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La scientologie est à Berlin
 

«La scientologie ce n'est ni une Eglise, ni une secte, ni une communauté de foi, mais une organisation économique totalitaire dont les méthodes sont dangereuses. L'État doit hausser le ton et renforcer la loi permettant de freiner les activités des scientologues.»

Thomas Gandow
chargé des sectes au sein de l'Église évangélique de Berlin

«La scientologie est entreprise qui agit de manière stratégique pour prendre du pouvoir sur les gens et gagner de l'argent»

Wolfgang Thierse
vice-président social-démocrate du Bundestag
 

Scientology wird in Berlin wieder vom Verfassungsschutz beobachtet

Berlin (dpa/bb) - Die umstrittene Organisation Scientology wird in Berlin erneut vom Verfassungsschutz beobachtet. Die Innenverwaltung teilte am Mittwoch mit, die Arbeit der Organisation sei «mit unseren Vorstellungen der Menschenwürde und der Gleichheit aller Bürger nicht vereinbar». Innensenator Ehrhart Körting (SPD) wollte die Entscheidung am Mittag im zuständigen Ausschuss des Abgeordnetenhauses noch erläutern. Scientology hat in Berlin kürzlich eine große Hauptstadtrepräsentanz eröffnet und seine Aktivitäten seitdem stark ausgeweitet.

erschienen am 30.05.2007 um 12:18 Uhr © Berliner Morgenpost

Tom Cruise besucht Scientology-Zentrale in Berlin (Spiegel online - 17. Juni 2007)

Berlin: La scientologie sur le Kudamm (lepetitjournal.com - 22 mai 2007)

Les ficelles de la Scientologie à Berlin inquiètent les politiques (lepetitjournal.com - 5 mars 2007)

Berlin: nouveau centre d'activités pour les scientologues (lagazettedeberlin.de - 18 janvier 2007)

Les scientologues s'installent en grande pompe à Berlin (Le Temps - 15 janvier 2005)

L'Église de scientologie contestée à Berlin (ledevoir.co - 15 janvier 2007)

Un nouveau centre de scientologie à Berlin (anti-scientologie - 13 janvier 2007)

Un nouveau centre de scientologie à Berlin (Tagesspiegel - 5 Janvier 2007)


Tom Cruise besucht Scientology-Zentrale in Berlin (Spiegel online - 17. Juni 2007)

Sechsstöckige Sekten-Dependance in Berlin (Spiegel.de - 8. Januar 2007)

 

Berlin: La scientologie sur le Kudamm

Après l’ouverture de son gigantesque centre à Charlottenburg, la Scientologie poursuit sa politique d’expansion. Elle s’installe carrément sur le Kurfürstendamm, l’avenue la plus célèbre de Berlin-Ouest. L'organisation compte attirer toujours plus de nouveaux adhérents, notamment grâce aux "tests de stress" gratuits qui proposent d’évaluer, appareils électroniques à l’appui, l’anxiété du passant crédule.

La campagne de séduction est allée jusqu’à inviter tous les riverains à prendre un verre de Sekt pour célébrer l’ouverture du nouveau centre scientologue Meinekestrasse, à proximité du Kudamm. Ces manifestations inquiètent les députés au Sénat de Berlin qui sont de plus en plus nombreux à critiquer la politique de la ville vis-à-vis de la Scientologie.

Depuis 2003, l’organisation n’est plus surveillée par les services de renseignement. Une situation qui pourrait changer, a fait savoir un responsable de l’Intérieur au Sénat, la volonté d’expansion manifeste de l’organisation justifiant un réexamen de la situation.

C.B

lepetitjournal.com - 22 mai 2007

 

Les ficelles de la Scientologie à Berlin inquiètent les politiques

http://www.lepetitjournal.com - Berlin, 5 mars 2007
[Texte intégral]

Deux mois après l’installation d’un centre de Scientologie dans le quartier de Charlottenburg à Berlin, les politiques s’inquiètent de l’intensification et de la diversification des activités de la secte, notamment dans le domaine social.
 
Distribution de cahiers aux écoliers, aide aux devoirs et conseils santé sont désormais les terrains privilégiés de l’organisation pour attirer de nouvelles recrues. Selon le maire de Charlottenburg, Laus-Dieter Gröhler (CDU) cité mercedi par le quotidienTagesspiegel, "le problème posé par la Scientologie dépasse le seul district". Il recommande le tenue de réunions de travail régulières sur les activités de la secte.
 
Le maire s’étonne que Berlin, contrairement à Hambourg, n’ait aucune instance de surveillance de la Scientologie. Fin 2003, la Cour administrative de Berlin avait estimé que les connaissances sur les activités de l'organisation étaient encore insuffisantes pour justifier une veille régulière.
C. B.
 
