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La scientologie devant la justice - Paris juin 2009

La scientologie s'adresse essentiellement à des personnes affaiblies ou immatures

Le parquet de Paris requiert la dissolution de la Scientologie

Témoignages d'Alain Stoffen


The church that Hollywood built went on trial in France this week

Testimony

WISE bussiness accused of fraud

 

Le procès de l'église de Scientologie: audience du 27 mai 2009

Audition de l'expert psychiatre

Source: http://www.prevensectes.com/rev0906.htm#4 - 27 mai 2009
[Texte intégral]
 
Résumé de l'audience par Xavier Dupont

En préambule de son rapport, l'expert indique qu'il s'est borné – sans entrer dans le détail de la scientologie dont il indiquera par ailleurs que s'il a une opinion citoyenne sur la question, elle ne relève pas de son expertise et que pour tout dire la Scientologie ne l'intéresse pas – à décrire les mécanismes psychologiques à l'œuvre dans le parcours des trois victimes. L'expert notera qu'aucune d'entre elle ne présente une personnalité pathologique de type psychotique mais une organisation de la personnalité de type névrotique sur un fond de complexe et de dévaluation de son image pour madame M et des tableaux de type obsessionnel pour madame R et monsieur A.

Toutes présentaient une faille ou une vulnérabilité au moment de leur rencontre avec la Scientologie et étaient en demande d'aide mais de façon implicite. Pour l'expert la Scientologie s'est bornée à exploiter le phénomène bien connu du transfert mais dans un cadre dévoyé et non thérapeutique. Le protocole relationnel de la Scientologie s'est finalement traduit par l'instauration d'une relation d'emprise ou de dépendance.

C'est toujours le phénomène du transfert qui explique le caractère enthousiaste des lettres de succès rédigées par les prévenus. Mais le transfert - d'autant plus qu'il sera positif et non maitrisé par le cadre thérapeutique a pour contre partie le revers de sa médaille.

La moindre désillusion, la moindre tromperie sera interprétée de façon négative avec une intensité d'autant plus grande que le transfert aura été positif et conduira le sujet à un véritable effondrement émotionnel. C'est que les affects mis en jeu par le transfert (pour la théorie psychanalytique) sont par essence ambivalents.

L'expert a souligne que le transfert négatif a amplifié le sentiment d'avoir été trompé et manipulé pour chacune des victimes, le rejet étant en quelque sorte à la hauteur de l'investissement initial. Leur expérience leur laisse un sentiment de honte, voir même d'une inquiétante étrangeté: les victimes ne comprennent pas de façon générale comment elles ont pu se laisser impliquer à ce point – à l'exception de madame R. qui a toujours manifesté une résistance évidente –.

Sur l'épisode hallucinatoire rapporté par monsieur A et interrogé par le procureur, l'expert souligne qu'il ne faut absolument pas y voir un délire au sens psychiatrique du terme pas plus qu'il ne faut comprendre ce qu'il qualifiera de jeux de rôle s'agissant des récits de vie antérieure comme délirant au sens psychiatriques du terme. Pour l'expert ces fabulations sont des récits qui relèvent de l'imaginaire pour le sujet et ne peuvent être confondu avec un délire au sens psychiatrique du terme. Pour autant que l'on rentre dans le jeu expliquera-t-il à la présidente du tribunal - tout le monde y compris elle - serait susceptible de produire ce genre de récits. La défense cherchera à rapporter au plan religieux les récits de vie antérieure comme une croyance en la réincarnation.

Pour le psychiatre ce type de rapprochement ne fait pas sens. Il s'agit de formes de représentation qui ne sont absolument intégrée à notre culture contrairement aux sociétés hindouiste ou encore dans le bouddhisme où ce récit est la norme et ne peut par conséquent en aucune façon s'analyser dans le même cadre. Interpellé par l'avocat de la partie civile qui lui demande ce que lui inspirent les déclaration d'Alain Frank Rosenberg sur les psychiatres qu'il compare à des nazis, il refuse de rentrer dans ce genre de polémique.

In fine le profil psychologique des victimes est parfaitement cohérent au regard de leurs parcours et de leurs réactions dans cette affaire. Ainsi il n'est pas contradictoire de noter d'une part la défiance manifestée dans son courrier par monsieur A et qu'il ait persisté dans son engagement, en effet monsieur A est à la fois habité par le doute et l'ambivalence tout en étant mortifié et humilié par son expérience en scientologie. Quant au profil psychologique de madame R. il semble incompatible avec celui d'une personne qui agirait sous le coup de la vengeance. En effet malgré son étrange aventure elle avait encore du mal à en vouloir à son principal persécuteur Max B.

Quand à l'intentionnalité du mode opératoire mis en œuvre par la Scientologie, l'expert estime que cette question n'est pas de son ressort mais de celui du tribunal.

 

 

DÉRIVES SECTAIRES: UNE POLITIQUE DE FERMETÉ

http://www.republicain-lorrain.frl - 2 juin 2009
[Texte intégral]

Georges Fenech est président de la Miviludes. Pour lui, les mesures prises en 2008 marquent
 «un vrai tournant dans l'attitude des pouvoirs publics face aux dérives sectaires» (Photo AFP)

En 2009, la France compterait 500 à 600 mouvements sectaires, soit un triplement en quinze ans. Le président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) Georges Fenech, est un tenant de la ligne dure anti-sectes.

Dans son discret bureau de la rue de Bellechasse, au cour du cossu 7e arrondissement de Paris, l'ex-juge qui a instruit une des procédures visant la Scientologie à Lyon dans les années 90, accueille en tête-à-tête, dans ses nouvelles fonctions d'aiguillon de la lutte anti-sectes en France depuis la rentrée 2008.

DOSSIER

Ce cinquième procès français contre la Scientologie est un coup de projecteur parfait pour promouvoir la lutte contre les dérives sectaires ?

