document exprimait aussi le désaccord de la plaignante avec les méthodes utilisées pour recueillir l'information.

L'ombudsman de la SRC, qui en a également reçu copie a répondu ne pas pouvoir intervenir dans le dossier. Le reportage a ensuite été diffusé. Le lendemain de la diffusion, la journaliste Emilie Dubreuil a tenté d'obtenir des réactions de la plaignante, mais la Commission scolaire a refusé de commenter.

Après l'exposé des faits, le directeur général précise les motifs de la plainte : fausse représentation et abus de confiance, atteinte à la vie privée et atteinte à la protection des mineurs.

Citant le guide Droits et responsabilités de la presse du Conseil, M. Roy rappelle l'exigence faite aux journalistes de s'identifier clairement lorsqu'ils recueillent des informations auprès du public, d'éviter la fausse représentation et le recours aux techniques d'enregistrement qui pourraient relever de l'abus de confiance ou s'apparenter à une atteinte à la vie ou à la propriété privée.

Selon le porte-parole de la plaignante, la journaliste n'a jamais décliné clairement et en toute honnêteté son identité lors de son arrivée à l'école, utilisant une fausse identité. Elle aurait aussi utilisé une caméra cachée, et donc une technique relevant de l'abus de confiance. Elle se serait introduite dans une école, soit un lieu privé et n'aurait pas hésité à filmer des employés sans leur consentement et des élèves mineurs sans le consentement de leurs parents. Malgré le brouillage partiel des visages il était encore possible, selon M. Roy, de reconnaître les voix et les silhouettes des personnes.

Enfin, malgré l'envoi d'une mise en demeure avant l'heure de diffusion, les reportages ont été diffusés. M. Roy dit trouver excessivement décevantes et surprenantes les méthodes utilisées par la SRC et sa journaliste dans le traitement de cette information, et dénonce ce qu'il considère comme un manquement aux standards professionnels de l'activité journalistique.

COMMENTAIRES DES MIS-EN-CAUSE

Commentaires de Mme Geneviève Guay, directrice au traitement des plaintes et affaires générales, au Services français de l'information

Les commentaires de Mme Guay portent sur trois aspects: les règles journalistiques, l'identité des personnes et la mise en demeure de la plaignante.

Sur le premier aspect, la porte-parole des mis-en-cause note que la direction de la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) demande au Conseil de presse d'intervenir parce que la Société Radio-Canada et la journaliste Emilie Dubreuil n'auraient pas respecté les règles du Conseil telles qu'énoncées dans le document Droits et responsabilités de la presse. M. Roy s'appuierait sur un extrait du texte selon lequel les journalistes doivent s'identifier clairement lorsqu'ils recueillent leurs informations auprès du public et doivent éviter de recourir à la fausse représentation.

Mme Guay assure que non seulement Radio-Canada souscrit à cette règle générale, mais que les Normes et pratiques journalistiques de la SRC en énoncent de semblables qu'elle cite.

La représentante des mis-en-cause ajoute que tant le Conseil de presse que Radio-Canada ont prévu une exception à cette règle et elle cite à nouveau le document du Conseil indiquant: "Le journalisme d'enquête présente des difficultés et des exigences qui justifient parfois l'usage de procédés clandestins lors de la collecte d'informations, tels que micros et caméras cachés, dissimulation d'identité, infiltrations, filatures. Le Conseil de presse reconnaît que l'on puisse et doive parfois avoir recours à de pareils procédés. Leur utilisation doit toujours demeurer exceptionnelle et ne trouver sa légitimité que dans le haut degré d'intérêt public des informations recherchées et dans le fait qu'il n'existe aucun autre moyen de les obtenir."

Mme Guay cite ensuite le guide des principes de la SRC qui abonde dans le même sens.

Elle rappelle que les mis-en-cause ont traité dans ce reportage de la présence, dans de nombreuses écoles du Québec, d'une entreprise étroitement associée à l'Eglise de scientologie, sans que les parents, les professeurs ou les directions d'écoles ne soient avisés de cette association. Selon elle, "il était évidemment impossible pour un média de savoir quel genre de message était véhiculé dans les écoles par Narconon sans avoir recours à une caméra cachée". Les mis-en-cause ont alors estimé "que la présence d'un organisme associé à l'Eglise de scientologie à l'insu des parents posait des questions suffisamment sérieuses pour justifier amplement le recours à des techniques de travail exception- nelles".

