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TSUNAMIS ET SCIENTOLOGIE
 
Une fois de plus la scientologie profite de la détresse
pour tenter d'escroquer des victimes
 
Stratagèmes :
  • Offrir gratuitement un service "acceptable" dans le but de manipuler l'opinion publique en se cachant derrière un rideau d'aide "généreuse". Le but de la scientologie étant purement lucratif et provoquant l'appauvrissement des clients
  • Profiter de la détresse d'une population pour véhiculer des valeurs opposées à la recherche scientifique et médicale
  • Imposer par étapes un système totalitaire et victimaire en trompant les personnes sur ses véritables intentions
 
La thérapie de scientologie, faut-il le rappeler rend les personnes dépendantes et peut provoquer le déclenchement de troubles psychiques. La scientologie impose une thérapie sans aucune connaissance médicale. La scientologie utilise la suggestion hypnotique pour amener les sujets à perdre le sens de la réalité et profiter de leur confusion mentale et intellectuelle du moment.
 
 
BANDA ACEH (Indonésie), 11 janvier 2005 (AFP)
[Texte intégral]
L'église de scientologie plante son drapeau à Banda Aceh
 
Pas de psychologue, ni de psychotrope, juste des massages : l'Eglise de scientologie, considérée comme une secte dans certains pays, a planté son drapeau dans la ville indonésienne de Banda Aceh, où ses adeptes espèrent "former" les survivants du tsunami aux "méthodes" scientologues.
 
A Aceh, où l'arrière-pays et la côte sont encore difficilement accessibles, les scientologues ne cachent pas leur objectif : diffuser le plus largement possible les thèses de l'"Eglise".
 
A deux pas de la grande mosquée Baitturrahman, dans la boue, une vingtaine d'Australiens, tous vêtus d'une même chemise jaune, affirment recevoir chaque jour quelque 200 personnes dans leur "centre de traitement des traumatismes", sous un grand parasol et trois tentes données par l'armée indonésienne.
 
Croyant reconnaître le centre médical ordinaire d'une ONG classique, comme il y en a des dizaines en ville, Zakaria M. Ali s'approche dans l'espoir de trouver des médicaments. L'homme râblé, qui ramasse des corps depuis quinze jours, affirme avoir des difficultés pour respirer.
 
A lui, comme à Ritawati, 25 ans, qui a perdu ses parents et ses deux enfants, les scientologues désignent un lit de camp pour une brève séance de légers massages dispensés par les "chemises jaunes".
 
Dans leur jargon, il s'agit d'une séance "d'assistance nerveuse", pour "restaurer la communication entre le "thetan (l'esprit) et le corps".
 
La méthode thérapeutique repose sur "la littérature et les travaux religieux" de Ron Hubbard, le père de la scientologie, précise un livret que les Australiens ont emmené dans leurs bagages.
 
Présents auprès des survivants dans toutes les catastrophes du monde, les psychologues n'ont ici pas droit de cité : "Je suis un scientologue. Basiquement, la psychologie ne marche pas. Ils utilisent des médicaments, antidépresseurs, analgésiques, somnifères. Ici, les gens n'ont pas besoin de médicaments. Nous utilisons leur énergie pour qu'ils sachent que leur environnement est sans danger et qu'ils peuvent aller de l'avant", explique Wayne Sanders.
 
Dans de nombreux pays, comme la France, l'Eglise de scientologie est considérée comme une secte par des associations qui se mobilisent contre ses activités. "Je ne ferai aucun commentaire là-dessus", répond Sanders.
 
A Aceh, comme dans d'autres régions sinistrées par le tsunami, les scientologues comptent sur un effet "boule de neige" : "Nous voulons que les gens viennent dans notre centre pour que nous les formions. Ensuite, nous allons les renvoyer dans leurs villages", pour qu'ils appliquent à leur tour les méthodes de "l'Eglise", explique Wayne Sanders.
 
Les scientologues sont là pour des mois : "Dès que nous pouvons, nous irons le long de la côte", ajoute-t-il, précisant que la mission est financée par des dons de scientologues après la tragédie du 26 décembre.
 
Après sa séance de massage, Ritawati, souriante, affirme qu'elle se sent mieux. Et les scientologues en profitent pour lui apprendre les gestes de base de "l'assistance nerveuse" sur Sukmawati, 60 ans, qui se plaint de maux de tête. "Les gens comprennent que nous fournissons des premiers secours et non des soins médicaux", s'énerve un jeune volontaire, Lucas Van Berkel, quand on insiste sur la confusion que peut faire régner dans les esprits la présence du "centre de traitement des traumatismes" au milieu de la ville dévastée
 
 
France 2  ENVOYE SPECIAL
 
De l'hypnose pour imposer la scientologie aux victimes du Tsunami à Banda Aceh (Indonésie - janvier 2005)
 
 
Une thèse d'un policier français démontre que la scientologie est une secte dangereuse 
 
La face cachée de la scientologie (Novembre 2002)