On
a récemment observé qu'il existait
une omission de la part des ministres délivrant
les confessions [les auditeurst]: ils ne faisaient
pas de rapports écrits à l'Ethique
sur les affaires portant sur des exactions d'autres
personnes, révélées durant
les confessions. Ceci est demandé par le
règlement HCOPL: CONSEILS AUX AUDITEURS STAFFS
et est implicite dans l'HCOPL du 2 avril 65, FAUX
RAPPORTS et dans celle du 1 mai 65, RAPPORTS DES
MEMBRES DU STAFF.
Cette
erreur provenait semble-t'il de la non-différenciation
entre le fait qu'un préclair [patient de
scientologie] parle des "overts et retenues"
[exactions, délits, péchés,
presque découverts] commis par d'autres et
le fait qu'un préclair parle des overts et
crimes commis par d'autres personnes contre la Scientologie,
ses organisations ou contre des Scientologues.[au
lieu de parler de ses propres exactions]
(...)
Mais
une personne qui serait au courant des overts ou
crimes contre la Scientologie devrait en fait avoir
elle-même fait un rapport d'éthique,
et, ne l'ayant pas fait, elle retiendrait ce qu'elle
sait, ce qui serait une exaction de sa part puisqu'elle
ne l'a pas rapporté, même si elle n'était
pas certaine.
Il
existe diverses raisons pour lesquelles une personne
pourrait taire les offenses d'une autre: parmi les
raisons les plus courantes, elle peut avoir des
exactions similaires, elle peut craindre les conséquences
ou les retours de flamme de la personne sur le dos
de qui elle a fait un rapport, et elle peut ne pas
avoir tous les faits en tête - ou ne pas être
certaine.
Rien
de tout cela n'est valable, car un membre du personnel
ne peut être discipliné que s'il fait
volontairement un faux rapport ou qu'il ne fait
pas du tout de rapport. Et lorsqu'il n'existe que
des soupçons, le rapport doit indiquer qu'il
s'agit de soupçons à l'Officier d'Ethique
[le spécialiste de la discipline scientologue]
qui enquètera alors pour déterminer
les faits.
Par
conséquent, lorsqu'un ministre [auditeur]
découvre qu'un préclair a connaissance
d'une exaction ou d'un crime contre la scientologie
ou contre les Codes scientologues ou l'Eglise, mais
qu'il ne l'a pas rapporté à l'Ethique,
cela devrait être manié comme une retenue
[péché non confessé] et faire
l'objet d'un rapport d'éthique. ceci s'applique
aussi bien aux confessions faites en HCO [département
qui s'occupe de la discipline; police scientologue]
qu'aux séances d'audition.
LES
OFFENSES CONTRE LA SCIENTOLOGIE OU SES CODES FAITES
PAR UNE PERSONNE AUTRE QUE LE PC [client] DOIVENT
ETRE RAPPORTÉES A L'ETHIQUE POUR ENQUÊTE
(MÊME S'IL NE S'AGIT QUE DE SOUPCONS, OU QUE
LES FAITS NE SONT PAS ENTIÈREMENT CONNUS.)
(...)
Plus
grave est l'offense, plus il est vital de la faire
connaître. Ne pas le faire peut aboutir à
faire nommer le préclair (ou l'employé
staff) en tant qu'accessoire de l'offense, ou au
moins, comme quelqu'un qui excuserait l'offense
commise.
Le
Ministre qui rapporte tous les overts [terme technique
pour désigner exactions, péchés
etc.] indiqués par le préclair sert
donc un triple but:
A.
Il permet de prendre les vrais crimes d'autres
gens, qui pourraient rester indétectés.
B.
Il débarrasse le préclair de ses
retenues, alors que celui-ci sait qu'il aurait
dû faire un rapport et
C.
Il donne les preuves d'une campagne de Black
PR [propagande mensongère] en cours contre
des officiels et cadres scientologues.
L'usage
que l'Officier d'Ethique fait de ces rapports est
très précis:
Voici:
Dans
le cas (A), il peut directement enquêter sur
les personnes nommées et leur faire faire
des vérifications de sécurité
pour mettre leur éthique en place.
Dans
le cas (B), il peut ordonner qu'on trouve les origines
de la rumeur ou du rapport, et l'on trouvera en
général un tigre opérant dans
une organisation ou une zone, et cherchant à
la paralyser par de la black PR [note d'anti-scientologie:
ceci est une incitation pour faire du mobbing contre
un citoyen ou une organisation qui critique la scientologie]