Selon Mme Guay, la journaliste et la réalisatrice de l'émission ont travaillé en respectant toutes les règles de l'art. Et comme preuve de l'intérêt public du sujet, le ministre de la Santé du Québec et la Fédération des comités de parents ont réagi dès le lendemain de la diffusion des reportages en manifestant leur préoccupation. Elle rapporte également que la vice-présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec a clairement laissé entendre que Radio-Canada avait rendu service aux commissions scolaires en présentant ce reportage.

En ce qui a trait à l'identité des personnes, Mme Guay indique: "Or, nous considérons que le brouillage était suffisant pour protéger adéquatement l'identité des personnes filmées. Même la voix de l'enseignante a été modifiée à l'aide de moyens techniques. Par ailleurs, conformément à l'engagement de la journaliste, ni le nom de l'école ni le nom de la Commission scolaire ne se sont retrouvés dans le reportage." Elle ajoute que la présence de Narconon dans l'école n'avait pas été tenue secrète et que les élèves présents dans la classe visitée par le représentant de Narconon ont pu faire état de cette visite à leurs parents. De toute évidence, certaines personnes avaient été informées du passage de l'organisme dans l'école en question.

Au sujet de la mise en demeure, Mme Guay explique que les mis-en-cause ont jugé que rien dans la mise en demeure ne justifiait de suspendre la diffusion du reportage. Elle conclut en ajoutant que les mis-en-cause continuent de croire que ce reportage était d'intérêt public.

REPLIQUE DE LA PLAIGNANTE

M. Roy présente, pour sa part, une réplique en trois points: l'identification de la journaliste, l'intérêt public du sujet et l'identité des personnes.

Au sujet de l'identification de la journaliste, le porte-parole est d'avis "qu'il existait d'autres moyens d'obtenir les informations recherchées sans devoir recourir à la fausse représentation et à l'abus de confiance. La journaliste aurait pu clairement s'identifier à la direction de l'école et lui indiquer le but poursuivi".

M. Roy ajoute que "l'article 10.1 des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada réfère à la notion des endroits où le "grand public a généralement accès, comme les magasins ...". Or, un établissement scolaire est un lieu privé en vertu de la législation applicable et il appartient à la direction de cet établissement d'assurer la sécurité des élèves en s'assurant de l'identification des visiteurs".

En ce qui a trait à l'intérêt public du sujet, la Commission scolaire Marie-Victorin ne nie pas que les informations fussent d'intérêt public, mais elle est d'avis que les méthodes journalistiques utilisées pour la diffuser étaient clairement contraires aux standards professionnels. Selon elle, la notion d'intérêt public ne justifie aucunement la façon de faire de la journaliste. La Société Radio-Canada aurait pu procéder autrement et "l'infiltration dans une école n'était pas nécessaire pour réaliser un reportage sur ce sujet".

Au sujet de l'identité des personnes M. Roy répond aux commentaires de la SRC selon lesquels "conformément à l'engagement pris par la journaliste, ni le nom de l'école, ni le nom de la Commission scolaire ne se sont retrouvés dans le reportage". Il répond que pourtant, le lendemain, pour obtenir des réactions de la direction, la journaliste a tout de même menacé de diffuser ces informations.

DÉCISION

La Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) reprochait aux mis-en-cause quatre types de manquements : fausse représentation, abus de confiance, atteinte à la vie privée et atteinte à la protection des mineurs.

Au chapitre de la fausse représentation, la plaignante déplorait que dans sa recherche d'informations, la journaliste n'ait jamais décliné clairement et en toute honnêteté son identité lors de son arrivée à l'école.

A ce sujet, le guide de principes Droits et responsabilités de la presse (DERP) du Conseil indique, dans sa section sur les responsabilités de la presse: "L'éthique journalistique commande que les journalistes, dans l'exercice de leur profession, s'identifient clairement et recueillent l'information à visage découvert, par le biais de recherches, d'entrevues, de contacts et de consultations de dossiers. La même règle s'applique en matière de journalisme d'enquête." (DERP, p. 26)

Par ailleurs, dans le même guide de principes, mais dans sa section des droits de la presse, le Conseil indique également : "Le journalisme d'enquête présente des difficultés et des exigences qui justifient parfois l'usage de procédés clandestins lors de la collecte d'informations, tels que micros et caméras cachés, dissimulation d'identité, infiltrations, filatures. Le Conseil de presse reconnaît que l'on puisse et doive parfois avoir recours à de pareils procédés. Leur utilisation doit toujours demeurer exceptionnelle et ne trouver sa légitimité que dans le haut degré d'intérêt public des informations recherchées et dans le fait qu'il n'existe aucun autre moyen de les obtenir."

