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- Le Nouveau
Quotidien,
- novembre
1993, Manuella Magnin.
- [Texte
intégral]
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- Les
cotisations amassées en Suisse de 1985 à 1990 s'élèveraient à 250 millions de francs. (160'000 euros)
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- Cinq
mille adeptes en Suisse qui versent chacun en moyenne 4'000
francs par an au mouvement, huit millions dans le monde. Telles
sont les données officielles des scientologues, qui affirment
haut et fort ne faire aucun bénéfice. D'autres
avancent des chiffres fort différents, allant jusqu'à
affirmer que les scientologues ne seraient que 700'000 sur la
planète.
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- Pour
ce qui est de la Suisse, Tom Voltz, ancien membre de l'Eglise
de la scientologie qui a écrit un livre sur le mouvement,
prétend que de 1985 à 1990, les scientologues
suisses auraient versé en tout quelque 250 millions de
francs au mouvement. Jürg Stettler, porte-parole de l'Eglise
de scientologie pour la Suisse, s' élève en faux
contre ces données, les jugeant exagérées.
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- Quoi
qu'il en soit, il y a comptes et comptes. Les représentations
de la secte en Suisse ne perçoivent pas tout l'argent
que les adeptes donnent au mouvement. Deux personnes, l'une
à Zurich, l'autre à Lausanne, sont chargées
d'encaisser les finances d'inscription à des cours qui
se déroulent sur sol américain, à la Flag
Land Base de Tampa, en Floride.
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- Un
tarif usuraire
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- Une quittance
en notre possession atteste qu'en 1980 déjà, un
membre genevois de l'Eglise a versé la somme de 58'038
francs suisses à un intermédiaire de Lausanne
pour avoir droit à 50 heures de cours aux Etats-Unis,
soit quelque 1'000 francs de l'heure.
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- Pour
Jurg Stettler, seuls 100 scientologues suisses auraient atteint
un niveau de connaissance suffisant pour se permettre de suivre
des cours à l'étranger et 150 feraient des dons
supplémentaires au mouvement par rapport aux cotisations
de base.
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- Aux Etats-Unis,
où se brassent 50% des activités mondiales de
l'Eglise, celle-ci est exemptée d'impôts. En 1993,
elle déclarait posséder 400 millions de dollars
de biens rien qu'en Amérique et réaliser un revenu
de 300 millions de billets verts dans le même pays.
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- Le salaire
annuel de David Miscavige, la plus haute autorité ecclésiastique
des scientologues, était d'un peu plus de 62'000 dollars,
selon des chiffres publiés par le New York Times du 22
octobre 1993. Dans le même article, figurent également
les montants des commissions touchées par certaines personnes
chargées d'amasser des fonds.
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- Selon
les dossiers en possession du fisc américain, une demidouzaine
d'entre elles au moins toucheraient plusieurs centaines de milliers
de dollars en commissions chaque année. L'une d'elles
a perçu pas moins de 407'000 dollars en 1991, soit 10
% des sommes qu'elle a ramenées au mouvement.
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- La
scientologie a dépensé 30 milions de dollars en
frais de justice
-
- En 1987
et 1988, la scientologie a dépensé quelque 30
millions de dollars en frais de justice, et 7 millions pour
des portes d'un bunker qui abrite les écrits du fondateur
Ron Hubbard.
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- Une
entreprise lucrative, l'Eglise de scientologie ?
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- Jürg
Stettler tient à préciser que bien d'autres mouvements
possèdent autant de biens que celui auquel il appartient.
Mais tous n'ont pas un luxueux yacht de 440 pieds croisant dans
les eaux claires des Caraibes, au large d'Aruba et de Curaçao.
Les adversaires des scientologues qualifient le «Freewinds»,
le nom du bateau, estimé à 15 millions de dollars,
de véritable «Vatican flottant». Ce serait
à son bord que se trouveraient les données sensibles
du mouvement. Faux, rétorquent les scientologues.
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- Le «Freewinds»
ne serait qu'une immense salle de classe où sont dispensés
des cours ardus aux adeptes souhaitant aller au bout de leur
cheminement au sein de l'Eglise de scientologie, un bateau de
croisière qui fait la navette entre deux îles.
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- août
2003
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- Lucerne
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- Scientologie : pas d'autorisation pour une
école privée de Littau
- Dépêche AFP, 07.08.2003
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- En Suisse, sur décision des autorités cantonales, une école privée avait été
fermée fin juillet 2003 à Littau, sur décision des autorités cantonales,
décision confirmée par un jugement du Tribunal fédéral.
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- La directrice
scientologue avait démissionné de son poste mais restait "enseignante
principale". Dans ces conditions, le département de l'instruction publique de
Lucerne a refusé la réouverture de l'établissement, estimant qu'il ne
bénéficiait pas de la "crédibilité nécessaire".