Un nouveau centre de scientologie à Berlin

La Scientologie, prétend compter en Allemagne quelque 30'000 adeptes et a ouvert samedi un nouveau centre à Charlottenburg. Les 4'000 mètres carrés répartis sur 6 étages abritent une bibliothèque et un centre d'information.L'organisation est surveillée dans plusieurs Länder mais dispose à Berlin d’une relative liberté.

Selon les communiqués de presse de la scientologie 5000 personnes auraient assisté à l'inauguration de son nouveau centre alors qu'on estime que le nombre de scientologues allemands présents étaient de 1000 membres actifs, soit 3% des menbres actifs que prétend avoir la scientologie en Allemagne.

Ce nouveau centre est loué par la scientologie alors que la plupart de ses centres dans le monde ont été achetés ! L'ouverture du centre inquiète cependant les observateurs des sectes en Allemagne, qui redoutent que Berlin ne soit qu'une étape dans la campagne d'embrigadement de l'organisation à travers l'Europe. Pour en savoir plus, voir l'article ci-dessous du spiegel.de.

anti-scientologie, janvier 2007

 
Les scientologues s'installent en grande pompe à Berlin
Le Temps - 15 janvier 2005
[Texte intégral]

Inauguration Le groupement s'offre une nouvelle centrale pour renforcer son influence politique. La capitale allemande se méfie

Dans le quartier bourgeois de Charlottenbourg, à Berlin, le théâtre Tribune a placardé une affiche interdisant à tous les collaborateurs de l'Église de scientologie de pénétrerdans ses locaux. Son nouveau voisin est plutôt encombrant. En p-ésence de quelque 1500 invitfs, dont le musicien de jazz Chick Corea, l'inau- guration, samedi dernier, de l'imposan!e centrale des scientologues allemands, sur six étages et 4000 m2, a suscité une vie émotion dans la capitale allemande.

Le vice-président social-démocrate du Bundestag, Wolfgang Thierse, a critiqué une «entreprise qui agit de manière stratégique pour prendre du pouvoir sur les gens et gagner de l'argent». Plusieurs politiciens conservateurs demandent que l'organisation soit replacée sous surveillance du Verfassungsschutz, l'organe de protection de la Constitution. Berlin est le seul Etat régional où une cour constitutionnelle a interdit cette surveillance.

L'Église de scientologie n'entend pas transférer à Berlin sa centrale nationale, qui demeurera à Munich. Mais l'ampleur des investissements consentis dans la capitale, où elle ne compterait que 200 à 300 membres, surprend. De nombreuses salles de séminaires, trois salles de cinéma, une bibliothèque, un centre d'information, la nouvelle structure fait partie d'une stratégie destinée à renforcer l'influence de cette Église auprès des décideurs politiques, estiment les experts.

«Victimes d'intolérance»

Après l'ouverture de centres similaires à Bruxelles, Madrid et Londres, les scientologues, qui se plaignent «de l'intolérance religieuse de plusieurs États européens», seraient en voie de développer une vaste opération pour obtenir une reconnaissance juridique dans des pays où ils sont mal vus, comme c'est le cas en France, en Allemagne ou en Belgique. Jusqu'à présent, en Allemagne, ils avaient surtout cherché à être présents dans les centres d'affaires que sont Hambourg, Stuttgart ou Francfort. Cet été, ils ont planté leur tente durant plusieurs semaines juste en face de la nouvelle gare centrale de Berlin.

Chargé des sectes au sein de l'Église évangélique de Berlin, Thomas Gandow estime que l'État doit hausser le ton et renforcer la loi permettant de freiner les activités des scientologues. «Ce n'est ni une Eglise, ni une secte, ni une communauté de foi, mais une organisation économique totalitaire dont les méthodes sont dangereuses», s'insurge-t-il.

Yves Petignat, Berlin

 

Berlin: nouveau centre d'activités pour les scientologues

http://www.lagazettedeberlin.de/index.php?id=2868
18 au 31 janvier 2007

Drapeaux danois, suisses, israéliens et autres: sans l’imposante enseigne «scientology Kirche» du bâtiment devant lequel se pressent les fans, on pourrait croire à un remake de la WM.