(DERP, p. 15)

La CSMV affirmait qu'il existait d'autres moyens d'obtenir les informations recherchées. Toutefois, selon le Conseil, rien dans sa plainte ou dans sa réplique ne précisait quels étaient ces moyens et le type de réponse que la journaliste aurait reçue si elle avait fait cette démarche que les mis-en-cause jugeaient essentielle. Ainsi, la plaignante n'a pas fait la démonstration que la "fausse représentation" reprochée n'était pas nécessaire dans les circonstances.

Comme l'indique la jurisprudence du Conseil, il ne suffit pas à un plaignant de formuler une accusation pour obtenir automatiquement une condamnation de sa part sur un sujet donné; il faut aussi que le fondement de cette accusation soit établi et il appartient au plaignant d'en faire la preuve. Comme il n'a pas été démontré que les mis-en-cause pouvaient procéder autrement pour traiter adéquatement le sujet, le grief pour recours inutile à une fausse identité n'est pas retenu.

Le second grief avait trait à l'utilisation de la caméra cachée, mesure que les mis-en-cause qualifiaient d'exceptionnelle, mais qu'ils estimaient essentielle dans les circonstances. Pour la plaignante, cette technique relevait de l'abus de confiance.

Le Conseil a observé qu'au-delà de déplorer ce manquement aux principes déontologiques, la plaignante n'expliquait pas comment les mis-en-cause auraient pu obtenir ces informations sans le recours à la technique dénoncée; elle ne précisait pas, par exemple d'autres moyens pouvant être offerts par l'école pour permettre à l'équipe de la SRC de procéder autrement dans sa collecte d'informations. Comme il appartenait à la plaignante de faire cette démonstration, le grief sur cet aspect n'a pas non plus été retenu.

Le grief suivant était à l'effet que la journaliste s'était introduite dans une école et avait filmé des employés sans leur consentement. Selon la plaignante, malgré le brouillage partiel des visages il était encore possible de reconnaître les voix et les silhouettes des personnes.

Après visionnement du reportage, le Conseil a constaté qu'il est exact que le tournage avait eu lieu dans une école. Mais de l'avis du Conseil, les motifs exposés au sujet de l'utilisation de la caméra cachée valent également pour cet aspect et ne sont pas condamnables dans les circonstances. Comme l'examen du reportage permet de conclure qu'aucune personne filmée à son insu dans le reportage ne pourrait être reconnues sur la rue, le Conseil a considéré que le brouillage étant suffisant à cet égard et n'a pas retenu le grief.

Le dernier reproche avait trait à la captation d'images de mineurs sans le consentement de leurs parents.

Tel que mentionné, le visionnement a révélé que les images des personnes filmées étaient suffisamment brouillées pour empêcher de reconnaître qui que ce soit. S'il est possible d'apercevoir à deux reprises des mineurs, de dos ou de trois-quarts profil, le Conseil a estimé qu'ils n'étaient aucunement reconnaissables, sinon par des personnes qui auraient été présentes à la même conférence. Ainsi, le Conseil a estimé que même si les mis-en-cause n'ont pas obtenu l'autorisation de filmer les mineurs, ils ont pris les moyens adéquats pour protéger leur identité. Le grief à ce sujet a aussi été rejeté.

Pour l'ensemble de ces raisons, le Conseil de presse rejette la plainte de la Commission scolaire Marie-Victorin contre la journaliste Emilie Dubreuil et la Société Radio-Canada (SRC-RDI).

Renseignements: Guy Amyot, secrétaire général, Au nom du comité des plaintes et de l'éthique de l'information, (514) 529-2818


Commentaire

Au final la Commission scolaire a perdu et l'émission a été déclarée comme étant respectueuses des règles du journalisme et de celles de la protection de la personnalité.

Le hic c'est que ce genre de démarche conduit certains médias à ne plus faire la moindre enquête sur cette secte.

Par exemple il n'y a qu'à observer la TSR (Télévision Suisse Romande) qui depuis plus de 15 ans n'a pas dépensé le moindre centime pour réaliser une enquête sérieuse sur le sujet ... (Plusieurs plaintes ont suivi la diffusion de précédentes enquêtes sur la scientologie. Coïncidence ?)