Georges FENECH: «On voit bien l'intérêt que les Français portent à ce cinquième procès français ­ depuis la condamnation de Ron Hubbard en 1978 par le tribunal de Paris, contre des responsables du mouvement. Ce procès est considérable du fait même que la personne morale de la Scientologie est poursuivie car juridiquement il peut aboutir à une dissolution. Mais pas question pour nous de faire pression sur la justice !»

En 1996, une commission parlementaire avait établi une liste de 172 sectes. Les pouvoirs publics ont-ils peur d'aller sur ce terrain-là désormais ?

Georges FENECH: «Le Parlement, c'est sa liberté de le faire et il bénéficie de l'immunité parlementaire. Cette liste avait le mérite de présenter l'ampleur du phénomène, sa diversité. Elle avait des limites, car elle stigmatisait des groupements et il y a eu des erreurs, reconnues depuis. Enfin, elle n'avait pas de valeur normative et n'a pas été actualisée. Aussi, les mouvements qui ne figuraient pas dans cette liste avaient beau jeu de dire qu'ils n'étaient pas des sectes [.] J'ai proposé moi-même l'idée d'un référentiel ; pas d'une liste des sectes, car nous de sommes pas chargés de lutter contre les sectes mais de travailler sur les dérives sectaires. Il s'agirait plus d'un outil de travail interne à partir des signalements que nous recevons ici.»

Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas brouillé les cartes en recevant Tom Cruise, scientologue convaincu ? Tout comme sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, disant en 2008 que les sectes étaient un «non-problème» ?

Georges FENECH: «Il faut évacuer ce fantasme de la rencontre entre Tom Cruise et Nicolas Sarkozy alors ministre du Budget. Cruise, c'était une star mondiale. Peu importe qu'il soit scientologue ou pas. Si Tom Cruise souhaite venir à la Miviludes, je le recevrai sans souci. J'ai reçu les avocats américains de la Scientologie et je vais recevoir les Témoins de Jéhovah. Ni moi, ni Nicolas Sarkozy ne sommes soupçonnables de prosélytisme. Ma nomination à ce poste est une volonté de poursuivre la politique de fermeté qui a toujours été celle de la France. Le consensus politique est là : la loi About-Picard, les commissions parlementaires ont toutes été soutenues à l'unanimité [...] Je n'ai pas le sentiment d'être freiné dans mon action. Au contraire.»

Un mot sur les nouveaux risques sectaires avec les arnaques du coaching personnel, des psychothérapies.

Georges FENECH: «Dix à douze millions de Français suivent une psychothérapie. Ils ont souvent affaire à des gens compétents mais peuvent aussi tomber sur des charlatans et perdre gros [...] Dans la loi Hôpital, santé, territoires, un amendement a été introduit pour réglementer la profession de psychothérapeute, avec une inscription sur un registre national. Car un sur trois viendrait des milieux sectaires !»

Propos recueillis par Alain Morvan

 

Manipulation mentale et justice

"La notion de manipulation mentale est peu employée par la justice car elle introduit de l'arbitraire"

par Arnaud Esquerre

http://www.lemonde.fr/societe/article/ 4 juin 2009
[Texte intégral]

    Remarque d'anti-scientologie:

    La loi About-Picard ne parle pas de sectes, M. Esquerre par conséquent ne peut développer son argumentaire autour de la notion sectes. Par ailleurs, c'est un faux argument que celui de "nouvelles appelations" qui apparaîtraient, car la loi a prévu ce cas de figure: "Si les groupes sont reconstitués sous une autre forme, les peines sont aggravées".

    Arnaud Esquerre semble ignorer que la scientologie a été condamnée à plusieurs reprises ailleurs qu'en France pour abus de faiblesse. Le plus célèbre des cas étant celui de Raul Lopez aux USA, qui, gravement accidenté y compris à la tête, avait été escroqué de plus d'un million de dollars. Deux condamnations pour abus de faiblesse ont eu lieu en Suisse.

    Dans cet article ce sociologue montre qu'il ignore que la manipulation mentale se présente à des degrés différents d'intensité (douce, dure ou écrasante) et que seule la manipulation écrasante doit être sévèrement punie par nos lois. (Etude du professeur Roland Huckel sur la manipulation mentale et ses trois degrés)

Arnaud Esquerre est sociologue à l'Ecole des hautes en sciences sociales (EHESS), auteur de La manipulation mentale. Sociologie des sectes en France (Fayard, 376 pages).

L'Eglise de scientologie est poursuivie pour escroquerie. Mais en toile de fond du procès apparaît aussi la question de la manipulation mentale. Devant la justice, ce phénomène est rarement poursuivi. Pourquoi?

Historiquement, les sectes étaient définies par rapport à une Eglise, en l'occurrence l'Eglise catholique, qui jugeait en fonction de ses propres critères. A partir des années 1970, des associations de défense de victimes se sont créées et ont cherché de nouveaux points d'appui pour définir ce qu'est une secte. La manipulation mentale s'est imposée et de nouveaux mouvements, en dehors de la religion, ont été assimilés à des organisations sectaires, notamment des mouvements liés à la psychothérapie.

Dans ce contexte est née l'idée de créer un délit spécifique de manipulation mentale. Mais ce délit aurait été d'une portée si large que dans la loi About-Picard de 2001, on a seulement modifié l'article du code pénal portant sur "l'abus de faiblesse", dans lequel on a introduit la notion de "sujétion psychologique".

Cette notion est peu employée par la justice, précisément parce qu'elle est difficile d'utilisation et introduit de l'arbitraire. Lorsqu'elle est utilisée, ce n'est pas forcément dans le cas de sectes, mais plutôt dans des affaires de captation d'héritage.

