- RPF
- 9 TÉMOIGNAGES
-
- 1) Déclaration sous serment de Tonja Burden de Las
Vegas Nevada (USA) le 25 janvier 1980.
-
- RPF de Flag (1977)
-
- Extrait:
-
- "Au RPF nous étions étiquetés comme traîtres et forcés à travailler 18
heures par jour, 7 jours sur 7 nous ne recevions parfois que du riz des fayots
et de l'eau. Pendant ce temps-là j'ai observé qu'une personne a été enchaînée
aux tuyaux de la chaufferie du Fort Harrison pendant des semaines. Dans le RPF j'ai vu des gens qui hurlaient et pleuraient durant leur
"auditing" (application des procédés de la secte)
-
- Tonja a travaillé dans la SO dés l'âge de 13 ans sans être scolarisée ; elle
avait été amenée dans la SO par ses parents qui y étaient entrés. Tonja s'est
échappé du RPF de Flag en Novembre 1977, elle avait 17 ans et était illettrée.
Elle a peu après été séquestrée par deux "agents" d'Hubbard dont elle réussit à
s'échapper une seconde fois.
-
- Tonja a fait un procès de 16 millions de dollars en
avril 1980 accusant d'avoir été victime d'exploitation d'esclave (slave labour)
par Hubbard lui-même dans la CMO (Commodore Messengers Org) Elle a aussi porté
plainte pour séquestration. Depuis ce procès Hubbard vécut caché pour échapper à
la justice. Les dommages et intérêts montèrent en 1985 à 45 millions de
dollars.*
-
- *Who's who in Scientology. Newsgroup, réactualisé Février1997)
-
-
- 2) Déclaration sous serment de Hana Eltringham
Whitfield de Los Angeles Californie (USA) le 8 août 1989
-
- RPF de Flag à Clearwater (Floride) (1978)
-
- Extraits:
-
- Hana a vécu 15 ans dans la SO de 1967 à1982. Infirmière et d'origine
sud-africaine elle fut promue "officier d'éthique"* puis capitaine sur l'Avon
River où elle était directement sous les ordres du gourou en personne. Son
témoignage est très instructif et révélateur de son expérience dans la secte.
Elle a passé un an au RPF de Flag en raison de ses pensées critiques envers
Hubbard et la SO. Elle s'en échappa mais fut contrainte d'y retourner. Voici ce
qu'elle écrit de son internement au goulag.
-
- "Les RPFers vivaient complètement à l'écart du personnel normal". Ils
dormaient, passaient leurs journées et mangeaient souvent dans le parking de
l'hôtel Fort Harrison, au milieu des gaz d'échappement. Il leur était interdit
de parler, de se mêler et de manger avec le personnel "normal".
-
- Ils devaient
porter des vieilles salopettes de travail et ressemblaient à des clochards. Il
était interdit aux femmes d'utiliser du maquillage et d'avoir un style de
coiffure. Aucun bijoux n'était toléré. Même sous le climat
incroyablement chaud
et humide de l'été en Floride, ils n'avaient pas le droit de porter des
vêtements plus légers.
-
- Les RPFers devaient toujours se déplacer en courant. Ils n'avaient pas le
droit de marcher. Ils devaient courir en perma- nence durant les travaux de
nettoyage des toilettes et des salles de bains, quand ils s'occupaient des
ordures ou quand ils montaient et descendaient les 12 étages de l'hôtel Fort
Harrison en transportant des seaux parfois remplis de matériel de construction,
balais, ou tout autre matériel de nettoyage. Ils n'avaient pas le droit
d'emprunter les ascenseurs, même celui de service. Pour empêcher que des
inspecteurs municipaux découvrent les conditions dans lesquelles vivent les
RPFers, nous devions nous entraîner à transformer dans les plus brefs délais nos
"chambres à coucher" en quelque chose qui ressemblait à un entrepôt de matériel.
-
- J'ai souvent espéré que l'hôtel Fort Harrison fît l'objet d'une visite surprise
dans les garages par la municipalité mais cela ne se produisit jamais. C'est ainsi que l'on vivait au RPF. Certains d'entre nous dormaient sur un
matelas mince posé sur le sol en béton d'autres vieux lits superposés.
-
- *Ref: Ron Hubbard, Le Gourou Démasqué de Russell Miller. Plon1987.
-
- Pas de place pour les vêtements alors nous laissions
nos affaires dans une valise ou dans des sacs par terre. Notre intimité n'était
assurée que par des draps suspendus entre les literies. Les hommes et les femmes
disposaient de salles de bains séparées, mais minuscules. La douche ne devait
pas durer plus de trente secondes. Nous n'avions aucun temps libre pour parler
ou pour nous relaxer.
-
- Les journées commençaient à 6h30 et même parfois plus tôt,
pour des travaux physiquement très durs et le nettoyage des locaux jusqu'en
soirée. Après une douche rapide nous devions nous auditer mutuellement et nous
"réhabiliter" jusqu'à 22h30. Nous n'avions droit à aucun jour de repos. Nous
devions travailler 7 jour sur 7. Nous prenions nos repas dans le garage ou
parfois dans la salle à manger, mais après les heures normales de repas. Notre
nourriture était composée des restes des repas du personnel "normal". A de rares
occasions comme Noel, nous étions quand même autorisés à préparer nous-mêmes de
la nourriture fraîche si les restes étaient insuffisants.
