ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE AUX USA
 
RÉCUPÉRATION DU 11 SEPTEMBRE
 
Showbizz.net, 10 juin 2004, Véronique Juneau
[Texte intégral]
 
New York : Tom Cruise inaugure un centre de désintoxication
 
De concert avec l'Église de la Scientologie, l'acteur Tom Cruise a inauguré mercredi dernier, à New York, un centre de désintoxication destiné aux sauveteurs du 11 septembre qui ont été exposés à des vapeurs toxiques.
 
"Presque trois années se sont écoulées depuis les attentats, et des milliers de gens souffrent toujours", a déclaré Tom Cruise, cofondateur d'un projet s'inscrivant dans le cadre d'une campagne de souscription pour l'Église.
 
"C'est inacceptable pour moi, pour ces héros et leur famille", a ajouté l'acteur de 41 ans. Le centre en question, construit à Long Island près des lieux de résidence de la plupart des pompiers et secouristes, prodiguera un traitement élaboré par Ron Hubbard, le fondateur de l'église de scientologie à laquelle appartient Tom Cruise.
 
Selon Cruise, ce deuxième centre répondra à une très forte demande. Un premier centre de même nature ouvert en 2002 à Manhattan a été pris d'assaut par des patients qui se sont bousillés la santé en passant au peigne fin des centaines de milliers de tonnes de débris à Ground Zero, au lendemain des attentats du 11 septembre
 

Les contribuables méritent de savoir s'ils ont un traitement équitable de la part du fisc. L'accord secret entre l'agence IRS et la scientologie devrait pouvoir être étudié par le public.

Editorial du Times / (Version en anglais)

25 mars 2004

Quels privilèges spéciaux reçoivent les membres de la scientologie,  que ne reçoivent pas ceux des autres religions? C'est une question à laquelle l'IRS refuse de répondre - même devant une Cour d'Appel Fédérale !

L'IRS prétend avoir une obligation légale de confidentialité des déclarations d'impôts, et, depuis des années, l'Agence a étendu cette justification aux détails d'un accord de 1993 entre la scientologie et l'IRS. On dit qu'en échange de 12,5 millions de dollars et de l'abandon de milliers de plaintes contre l'agence, l'église obtint quantité d'avantages, y compris l'abandon d'audits envers 13 organisations scientologues, l'annulation d'une très importante somme de pénalités et d'impôts, et le privilège pour les membres scientologues de pouvoir déduire de leurs impôts les paiements "d'audition et de cours" versés à la scientologie.  Cette déduction fut accordée bien que la Cour Suprème des Etats-Unis ait décidé qu'aucun traitement spécial d'impôts n'était dû pour ces paiements d'audition et d'entraînement.

Voici deux ans, le secret de cet accord a été dénoncé par la Cour d'Appel du 9e circuit dans un procès impliquant un couple de juifs orthodoxes qui déclarèrent que l'IRS avait accordé aux scientologues une "préférence confessionnelle". A l'époque, l'IRS avait refusé de transmettre à la Cour d'Appel une copie de cet accord; celle-ci fit alors sardoniquement observer que le document "secret" avait été reproduit dans la version électronique du Wall Street Journal.

Au final, le tribunal refusa la demande du couple Michael et Marla Sklar. Ils avaient utilisé le deal de l'IRS avec les scientologues comme fondement de leur réclamation destinée à obtenir la déduction fiscale de frais de scolarité dans une école religieuse privée. Le Tribunal a expliqué que les Sklar n'avaient pas droit à cette déduction parce qu'ils recevaient en échange l'éducation de leurs enfants, au prix du marché. Les déductions au titre de dons charitables en faveur d'organisations religieuses sont censées n'être applicables que s'il y a  "profit religieux intangible"

Mais le juge Barry Silverman, dans son opinion, émit un encouragement à attaquer les statuts d'impôts spécifiques aux scientologues. "Si l'IRS donne un traitement préférentiel aux membres de l'église de scientologie, en les autorisant à des déductions contraires aux lois, et qu'il les refuse à tous les autres - l'action correcte consiste à attaquer en justice afin de mettre un terme à cette politique", écrivit le juge Silverman.

