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- La Libre Belgique
R.P.26/11/2004
- [texte
intégral]
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- La secte a invité - parmi d'autres - des musulmans
radicaux à son siège de Bruxelles. Et le président du très officiel «Exécutif
des musulmans» a invité des scientologues. Un «mouvement»
organisé.
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Bon nombre de musulmans de Belgique s'interrogent depuis plusieurs jours sur
une étrange histoire dont les échos vont croissant.
Etrange, mais vraie. Il
s'agit, pour faire simple, d'un rapprochement entre l'«Eglise» de scientologie
et certains membres de la communauté musulmane. Sans doute pas les plus modérés.
Mais y compris le président du très officiel «Organe chef de culte» aussi appelé
«Exécutif des musulmans» de Belgique. Rétroactes.
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- Comme on le lira ci-dessous, la secte d'origine américaine tente de regrouper
autour d'elle des «minorités opprimées», religieuses ou non. Il n'est donc pas
neuf que certains musulmans entretiennent en tant que tels des contacts avec les
scientologues
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- Avec Moon aussi
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- En revanche, c'est à notre connaissance la première fois qu'on apprend que
cela se produit dans un cadre franchement belge. Ainsi, le luxueux siège
bruxellois des scientologues, installé rue de la Loi depuis le mois de septembre
de l'année dernière, a accueilli peu après l'ouverture du ramadan (15/10) des
représentants (avec quelle légitimité, c'est à voir) de «minorités opprimées».
Soit des Cachemiris, qui ont ouvert un centre à Bruxelles voilà plusieurs mois,
des Sikhs, venus de Vilvorde, des membres de la secte Moon (qui partage avec la
scientologie de se présenter comme une religion). Et quelques musulmans.
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- Parmi ceux-ci, certains ont pris les choses avec recul, après s'être rendu
compte de la réalité de la situation. D'autres, non. Comme un membre de
l'Assemblée des musulmans de Belgique (la constituante de l'Exécutif, en 1999).
Et comme Jean-François Bastin, un converti de longue date devenu président du
«Mouvement Jeunes Musulmans» et ayant dirigé une liste électorale
confessionnelle salafiste (c'est-à-dire très radicale) aux élections
législatives de 2003, à Bruxelles.
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- Ce personnage est troublant aux yeux de beaucoup d'observateurs et a donné à
son fils une éducation qui lui a valu d'être tenu, au mois de décembre dernier,
pour membre d'al Qaeda par les autorités turques et d'être arrêté pour cela.
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- Le 11 novembre, c'est à la faveur d'un iftar (lorsqu'on rompt le jeûne le
soir des jours du mois de ramadan) que le président de l'Exécutif, Mohamed
Boulif, a à son tour invité et reçu deux scientologues au siège de cet
Exécutif.
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- Ce contact n'était pas exclusif: des personnes d'autres horizons étaient
également présentes. Mais il était néanmoins privilégié, selon nos sources. Il
résultait peut-être de la publication préalable, par une revue française
n'affichant pas ouvertement son appartenance à la secte, d'un article favorable
aux positions de M. Boulif sur divers sujets polémiques, comme le statut de
«minorités religieuses», le mode de renouvellement de l'Exécutif, à venir,
etc.
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- Opposition
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- M. Boulif défend d'ailleurs une position très différente, à ce sujet, de
celle de la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx. Enjeux : exclure ou non
des personnes soupçonnées d'être trop proches de tendances radicales; introduire
une représentation féminine suffisante.
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- Enfin, un membre éminent d'une ONG au rôle parfois discuté en marge de
l'intégrisme, Islamic Relief, entretient lui aussi des contacts avec les
scientologues de Belgique. Le personnage est également donné pour tout aussi
éminent dans la confrérie locale des Frères musulmans, dont plusieurs agences de
renseignement pensent qu'elle soutient activement le terrorisme.
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- Tout ceci montre que les tentatives de séduction de la secte vers le monde
musulman sont bien réelles. Du moins vers certains musulmans : les très
majoritaires musulmans modérés s'effraient de ces démarches.
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- Réactions de Mohamed Boulif et d'André Frédéric(PS)
à cet article
- Droit
de réponse du Président d'Islamic
Relief
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- La
Libre Belgique, Roland Planchar 27
novembre 2004
- [Texte
intégral]
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- André Frédéric (PS) a dû y mettre le holà. Mohamed
Boulif, le président de l'Exécutif des musulmans, réagit aussi à nos
informations sur la secte.