-
- Le code de réforme du RPF était très strict et ne tolérait aucune
insubordination ou résistance quelle qu'elle fût. La moindre résistance était
immédiatement punie par des exercices physiques comme une série de pompes ou par
des allers-retours innombrables au pas de course le long de la rampe du garage,
le tout sous la chaleur accablante du climat de Floride. La moindre infraction
était sévèrement sanctionnée. Chaque règle devait être respectée en dépit du bon
sens et même si elle était inapplicable."
-
- Voici ce qu'elle dit à propos de l' RPF du RPF de Flag :
-
- " Certaines infractions étaient passibles du RPF du RPF, dans la salle des
chaudières située au sous-sol de l'hôtel Fort Harrison, en compagnie des
tuyauteries d'eau chaude qui grondaient et sifflaient 24 heures sur 24. La pièce
était faible- ment éclairée. Elle était constituée d'enchevêtrements de tuyaux
énormes connectés aux chaudières hautes de trois mètres, entre lesquelles il
fallait ramper à quatre pattes. C'était une pièce sombre dans laquelle on ne se
sentait pas en sécurité.
-
- Une de mes amies s'est vue assignée à deux mois de RPF
du RPF pour avoir refusé de révéler des informations confiden- tielles liées à son
engagement dans le Guardian Office (services secrets de la secte) Elle fut
enfermée 24 h sur 24 dans ce lieu d'isolement avec des possibilités limitées de
toilette et de maintien d'hygiène et sous la menace et le harcèlement incessants
des superviseurs. elle en sortit finalement brisée, silencieuse et prostrée. Peu
après elle réussit à s'échapper du RPF. Elle s'appelait Lynn Froyland.
-
- "Vers la fin de 1978, je me suis finalement enfuie. Mais en moins d'une
semaine, Tom Provenzano, officier d'éthique senior de Flag réussit à me
localiser, me menaça par téléphone de me déclarer suppressive, de me poursuivre
en justice et de ne plus jamais me laisser tranquille pour le restant de mes
jours si je ne retournais pas immédiatement à Clearwater.Je cédai et retournai à
Flag mais seulement après la promesse de Provenzano de reconsidérer mon
assignation au RPF. Bien sûr cette promesse ne fut pas tenue. Elle n'a servi
qu'à me convaincre de retourner à Clearwater. De retour au RPF, je me trouvais à
nouveau dans des conditions de travail pénibles : courir, transpirer,
souffrir.
-
- J'en suis sorti finalement après un an de ce traitement inhumain. J'étais
réduite à l'état de robot parfaitement obéissant, un être servile et docile
comme je ne l'avais jamais été. Je ne pouvais pas envisager de quitter la secte
car je n'avais pas d'argent pour aller nulle part et nulle part où aller. Ma
famille habitait dans un autre continent. Je n'avais pas les moyens de les
rejoindre et ils n'avaient pas les moyens de m'aider."
-
- Hana Whitfield quitta la SO 3 ans après en 1982. Ce n'est qu'en 1984 qu'elle
découvrit la face sombre de la secte et tira un trait définitif. Elle dut suivre
un traitement médical pour ses migraines et un traitement dentaire pendant de
longues années.
-
-
- 3) Témoignage de Dennis Erlich le 7 mars 1996 sur WMNF
Radio Activity (USA)
-
- RPF de Flag Clearwater, Floride (1978)
-
- Extraits:
-
- Rob Lorey:Vous étiez retenu enfermé par la Scientologie ?
-
- Dennis Erlich : Oui, au sous-sol du Fort Harrison. On m'a mis dans une cage
et j'avais un garde pour une durée d'une dizaine de jours. J'étais privé du
droit de parole ; je n'étais pas autorisé à parler à qui que ce soit ; je
n'étais pas autorisé à téléphoner non plus. J'étais prisonnier là-dedans.
-
- RL: Pourquoi étiez-vous retenu enfermé ?
-
- DE: Parce-que j'ai dit une plaisanterie.
-
- RL: A quel sujet ?
-
- DE: J'ai fait une plaisanterie au sujet du RPF qui est leur camp de travail
et de rééducation, un peu comme en Russie dans leurs goulags. Ici, on l'appelle
le RPF. Dés le moment où vous réveillez, vous vivez dans la ségrégation. Quand
j'y étais, on dormait dans le garage au 3eme étage. Nous avions à respirer les
fumées des gaz d'échappement des voitures et étions constamment réveillés au
milieu de la nuit. Nous étions debout dés l'aube à faire tous ces travaux de
nettoyage de chiot- tes et de ramassage de poubelles. Nous travaillions jusqu'à
une heure avancée de la nuit et c'était vraiment un programme de bagnard.
-
- RL: Êtes-vous la seule personne à avoir été retenue contre son gré dans les
locaux de Scientologie à Clearwater ?