Anti-scientologie, 9 décembre 2008

 

Des théories remises en question

http://www.radio-canada.ca - 2 avril 2008
[Texte intégral]

Le conférencier de Narconon devant des élèves

La scientologie est une entreprise ultramoderne qui a aussi des activités séculières. Par exemple, en 1966, Ron Hubbard fondait avec un collègue Narconon une cure de désintoxication qui compte aujourd'hui plus d'une centaine de centres dans le monde, dont un à Trois-Rivières.

En plus d'être une cure de désintoxication, Narconon s'est donné pour mission d'instruire les jeunes sur les méfaits de la drogue en donnant des conférences dans de nombreuses écoles de la province.

L'atelier offert dans les écoles, appelé La vérité sur les drogues, est entièrement basé sur les théories de L. Ron Hubbard. Par exemple, dans une école de la Rive-Sud de Montréal, le conférencier explique une des théories fondamentales de la scientologie, celle des tons émotionnels.

Un autre exemple est que, selon les théories de Hubbard, la drogue se loge à long terme dans les tissus du corps, une information qu'on distribue sous forme de livret dans toutes les écoles où Narconon se rend.

Le livret de Narconon donné aux élèves

Mais cette information est remise en question par des médecins. « C'est des vérités biaisées. C'est très réductionniste de penser que si quelques drogues se logent momentanément dans les graisses pour y être éventuellement libérées, ce n'est pas ce qui se produit pour beaucoup d'autres drogues qui sont métabolisées rapidement et ça ne tient pas compte de beaucoup d'autres facteurs », soutient le Dr Jean-Pierre Chiasson.

Les techniques de désintoxication de Narconon basées sur les principes de L. Ron Hubbard suscitent aussi la controverse, mais remportent un certain succès, tout comme le conférencier de Narconon. Celui-ci dit ainsi être invité dans des écoles, dans des maisons de jeunes pour s'adresser aux adolescents. Il dit aussi faire sa conférence devant des adultes.

L'Église de scientologie et Narconon nient entretenir des liens. Ils ne partageraient que la même source d'inspiration. Narconon a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.

La Commission scolaire de Montréal a tout de même chassé Narconon de ses écoles en 2001 en raison de ses parentés avec la scientologie.

 

 
Les attaques de la scientologie contre la psychiatrie
suscitent de vives critiques au Québec

par Claudette Samson

http://www.cyberpresse.ca - Le Soleil - 3 mai 2008
[texte intégral]

D’immenses panneaux, des photos en quantité, souvent morbides, des textes, et surtout
15 documentaires vidéo chocs constituent l’exposition. (Photo: Laetitia Deconinck)
 
«Psychiatrie: la vérité sur ses abus»
une exposition à saveur scientologique

Traitement-choc pour un sujet sensible. L’exposition Psychiatrie: la vérité sur ses abus, présentée à Québec jusqu’à dimanche, ne fait pas dans la dentelle. Mais de la critique à la démagogie, un pas semble avoir été franchi.

La publicité a tout pour séduire quiconque a eu une mauvaise expérience avec le traitement de la maladie mentale. Jusqu’à l’adres­se du site Internet (www.droitshumains.ca) figurant sur l’affiche qui se veut rassurante. Le nom de l’organisme qui la présente, Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH), est lui aussi réconfortant. Ceux qui l’ignorent devront toutefois se rendre au terme de l’exposition, qui peut facilement prendre deux heures à visiter, pour comprendre que la CCDH est une créature de l’Église de scientologie.

Le Soleil a visité l’exposition présentée à l’Espace Dalhousie depuis le 25 avril. Au moment de notre passage, vers 17h un soir de semaine, il n’y avait aucun autre visiteur. D’immenses panneaux, des photos en quantité, souvent morbides, des textes, et surtout 15 documentaires vidéo chocs la constituent.

Les thèmes sont nombreux, amplement développés. Ils reprennent les thèses développées par la CCDH depuis plusieurs années. Le tout constitue une charge à fond de train contre la psychiatrie, de ses débuts à aujourd’hui. Les psychiatres y sont tour à tour présentés comme des charlatans, des menteurs, des manipulateurs, des fraudeurs, des arnaqueurs, des profiteurs, des comploteurs et des tueurs d’enfants. Ne cherchez pas d’impacts positifs à la psychiatrie, l’exposition n’en relate aucun.

Dérapage

À la demande du Soleil, Charles Rice, coordonnateur de L’AGIR en santé mentale, qui regroupe 38 organismes communautaires de la région de Québec, est allé la visiter. Il constate lui aussi que le traitement est si gros qu’on a du mal à y adhérer.