Plus de 4 000 personnes selon les scientologues -1000 d’après la police - ont assisté le 13 janvier à l'inauguration du centre berlinois de la scientologie. Selon l’unique porte-drapeau tricolore en vue, 200 scientologues français auraient fait le voyage. La plupart serait déjà dans l’édifice. Reste à savoir s’ils se sont attardés au centre d’informations de quelque 500m² du rez-de-chaussée, s’ils ont préféré monter jusqu’au dernier étage pour juger du «sauna purificateur» et photographier la reproduction du bureau du feu fondateur ou s’ils se sont rendus dans la petite chapelle pour assister à une quelconque messe d'inauguration.

Sans la poignée d’habitants brandissant des pancartes «contre le lavage de cerveau», on oublierait presque qu’il s’agit là du ralliement à une organisation considérée depuis 1997 comme une secte par le gouvernement allemand et surveillée de près par les services de renseignements intérieurs. Pour limiter la résonance de l'événement, personne n’avait appelé à contre-manifester.

Mais les avertissements contre la dépendance psychique et économique engendrée par l’endoctrinement scientologique sont nombreux. Et, tandis que les experts spéculent sur le déménagement de la centrale allemande de l’église scientologique de Munich à Berlin, le ministre de l’Intérieur bavarois Günther Becktein (CSU) regrette que les services de renseignements de Berlin ne surveillent plus la scientologie depuis 2003 car «l’organisation est à Berlin pour gagner en influence auprès des décideurs politiques et économiques».

Alors que la police compte 1'500 adhérents à Berlin (sur 6'000 en Allemagne), le Parlement berlinois devrait examiner la question d’ici à la fin du mois. En attendant, les habitants s’inquiètent du prosélytisme des hommes en noir. Une septuagénaire se confie : «Vous vous rendez compte, ils sont toujours à la station de bus. Et la dernière fois, ils m’ont demandé si je ne voulais pas faire un test de mémoire gratuit. C’est gai tout ça ! Non mais, je ne sais vraiment pas pour qui ils s’prennent ceux là !»

Charlotte Noblet

 

L'Église de scientologie contestée à Berlin

ledevoir.co, 15 janvier 2007
[Texte intégral]
 
Berlin: L'Église de scientologie a inauguré samedi son nouveau siège de Berlin sur fond de protestations. Le bâtiment de six étages en plein coeur de ce qui était Berlin-Ouest focalise l'attention des médias depuis plusieurs semaines.

La scientologie n'est pas reconnue comme religion en Allemagne, où elle fait l'objet d'une surveillance que ses dirigeants assimilent à de l'espionnage. «Il est vital de garder la scientologie sous surveillance dans les 16 Länder», déclare Günther Beckstein, ministre de l'Intérieur de Bavière, dans un entretien publié samedi par la Berliner Zeitung.

Un petit groupe de manifestants brandissant des pancartes frappées du slogan «Lavage de cerveau, non merci !» s'est rassemblé devant le bâtiment de 4000 mètres carrés.

Reuters

 
L'installation à Berlin de l'Eglise de scientologie provoque la polémique
Le Monde - 15 janvier 2007 - Berlin correspondance
[Texte intégral]

L'ouverture, samedi 13 janvier, d'une filiale de l'Eglise de scientologie à Berlin a suscité de vives réactions au sein de la classe politique allemande. L'inauguration de cette succursale, qui occupe tout un immeuble de six étages sur 4'000 m2, dans un quartier ouest de la capitale, a pris de court les autorités berlinoises, qui ont appris la préparation de cet événement par la presse. Un petit groupe de manifestants s'est rassemblé devant le bâtiment avec des pancartes frappées du slogan "Lavage de cerveau, non merci !"

Le parti de la chancelière Angela Merkel (CDU) n'a pas manqué de s'en prendre au Sénat berlinois gouverné par une coalition SPD-PDS, fustigeant une politique de "l'indifférence en matière de valeurs", qui a favorisé l'implantation de la secte dans la capitale allemande.

Contrairement à la plupart des autres régions allemandes, le Land de Berlin a renoncé, depuis 2003, à surveiller les agissements de cette organisation après une décision du tribunal administratif de la ville. "Il est absolument nécessaire que la scientologie soit scrupuleusement observée dans tous les Länder", a exigé le ministre de l'intérieur bavarois (CSU), Günther Beckstein, dans le quotidien Berliner Zeitung.

De son côté, le vice-président du Bundestag, Wolfgang Thierse (SPD), s'est prononcé pour un éventuel renforcement de la surveillance au niveau fédéral. Pour le social-démocrate, l'Eglise de scientologie n'est pas une communauté religieuse mais "une entreprise dont l'objectif est d'obtenir du pouvoir sur les gens et de gagner, par là, de l'argent".