-
- DE: Oh non absolument pas. Au contraire, c'est une sorte de pratique
courante chez eux d'incarcérer les gens qui pose- raient des questions ou
refuseraient certaines activitésÉ Quand j'étais au sous-sol, j'y ai vu une femme; elle s'apellait Lynn Froyland *(ou Freulind ?) elle était enchaînée - il y a
plusieurs témoins - Il existe des gens qui ont été kidnappés, ramenés du bout des
Etats- Unis et qui sont enfermés dans les chambres. Cette pratique se fait
couramment.
-
- A la base, la Scientologie est une pratique de l'occulte qui traite surtout
de sorcellerie. C'est une escroquerie ; en plus les gens sont enfermés et
torturés
-
- Dennis Erlich était l'officier en chef de la section de Cramming à Flag
(Chief Cramming Officer) (poste important de correc- tion de l'application des
procédés de la Scientologie) Il y passa une quinzaine d'années. Il refusa de
refaire un programme de RPF et préféra partir en 1982.
-
- *Hana Whitfield confirme ce témoignage; il s'agit bien de la même personne:
Lynn Froyland ou Freulind.
-
-
- 4) Témoignage de Ann Rosenblum
-
- RPF de Flag (1978)
-
- Extraits:
-
- " L'audition du l'RPF m'a pratiquement détruite. J'avais beaucoup de mal à
retourner dans le passé, dans les vies antérieu- res. Après avoir appris les "
Remèdes aux difficultés" où l'on apprend à dire n'importe quel truc qui vous
saute à l'esprit, genre monstres ou navires spatiaux en guerre, mon imagination
commença à ficher le camp dans tous les sens.
-
- J'avais deux ou trois images qui
me sautaient dessus à la fois, je n'arrivais pas à savoir laquelle était dans
les vies anté- rieures ou s'il s'agissait de mon imagination ou si toutes
arrivaient en même temps etcÉ
-
- On m'auditait des trucs que j'avais déjà vus. J'ai
eu 3 ou 4 "procédures sur les drogues" (remarque : techniques d'audition ayant
pour thème les drogues et les médicaments même si la personne n'a pris que des
aspirines ou des antibiotiques) revérification de ma "Méthode 1" (procédés de
clarification de mots) 35 heures de " Procédés d'ouverture par duplication
(procédé durant lequel vous vous promenez d'une table à l'autre avec une
bouteille dessus vers une autre table avec une autre bouteille dessus, en les
décrivant pendant des heures entières, des semaines durant dans certains cas).
-
-
J'étais bouleversée et plus je l'étais et plus on me donnait de l'audition.
Comme mon programme allait de mal en pis, je devenais de plus en plus une menace
pour la sécurité. Je me tus en fin de compte et leur laissais auditer ce qui les
amu- sait. Ceci m'amena à la Dianétique Amplifiée (c'est là que s'auditent les
buts malfaisants, les mauvaises intentions, les "rockslams" (mouvement erratique
de l'aiguille de l'électromètre) Les buts malfaisants sont : vouloir tuer,
désirer détruire, vouloir tout casser etc. Je dois en avoir parcouru des
dizaines. C'était vers le début de 1978.
-
- J'ai beaucoup perdu le sens du temps.
Tous les jours étaient pareils. Sans rien qui change; les week-ends ?
identiques à la semaine. Tout cela me fait l'effet d'un gros mélange plus encore
après que j'aie entamé la Dianétique amplifiée et que ma tête ait vraiment
commencé à mal aller. J'étais la majorité du temps dans une sorte de nuage, de
brouillard.
-
- J'avais la sensation d'être KO druggie dans les vapes. Je passais en
audition ces buts malfaisants liés aux "rockslams" et je commençais à hurler et
voir les choses les plus étranges du genre, "être un autre", "exploser une
planète," "se suicider", "ne jamais grandir", "me tuer," "détruire des corps",
une liste sans fin. Ma tête était complètement coincée dans les vapes. Je me
sentais la plus abominable des personnes ayant jamais vécu. Je me souviens avoir
passé la moitié du temps vaguement morte.
-
- Je faisais les choses comme si je me
voyais en train de les faire sans m'en rendre vraiment compte comme s'il
s'agissait d'une autre, je gueulais après mon auditeur, je jetais les boites de
l'électromètre ("le patient" est lié par des boites servant d'électrodes) je
refusais d'aller en séance, je faisais une vraie scène. Ca finissait en Ethique
et on me collait un garde du corps sur le dos.
-
- Cela dura des semaines, je pense
; dans l'état où je me trouvais ca peut avoir duré aussi bien 2 jours que 2
mois. C'est vers cette période que je tombai malade."
-
- É" Je fis alors le mur et commençai à errer en ville. Personne ne m'avait vue
car j'avais juste quitté les malades je n'étais pas encore sous bonne garde.
J'ai marché un quart d'heure comme un zombie un peu comme si ma tête était hors
de tout espace, rien ne me venait à l'esprit, vide complet, un zombie, quoi. Je
ne remarquais rien de ce qui m'entourait, je ne savais pas où j'allais, je
marchais, quoi. Au bout d'un quart d'heure, j'ai commencé à réaliser que je
venais tout bêtement de faire le mur.