En axant les actions de lutte contre les sectes sur le terrain de la manipulation mentale, un concept fragile et fluctuant, on s'expose à des difficultés pratiques et l'on se rend compte que la frontière des mouvements englobés, qui peuvent être spirituels, politiques, philosophiques ou psychothérapeutiques, est compliquée à tracer. Vouloir lier la notion de secte à un état psychique m'amène à rappeler qu'à la fin du XIXe siècle on parlait des anarchistes comme d'une secte, en s'appuyant sur le concept de "suggestion". Aujourd'hui, cette approche par le psychisme conduit l'Etat à vouloir réglementer le titre de psychothérapeute. Mais cela ne résoudra pas le problème des sectes car de nouvelles appellations apparaîtront.

Dans le cas de la scientologie, peut-on parler de manipulation mentale ?

La scientologie a comme caractéristique de se placer elle-même sur le terrain du psychisme en proposant un test psychologique et une amélioration de son existence par un travail sur soi-même. Elle traduit dans son langage propre des dérivés de principes psychologiques. L'autre élément spécifique à la scientologie concerne l'argent. Dans le procès actuel et dans celui de 1996, on constate que des gens aux revenus moyens perdent tout leur argent ou s'endettent pour la scientologie; le coût financier redouble alors le coût psychique de leur engagement. Mais si la scientologie a déjà été condamnée pour escroquerie, elle ne l'a pas été pour abus sur personne en état de faiblesse. (Voir remarque d'anti-scientologie)

Comment empêcher que des personnes soient manipulées ?

L'information est essentielle. Le consentement éclairé, la liberté individuelle ne peuvent s'exercer qu'à condition d'être bien informés. C'est un des buts du rapport annuel de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) que d'informer sur des groupes qui sont mouvants. Parallèlement, des outils juridiques existent pour poursuivre les escroqueries, les viols ou tout acte répréhensible avéré.

Propos recueillis par Stéphanie Le Bars

Article paru dans l'édition du 05 juin 2009

 
Un vendeur de scientologie tente de recruter
une jeune femme en profitant de son état de faiblesse

(archives d'anti-scientologie)

Marc Penaud, vendeur de la scientologie, a adressé plusieurs lettres à une jeune femme malade pour tenter de profiter de son état de faiblesse.

Ce vendeur prétend dans ses courriers que:

  • «La Dianétique c'est le seul moyen de se débarrasser de la cause des problèmes qui embarrassent nos vies»  [sic]
  • «Vous m'avez parlé que vous êtes souffrante depuis longtemps et que vous n'arrivez pas à améliorer cela. Je suis persuadé que vous trouverez dans la Dianétique le moyen de comprendre et de changer cet état de fait» [sic]

 

 

Les Anonymous suisses manifestent à Lucerne

Luzern Anonymous - June 6, 2009

Source: http://swissanons.ning.com/

 

Son patron voulait la convertir à la scientologie *

par Béatrice Jérôme

LE MONDE, 24 novembre 2001 page 14
Source: http://www.denistouret.fr
[Texte intégral]

La Scientologie fait son nid

Au 69, rue Legendre, la vitrine du Celebrity Center (CC) attire l'œil. La façade est fleurie, l'immeuble sans cesse éclairé. L'institution, ouverte en 1984 dans le 17e arrondissement de Paris, offre d'"aider les artistes". Peu d'acteurs ou de chanteurs fréquentent les lieux. Mais des centaines d'anonymes viennent y pratiquer des exercices et acheter leurs ouvrages. A deux pas, un sauna, fermé au public et protégé des regards par un rideau rouge, est réservé à leur "purification".

Le CC est un "lieu de vie": théâtre, cafétéria, salle de cours. Des jeunes gens et jeunes filles s'y affairent. Parfois l'un d'eux sort pour aborder le chaland qui passe : "Vous savez qui nous sommes ? Les médias ne sont pas du tout objectifs sur notre compte. Ils ne disent pas que nous avons sauvé 250 000 personnes de la drogue." Convié à l'intérieur, le passant se trouve rapidement invité à mesurer son stress sur un appareil. Encore un peu, et il sera sollicité pour remplir un test de personnalité, prélude à une proposition d'inscription. A Paris, le CC est l'une des deux "Eglises" de l'association spirituelle de scientologie, reconnue comme "secte" par deux rapports parlementaires, en 1995 et 1999.

Nelly Reziga s'est inscrite au cours du CC en 1998, pour "apprendre à communiquer"

Nelly Reziga s'est inscrite au cours du CC en 1998, pour "apprendre à communiquer". Son patron, directeur d'une agence immobilière, voulait la convertir à la philosophie de L. Ron Hubbard, fondateur de la scientologie dans les années 1950. "Tous les jours, il me répétait que j'étais nulle, que ce que je faisais à l'agence était nul, qu'il fallait que j'accepte de me perfectionner" en suivant des cours. Nelly a fini par céder aux injonctions. "C'étaient des exercices stupides", se souvient-elle. Il fallait fermer une paupière, puis l'autre, fixer du regard son interlocuteur pendant plusieurs minutes. Elle devait réciter des chiffres avec "inspiration" ainsi qu'on le lui demandait. Mille francs pour ces premières leçons, elle les avait déboursés, pensant qu'elle serait quitte. Mais les "violences verbales" ont continué. Elle a résisté aux pressions incessantes de son patron ; elle n'y est pas retournée.

"Voyant qu'il n'avait pas prise sur moi, il s'est attaqué à mes enfants. Il me disait qu'ils allaient rater leur vie, que je n'étais pas une bonne mère", qu'il fallait que "je m'améliore". Apeurée, elle est allée au commissariat. Puis "il m'a licenciée", raconte Nelly. Elle a porté plainte, en décembre 1998, pour contrainte et abus de faiblesse contre son employeur et contre le Celebrity Center. L'instruction est en cours.