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Certains ici utilisent le mot harcèlement, mais je préfère parler d'un
«lobbying très intense », explique le député socialiste André Frédéric en
nous informant des pressions anormales exercées à la Chambre par l'«Eglise» de
scientologie. M. Frédéric dirige le groupe parlementaire formé à son initiative
«en juillet dernier pour évaluer les suites réservées aux recommandations
émises en 1997 par la commission parlementaire sur les sectes». Laquelle
avait formulé «une série de lignes de force pour lutter contre les
organisations sectaires dangereuses et nuisibles», rappelle le député PS,
«et en avait dressé la liste. La scientologie s'y trouvait et s'y trouve
toujours».
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- Or, depuis la mise en place de ce groupe de travail, la secte «ne cesse de
téléphoner, d'écrire, d'envoyer des messages, d'essayer de se faire
recevoir au Parlement, y compris en prétextant une discrimination religieuse,
mais sans rien apporter de neuf. C'est un lobbying incessant pour sortir de la
liste. Les commissaires se plaignent d'être interpellés en permanence. Ce
n'était plus possible. J'ai donc finalement dû signifier aux scientologues
qu'ils devaient cesser et ne seraient plus reçus».
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- En effet, «l'objectif n'est nullement de revoir la liste, mais de voir
comment on peut mieux protéger nos concitoyens du travail de taupe réalisé par
ces organisations sectaires, comme ce que «La Libre» expliquait vendredi».
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- A ce sujet, Mohamed Boulif, le président de l'Exécutif des musulmans a livré
vendredi à la RTBF sa version sur la tentative de rapprochement des
scientologues que nous évoquions le même jour. Nous relations notamment que, le
11 novembre, il avait reçu, parmi d'autres, deux scientologues au siège de cet
Exécutif.
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- Pour lui, aucun scientologue n'a été invité officiellement. Si un membre de
la secte fut reçu, ce n'était pas en tant que représentant officiel, estime M.
Boulif. «Je trouve tout à fait déplacé et même malhonnête d'utiliser un
événement comme une rupture de jeûne pour créer des amalgames et la confusion
dans l'esprit des gens», a-t-il ajouté.
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- Ce démenti aux termes excessifs ne dément toutefois pas grand-chose. Il n'y
avait nul amalgame dans nos propos, au contraire. Et les faits sont avérés. Deux
scientologues étaient présents, dont Pascal Cottier, appartenant à la section
«Public affairs» de la scientologie. C'est-à-dire, précisément, celle
officiellement mandatée par elle pour ses contacts publics.
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- Il nous avait d'ailleurs lui-même expliqué avoir perçu l'invitation comme
«une initiative d'ouverture entre différentes croyances», le but étant
«de rapprocher différentes sensibilités, religieuses ou idéologiques»
(«LLB» 26/11).
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- Rien de privé, donc. Ce n'est pas un individu mais la
scientologie qui était invitée. Nous maintenons d'ailleurs pareillement toutes
nos autres informations.
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DrJamal Zahri
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- Suite à l'article paru dans votre numéro du 26 novembre 2004, intitulé «La
scientologie courtise les musulmans», dans lequel l'organisation, dont je suis
le président en Belgique, est nominativement citée, je voudrais, conformément à
la loi du 23 juin 1961, exercer mon droit de réponse.
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- Les raisons de cette enquête sont les suivantes: je suis profondément outragé
devant les propos complètement infondés et injurieux tenus à l'égard de l'ONG
Islamic Relief. En effet, et jusqu'à preuve du contraire :
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Islamic Relief n'entretient aucun lien avec l'église scientologique;
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Islamic Relief effectue un travail humanitaire reconnu pour son sérieux et
son efficacité par les plus grandes organisations humanitaires avec lesquelles
elle collabore régulièrement : HCRNU, WFP, ECHO, CAFOD, pour ne citer que
ceux-là, alors je voudrais que ce journaliste s'explique sur la locution: «rôle
discuté en marge de l'intégrisme». Je considère les propos tenus par le
rédacteur de cet article très graves pour la bonne réputation de l'organisation
dont je suis le porte-parole en Belgique et je demande à ce titre des
justifications solides qui viennent étayer de telles calomnies, faute de quoi je
me verrai contraint de porter l'affaire devant la justice.