-
- J'étais très ennuyée, j'étais pétrifiée.
Je voulais rentrer mais si je le faisais, je serais de nouveau sous bonne garde
et envoyée au RPF du RPF. On me remettrait à nouveau sur la "liste des mauvais
indicateurs" (gens placés sous garde continuelle)
-
- Je ne sais pas où j'étais,
quelque part dans Fort Harrison Avenue peut-être ? Je me suis assise sur un
trottoir pour réfléchir. Puis je me suis souvenu que j'avais le numéro de mon
amie. Je l'ai appelée d'une cabine. Elle me dit le chemin pour arriver chez
elle. C'était à 7 ou 8 kilomètres.
-
- J'ai marché et en arrivant il y avait 4 ou 5
gars qui m'attendaient J'ai complètement perdu la tête en les voyant, j'ai
hurlé, pleuré, leur disant que je voulais voir mon amie seule. Je tenais des
propos incohérents, les larmes coulaient, je continuais à crier que je ne
pourrais plus continuer le RPF que c'était de ma faute, que j'étais psychotique,
que je ne pourrais pas "manier mon cas" mais que je ne pouvais pas le faire dans
le RPF car j'étais trop "restimulée" et que je n'arriverais donc jamais à sortir
du RPF. Mon amie m'a convaincue de retourner sur le RPF.
-
- Elle m'a dit qu'il
fallait être fou pour s'en aller avec une "dette de déserteur" pareille, que je
ne pourrais pas la payer. (La scientologie fait payer tous les services de
formation et autres qui ont été pris par un membre du personnel si celui-ci s'en
va avant d'avoir rempli son contrat, même celui d'un milliard d'années ! C'est
évidemment illégal mais cela augmente la pression exercée ; cette pratique se
nomme "dette de déserteur") Elle me raconta qu'un de nos amis avait quitté la
scien- tologie et s'était tué peu après dans un accident de moto. Que j'allais
fabriquer un "motivateur" (si vous faites une mau- vaise action, vous pouvez vous
punir vous-même, c'est l'idée du motivateur) Finalement, je fus d'accord pour
revenir et être "routée dehors" de la SO.
-
- Les gars m'escortèrent, on me mit sous
bonne garde immédiate. Je pense que c'était début août. Les semaines suivantes
me laissent le souvenir d'un brouillard indistinct- une masse de confusion. Je
sais qu'on m'a fait une Cours d'Ethique (justice disciplinaire scientologue à
caractère grave) un Comité d'Evidence (plus grave encore) avec des témoignages à
l'appui.
-
- Tout cela servant à démontrer à quel point j'étais mauvaise de vouloir
quitter la SO. Si je commençais à douter de la sciento, le maître d'armes me
disait que je n'appliquais pas convenablement les formules d'éthique et me
faisait tout recommencer. Peu à peu, je devenais folle. J'étais gardée tout le
temps et refusais la plupart du temps de travailler. Finalement, on en vint à ce
qu'ils me laissent simplement assise sans rien faire ou en train de remplir mes
formules de conditions d'éthique à longueur de journée.
-
- L'un des maîtres d'armes
a essayé de me balancer au RPF du RPF mais j'ai hurlé que s'il me touchait je le
mordrais. Ils me laissèrent m'asseoir me harcelant de temps à autre en me disant
que je serais déserteur; ils me disaient: tu ne crois pas que tu pourrais au
moins travailler pour payer le pain que tu manges ? ce à quoi je répondais:
non. Je crois qu'ils en étaient arrivés au point où ils ne savaient plus que
faire de moi. J'ai finalement dit que s'ils ne me laissaient pas partir je
deviendrais folle."
-
- "Le 2 septembre 1978 je pris l'avion pour le Colorado avec un billet payé
par mes parents.
-
- Je pourrais résumer le RPF en une phrase: il s'agit d'UN PROCEDE PAR LEQUEL
ON VOUS FAIT CROIRE QUE VOUS ETES FOU ET QUI VOUS REND VRAIMENT FOU."
-
- Ann Rosenblum était messagère du commodore dans la CMO (Organisation des
messagers du commodore Hubbard) et avait un poste important au quartier général
ouest La Quinta, Californie.
-
- Elle reçut un nombre impressionnant de vérifications de sécurité (sec-checks)
dont elle parle dans son témoignage. Parmi ces vérifications elle dit avoir reçu
la vérification de sécurité spécialement écrite par CMO. L'ironie de l'histoire,
est qu'elle avait elle même écrit une vérification de sécurité de distribution
limitée et classée confidentielle. En effet, Le 3 mars 1977, quelques mois avant
son assignation à l'RPF, elle a écrit un confessionel (classified confessional)
de 231 questions qu'elle signe de son nom suivi de son poste de messagère du
commodore approuvé par Hubbard
-
- Ann Rosemblum avait 23 ans en 1978. Elle a réussi à se reconstruire en partie
grâce à l'amour de ses parents.