Jusqu'ici, le CC était le seul site officiellement scientologue dans le 17e arrondissement. Mais, l'été dernier, un autre endroit s'est ouvert, 4, rue des Moines, à l'ombre des marronniers du square des Batignolles. Le local, une galerie d'exposition à l'enseigne : "Qu'est-ce que la scientologie ?", est lumineux, neutre, étudié pour mettre en confiance. Mais aussi pour jouer sur les psychoses du moment : une affiche rappelle l'action des scientologues pour sauver les victimes de l'attentat contre les Twin Towers, le 11 septembre à New York. "Le New York Times a reconnu l'efficacité des méthodes de L. Ron Hubbard", lit-on sur la devanture. Le lieu reste ouvert le soir, tard, et les week-ends, à l'heure de la messe.

Fin septembre, la Scientologie s'était aussi installée Salle Wagram, louée 50 000 francs par jour pendant plus d'une semaine pour une autre exposition temporaire. Nouveaux lieux estampillés "sciento", manifestations : la Scientologie se fait plus visible dans le quartier, mais aussi plus occulte, plus mouvante et insaisissable.

Environ 800 personnes fréquentent le CC, selon la police. Soit un tiers des effectifs du mouvement, évalués en France, par les renseignements généraux, à 2 500 personnes. Un chiffre stable et plus faible que les 10 000 adeptes revendiqués par la Scientologie. Certes, tous les membres du CC n'habitent pas le quartier. Mais "il y a une forte communauté scientologue" dans le 17e, reconnaît Alexandra Bidari, chargée des relations presse du CC. "Les gens qui pratiquent la scientologie ont plus vite fait d'habiter le quartier." Certains sont médecins, avocats, de profession libérale, et exercent dans l'arrondissement.

Les scientologues, prosélytes, distribuent plus ici qu'ailleurs des tracts contre la drogue, remplissent plus souvent les boîtes aux lettres de leurs journaux. Ils organisent aussi des fêtes - arbre de Noël, remise de cadeaux, collecte de vêtements, beaucoup d'activités qui comblent des vides dans la vie du quartier. Se rendant ainsi serviables et sympathiques aux yeux de la population, ils se banalisent.

A la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), on s'inquiète de la concentration de la Scientologie en un seul lieu. Membre de la MILS, Anne Fournier va jusqu'à évoquer l'exemple de "Clearwater, en Floride, où, dit-elle, la Scientologie a fini par faire main basse sur la ville. La police est devenue sciento, les services de la mairie aussi". Une association, Attention-enfants, créée en mars 2000, a été la première dans l'arrondissement à dénoncer "l'emprise de la Scientologie dans le quartier". Selon son président, Xavier Laugaudin, nouveau conseiller d'arrondissement (MRG), le 17e serait devenu "un terrain d'expérimentation" de ce mouvement sectaire. Il arrive en tête des arrondissements parisiens pour l'implantation des activités scientologues : cinq personnes ou entreprises affiliées y sont localisées sur dix-neuf que compte la capitale. Du moins pour celles qui le reconnaissent. Car, depuis quelques années, sociétés, commerces et associations se développent sans afficher ouvertement leur appartenance au mouvement sectaire.

CERTAINES - telle l'association caritative Le Chemin du bonheur, installée rue des Batignolles - sont facilement identifiables par les opuscules qu'elles éditent. Mais la plupart n'affichent pas la couleur. Rue des Dames, une agence de voyages, Les Tables de France, est tenue par une famille cotisant à l'International Association of Scientology (IAS). Un peu plus loin, rue des Moines, s'est ouvert un organisme de formation continue, Certitude, dont l'un des dirigeants figure dans le guide Wise 2001 des personnes qui reversent une partie de leur chiffre d'affaires au mouvement sectaire. A la même adresse se trouvait auparavant le siège de New Era, la maison d'édition du groupe sectaire. En s'appuyant sur des rapports de police, Françoise de Panafieu, maire (RPR) de l'arrondissement, répertorie "onze points d'ancrage" de la Scientologie sur le quartier. "Elle a jeté son dévolu sur le 17e", conclut-elle.

Bon nombre d'adeptes proposent des animations artistiques qui les mettent en contact avec les enfants. Leurs activités ne sont pas illicites. Mais le fait de ne pas apparaître en pleine lumière jette le soupçon sur leurs intentions. "C'est une tactique bien connue de la Scientologie,explique Anne Fournier, que de développer des associations sur lesquelles personne ne peut rien dire et dont l'activité ne peut être en soi contestée."

Rue Legendre, le directeur du cours de rattrapage ne dit pas qu'il est scientologue, sauf si on lui demande : "Mes convictions religieuses n'ont rien à voir avec mes activités professionnelles", assure-t-il. Rue Boursault, l'atelier de dessin n'affiche pas la couleur, mais les initiés sauront que la méthode enseignée a été écrite par Rose-Marie Nicaud, scientologue affiliée au guide Wise. Rue Lecomte, Le Plaisir de chanter est un cours de chant animé par une autre adepte. La musique est un domaine de prédilection des scientologues. Chaque année, à la Fête de la musique, un groupe d'adeptes joue rue Lévis, la rue piétonne la plus commerçante du quartier. "Les enfants peuvent être un moyen pour les scientologues d'approcher les parents", affirme Anne Fournier. Ils peuvent permettre, explique-t-elle, d'en savoir plus sur la famille, de connaître ses revenus ou ses difficultés éventuelles afin de pouvoir ensuite proposer une aide qui permettra d'attirer les adultes vers l'"Eglise".

Si aucune plainte de parents n'a été recensée depuis l'ouverture de ces cours dans le quartier, pour Janine Tavernier, fondatrice et ancienne présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi), le danger est réel : "Quand ils mettent la main sur un enfant, ils en deviennent propriétaires", affirme-t-elle. "Un jour ou l'autre, ceux qu'ils ont approchés sont, à un moment difficile de leur vie, tentés d'y revenir, poursuit-elle. Ceux qui deviendront scientologues seront incités à se couper de leur famille. Ils seront dépersonnalisés pour devenir des robots au service de la cause."