La première partie, historique, qui relate les abus commis sur les malades mentaux, est véridique, dit-il. «Mais quand on nous dit que la psychiatrie a causé 23 millions de morts, on dérape !»

Même chose lorsqu’on dit qu’il y a zéro guérison. Ou avec la théorie d’un complot mondial des psychiatres pour expliquer les conflits politiques. «Tout ça fait qu’on a tendance à tout rejeter en bloc et que ça ressemble davan- tage à de la propagande qu’à une véritable pensée critique», note Charles Rice.

L’AGIR en santé mentale, qui regroupe des centres de crise, des groupes d’entraide et des centres d’hébergement, a développé une approche critique de la psychiatrie. «C’est important, parce que c’est vrai qu’il y a eu et qu’il y a encore des abus, dit son coordonnateur. Mais il y a une différence entre critique et démagogie.

 
Église de scientologie dans Saint-Roch:
un investissement majeur... et intrigant

par Jean Pascal Lavoie

http://www.cyberpresse.ca/ - 04 février 2009
Texte intégral

Selon le professeur Stephen A. Kent, les montants imposants déboursés par l'Église de scientologie s'inscrivent dans une grande poussée internationale qu'elle a entreprise il y a déjà quelques années.

Illustrations fournies par l'Église de scientologie

Le Soleil (Québec) Présente depuis plus d'une vingtaine d'années dans la région, l'Église de scientologie s'était faite relativement discrète jusqu'à maintenant. L'ouverture d'ici la fin de l'année d'un tout nouveau lieu de culte sur la rue Saint-Joseph devrait lui donner beaucoup plus de visibilité. Une façon de gonfler ses rangs et ses coffres, selon le sociologue Stephen A. Kent.

Le Soleil révélait dans son numéro d'hier que les scientologues de Québec s'apprêtaient à investir 4 millions $ dans la construction d'une église en plein coeur du Nouvo Saint-Roch. Les autorisations ont été accordées par la Ville de Québec et, selon la porte-parole du mouvement, les travaux devraient commencer sous peu. Le montant de l'investissement, qui s'ajoute aux 1,9 million $ déjà déboursés pour acquérir l'immeuble, en fait sourciller plus d'un, compte tenu du nombre relativement modeste des membres du chapitre de Québec, soit environ 350.

Professeur à l'Université de l'Alberta et auteur de nombreux articles sur la scientologie, Stephen A. Kent croit que cet investissement s'inscrit dans une grande poussée internationale entreprise il y a déjà quelques années par l'Église de scientologie. «Comme les établissements n'attiraient pas suffisamment de membres, on a pensé qu'en construisant de nouvelles églises, appelées des "Orgs Idéales", les gens seraient plus curieux.»

Ces églises de nouvelle génération sont déjà présentes dans plusieurs villes du monde et de nombreux chapitres sont en campagne de financement pour bâtir la leur.

«Ça représente des dizaines de millions de dollars d'investissements pour un mouvement relativement modeste, souligne Stephen Kent. On peut se demander d'où vient tout cet argent. Certains craignent que d'énormes pressions financières soient imposées aux membres.»

Selon le spécialiste, un exemple de ces pressions est la réédition des premiers ouvrages du fondateur de la scien- tologie, L. Ron Hubbard. «De nombreuses erreurs d'édition, de mise en pages et de typographie auraient été trouvées dans ces ouvrages. On a tout réédité et on insiste pour que les membres rachètent les nouvelles versions. Évidemment, l'enseignement acquis grâce aux anciennes éditions n'est plus valable et il faut recom- mencer.»

Main-d'oeuvre

Une autre interrogation de Stephen A. Kent est la provenance de la main-d'oeuvre qui effectuera les travaux à Québec. Plusieurs des établissements de scientologie auraient été bâtis grâce au travail «bénévole» des membres du Rehabilitation Project Force, un programme de rééducation des membres déviants. Dans une présentation devant la Société pour l'étude scientifique de la religion, à San Diego en 1997, le spécialiste a associé ce programme à du lavage de cerveau.

«Dans le passé, plusieurs membres ont été intégrés de force à ce programme qui inclut, entre autres, huit heures de travail physique par jour, indique-t-il. L'aspect volontaire est plutôt douteux quand on sait que l'on peut réclamer aux membres qui quittent plusieurs dizaines de milliers de dollars pour des cours et des formations qu'ils ont obtenus gratuitement.»