-
- Son témoignage de plus de 15 pages sur le RPF est poignant et est le plus
complet qui soit.
-
-
- 5) Témoignage de Monica Pignotti de1989
-
- My Nine Lives in Scientology
- (Mes neuf vies en Scientologie)
-
- RPF à bord de l'"Apollo" (1974)
-
- Extraits:
-
- Monica Pignotti a vécu 6 ans en Scientologie, de 1971 à 1976. Elle n'avait
que 18 ans en 1971 lorsqu'elle travaillait en tant qu'auditeur du Staff à la
mission de Salt Lake City. En 1973, elle rentre à la SO à AOLA (advanced
organisation of Los Angeles) étant déjà OT 3 et auditor Classe VI.
-
- Elle se fait
remarquer grâce à sa bonne réputation d'auditeur et Mary Sue Hubbard (la 4 femme
du gourou) l'invite person- nellement à rejoindre le "Flagship Apollo" où vivait
Hubbard ce qui était un grand honneur. Elle y vécut 2 ans, a été témoin
d'incidents ahurissants sur l'"Apollo". Incidents qu'elle narre avec beaucoup
d'à-propos dans son excellent témoignage. Elle fut arbitrairement assignée 2
fois à l'RPF et une fois à l'RPF du RPF à bord de l'Apollo dont voici ces
quelques extraits.
-
- "En janvier 1975, je retournai donc au RPF. Cette fois, cependant, cela
n'eut rien à voir avec le RPF de 1974 que j'avais personnellement inauguré. Les
RPFers ne se serraient pas les coudes pour s'entraider mutuellement et il était
beaucoup moins facile d'en sortir. Une nouvelle version du RPF a été mise au
point pour les récalcitrants: le RPF du RPF. Le RPFer y étant assigné devait
travailler toute la journée dans des conditions très pénibles à l'intérieur de
la salle des machines pour nettoyer la cale et était censé dormir dans le local
de la chaîne d'ancre. La première personne à y être assignée s'appelait Ron
Hopkins, un cadre de Londres. Je l'aperçus parfois dans la salle des machines.
Il était couvert de crasse récoltée en fond de cale et paraissait misérable. Il
toussait énormément à la suite d'une crise de pneumonie dont il n'était
visiblement pas remis.
-
- "La vie au RPF était très dure, chaque journée débutant à 5 heures 3O du
matin. Nous étions divisés en groupes de 5 à 7 personnes. L'équipe féminine
nettoyait toutes les salles de bain du bateau, certaines coursives et les
salons, comme le salon arrière. Nettoyer les salles de bain ne signifiait pas
seulement faire briller les cuvettes. Il fallait également astiquer entièrement
la pièce, y compris les cloisons et les plafonds.
-
- Après notre grand nettoyage, il y avait
le passage au gant blanc. Si le gant présentait des traces de saleté, le
coupable était condamné à courir autour du bateau de la proue vers la poupe
(soit environ 300 mètres) Un jour, mon supérieur hiérarchique qui était une
femme, n'étant pas satisfaite de mon travail m'ordonna de "faire un tour" (en
anglais : take a lap)
-
- Je protestai car je trouvais sa décision injuste, mais sa réponse fut : "On
ne répond pas. Fais deux tours !". J'objectais encore et elle continua: "Fais
4 tours !". Cela continua ainsi jusqu'à 10 "tours". A une occasion, je marchais
au lieu de courir comme ordonné. Le responsable du RPF - à l'époque Homer
Shomer- m'ayant prise sur le fait, se mit à courir après moi. J'essayai de lui
échapper mais il était trop rapide. Il m'attrapa violemment et j'eus finalement
droit à des tours supplé- mentaires.
-
- La leçon essentielle au RPF était d'obéir aux
ordres sans discuter peu importe ce que nous puissions ressentir ou qui donnait
l'ordre. C'était une leçon que je n'avais pas envie d'apprendre. Je ne l'avais
pas apprise lors de mon premier séjour au RPF et j'étais donc de retour.
L'obéissance aveugle ne correspondait pas du tout à ma mentalité. Je pensais que
la Scientologie prônait l'indépendance et l'autodétermination, non pas la
soumission inconditionnelle à l'autorité."
-
- "Je ne voyais aucun espoir de m'en sortir. Un jour, je me suis effondrée.
Je pénétrai dans la cale inférieure où se trouvait la salle du cours du RPF et
je me mis à crier de toutes mes forces comme jamais je ne l'avais fait de ma
vie. J'avais l'impression de ne pas pouvoir m'arrêter. J'avais perdu mon "self
control". Finalement, Ron Hopkins alla trouver le médecin pour chercher du
Cal-Mag (ndt : une solution de calcium et magnésium) une mixture censée m'aider
à m'apaiser.
-
- Cela sembla réussir durant quelques heures, mais le jour suivant,
mon chagrin reprit le dessus. Je passai plusieurs jours sans pouvoir m'arrêter
de pleurer. J'étais dans un état de désespoir profond. Dans cet état de trouble
émotionnel je réali- sai que la Scientologie n'était qu'une imposture. Je ne
trouvais pas les mots pour décrire le vide qui s'abattit sur moi. A l'époque, il
n'existait pas d'associations d'aide aux anciens adeptes susceptibles de m'aider
à comprendre ce qui se passait en moi. Une chose était certaine, jamais je
n'avais été dans un état aussi désastreux de toute ma vie.