L'organisation, qui a donné lieu à de nombreuses polémiques dans les années 1990, est placée, depuis 1997, sous observation par l'Office fédéral pour la protection de la Constitution. Pour cette politique, l'Allemagne est régulièrement montrée du doigt par les autorités américaines, qui reconnaissent à la scientologie le statut d'Eglise. Selon de nombreux experts, en s'implantant à Berlin, l'organisation, originaire des Etats-Unis et qui existe depuis 1970 outre-Rhin, poursuit sa stratégie d'expansion au niveau européen après l'ouverture de locaux à Madrid, à Bruxelles et récemment à Londres.

"Soupçonneux"

Surtout, ajoutent-ils, les scientologues vont tenter d'exercer leur influence sur le pouvoir politique allemand. Détail symbolique, la nouvelle filiale se trouve sur le tracé emprunté par les chefs d'Etat étrangers en visite officielle. L'Eglise de scientologie, qui compte entre 5'000 et 8'000 membres en Allemagne, se défend de vouloir faire de Berlin son site principal - son siège est officiellement à Munich -, et affirme vouloir mener des activités sociales dans la capitale.

Dans le même temps, les spécialistes soulignent que les idées des scientologues n'ont pas rencontré beaucoup de succès outre-Rhin. Les Allemands deviennent "soupçonneux dès lors qu'il s'agit de promesses idéologiques et ils sont très bien informés sur cette organisation", explique Michael Utsch, de l'Institut de recherches de l'Eglise protestante allemande sur le site en ligne du Spiegel.

Cécile Calla

 
Emoi en Allemagne autour du nouveau siège de l'Eglise de scientologie
AFP, 11 janvier 2006
[Texte intégral]

BERLIN - L'inauguration prévue samedi du siège berlinois de l'Eglise de scientologie suscite l'émoi dans la capitale allemande, la secte ayant choisi d'occuper tout un immeuble en plein centre-ville alors que certains redoutent qu'elle ne cherche ainsi à influencer le monde politique.

Impossible de manquer le bâtiment de verre et d'acier dans le quartier berlinois de Charlottenburg. Situé à quelques encâblures d'un des plus grands carrefours de Berlin, Ernst-Reuter Platz, le nouveau siège de la secte fondée par l'Américain Lafayette Ron Hubbard occupe une surface de 4.000 m2 répartis sur six étages.

Sur le frontispice s'étale l'inscription "Scientology Kirche" ("Eglise de scientologie") et les visiteurs peuvent être accueillis du lundi au dimanche de 9H15 à 22H30 dans le "centre d'informations" de 500 m2 situé au rez-de-chaussée.

Les nouveaux locaux doivent être officiellement inaugurés samedi et la secte affirme attendre entre 5.000 et 10'000 invités. Certaines voix murmurent que l'acteur américain Tom Cruise, l'un de ses adeptes les plus renommés, pourrait y participer.

Pour autant, de nombreuses voix s'inquiètent de l'arrivée de la secte dans la capitale fédérale alors que son siège en Allemagne était jusqu'à présent situé à Munich (sud). "Le nouveau centre berlinois de la scientologie s'inscrit dans le cadre d'une campagne européenne de l'organisation", explique ainsi Ursula Caberta, qui dirige un groupe de travail sur la secte à la municipalité de Hambourg (nord). Les scientologues entendent ainsi à terme être représentés dans toutes les capitales européennes, ajoute-t-elle. L'organisation, qui a un centre européen à Copenhague, a ouvert en 2003 un bureau à Bruxelles. En octobre 2006, elle a inauguré un nouveau centre à Londres et dispose également de locaux importants à Madrid, ainsi qu'à Paris.

En s'installant dans la capitale allemande, l'Eglise de scientologie veut influencer la politique en effectuant un travail d'influence auprès du parlement et du gouvernement, juge encore Ursula Caberta. Pour Frank Nordhausen, journaliste et expert des sectes, il s'agit avant tout "d'émettre un signal" en choisissant un si grand bâtiment : "Nous, la scientologie, sommes visibles dans la ville, au milieu de la ville", explique-t-il.

L'Eglise de scientologie "veut être proche des décideurs dans le gouvernement et le parlement afin d'empêcher la mise en place de lois qui seraient dirigées contre elle en tant qu'organisation", souligne également Frank Nordhausen, auteur d'un livre sur les sectes ("Der Sektenkonzern"), dans le quotidien Tageszeitung de mercredi.

La branche allemande de l'organisation, qui compterait entre 5'000 et 6'000 membres, refuse quasiment de s'exprimer, se contentant d'indiquer laconiquement qu'il faudrait de nombreuses heures de discussion pour comprendre la scientologie.