Prudence

Mike Kropveld, directeur d'Info-secte, recommande la prudence à l'égard de l'Église de scientologie. «Avant d'adhérer à un groupe, les gens devraient s'informer et se questionner sur le fonctionnement interne du mouvement. Ça fait longtemps que la scientologie n'a pas eu de condamnations au Canada, mais ça ne veut pas dire que tout est rose non plus.»


Scientologie: lieu de culte à Québec

http://www.radio-canada.ca - 6 février 2009
[Texte intégral]

L'Église de scientologie de Québec souhaite construire une nouvelle église à Québec. Le nouveau complexe d'environ 4 millions de dollars, financé essentiellement par des dons, serait un premier lieu de culte du genre au Canada. L'Église de scientologie compte y enseigner la doctrine de son fondateur, Ron Hubbard, basée sur la puissance de l'esprit de l'homme et la libération de l'âme.

Toutefois, l'établissement de cette église dans un grand complexe d'un quartier populaire irrite l'archevêque de Québec, Marc Ouellet. Le cardinal Ouellet estime que l'Église de scientologie n'est pas une Église, même si elle a été reconnue par l'État québécois comme une corporation religieuse il y a quelques années.

Karine Bélanger, du Bureau des affaires publiques de l'Église de scientologie de Québec, souligne pour sa part que les mariages de l'Église de scientologie sont reconnus par la direction de l'État civil. Elle espère un jour être reconnue aussi par le gouvernement fédéral et ainsi obtenir des exemptions de taxes et d'impôts.

Des groupes opposés à l'Église de scientologie comptent poursuivre leur mouvement de pression pour la que la scientologie ne soit pas reconnue comme une religion.


Opposition à l'Église de scientologie:
Anonymous salue la sortie de Mgr Ouellet
 
http://www.cyberpresse.ca - le 8 février 2009
[Texte intégral]

En juillet dernier, des membres d'Anonymous avaient manifesté dans Saint-Roch contre l'Église de scientologie.
photo: Photothèque Le Soleil, Laetitia Deconinck
Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Le groupe antiscientologie Anonymous se réjouit des récentes déclarations du cardinal Marc Ouellet, qui déplorait dans Le Soleil que l'Église de scientologie bénéficie du statut de corporation religieuse au Québec, et demande l'aide de l'archevêque de Québec dans sa croisade contre le mouvement lancé en 1952 par l'écrivain L. Ron Hubbard.

Le projet de l'église de scientologie de bâtir un nouveau lieu de culte au coût de 4 millions $ dans le quartier Saint-Roch a amené Mgr Ouellet à inviter le gouvernement du Québec à revoir les règles d'attribution du titre de corporation religieuse et à s'informer davantage auprès des gouvernements européens qui ont refusé d'accorder ce statut à la scientologie.

«Nous avons beaucoup apprécié les commentaires de Mgr Ouellet. On s'attendait à ce que l'Église catholique fasse une sortie, mais on ne savait pas que ça arriverait si tôt», indiquait hier Richard Ohl (nom fictif), un étudiant de 22 ans originaire de Québec et membre d'Anonymous.

Lancer le débat

Anonymous souhaite maintenant que l'Église catholique prenne le flambeau afin de lancer au Québec le débat sur l'Église de scientologie. Le groupe expédiera d'ailleurs demain une lettre à Mgr Ouellet pour le remercier de son intervention, lui proposer son aide et demander son appui.

«Nous voulons que la lumière soit faite sur cette organisation qui est en fait une entreprise qui utilise le camouflage d'une religion pour agir comme une secte», explique M. Ohl, qui promet d'être à la manifestation qu'organisera Anonymous samedi devant les locaux de l'église de scientologie de Québec.

Dans sa lettre, dont les textes anglais et français sont accessibles dans Internet, Anonymous félicite le primat de l'Église catholique au Canada d'avoir lancé la discussion sur la scientologie parmi les églises chrétiennes et lui tend la main.

«Anonymous se met à votre service pour informer les églises et le public sur la véritable nature de la scientologie, jusqu'ici cachée de la vue de la population derrière les masques des célébrités scientologues», déclare le groupe dans sa missive.

Actions

Anonymous demande aussi au cardinal Ouellet de considérer certaines actions, dont de désavouer les propos de la scientologie contre Anonymous, mettre en place une campagne d'information sur la scientologie, négocier l'exclusion de la scientologie des associations interreligieuses et demander à ce que le gouvernement du Québec lance une enquête sur la nature et les pratiques de la scientologie.