-
- David Mayo remarqua
mon état et sembla très inquiet mais même le superviseur des Cas (personne qui
supervise l'audition) fut incapable de cerner ce qui n'allait pas chez moi.
J'avais l'impression d'avoir tout perdu. J'étais entrée en Scientologie avec de
grands rêves et de grands projets de ce que le monde pourrait être et j'avais
travaillé très dur pour faire de mes rêves une réalité."
-
- " J'avais perdu ma capacité à me mettre en colère. Tout ce dont j'étais
capable était de pleurer. Aussi malheureuse que je sois, j'étais persuadée
j'étais quand même aussi persuadée que la vie à l'extérieur de la Scientologie
serait bien pire encore."
-
- "Et c'est ainsi que le 26 mai 1975, je fus assignée au RPF du RPF. Je
passais de longues journées dans la salle des machi- nes à enlever la boue
nauséabonde des fonds de cale et à repeindre les parois. J'étais assignée à la
"Condition d'Ennemi" et pour en sortir, je devais rédiger une dissertation sur
le sujet suivant :"Découvrez qui vous êtes en réalité". Je soumis ma rédaction à
Ron Hopkins mais il n'en fut pas satisfait. Je ne comprenais pas ce qu'il
attendait de moi. Pendant des jours je m'acharnais à trouver une réponse qui
puisse lui convenir. Qui étais-je ? A vrai dire, je ne le savais pas moi-même.
-
-
Si je l'avais su à l'époque, je les aurais laissés m'expulser et m'envoyer aussi
loin que possible du bateau et de tout ce monde à bord. Mais quitter
Scientologie était une possibilité que je refusais d'envisager. J'étais toujours
persuadée que quitter la Scientologie serait pire que tout ce que j'endurais sur
le bateau.
-
- Je passais 5 jours au RPF du RPF mais cela me parut bien long. Il m'était
interdit de communiquer avec qui que ce fût excepté Ron Hopkins. J'étais
déterminée à conserver le peu de raison qui me restait. Le meilleur moyen était
de taire toutes mes émotions. C'était une question de survie. J'écrivis enfin
une dissertation à Hopkins et je sortis du RPF du RPF. Ils avaient finalement
réussi à me briser après une longue résistance. Quand Ron Hopkins avait dit :"
ça suffit ! tu es assignée à l'RPF du RPF !" quelque chose s'était brisé en moi
et je n'ai plus jamais eu envie de me défendre. Je n'étais plus en colère,
j'étais réduite à l'état de machine à obéir. A force de mauvais traitements,
j'avais finalement retenu la leçon du RPF."
-
- "Jusqu'à ce moment de capitulation, je n'ai pas eu trop de difficultés à
trouver les mots pour décrire mes expériences ; mais maintenant, j'ai
l'impression de n'avoir pas grand chose à dire pour évoquer cette période qui a
suivi ma libération du RPF du RPF. Peut-être parce qu'il ne restait presque plus
rien de moi-même à la fin de cette épreuve. Mon identification à la Scientologie
avait pris le dessus et j'étais devenue une "Rondroïde" une sorte de robot de
Ron Hubbard. J'avais cessé de créer des problèmes et j'exécutais machinalement
tout ce qui m'était demandé."
-
- Monica Pignotti resta un temps à Clearwater, fin 1975 après que l'"Apollo"
eût été vendu, puis occupa malgré elle le poste de D of P (directeur du
processing) à AOLA en mai 1976. Menacée en août 76 d'avoir un Com Ev (comité
d'évidence = mesure disciplinaire équivalant à la court martiale) elle prit le
lendemain le bus pour Michigan ou elle rejoignit sa mère. Pendant 9 mois, elle
ne fit rien d'autre que de rester à la maison essayant de comprendre ce qui lui
était arrivé et de s'adapter à sa nouvelle vie.* En 1977, elle s'inscrivit à
l'université de Michigan d'où elle décrocha une licence de lettres. Elle passa
une ensuite une maîtrise en "Social work" et est actuellement psychologue
titularisée à New York.
-
- *Intéressant de noter que Margery Wakefield mentionne dans son livre, Le
Chemin vers Xenu qu'en rentrant chez ses parents elle resta prostrée dans un
fauteuil à écouter de la musique.
-
-
- 6) Déclaration sous serment de Larry D. Wollersheim du
4 février 1980
-
- RPF à bord de l'"Excalibur" (1974 ?)
-
- Extrait:
-
- ... "Finalement la secte me donna l'ordre de faire le RPF ce qui impliquait
que j'étais mauvais et que je devais me réhabiliter moi-même comme je pouvais.