Depuis quelques mois, les écoles redoublent de vigilance. Il y a trois semaines, une enseignante d'un établissement du quartier a reconnu être scientologue. Originaire de Lyon, elle avait demandé sa mutation dans le 17e arrondissement et l'a obtenue. Le directeur de l'école a alerté l'académie. Consciente du risque d'une suspicion généralisée, l'association Attention-enfants se refuse à donner "des noms et des adresses". "Toute liste est rapidement caduque car des lieux se ferment et d'autres s'ouvrent. Elle inciterait les gens à baisser la garde hors des lieux signalés", estime Xavier Laugaudin. L'association se limite à encourager les parents ou les habitants à poser des questions sur le contenu des cours, les activités annexes des associations. Il s'agit de déstabiliser la Scientologie par une simple exigence de transparence sans tomber dans la chasse aux sorcières.

"On doit savoir faire le distinguo entre la liberté de conscience de chacun et les méthodes totalitaires d'embrigadement pour ne pas, à notre tour, tomber dans une pratique sectaire", assure Corinne Secco, une militante de l'association. Jean Dupuis, porte-parole de l'Eglise de scientologie d'Ile-de-France, n'en dénonce pas moins "la campagne de haine contre les scientologues" de l'association de M. Laugaudin, qui "manipule" le maire. "Ceux qui nous attaquent, s'exclame-t-il, font régner un climat qui ressemble à celui des années 1930, quand on établissait des listes de juifs." A l'entendre, les scientologues sont victimes d'une injonction contradictoire : "Si nous disons que nous sommes scientologues, on nous accuse de faire du prosélytisme. Si nous le cachons, on nous reproche d'avancer masqués."

MME DE PANAFIEU entend ne pas laisser le terrain libre à la Scientologie. Après avoir interpellé le ministre de l'intérieur à l'Assemblée nationale, en octobre, elle posera une nouvelle fois une question, le 4 décembre, au préfet de police, lors du conseil de Paris sur les mesures prises pour lutter contre les sectes. Elle a par ailleurs saisi les services de la Mairie de Paris pour qu'ils verbalisent la Scientologie, en infraction avec la législation sur les enseignes, rue des Moines. "Je fais ce que je peux pour que les gens se sentent épaulés", confie-t-elle. Mais face au "malaise" d'une bonne partie de la population, elle ne cache pas son impuissance.

"On bute tous sur l'absence d'outils juridiques", reconnaît Christophe Caresche, adjoint (PS) chargé de la sécurité à la Mairie de Paris. Il admet que la nouvelle loi About-Picard, votée en mai, n'apporte pas une réponse suffisante. M. Caresche déclare, de son côté avoir demandé à la préfecture d'"interdire toute manifestation des sectes sur la voie publique". Un vœu pieux tant la législation en matière de colportage et de racolage est difficile à faire respecter.

En attendant, les habitants doivent s'inventer eux-mêmes des garde-fous. Pour la première fois, une manifestation aura lieu, samedi 24 novembre, devant le nouveau local de la Scientologie, rue des Moines, à l'instigation de l'association Attention-enfants. Elle devrait obliger les élus à se positionner plus fermement. Hervé Benessiano (DL), premier adjoint à la mairie du 17e, a prévu d'y participer. Bertrand Delanoë, maire de Paris, devrait être représenté. "Il n'y a pas de clivage politique sur cette question, assure Mme de Panafieu. Nos prises de position vont bien au-delà d'une quelconque récupération."

Le même jour, au même endroit, la Scientologie a prévu de distribuer des tracts pour dénoncer "le trafic de drogues" dans le square, trafic contre lequel, dit-elle, "personne ne fait rien".

* titre ajouté par anti-scientologie


Faut-il dissoudre l'Eglise de scientologie ?

tf1.fr, news, Mis en ligne le 22 février 2002
[Texte intégral]

300.000 euros d'amende ont été requis vendredi (22 février 2002) contre l'antenne parisienne de l’Eglise de scientologie, jugée en tant que personne morale pour "escroquerie" et "publicité mensongère". Le parquet n'exclut pas une dissolution. Décision le 17 mai (2002).

Non-lieu, amende... ou dissolution ? Il faudra attendre le 17 mai (2002) pour connaître la décision du tribunal correctionnel de Paris au sujet de l'association spirituelle de l'Eglise de scientologie d'Ile-de-France (Asesif). Vendredi, le tribunal a mis sa décision en délibéré dans cette affaire où l'Asesif et son président comparaissaient pour publicité mensongère, tentatives d'escroquerie et infraction à la loi informatique et liberté, pour avoir envoyé des courriers et tracts à des personnes qui avaient explicitement demandé à être rayés des fichiers.

Auparavant, le parquet avait requis une amende de 300.000 euros à l'encontre de l'antenne parisienne de l'Eglise de Scientologie, sans réclamer ni exclure sa dissolution pure et simple, pour tentative d'escroquerie et infraction à la loi informatique et libertés. Une peine de douze mois de prison avec sursis et 12.000 euros d'amende avait été par ailleurs requise à l'encontre de Marc Walter, président de l'Asesif. Concernant la dissolution de l'Asesif, la représentante du parquet a simplement demandé au tribunal de "réfléchir à cette peine au moment de (son) délibéré", sans émettre d'opinion précise.