Pour autant, les riverains s'inquiètent de l'arrivée de la secte dans leur quartier en particulier si elle cherche à "recruter" des enfants à la sortie des écoles. Car selon Frank Nordhausen, la secte ne devrait pas se priver d'interpeller les passants dans la rue : "Les scientologues sont tenus de recruter constamment de nouvelles personnes, de la 'viande fraîche' comme on dit dans le jargon scientologue", souligne-t-il.

La Ville de Berlin affirme n'avoir eu connaissance que très récemment de l'arrivée de la secte dans le quartier.

L'Eglise de scientologie n'est d'ailleurs officiellement pas propriétaire des locaux qu'elle loue à une société immobilière basée à Copenhague.

 
Sechsstöckige Sekten-Dependance in Berlin

Spiegel.de - Von Anna Reimann - 08. Januar 2007

Die Berliner Behörden erfuhren es erst aus der Presse: In Berlin will die Sekte Scientology am Wochenende eine sechsstöckige Zweigstelle eröffnen. Experten fürchten ein Schaltzentrum, mit dem Einfluss auf Politik und Kultur genommen werden soll.

Berlin - In der Adventszeit hatten sie ein gelbes Zelt vor dem Berliner Hauptbahnhof aufgeschlagen, drinnen brannten Kerzen. Und bei der Fußball-WM boten auf dem Alexanderplatz Leute in T-Shirts mit der Aufschrift "Ehrenamtliche-Scientology-Geistliche" mit Massage-Angeboten auf Anhängerfang, berichtete die "Welt". Versuche, die Aktionen der umstrittenen Organisation zu verbieten, scheiterten vor Gericht.

(photo DPA) Scientology-Haus in Berlin :
"Scientology hat relativ erfolglos versucht, Fuß zu fassen"
 
Statt eines Zelts erregt jetzt ein sechsstöckiges Haus Aufsehen: In der Otto-Suhr-Allee in Berlin-Charlot- tenburg hat Scientology ein Riesengebäude bezogen - 4.000 Quadratmeter groß. In großen Buchstaben prangt seit Samstag der Namenszug "Scientology Kirche" über dem Eingang. Am nächsten Wochenende soll die Scientology-Dependance in der Hauptstadt eröffnet werden - tausende Gäste werden erwartet. Im Vorfeld hat die Sekte bereits ausgiebig mit Flyern für sich geworben. Man müsse achtsam bleiben, aber die meisten Einwohner stünden den Aktionen gelassen gegenüber, "nur einige wenige fühlen sich gestört oder bedrängt", sagt die Fachfrau für Sekten der Berliner Senatsverwaltung, Reingard Stein, zu SPIEGEL ONLINE.

Eine neue Schaltzentrale, von der die Berliner Behörden nach eigenen Angaben erst durch Medienberichte erfahren haben. "Wenn einer Behörde von Gesetzes wegen untersagt ist, eine Organisation zu beobachten und Daten über sie zu sammeln, dann erhält die Behörde ihre Informationen naturgemäß aus den Medien - wie jeder andere auch", sagt der Berliner Innensenator Ehrhart Körting zu SPIEGEL ONLINE. Körting sieht keinen Handlungsbedarf. "Das ist eine Sekte und hat nichts mit den originären Aufgaben des Verfassungsschutzes zu tun."

Denn anders als in anderen Bundesländern wie Bayern, Hamburg oder Baden-Württemberg, wird die Organisation - die stets betont, dass sie in Gerichtsurteilen als Religionsgemeinschaft anerkannt worden sei - in Berlin nicht vom Verfassungsschutz beobachtet. Auch der Bund vertritt eine andere Auffassung zu Scientology als das Land Berlin: Das Bundesinnenministerium hat festgestellt, es lägen Anhaltspunkte vor, dass Scientology Bestrebungen verfolge, die gegen die "freiheitlich demokratische Grundordnung gerichtet" seien - so steht es im Verfassungsschutzbericht von 2005. Das Bundesinnenministerium glaubt weiter, dass Scientology die Menschenwürde sowie wesentliche Grund- und Menschenrechte außer Kraft setzen oder beschränken wolle. Ein Beispiel: "Alle Kritiker oder Gegner ihrer Ideologie würden als kriminell oder krank diffamiert", heißt es dort.

Keine Gefahr für den "demokratischen Rechtsstaat"

In Berlin ist die Lage anders: Laut einer Entscheidung des Berliner Verwaltungsgerichts aus dem Jahre 2003 darf das Landesamt für Verfassungsschutz Scientology nicht beobachten. Es gebe keine Gefahr für den "demokratischen Rechtsstaat", so die Begründung. Auch V-Leute dürfen nicht eingesetzt werden. Die Beobachtung durch den Bund ist allerdings gewährleistet, so der Staatssekretär der Berliner Innenverwaltung im September 2003 im Verfassungssschutzausschuss.