Cela fut l'expérience la plus dégradante de ma vie. Le RPF était sur le bateau
"Excalibur" (faisant partie des 7 bateaux de la flotte SO) qui était amarré à
San Pedro, Californie. Nous étions emprisonnés, sauf pour nettoyer le pont du
bateau, sur une zone toute petite. La nourriture était si mauvaise qu'une
personne, Bill Yaoude, a dû être hospitalisé pour malnutrition. Je passais mes
jours en lamentations me demandant pourquoi j'étais tellement mauvais et rebelle
aux ordres de la secte et à ses règlements.
-
- Puisqu'ils allaient "sauver
l'humanité", je travaillais donc contre la seule organisation qui pouvait
"sauver l'humanité". J'étais audité et corrigé sur les auditions passées encore
et encore, jusqu'à ce que je ne puisse plus en prendre (supporter). Je fis alors
le projet de sauter secrètement pardessus bord. Quand je mis ce projet à
exécution, je fus rattrapé et maintenu à bord en attendant l'arrivée de
l'officier d'Ethique qui me mit en garde sur ce qui m'arriverait si je partais:
je serais décla- ré SP (personne supressive) et en trahison. Je me fis tout petit
et retournai au RPF. Plusieurs semaines après je fus libéré du RPF comme ayant
été assigné là par erreur."
-
- Larry D. Wollersheim est en procès avec la Scientologie depuis 1980. Il a
gagné son premier procès et une somme de 2 millions et demi de dollars que la
secte ne lui a jamais versée. En revanche, la secte fait traîner en longueur les
procès (5) tant et si bien que sur le Net on parle de "Wollersheim the V"
-
- Julia Darcondo raconte dans son livre Voyage Au
Centre de la Secte* paru en 1987 qu'elle aida Larry à s'enfuir du RPF de
Copenhague auquel il avait été assigné.
-
- Larry ne pouvait pas supporter d'endurer
un deuxième RPF et profita d'un incident pour s'enfuir. "Il avait couru droit
devant lui, dans les rues désertes. C'est alors qu'il m'avait aperçue ma valise
à la main. Il me connaissait de vue et savait que j'étais de l'org de Paris.
Alors il a joué le tout pour le tout, au risque d'être dénoncé. Son regard était
encore chargé de terreur." (Extrait du livre p 246)
-
- * Les copyrights de ce livre ont curieusement été achetés par la secte !
-
-
- 7) Déclaration sous serment de Stacy
Young
-
- le 13 octobre 1994
-
- RPF de "PAC" (pacifique) (1982): Los Angeles, Californie
-
- Extraits:
-
- 177) Miscavige m'accusa d'être un agent envoyé pour détruire la Scientologie.
Il prétendit que je travaillais pour Michael Flynn un avocat qui gagnait à
l'époque des procès contre la Scientologie. Il ordonna qu'on me fasse subir une
vérification " Gang bang". Deux gros balaises André Tabayoyon et Rick Aznaran
m'ont enfermée dans une pièce et questionnée des heures durant. Pendant
l'interrogatoire ils me hurlaient dessus et m'insultaient. Ils m'accusaient de
toutes sortes de crimes contre la Scientologie. Ils exigeaient que je confesse
être un agent ennemi.
-
- 178) Miscavige avait aussi ordonné que je fasse le "programme de course"
(Running Program) dans mes obligations du RPF. Cela consiste à courir autour
d'un piquet orange douze heures par jour. J'étais censée le faire jusqu'à ce que
je me rende compte de ce qui n'allait pas chez moi, auquel moment j'étais censée
arrêter mes critiques à l'encontre de Miscavige.
-
- 179) Après l'une des séances Gang Bang j'étais très boulerversée je n'ai pas
fait attention où je mettais les pieds en courant autour du piquet et je suis
tombée dans un trou d'une trentaine de centimètres et me suis abîmée un disque
sacro-iliaque, ce qui m'a immédiatement obligé à rester étendue sur le dos. Je
ne pouvais plus marcher, un médecin m'a interdit de bouger sous peine de risquer
la paralysie tant que le disque ne serait pas remis.. J'ai payé le médecin
moi-même car Miscavige avait ordonné que personne ne m'aide d'aucune manière ;
d'ailleurs je n'ai pas été payée du tout pendant des mois au RPF.
-
- 180) Malgré mon état médical diagnostiqué par un médecin scientologue
Miscavige ordonna qu'on me renvoie en Floride pour m'éloigner le plus possible
de mon mari. Miscavige dit qu'il craignait que je monte mon mari contre lui. Une
Messagère du Commodore pénétra dans ma chambre et m'ordonna de faire mes valises
immédiatement pour prendre l'avion du soir pour Clearwater. On me transférait au
RPF de Flag (un des QGs). J'ai protesté, elle a continué à insister pour que je
me lève jusqu'a ce que j'obtienne qu'elle téléphone le médecin qui lui dit que
l'"église" serait responsable si je restais paralysée.