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- («La Libre» a eu quelques fois l'occasion de rendre compte de l'aide
qu'Islamic Relief fournissait à des populations en détresse, comme encore le 29
décembre 2003 sous la plume de l'auteur de l'article en cause, sans qu'il soit
question d'intégrisme ou de terrorisme dans le chef de cette ONG. D'où vient
alors l'erreur ? -car il y a erreur de notre part. D'une confusion, lors d'une
relecture d'archives, entre le nom d'Islamic Relief et celui d'une autre ONG, la
fondation Global Relief. Le président de cette dernière fut arrêté en 2002 aux
Etats-Unis à la suite d'un transfert de fonds détecté par les Américains entre
elle et al Qaeda. Nous ne pensions donc pas à Islamic Relief en évoquant une
proximité avec l'intégrisme lors de la rédaction de cet article. Nous prions nos
lecteurs, Islamic Relief ainsi que le Dr Jamal Zahri d'excuser cette malheureuse
confusion, qui, par ailleurs, ne change rien au thème de l'article. -
R.P.
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- SCIENTOLOGIE
EN BELGIQUE
- septembre 2003
- Une
filiale de l'église de scientologie internationale
à Bruxelle
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- Chambre des
représentants de Belgique, 29.09.2003
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- Questions de Mme Martine Payfa à la Ministre de la Justice belge, Mme
Laurette Onkelinx, concernant l'inauguration à Bruxelles du Bureau européen de
lobbying de la scientologie. Elle demande si l'immeuble où se trouve ce bureau a
été acquis par une société californienne.
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- A cette question la ministre répond
que celui-ci a été acheté par la société "Building management services
corporation", filiale de l'église de scientologie internationale qui ont toutes
deux leur siège à Los Angeles, à la même adresse. Il n'existe pas de lien
juridique direct avec l'église de scientologie de Belgique qui fait l'objet
depuis 1997 d'une procédure judiciaire.
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- A une autre question concernant les
velléités d'infiltration de la secte dans la société ou dans le secteur du
marketing et du management, la ministre convient que la secte se livre à des
opérations de sensibilisation du public lors d'expositions dans des hôtels de la
capitale, qu'elle a investi le terrain de la lutte contre la drogue et qu'enfin
qu’elle possède des firmes commerciales rentables.
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- Une troisième question
concerne le positionnement du CIAOSN par rapport à la secte. La ministre répond
que pour le Centre, il était "délicat" de rendre un avis concernant la
scientologie "afin de ne pas interférer" avec la procédure pénale en
cours.
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- Topchretien.com
- 26/11/2004 Belgique
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- En Belgique, Herbalife a adopté une forme juridique belge en
créant Herbalife International Belgium S.A. dont les actionnaires sont la
société Herbalife International Inc. de Los Angeles, société de droit du Nevada,
et Herbalife International of America Inc. de Los Angeles, société de droit
californien.
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- Le siège social de Bruxelles est une boîte aux lettres puisqu'il
s'agit du siège social de "Deloitte and Touche consultants" qui a reçu tout
pouvoir pour le lancement de cette société. Les séminaires de vente Herbalife
sont organisés en Belgique par des consultants de Hong Kong liés à des
consultants allemands (le Triton team Hong Kong et le Triton consulting GmbH de
Francfort), les ateliers étant organisés au Sheraton Hotel de Bruxelles.
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- Quel rapport entre Herbalife et la scientologie
?
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- "C'est un
scientologue allemand, patron donateur sur la liste de l'International
Association of Scientologists (IAS), qui donne les cours de vente Herbalife en
Allemagne", affirme Jean Albert Fisch, du Cercle de défense de l'individu et de
la famille (CDIF) de Luxembourg.
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- "Quelques adeptes de l'église de
scientologie contrôleraient une partie des réseaux de vente en France",
écrit Le Monde en juillet 1993.
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- La question vient même au Parlement
luxembourgeois en avril 1993, lorsque le député John Schummer interpelle le
ministre de la Santé sur la collusion entre démarcheurs d'Herbalife et la
scientologie, car entre-temps la télévision allemande SAT 1, le 5 avril, a été
bien plus explicite : un ex-adepte de l' 'église' explique comment on lui a
conseillé l'usage d'Herbalife durant les cours Hubbard. D'ailleurs, "presque
tous les autres scientologues en prenaient", affirme-t-il.
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- (Extrait du livre "Les Sectes en Belgique et au Luxembourg" par
Alain Lallemand, journaliste au quotidien "Le Soir")
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