Lors du procès entamé mercredi à Los Angelès, M. & Mme Sklar étaient de retour face à la Cour, refusant ce qu'ils considèrent comme une injustice inhérente à la manière dont le code des impôts a été appliqué aux religions autres que la scientologie. Mais le 9e circuit a raison. La réaction convenable à cette différence n'est pas d'agrandir le cercle de ceux qui en bénéficieraient, mais de regarder de plus près les privilèges accordés aux scientologues pour leurs séances "d'audition" délivrées par des "conseillers".

Quant à l'accord "secret" entre l'IRS et les scientologues, il est temps de le montrer au public. La loi exige que des organisations exemptées d'impôts  remplissent certaines déclarations, et le public a le droit de connaître les détails de tout accord passé entre les Impôts et une église.De plus, tout accord créant une nouvelle catégorie de contribuables doit être rendu public, sans quoi, il n'y a pas de justice en faveur de bénéficiaires potentiels qui l'ignoreraient.

L'église scientologue peut généralement occulter ses pratiques, mais ses interactions avec le gouvernement doivent être publiques. Les contribuables doivent savoir s'ils sont équitablement traités par l'IRS, et si l'IRS, comme l'a dit le Juge Silverman, a "élu" les scientologues.
 

 
Taxpayers deserve to know whether they're being treated fairly by the IRS. The secret agreement between the agency and Scientologists should be open to scrutiny.
 
A Times Editorial
Published March 25, 2004
 
What kind of special tax privileges are members of the Church of Scientology receiving that members of other religions are not? That is a question the Internal Revenue Service refuses to answer - even for a federal appeals court.

The IRS claims it has a legal obligation to keep tax return information confidential, and for years it has extended that justification to the details of a 1993 agreement between the church and the IRS. Reportedly, in exchange for the church dropping thousands of lawsuits against the agency and a $12.5-million payment, the church was given a host of benefits, including having the IRS drop tax audits of 13 Scientology organizations, wipe away significant payroll taxes and penalties, and establish a tax deduction for Scientologists who participate in "training and auditing." This tax deduction was awarded even after the U.S. Supreme Court ruled that no special tax treatment for the church's training and auditing practices was warranted.

Two years ago, the secrecy of this agreement was denounced by the 9th Circuit U.S. Court of Appeals in a case involving an orthodox Jewish couple that claimed the IRS gave Scientologists denominational preference. At the time, the IRS refused to turn over a copy of the agreement to the court, which noted sardonically in its ruling that this "secret" document had been reprinted in the electronic version of the Wall Street Journal.

In the end, the court ruled against the couple, Michael and Marla Sklar, who had pointed to the IRS' deal with Scientologists as a basis for claiming a deduction for their children's Jewish schooling. The court said that the Sklars were not entitled to the deduction because they received market value for their tuition payments. Charitable deductions to religious organizations are supposed to be available only in exchange for an "intangible religious benefit."

But in a concurring opinion, Judge Barry Silverman encouraged future litigation on the special tax status of Scientologists. "If the IRS does, in fact, give preferential treatment to members of the Church of Scientology - allowing them a special right to claim deductions that are contrary to law and rightly disallowed to everybody else - then the proper course of action is a lawsuit to stop that policy," Silverman wrote.

In a trial that began in Los Angeles on Wednesday, the Sklars were back in court challenging what they see as an inherent unfairness in the way the tax code is applied to religions other than the Scientologists. But the 9th Circuit is correct. The response to this disparity should not be an expansion of tax deductibility for religious training but closer scrutiny of the tax benefits extended to Scientologists for their one-on-one paid "auditing" sessions with counselors.

And as to the "secret" agreement between the IRS and Scientologists, it is time to open that document to the public. The law demands special disclosures by tax-exempt organizations such as churches; and the public has a right to know the details of any agreement relative to a church's tax exemption. Moreover, as a matter of public policy, any IRS contract that creates a new deduction for an entire class of taxpayers should be disclosed to the public. Otherwise there may be beneficiaries who are left in the dark.

The Church of Scientology may routinely operate by shrouding its practices, but its interactions with government should be a matter of public record. Taxpayers need to know if they are being treated fairly and whether the IRS, as Judge Silverman queried, has made Scientologists its "chosen people."