Pour sa part, la défense de l'antenne parisienne de l'Eglise de scientologie avait fait citer quelques membres de l'Eglise, ravis des "bienfaits" de leur démarche spirituelle. Des chercheurs, notamment américains, sont aussi venus s'inscrire en faux à l'encontre de la loi anti-secte en France et l'idée d'une manipulation mentale des adeptes. Mais parallèlement à ces démêlés judiciaires, l'Eglise de scientologie a décidé de lancer une autre offensive… sur un tout autre plan. Ses adeptes américains n’ont pas hésité à en appeler aux institutions internationales. A Los Angeles, l'Eglise de scientologie a demandé jeudi l'intervention des Nations Unies pour mettre fin à ce qu'elle estime être "des violations répétées des droits de l'Homme" contre ses adeptes par le gouvernement français.


L'Eglise de scientologie d'Ile-de-France condamnée (Mai 2002)

lemonde.fr, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19 juin 2002
[Texte intégral]

L'ASSOCIATION spirituelle de l'Eglise de scientologie d'Ile-de-France (Asesif) a été condamnée en tant que personne morale, vendredi 17 mai, à 8 000 euros d'amende pour violation de la loi sur l'informatique et les libertés par la 13e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Son président, Marc Walter, a été condamné à 2 000 euros d'amende. Lors de l'audience des 21 et 22 février, le parquet avait requis 300 000 euros d'amende contre l'association et avait en outre demandé au tribunal de « réfléchir » à une peine de dissolution ( Le Monde du 25 février).

L'Asesif, qui souhaite faire appel, estime qu'il s'agit d'une « condamnation mineure ». C'est la première fois que la Scientologie est condamnée en tant que personne morale.

Deux condamnations définitives pourraient conduire à sa dissolution, en vertu de la loi About-Picard, adoptée il y a un an. Une nouvelle information judiciaire a été ouverte, le 6 mai, contre l'Asesif, à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile pour « extorsion en bande organisée ».

 

 

Scientology on Trial in France

By Randy Sly

http://www.catholic.org/international/international_story.php?id=33664 - May 28, 2009
Catholic Online (www.catholic.org)
[texte intégral]

The Church of Scientology is in court this week in France, defending itself against charges of fraud.

Two of the most prominent proponents of Scientology have been Tom Cruise and John Travolta,
who have both increased interest and involvement in recent years.

WASHINGTON, D.C. (Catholic Online) - The church that Hollywood built went on trial in France this week. The Church of Scientology, whose growth came largely due to its celebrity members, have charges pending which include fraud, claims of illegally prescribing drugs and bringing individuals to financial ruin.

This is the second time in six years that the church has been on trial and faces the possibility of dissolution. However, it has taken almost ten years for the case to actually come to trial. The major focus of the case is the church’s AGES-Celebrity Centre and its Freedom Space bookshop in Paris

Six leaders of the church are facing charges, including Alain Rosenberg, 60, the manager of the Centre. He is facing a maximum fine of one million Euros and ten years in jail if he is convicted. In addition to being closed, the church faces a five million-euro fine.

Two of the charges were brought by women who have claimed that the church preyed on the financially. According to the London Telegraph, one woman stated she was psychologically pressured into paying thousands of pounds for lessons, books, drugs and a device called an "electrometer" which the church says can measure a person's mental state.

Lawyers for the woman, Aude-Claire Malton, claim the group took advantage of her at a time when she was "very psychologically fragile." In her charges she stated that they pressured her into spending 21,000 Euros – her life savings – on products including "purification packs" and vitamins.

Three former Scientologists, who originally were a part of the action against the church, retracted their complaints after reportedly reaching an out-of-court financial settlement. According to reports at least one of the people received approximately 33,000 Euros.

The Church of Scientology has indicated that the charges are based on a concerted effort to get them out of the country by anti-cult organizations in France. Patrick Maisonneuve, who is a lawyer for the Church of Scientology, said he would fight every charge.

“This is a process in heresy," Daniele Gounord, a spokeswoman for Scientology in France, told reporters. “It's a trial for heresy: this could only happen in France... Let people choose their own path… With this report, France has joined the ranks of banana republics."

The investigating magistrate, Jean-Christophe Hullin, is arguing that the church made a profit by placing individuals in a "state of subjection.” The organization, he states, is "first and foremost a commercial business.” What drives the church, according to Hullin is “a real obsession for financial remuneration.”

The Church of Scientology began in the early 1950’s by L. Ron Hubbard, a science fiction writer, who developed a system of self-improvement called “dianetics” which he first described in 1950. In the years that followed he developed a system of doctrines and ceremonies that became a part of Scientology.

Two of the most prominent proponents of Scientology have been Tom Cruise and John Travolta, who have both increased interest and involvement in recent years.

Hubbard himself had no formal training and no academic degrees after high school. He only briefly attended college at George Washington University for two semesters before dropping out. He did receive an honorary Ph.D. by Sequoia University, which was later described as a “degree mill” and was closed by the State of California.

While the United States views the Church of Scientology as a religion, France officially named it a sect in 1995. According to Guardian News in London, the courts in France have convicted several individuals of fraud over the past decades – most notably its founder, L Ron Hubbard, in 1978.

The trial is set to run until June 10.


Comments

Excellent. What I loved a lot from the cult spokeperson, is that she is not even able to remind that "heresy trials" were conducted by the church, not by secular judges against the Church like it happens in France against scientology. She does not realize either that her cult is practicing permanent and continuing "heresy trials" with denunciations and so forth, against its own members, so as to keep them obedient to any Hubbardian diktates.

Roger Gonnet | 6/2/2009

Randy Sly is the Associate Editor of Catholic Online. He is a former Archbishop of the Charismatic Episcopal
church who laid aside that ministry to enter into the full communion of the Catholic Church.
 

Scientology Trial in France: Can a Religion Be Banned ?