«Nous serions honorés si Votre Éminence nous donnait sa bénédiction dans nos efforts pour amener la scientologie à rendre compte de ses activités aux yeux de la société et ses institutions», conclut la lettre d'abord rédigée en anglais par un membre d'Anonymous de San Francisco qui se fait appeler David DeWitt.

Ce dernier a d'ailleurs indiqué au Soleil que la lettre serait également expédiée à tous les évêques du Canada, de même qu'aux associations et organisations catholiques.

Internet

D'abord un regroupement anonyme prônant la liberté dans Internet, Anonymous a lancé sa croisade contre l'Église de scientologie au début de 2008 après que celle-ci eut tenté de faire retirer d'Internet une entrevue promotionnelle exclusive avec le comédien et scientologue Tom Cruise.

Depuis ce temps, les membres du groupe dénoncent les abus des droits humains qu'ils attribuent à la scientologie et manifestent régulièrement de façon pacifique en portant le masque de Guy Fawkes rendu célèbre par le film V for Vendetta.

 
Le cardinal Marc Ouellet souhaite que le gouvernement
revise la loi qui définit ce qu'est une Église

par Yves Therrien - Le Soleil

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/ 12 février 2009
[Texte intégral - titre de l'article adapté par anti-scientologie]

De l'avis du cardinal Marc Ouellet, la loi sur les corporations religieuses est trop vague et
trop généreuse dans ses critères de reconnaissance. / Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

(Québec) «Je ne suis pas en croisade contre l'Église de scientologie, affirme le cardinal Marc Ouellet, je souhaite simplement que le gouvernement revise la loi qui définit ce qu'est une Église. Les critères sont tellement vagues qu'un groupe de trois personnes peut fonder une Église et une religion à sa guise.»

En répondant aux questions des journalistes de Québec qu'il rencontrait hier matin, l'archevêque de Québec a dû revenir sur cette déclaration qu'il a faite la semaine dernière en répondant aux questions d'un journaliste du Soleil.

À son avis, la Loi sur les corporations religieuses est trop vague et trop généreuse dans ses critères de reconnaissance. «Peut-on mettre sur le même pied une Église qui compte un milliard de fidèles et 2000 ans d'histoire et un petit groupe de fidèles qui viennent de faire surface? Il faudrait savoir si la loi correspond vraiment à la réalité», s'interroge le cardinal.

Sans nier que les minorités puissent avoir des droits en sachant qu'ils seront respectés, il ne croit pas que toutes les organisations doivent être traitées de la même manière. Selon lui, rien dans la loi ne permet de distinguer ce qui est une religion de ce qui est une secte. Il estime que le gouvernement et les législateurs doivent réfléchir pour mettre en place des critères précis pour distinguer Église et religion de ce qui peut n'être qu'un phénomène passager.

Manifestation

Disant qu'il ne connaît pas la scientologie, il souligne avoir observé ce qui se passe ailleurs dans le monde et au Canada avec cette organisation, notamment les contestations légales et les poursuites en diffamation de la part des adhérents et des opposants.

Quant à la manifestation qui se tiendra devant les locaux de l'Église de scientologie à Québec, Mgr Ouellet répond que ceux qui sont en croisade contre le groupe ont le droit d'exercer leur liberté d'expression, refusant ainsi de désapprouver ou d'appuyer les démarches des opposants.

Par ailleurs, il a refusé de prendre position ou de faire des commentaires sur la commémoration de la bataille des plaines d'Abraham, affirmant que la question était très politique et que ce débat appartenait aux politiciens.


 Mgr Ouellet souhaite une définition légale de ce qu'est une église

http://www.radio-canada.cal - 12 février 2009
[Texte intégral - titre adapté par anti-scientologie]

L'archevêque de Québec, Mgr Marc Ouellet, a affirmé jeudi lors de son déjeuner annuel avec la presse qu'il ne partait pas en guerre contre l'Église de scientologie, qui construira prochainement un complexe de 4 millions de dollars dans le quartier Saint-Roch.

Mgr Ouellet soutient que c'est plutôt la définition légale de ce qu'est une Église qui le préoccupe davantage que la présence à Québec d'un lieu consacré à la pratique de la scientologie. L'archevêque de Québec craint la confusion et invite d'ailleurs l'Assemblée nationale à revoir le cadre légal qui définit un mouvement religieux.

«J'en suis au point où il me semble qu'un examen sérieux doit être fait de cette question. Qu'est-ce qui est une Église ? Qu'est-ce qui est une secte et quelles sont les implications de cette espèce d'absence de critères par rapport au tissu social ? », a affirmé Mgr Ouellet.