-
- 181) Bien que Miscavige m'ait laissée à Los Angeles, je suis restée sous
bonne garde, contre mon gré au 7 ème étage du bâtiment pour que je ne puisse pas
m'échapper et communiquer avec mon mari. On ne nous a pas permis de nous voir
trois mois d'affilé et même nos lettres étaient interceptées. Nous ignorions
tous deux ce qui se passait et la situation était angoissante pour tous les
deux. J'étais sous la menace d'expulsion et je savais que si j'étais expulsée je
ne reverrais plus jamais mon mari. J'avais une peur épouvantable que Miscavige
mente à mon mari et que ce dernier se retourne contre moi. J'ai finalement
réussi à convaincre Miscavige que je n'étais pas une menace pour lui et mon mari
et moi avons de nouveau pu nous voir. Miscavige règle tout à travers la Sea Org.
Il n'y a aucun respect des entités corporatives.
-
- 182) Tout les staffs ayant travaillés dans les parages de Miscavige peuvent
raconter les horreurs du genre de celles-ci. Les seuls qui parleront seront
cependant ceux qui sont partis parce qu'aussi longtemps qu'ils sont dedans,
Miscavige a le droit de vie et de mort sur eux. Il peut séparer les couples,
séparer les enfants des parents, les empêcher de dormir, de manger quoique ce
soit d'autre que du riz et des haricots, les emprisonner pendant des années dans
des camps de prisons comme le RPF. Le pouvoir de Miscavige est absolu et se
fiche des frontières des entités corporatives. Comme le fit Hubbard avant lui,
il transmet son pouvoir via la Sea Org qui est un corps sans existence
corporative et qui n'est qu'un corps de scientologues farouchement dévoués à la
cause."
-
- Stacy Young a tenu pendant 15 ans plusieurs postes à hautes responsabilités
dans la Sea Org : de 1975 à 1989. En contact direct avec le nouveau gourou David
Miscavige dont elle a été à la fin un des souffre douleurs, son témoignage est
capital d'autant plus qu'elle occupait des postes clés dans le management de
l'Office du Gardien (actuellement OSA) et dans celui de Author Service (ASI)
-
-
- 8) Déclaration sous serment de David
Mayo
-
- du 14 octobre 1994
-
- RPF de "Happy Valley" à Hemet (Californie) 1982.
-
- Extrait:
-
- "Le 29 août 1982, David Miscavige avec ses hommes m'ont enlevé sur ordre de
Ron Hubbard, tenu en captivité et fait subir des sévices physiques et
psychologiques pendant 6 mois.
-
- A cette époque, David Miscavige, officier et
directeur de RTC (Religious and Technology Center) m'avait dit en présence de
Vicki Aznaran, présidente de RTC et de Mark Yaeger, officier commandant CMO INT
(commodore mes- senger org international) du CSI que si je m'échappais, il
veillerait personnellement à ce que l'église de scientologie emploie tous les
moyens pour détruire ma personnalité et ma réputation internationalement. Au
cours de ces 6 mois de captivité, j'ai été obligé de courir autour d'un arbre
dans le désert, sous une température de plus de 40°C, 12 heures par jour et 7
jours sur 7, pendant 3 mois successifs. Je subissais de terribles contraintes.
-
-
J'étais privé de traitement médical dentaire (à l'issue de ma captivité, j'ai
perdu 6 dents et dépensé des milliers de dollars de frais de dentiste pour
sauver celles qui me restaient). Je n'avais pas le droit d'appeler ou de
recevoir des communi- cations téléphoniques et toutes les lettres que j'écrivais
étaient relues par les gardiens de sécurité de la Scientologie. J'ai été souvent
réveillé et interrogé en pleine nuit (principalement par Jesse Prince). Au début
de Février 1983, Rick Aznaran, directeur de la sécurité m'a dit qu'il était
inutile de penser à une évasion, puisque, selon lui, je ne quitterais jamais la
propriété en vie.
-
- Néo zélandais, David Mayo était le Senior C/S international jusqu'en 1982. Il
a travaillé directement sur le niveau de Nots et était l'auditeur de Hubbard sur
Nots. Théoriquement il était l'héritier testamentaire en ce qui concernait la
technologie de la secte. Il a été évincé du pouvoir avec beaucoup d'autres par
David Miscavige qui gagna ainsi le contrôle total de la secte multinationale.
David Mayo a ouvert une église dissidente qui applique les procédés de la
Scientologie, semblerait-il de manière un peu plus démocratique. Elle s'appelle
The Church of the New Civilization, Santa Barbara, Californie (USA)*
-
- * Ref : Newsgroup ARS Who's Who in Scientology
-
-
- 9) Déclaration sous serment de André
Tabayoyon
-
- du 4 avril 1994 (voir aussi Abécédaire des techniques de contrôle mental
utilisées dans le RPF)
-
- RPF "Happy Valley" près de Hemet (Californie)
-
- Extrait:
-
- " En 1987, j'ai aperçu David Miscavige donnant l'ordre d'incarcérer Vicki
Aznaran dans un endroit appelé "Happy Valley". Happy Valley est un ranch situé à
11 miles de la base Gold près de Hemet (Californie) Cet endroit a ensuite été
transformé en un centre de détention et de correction RPF. Vicki était le
directeur exécutif au sein du RTC quand à l'issue d'une querelle de pouvoir,
Miscavige est parvenu à l'évincer et la faire incarcérer au RPF de la base Gold,
une unité du CSI.
|