By Bruce Crumley / Paris Thursday, May. 28, 2009

L'article ci-dessous montre la photo de Alain Frank Rosenberg, fondateur du centre des célébrités parisien (CC), en train de repousser vivement un journaliste.

http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1901373,00.html
[Texte intégral]

branch head Alain Rosenberg pushes journalists back as he leaves a Paris court,
having been charged with organized fraud / Photo: Philippe Wojazer - Reuters

As a fiercely secular nation, France has always had an awkward relationship with religious groups. Officials often find themselves struggling to strike the delicate balance between maintaining church-state separation and honoring the right of citizens to express their faith. But in the current case against the U.S.-based Church of Scientology, authorities have abandoned their usual attempts at fine-tuning religion's standing in French society — instead, they want to ban Scientology from France altogether.

If found guilty, the defendants would face fines and possible prison time. But a conviction would also allow French authorities to designate Scientology as a criminal organization conceived to fleece its followers, which would lead to the banning of the religion in France. That exceptional measure would force Scientology out of the country — or underground, along with outlawed practices like Satanism. Given that Scientology has 8 million members worldwide, that strikes some observers are extreme.

After two of the four original plaintiffs agreed to settle out of court, the case now centers on charges by two women who say they were preyed upon by the organization. On Tuesday, Aude-Claire Malton, a hotel employee who makes $1,620 a month, told the court that once she'd agreed to accept the treatment the Scientology "auditors" had prescribed to remedy her spiritual imperfections, she found herself facing a $27,000 bill within two months. The second plaintiff claims she was forced by her Scientologist boss to undergo spiritual auditing in 1998 and was fired when she refused to accept similarly expensive treatment.

Scientology officials in France have denied the allegations, saying the two women — like all Scientology members — were free to participate in or walk away from treatment and other church activities as they pleased. They and their lawyers also point to what they say is a history of official French hostility to their movement — including its inclusion in a 1996 government list of dangerous cults. As contrast to the organization's ostracism in France, Scientology leaders note that their church has the same status as a legitimate religion in Spain, Slovenia and Hungary as it has in the U.S. and Canada. "This is a trial for heresy," said the Church of Scientology's spokeswoman in France, Danièle Gounord, who added that the organization has been relentlessly "hounded" by a French establishment intolerant of the unconventional beliefs of Scientologists.

Though allegations that Scientology bleeds members dry is neither new nor limited to France, some outside observers may agree with Gounord's claims of French intolerance toward religion. France's 1996 list of dangerous cults, for example, contains 172 groups, including Jehovah's Witnesses, Hare Krishnas, the Worldwide Church of God, the Unification Church and even transcendental meditationists — all of whom have largely shed their cult status in the U.S. and the U.K.

Some also charge that religious intolerance was behind France's infamous 2004 law banning students from wearing "ostensible religious objects" in public schools — a prohibition designed mainly to eliminate the small but slowly growing number of Muslim headscarves in classrooms. As it did when France issued its dangerous-cults list, the U.S. government officially responded to the law banning religious objects with a request that Paris make greater efforts to respect religious freedoms. (Read "'Veil Wars' Reveal Europe's Intolerance.") - http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1562873,00.html

Though Washington has stayed quiet about the current trial, France has carefully positioned the case to withstand charges that it is intruding in matters of faith. As in the five previous cases France brought against Scientologists, prosecutors are focusing on charges and evidence of the organization's manipulating members to wring money out of them — not on any of the spiritual beliefs or practices that may be involved. The first time that happened, in 1978, a Paris court found Scientology founder L. Ron Hubbard guilty of vulgar fraud. In 1997, a Lyon court convicted five Scientology officials of similar charges, which were linked to the suicide of a debt-ridden church member. That verdict came with fines and a suspended prison sentence.

In this trial, which is expected to last until mid-June, prosecutors are likewise trying to portray Scientology as merely a large-scale scam while ignoring the organization's religious conceits. Now a country that constantly wrestles with the separation of church and state will find out just how far it's willing to go to keep the two apart.


Hilarious !

Criminal court: Scientologists say they are easy-going

by Anne-Cécile Juillet - June 10, 2009

The trial that commenced on May 25 in Paris for organized swindling is highly important for the French Church of Scientology, because if convicted as a legal entity, the organization could be dissolved.

On Wednesday, Eric Roux and Aurore Nadler came to the witness stand

The first represents Celebrity Center, one of two Scientology sites in Paris. The second is with SEL, the book sales operation that sells the works of founder, L. Ron Hubbard within Scientology premises. Manager of that operation since 1997, Nadler previously refused to come to trial. She lives in Denmark, the European headquarters of Scientology. Since assuming her post, she visited the bookstore in Paris "five or six times."

Before the criminal court, Eric Roux, tall and thin, with a strong voice, spent three hours in the dock. This "minister of the Church of Scientology," accustomed to preaching, seemed quite at ease in front of the audience, even to the point of sometimes wanting to play conductor. Before he finished, the presiding judge, Sophie-Helene Chateau, made a cryptic remark: "I guess you've been well trained." It referred to several witnesses who explained that "In Scientology, we were trained to lie to the courts."

"We're not a department store !"

Eric Roux stated simply that "all this is false," and dismissed out of hand the evidence of charges brought against his organization. His message became a refrain, repeated over and over to the court: the Church of Scientology, "does not put a penny in anyone's pocket." Yes, Scientology gets "contributions" from its members, but what church doesn't? Yes, we are delighted when we receive large donations, like any church that wants to "help humanity progress." No, Scientology does not recruit new followers according to their income. No, there is no rebilling system that sends money to the mother church.

However, when the court reminded him that the testimony of Scientologists and even Ron Hubbard's writings indicate that financial targets are to be met, he says they are religious ... and that the financial aspect is necessarily tied to religion. "We're not a department store," argued Eric Roux, denying any type of telephone follow-up to inactive members as alleged by a plaintiff, or any form of hard sales tactics (a technique called "hard sales" in Scientology policy).

Aurore Nadler later explained this to the court: "In fact, hard sales means taking care of the person; it's a Scientology definition," said the book sales manager.

"Really?" The judge was surprised. "Yes, this means that we take the time needed to understand their needs." And then sell them "religious services."