Für den Berliner Senator für Inneres, Ehrhart Körting, ist die Sache deshalb einfach: "Wo nicht beobachtet werden darf, kann nicht beurteilt werden", sagte Körtings Sprecher Hubertus Benert. Der Senatsverwaltung für Inneres seien die Hände gebunden, sagte Benert im "Tagesspiegel". Es müssten erst "tatsächliche Hinweise auf verfassungsfeindliche Aktivitäten der Organisation" von außen an die Behörde herangetragen werden; dann könnte man erneut prüfen.

Anders sehen das Politiker von CDU, FDP, Grünen und PDS. Sie finden, dass die Innenverwaltung "genauer hinschauen sollte", was Scientology tut. "Der Innensenator ist dringend aufgefordert, alle rechtlichen Möglichkeiten zu überprüfen, damit der Verfassungsschutz wieder aktiv werden kann", sagt der Berliner CDU-Innenexperten Frank Henkel. Es sei ein Skandal, dass Scientology eine neue Repräsentanz bezogen habe, ohne dass die Behörde es bemerkte.

Was aber will Scientology mit der neuen Zweigstelle an der Otto-Suhr-Allee bezwecken? Die Organisation selbst sieht in dem großen Haus ein Symbol für das "internationale Wachstum" von Scientology. Zwar bestreitet ein Scientology-Sprecher, dass es sich bei der Dependance an der Otto-Suhr-Allee um die neue Deutschland-Zentrale handle. Man wolle lediglich "im sozialen Bereich helfen, etwa im Kampf gegen Drogenmissbrauch und bei der Gewalt unter Jugendlichen, " sagt er.

"Scientologisierung ganz Europas"

Dass das riesige Haus nur für die etwa 200 Berliner Scientology-Mitglieder gedacht ist, ist aber mehr als unwahrscheinlich. Ursula Caberta von der Innenverwaltung des Hamburger Senats, die dort die Arbeitsgruppe Scientology leitet, fürchtet, dass Berlin zur Anlaufstelle von Scientologen aus vielen Ländern werde. Berlin sei Teil einer Kampagne zur Scientologisierung ganz Europas, sagte sie dem "Tagesspiegel". "Die lassen nie nach, Scientologen sehen sich immer im Kampf gegen die böse Welt", zitiert die "Berliner Morgenpost" die Sektenexpertin aus Hamburg. Ursula Caperta glaubt, dass Scientology mit der Repräsentanz in der Hauptstadt "mehr Nähe und damit Einfluss auf die deutsche Kultur und Politik erlangen" wolle.

Auch in anderen europäischen Hauptstädten ist Scientology mächtig aufgestellt: In Madrid steht eine große Zweigstelle, in Brüssel wurde 2003 eine Scientology-Zentrale eröffnet, in London im Herbst 2006.

Nachdem die Organisation in den neunziger Jahren im Zentrum der Aufmerksamkeit stand und in der Öffentlichkeit bekämpft wurde, breitet sich Scientology offenbar wieder mehr aus. Und immer öfter wird auch die Befürchtung geäußert, dass Scientology versucht, politisch Einfluss zu nehmen. Der "taz" sagt der Scientology-Kenner Frank Nordhausen: "Es sieht so aus, als würde die Sekte ihre Aktivitäten in Deutschland wieder verstärken". Er glaubt, dass sich Scientology in Berlin ansiedeln will, um stärker politische Lobbyarbeit zu betreiben. "Durch die massive Aufklärung sind die Scientologen in den 90er-Jahren stark in die Defensive geraten. Jetzt wollen sie ihr ramponiertes Image aufbessern."

Und auch Michael Utsch von der Evangelischen Zentralstelle für Weltanschauungsfragen sagt zu SPIEGEL ONLINE: "Es ist ein Signal, dass sich Scientology gerade in Berlin, dort wo Politik und Kultur ansässig sind, ansiedelt". Mit dem unangemessen großen Gebäude wolle die Organisation Aufmerksamkeit erregen und sich als seriöse Religionsgemeinschaft in repräsentativer Lage darstellen, glaubt er.