Par ailleurs, Mgr Ouellet, qui a agi comme rapporteur de l'Église catholique lors du dernier synode de Rome, estime que la pratique religieuse devrait connaître des transformations importantes, surtout en ce qui a trait au rôle des parents dans l'éducation religieuse des enfants.

L'archevêque croit que plus de temps consacré à la pratique religieuse en famille, dont la lecture de la Bible, favoriserait la vie familiale.

 

Scientologie: «Ce n'est pas une Église» - Mgr Ouellet

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil - 5 février 2009
[Texte intégral]

L'archevêque de Québec, Mgr Marc Ouellet, s'interroge sur les critères du gouvernement pour reconnaître les corporations religieuses.

Collaboration spéciale Ian Bussières / Le Soleil

(Thetford Mines) Le cardinal Marc Ouellet s'est interrogé mercredi sur les critères du gouvernement du Québec pour reconnaître les corporations religieuses au lendemain de l'annonce de la construction par l'Église de scientologie d'un lieu de culte au coût de 4 millions $ dans le quartier Saint-Roch.

«Je sais qu'en Europe, notamment en Allemagne, en Belgique et en France, il y a des endroits où on refuse d'accorder à l'Église de scientologie le statut de religion», fait remarquer d'entrée de jeu Mgr Ouellet, avouant qu'il allait s'intéresser à ce dossier qui fait jaser dans les médias depuis quelques jours.

Ici, l'Église de scientologie profite depuis décembre 1993 du statut de corporation religieuse auprès de l'inspecteur général des institutions financières du Québec, une situation que le primat de l'Église catholique au Canada a de la difficulté à comprendre. «Je ne sais pas en vertu de quel principe ce statut leur a été accordé. Mais malheureu- sement, au Québec, tout est permis! On dirait qu'ici, n'importe qui peut s'inventer une Église!», déplore-t-il au sujet du mouvement lancé en 1952 par l'auteur de récits de science-fiction L. Ron Hubbard.

Liberté

L'archevêque de Québec insiste sur le fait qu'il est favorable à la liberté de religion. «Par exemple, la communauté musulmane de Québec va ériger une nouvelle mosquée. Je n'ai aucun problè­me avec ça ! La religion musulmane est l'une des grandes religions reconnues. Qu'ils aient un lieu de culte à Québec, je suis tout à fait d'accord!

Par contre, le cardinal Ouellet ne place pas la scientologie sur un pied d'égalité avec l'islam ou la religion catho- lique. «La scientologie, c'est autre chose. Pour moi, cette communauté n'est pas une Église», indique-t-il.

Il estime également qu'il manque au Québec une certaine réflexion en ce qui concerne les critères de reconnais- sance des religions. «L'État n'a pas de critères pour reconnaître les religions, ça fait partie de nos déficiences», poursuit-il.

«Et pourtant, pendant qu'on enlève des libertés à l'Église catholique, on ouvre en même temps toutes sortes de soupirails!» ajoute-t-il, invitant les gouvernements à s'informer davantage sur l'Église de scientologie.

«Nos gouvernements devraient s'enquérir de ce que certains pays d'Europe ont fait par rapport à ce groupe-là et sur les problèmes qu'il peut soulever plutôt que de lancer à l'aveuglette le statut de corporation religieuse à un tel organisme», conclut-il.

«Org idéale»

L'Église de scientologie compterait environ 350 fidèles à Québec et la construction de l'église de nouvelle géné- ration, appelée «Org Idéale», devrait commencer sous peu pour être complétée d'ici quatre à six mois dans un bâtiment de la rue Saint-Joseph acheté pour près de 2 millions $ en 2006.

 

LA SCIENTOLOGIE DANS LES MÉDIAS

Les articles médias sont classés par pays
Cliquez sur le drapeau de votre choix
 

Suisse

France

Belgique

Allemagne

Espagne

Danemark

Roumanie

USA

Russie

Italie

Canada

Hollande

Luxembourg

Autriche

Suède

Grèce

Angleterre

Hongrie

Maroc

Serbie

New Zealand

Israel

Australia

India

Anonymous

 

Un must : "Ron Hubbard, le gourou démasqué"

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mytho- mane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 
Participez à
notre sondage

 

LE GRAVIS
CP 224
CH - 2900 Porrentruy 2
contact@anti-scientologie.ch
 
Les textes de notre site peuvent être utilisés
pour tout usage non commercial
Anti scientologie
est hébergé par

TiZoo Sàrl

 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]