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- Les
scientologues placarderont
à Genève
- 400
affiches interdites à Lausanne
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- Tribune
de Genève, le 24 janvier 1998 par valérie
Duby
- [Texte
intégral]
- Genève,
Bâle, Zurich et Berne ne voient rien à
redire à cette
- campagne
de publicité à l'échelon
européen
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- Tests
de personnalité, distribution de brochures
dans la rue, l'Eglise de scientologie est connue
pour son prosélytisme actif. Son dernier
coup de pub ? Une affiche qui sera placardée
dès le 9 février à Genève
dans le cadre d'une campagne d'information à
l'échelon européen. Elle montre un
homme des cavernes en train de réfléchir
devant une pierre carrée et inventer une
roue. Le texte ? «Pensez par vous-même»
sous le titre «Scientologie».
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- «Le
but de cette campagne est que les gens puissent,
comme le texte l'indique, se faire une idée
par eux-mêmes de notre Eglise», indique
Suzanne Montangero, présidente de l'Association
des scientologues lausannois. «Nous indiquons
notre adresse et notre numéro de téléphone»,
ajoute-telle.
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- Rien
de bien choquant, donc. L'affiche a même le
mérite pour une fois d'annoncer clairement
à qui l'on a affaire, la scientologie se
cachant parfois sous différentes appellations
(dianétique) ou associations (Non à
la drogue). Reste qu'en ville de Lausanne, la municipalité
a donné un préavis négatif
à la Société Générale
d'Affichage (SGA). «Une décision ferme,
fondée sur le maintien de la tranquillité
publique vu le caractère contesté
de la scientologie», rapportait hier Silvia
Zamora, directrice des travaux, à notre confrère
24 Heures. «Une décision choquante,
contre laquelle nous n'allons pourtant, pas recourir.
Nous les placarderons ailleurs, dans des lieux privés
notamment», réplique Suzanne Montangero.
- Contrôles
d'usage
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- A
Genève, comme d'ailleurs à Bâle,
Zurich et Berne, les affiches de la scientologie
ont passé le cap de la censure. «C'est
étonnant qu'on autorise à faire de
la publicité des gens qui se retrouvent devant
les tribunaux», commente François Lavergnat,
président du Groupement pour la protection
de la famille et de l'individu (GPFI), qui a déposé
la semaine dernière une pétition au
Grand Conseil pour combattre les sectes «qui
s'enrichissent en détruisant et en exploitant
sciemment les blessés de la vie».
-
- Scientologie
ou pas, «comme à chaque fois que nous
avons un doute, si une affiche peut présenter
un problème, nous la soumettons à
l'autorité compétente, à savoir
le Département de justice et police et des
transports (DJPT)», explique Claude Miffon,
directeur de la SGA à Genève. «C'est
ce qui s'est passé dans le cas présent»,
continue-t-il.
- «Genève
a raison»
-
- Au
département, on a donc examiné la
situation. Et on est arrivé à la conclusion
suivante : l'affiche ne contient rien de contraire
aux lois, aux bonnes mœurs et à l'ordre public.
«Nous l'avons donc autorisée»,
confirme Nicolas Bolle, secrétaire adjoint
du DJPT. «Nous vivons dans un régime
de liberté. Tout groupement, quel qu'il soit,
a le droit de faire de la publicité par la
voie de l'affichage», commente Me François
Bellanger, auteur du rapport genevois sur les dérives
sectaires, paru en février 1997.
-
- Claude
Miffon rappelle qu'«il est très rare
que des affiches soient interdites. Il y a une quinzaine
d'années, une publicité montrant une
jeune femme en jeans, poitrine dénudée,
n'avait pas été autorisée.
Plus récemment, une réclame pour un
musée pornographique, à Lausanne,
a été interdite».
-
- Dès
le 9 février, donc, 400 placards de la scientologie
recouvriront les panneaux publicitaires genevois.
L'affiche de la scientologie fait parler d'elle
avant d'être placardée. Un bon coup
de pub !
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- Valérie
Duby
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- Lausanne
: Les autorités mettent
leur veto à
- une
campagne de pub des scientologues
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- Journal
24 Heures, 23 janvier 1998
- [Texte
intégral]
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- Les
scientologues n'afficheront pas leur conviction
en grand format. Hier, la Municipalité de
Lausanne a donné un préavis négatif
à la Société générale
d'affichage (SGA), qui s'apprêtait à
lancer, dès le 9 février, une campagne
de publicité pour l'Eglise de scientologie
sur le plan romand. Si Genève a donné
son accord, les affiches R12 qui devaient fleurir
à Lausanne resteront au placard. «C'est
une décision très ferme, a annoncé
la directrice des travaux Silvia Zamora. Elle est
fondée sur le maintien de la tranquillité
publique vu le caractère contesté
de la scientologie».
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- Et
de relever qu'il s'agit de ne pas heurter les sensibilités
au moment où cette institution se voit mise
en cause un peu partout par divers procès.
Par ailleurs, elle déplore une recrudescence
des activités de l'Eglise de scientologie
à Lausanne, qui tente de s'infiltrer partout
et ne cesse de harceler les passants au centre-ville
autour de son siège de la Madeleine et de
Saint-François.