Michael Utsch warnt aber vor Hysterie. Scientology habe seit Jahren in Deutschland relativ erfolglos versucht, Fuß zu fassen. Die Deutschen seien aber "besonders hellhörig", wenn es um ideologische Versprechen gehe und recht gut über das System Scientology informiert. "Andererseits muss man sagen, dass die Scientologen sehr geschult in Gesprächsführung sind, gute Juristen und eine gute PR-Abteilung haben." Es hätte nicht geschadet, wenn die Berliner Innenbehörde sich etwas genauer informiert hätte, wie man in anderen Ländern mit der Organisation umgehe, so Utsch zu SPIEGEL ONLINE.

Seit 1970 hat sich Scientology - in den 50er Jahren in den USA durch L. Ron Hubbard gegründet - auch in Deutschland niedergelassen. Wichtige Repräsentanzen gibt es in Hamburg und München. Experten schätzen, dass es grob 5000 bis 8000 Scientologen in Deutschland gibt - die meisten von ihnen in wirtschaftlich starken Regionen - denn "Scientology ist zuerst ein Wirtschaftsunternehmen", so Michael Utsch zu SPIEGEL ONLINE.

mit Material von dpa

 
Scientology plans star-studded gala at new Berlin center

Berlin Scientology Center on Otto-Suhr-Allee (Mike Wolff/Der Tagesspiegel)

Celebrities and thousands of guests expected to attend opening next week;
Charlottenburg residents upset

Source :http://www.theberlinpaper.com/home/43299.html - (Claudia Keller, Der Tagesspiegel, 05 Jan 2007)

Berlin – The US-based “Church of Scientology” plans to open a large center in Berlin with various of its most prominent celebrity members next week in Charlottenburg, Der Tagesspiegel reports. Area residents are apparently very upset about this because they fear that the group’s adherents will try to convert their children.

The society is renting a 4'000 square meter building on Otto-Suhr-Allee (
Google map) near the Technical University. The opening is expected to attract 5,000-10,000 guests from around Europe. The group has requested that police barricade surrounding streets.

Berlin is said to have 150-200 Scientology members, yet the building fits up to ten times more people. This has outraged locals and some politicians who fear Scientology plans to proselytize in their backyard.

“We think that this new Berlin center will become a meeting point for Scientologists from around Europe,” said Ursula Caberta, who heads a study group on Scientology in the Hamburg city senate.

The group's Berlin spokesman, Frank Busch, disputes this. He said that the space will be used to fight area drug abuse and violence against young people.

Scientology wants to increase its lobbying power in Europe, where it has opened buildings in London, Madrid, and Brussels over the past six years. Many Europeans, however, are sceptical of the group, and in Germany, where it is considered to be a cult, the country’s equivalent of the FBI monitors it (except in the city of Berlin). Some companies in years past even made new employees sign legal documents swearing that they were not members of the group. These measures have to do more with Germany’s aversion to secretive cliques (Neo-Nazis and extremist Muslim groups are also monitored) than to actual religious oppression. Such tactics have led Scientologists to protest. In 2003, for example, American actor and Scientologist Tom Cruise wrote a letter of complaint to the US State Department.
(Claudia Keller, Der Tagesspiegel, 05 Jan 2007)
 

Scientology ködert Arbeitslose Niedriges Gehalt ?

Quelle: Tages-Anzeiger, 10.02.2007

Chapeau für die ehrliche Information, auch wenn sie verdächtig nach Übertreibung riecht. Denn der leistungsabhängige «Lohn» kann 100, gelegentlich 50 Franken pro Woche betragen – oder gegen Null rutschen.

Grossartige Zukunft ?

Da scheint es mit der Ehrlichkeit der Scientologen allerdings vorbei zu sein. Denn die Weiterbildung kann in den höchsten Stufen gut und gern 1000 Franken kosten – diesmal pro Stunde. Und wer den Aufstieg in die höchsten geistigen Stufen schafft, darf Mitarbeiter der Eliteeinheit Sea Org werden. Belohnung: ein Arbeitsvertrag mit einem Zeithorizont von einer Milliarde Jahre. (Kein Witz, Scientologen sind unsterblich.) Solche Zusatzinformationen liefert die amerikanischen Sekte den Arbeitslosen nicht. Auch nicht im Kleingedruckten.

(sta.)

 

Tom Cruise besucht Scientology-Zentrale in Berlin

SPIEGEL ONLINE - 17. Juni 2007
URL : http://www.spiegel.de

HAUPTSTADTBESUCH
Tom Cruise macht Stippvisite bei Scientology in Berlin

Tom Cruise wird in seinem nächsten Film den Hitler-Attentäter Graf Stauffenberg spielen. Doch in Berlin besuchte der Superstar jetzt nicht nur Drehorte. Der bekennende Scientologe stattete der Sekten-Zentrale in der Haupstadt einen mehrstündigen Besuch ab.