-
- L'automne
dernier, elle avait été à nouveau
remise à l'ordre pour avoir ouvert une école
privée sans autorisation.
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- L'affiche,
pourtant, ne contient rien d'insultant, ni de choquant
pour la sécurité ou les bonnes mœurs.
Elle représente un homme des cavernes qui
réfléchit devant une pierre carrée,
et invente la roue. Avec un slogan, «pensez
par vous-même» sous un gros titre «scientologie».
Son seul mérite, c'est d'annoncer clairement
la couleur et de ne pas tromper le client sur la
marchandise. «II s'agit d'une simple campagne
d'information, menée dans d'autres pays d'Europe»,
explique Suzanne Montangero.
-
- La
présidente de l'Association des scientologues
lausannois ne comprend pas cette discrimination
et cette restriction à la liberté
d'expression, d'autant plus que la campagne a été
accepté dans d'autres cantons suisses.
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- Comme
elle le fait à chaque fois qu'une publicité
serait susceptible de heurter des sensibilités,
la SGA consulte les instances communales. «L'avis
de l'Office des enseignes et celui des autorités
lausannoises font référence depuis
qu'il n'existe plus de commission cantonale de censure.
Nous renoncerons donc à cette campagne qui
était prévue dans toutes les villes
vaudoises de plus de dix mille habitants»,
explique Arsène Villar, directeur de la succursale
de Lausanne.
-
- M.
S.D
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- L'Etat
a fait fermer une école scientologue
- sauvage
à Lausanne
- 24
Heures, 23 décembre 1997
- [Texte
intégral]
-
- C'est
par hasard que le Canton a découvert
l'existence d'une classe
- d'une
vingtaine d'enfants dans un apppartement de
la capitale.
-
- Les
Scientologue sne feront pas école dans le
canton. Ils ont pourtant essayé par tous
les moyens. Légalement d'abord : en juin
1995, un adepte de cette église avait demandé
au Département de l'instruction publique
et des cultes (DIPC) l'autorisation d'ouvrir une
école privée.
-
- Au
terme d'une longue procédure, l'Etat vient
de rendre un verdict définitif, négatif
évidemment. Mais, l'épilogue
de cette affaire, hier, a mis à jour une
autre tentative, effectuée par des scientologues,
en toute illégalité cette fois.
-
- A
l'abri des regards indiscrets, dans un appartement
du centre lausannois, une vingtaine d'enfants ont
suivi durant près d'une année les
cours dispensés par des enseignants proches
du mouvement scientologue.
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- Comment
le DIPC at-il découvert cette classe
tapie dans l'ombre ? «Précisément
parce que des enfants avaient disparu du circuit
officiel. Nous avons cherché leur trace et
découvert ainsi le problème»,
se souvient, Jean Jacques Schwaab, patron de l'Instruction
publique.
-
- Le
conseiller d'Etat rappelle que la scolarisation
à domicile est admise tant que le nombre
d'élèves ne dépasse pas six.
«Or, il y avait là une dizaine de petits
en âge d'être à l'école
enfantin et une dizaine d'autres, mûrs pour
la primaire.»
-
- Sur
demande de Jean Jacques Schwaab, la police est intervenue
afin de mettre un terme à ces dérapages.
Cette classe sauvage a fermé définitivement
ses portes à la fin septembre.
- «Méthode
très perverse»
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- La
fermeté du DIPC dans cette affaire, ainsi
que dans son refus d'octroyer une autorisation pour
l'ouverture d'une école, pose évidemment
des questions quant aux méthodes d'enseignement
prônées par les fidèles de la
scientologie. En quoi diffèrent-elles de
celles utilisées dans le public ? «Elles
sont très semblables. C'est bien pourquoi
elles sont dangereuses, explique François
Lavergnat, président, du Groupement pour
la défense de la famille et de l'individu.
Les matières sont les mêmes. Mais entre
deux cours sérieux, on leur inculque petit
à petit la doctrine, à savoir la notion
d'appartenance à une élite ainsi que
la soumission au mouvement.
-
- C'ést
une méthode d'autant plus perverse qu'elle
s'applique à des enfants plus modelables
par définition que des adultes. Si l'on songe
que leurs parents sont pour la plupart des adeptes
du mouvement; cela donne des jeunes complètement
déphasés à l'âge de 15
ans. lis sont totalement coupés de la société.
On arrive parfois à les remettre sur les
rails. Mais c'est très difficile quand ils
sont été conditionnés dès
le départ. C'est bien pour ça que
les scientologues essaient d'ouvrir des écoles
aux quatre coins du monde. Sans succès a
ma connaissance.»
-
- Secrétaire
général du DIPC, Fabien Loi Zedda
rappelle pour sa part que Vaud n'est pas le premier
en Suisse à s'oppposer à l'ouverture
d'écoles dirigées par des scientologues
: «Deux cantons suisses alémaniques
ont pris des décisions analogues.»
-
- Jean-Marc
Rapaz
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