Berlin - Der Freitag war für Tom Cruise lang: Drehorte besichtigen, im Prominentenlokal "Borchardt" mit dem Produktionsstab lachen, scherzen und essen, ein kurzer Zwischenstopp im Hotel, dann ging es ab Mitternacht in die Scientology-Zentrale in Berlin. Ein Besuch mit Symbolcharakter - denn die Gruppierung ist in Deutschland sehr umstritten.

 


Scientology-Zentrale in Berlin (Einweihungsfeier im Januar):
"Mit dem Menschenbild des Grundgesetzes nicht vereinbar"

DDP

Erst seit kurzem wird die Organisation nach mehrjähriger Unterbrechung auch wieder vom Berliner Verfassungsschutz überwacht. Vom Bundesamt wird sie es seit Jahren ohnehin. Allerdings wird die Sekte in den USA anders beurteilt. Zur Einweihungsfeier entsandte die amerikanische Botschaft in Berlin einen Vertreter.

Berlins Innensenator Ehrhart Körting (SPD) begründete die Entscheidung des rot-roten Senats, die Sekte wieder ins Visier zu nehmen, kürzlich so: Schriften des Scientology-Gründers L. Ron Hubbard seien "mit dem Menschenbild des Grundgesetzes, mit der Unantastbarkeit der Würde eines jeden Menschen und damit mit unserer verfassungsmäßigen Ordnung nicht vereinbar".

Die Organisation habe sich in den vergangenen Jahren, so Körting, weltweit ausgebreitet - auch in der Hauptstadt. Von ihrem "repräsentativen Sitz" in Berlin versuche sie, "Mitglieder für ihre Organisation zu gewinnen und Kunden für ihre Kurssysteme anzuwerben".

Tom Cruise macht aus seiner Mitgliedschaft bei den Scientologen keinen Hehl. Im Gegenteil. Wo immer möglich, lässt sich der Hollywood-Star bei der umstrittenen Sekte blicken. So auch in Berlin. Zusammen mit Ehefrau Katie Holms wurde er in der jüngst unter heftigen öffentlichen Protesten eröffneten Berliner Scientologen-Zentrale erblickt. Das Berliner Boulevardblatt "B.Z. am Sonntag" hielt heute minutiös fest, wie lange sich Cruise und Gattin dort aufhielten: Von Mitternacht bis kurz vor drei Uhr morgens. Während das Paar durch die Räumlichkeiten schlenderte, Gespräche mit ansässigen Scientologen führte und eine Ausstellung zur Geschichte der Glaubensgemeinschaft ansahen, ging draußen ein Gewitter nieder.

Eigentlicher Anlass seines Besuch in Berlin waren jedoch nicht die Scientologen. Der 44-Jährige nahm diese Woche zwei mögliche Drehorte für seinen neuen Film ins Auge - darunter die Gedenkstätte Deutscher Widerstand. Dort, im Innenhof des früheren Oberkommandos des Heeres, waren in der Nacht vom 20. auf den 21. Juli 1944, nach dem Scheitern des Attentats auf Hitler, Claus Schenk Graf zu Stauffenberg und drei seiner Mitverschwörer erschossen worden.

Denn Cruise wird demnächst Stauffenberg spielen - in einem Hollywood-Streifen. Der Arbeitstitel lautet "Valkyrie" nach dem Namen der gescheiterten Verschwörung "Operation Walküre". Regie wird Bryan Singer ("X-Men", "Superman Returns") führen. Das Drehbuch stammt von Chris McQuarrie, der bereits Singers Debütfilm "Die üblichen Verdächtigen" geschrieben hat. Gedreht wird noch in diesem Sommer, wahrscheinlich in Berlin oder Osteuropa.

Kürzlich hatte sich auch einer der zwölf Enkel des Hitler-Attentäters zur Rolle von Cruise geäußert. So erklärte Caspar Graf von Stauffenberg (41) im März in der "Bild am Sonntag", er habe "grundsätzlich nichts gegen einen weiteren Film über meinen Großvater, weil man über dieses Medium Geschichte sehr gut erzählen kann".

Ihn störe auch nicht, dass Tom Cruise Scientologe sei. Das könne er von der Schauspielkunst trennen. "Doch es würde mich stören, wenn der Film von der Sekte finanziert und für sie Propaganda machen würde", so der Stauffenberg-Enkel. Er bekannte aber auch: "Doch wehren könnten wir uns als Familie Stauffenberg wohl nicht dagegen. Mein Großvater ist nun einmal eine historische Figur."

sev/mit Archivmaterial/B.Z.

© SPIEGEL ONLINE 2007

 
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