An expert witness dismissed
Scientology’s Purification Rundown
as quackery as the Paris trial considered
the high doses of vitamins used in the programme

The Paris Trial Day 4 (June 2) by Jonny Jacobsen

One expert witness described Scientology’s Purification Rundown as quackery, as the court considered whether the high doses of vitamins used in the programme constituted illegal practice of pharmacy. But proceedings in the second week of the trial of six Scientologists and two Scientology organisations in France opened with a complaint from the lawyers of defendant Sabine Jacquart. Jacquart had, they said, been subject to harassment outside the court, which they described as an unacceptable attempt at intimidation.The President of the Court, Judge Sophie-Hélène Château, while regretting any such incident, made it clear that every precaution had been taken to ensure that the trial took place in secure conditions. The lawyers on all sides called for calm, though the defence side did note that while things might be proceeding properly in court, the atmosphere outside the court was far from serene.

Morice, for the plaintiffs, argued that there were two sides to that question, recalling how during the actual investigation, the defence had questioned the impartiality of the investigating magistrate. The letter was duly noted and the judge moved on to the business of the day.[1]

Judge Château introduced the issue of Scientology’s Purification Rundown, from which the charges of illegal practice of pharmacy had arisen. Château, working from the court’s files, said that the stated aim of the programme was to get rid of toxins that encumbered the body and prevented the person’s spiritual progress.

The programme involves taking large doses of vitamins and a calcium-magnesium solution known as Calmag, going for runs and spending extended periods in the sauna. It normally lasts for about 15 days. Before doing the programme, the participant is required to provide a doctor’s certificate confirming that there are no medical objections.

While a lot of people had said the Purification Rundown had done them a great deal of good, others had quite a different recollection of their experience, said Judge Château: and among the experts, opinion also appeared to be divided.

“But we are not here to study the benefits, or otherwise, of the Purification Rundown, but the use of these vitamins,” she said.

Judge Château read extracts from a report submitted by a M. Pepin, a biologist who had been asked by investigators to examine the products that one of the plaintiffs, Aude-Claire Malton, had been given to take during her Purification Rundown. The vitamins were bought from a company called G&G, recommended to Malton by one of the staff members at the Celebrity Centre. The package Malton had received for the Rundown, contained Vitamins A, B1, B2, B3, B5, B6, B9, B12, C, D and H, together with magnesium, potassium, calcium, manganese, iron, copper and zinc.

Pepin concluded that the manufacture, distribution and sale of these products were normally reserved for pharmacists. And in any case, these products required prior clearance by the French authorities before being put on the market.

A preliminary report from France’s health products watchdog, the AFSSAPS, had reached a similar conclusion.[2]

It was for this reason that France’s National of the Order Council of Pharmacists had become a plaintiff in the case. The court called the head of legal and European affairs at the AFSSAPS, Mme Elisabeth Hérail, to give evidence.

Hérail explained that a medicine could be defined in terms of its presentation and function.

Under French, law, if a product was presented as having curative or preventive properties regarding illnesses then it was a medicine by presentation. If it was used to restore, correct or change a person’s physiological condition, it was a medicine by function.

“Everything is a question of dosage”

Judge Château wanted to know if the vitamins seized by investigators in 1999 could be categorised as food supplements.

If all these products were marketed as having a medical use, then they were medicines by presentation, said Hérail. And the large quantities of, for example, Vitamin A and Vitamin E meant that they were being used as medicines.

The doses being used in the Purification Rundown were very much superior to normal doses, said Hérail. “It is clear that taking these vitamins in such large quantities can lead to side-effects.”

The levels of Vitamin A being taken, for example, would normally require a doctor’s prescription.

Hérail’s presentation was enthusiastic: she smiled a lot, her manner towards the judge assessors and the various lawyers was extremely polite: but she was not to be moved on the points she set out. She was asked three times by the defence whether the vitamins in question could be considered legitimate food supplements.

“Everything is a question of dosage,” she answered, each time.

But could these vitamins not legitimately be taken as food supplements, asked the defence ?

Normal consumption of food in developed society meant that these kinds of food deficiencies did not occur, Hérail replied.

“When you have doses that are 10 times more than normal, it is absolutely obvious that they can change the function of the organ,” she added.

The two sides went back on forth on recent jurisprudence in the area and both sides seemed to know the territory well.

But Hérail stuck to her basic point: once you were dealing in very large doses for normal, healthy people with no obvious vitamin deficiencies, you were no longer dealing with vitamins as food supplements but as medicines.

Before calling the next witness, Judge Château had a large plastic bin bag brought in from where it had been hanging outside the courtroom window: this was what remained of the powders and pills Aude-Claire Malton, one of the plaintiffs, had been given for her Purification Rundown. She explained that they had left it outside for the initial part of the day’s hearing because of its rather strong smell. Now she placed it on display in front of the bench and called the next witness.[3]

If Hérail’s presentation had been animated, her colleague, Stéphane Lange, a senior inspector at the AFSSAPS, seemed more reserved – at least at first.

He hunched forward over the microphone and, speaking extremely fast, plunged straight into the technical details. He confirmed first that high doses of some of the vitamins in question, such as Vitamin A, could be toxic. He agreed, too, with the lawyer for the plaintiffs, Maître Olivier Morice, that whoever advised on a treatment involving such a combination of vitamins should be medically competent.

Morice described Mlle Malton’s experience with the Purification Rundown: the flushes she had experienced, the skin rash. Were these not contra-indications, said Morice ?

“Everything can have side-effects, said Lange. “But whatever the medicine there is always a risk of intolerance: I can’t tell you more than that.” But what about doses of 5,000 milligram’s of Vitamin A, asked Morice? “At that dosage there, it becomes medicine”, said Lange.

And Vitamin D ? “There can be overdoses of Vitamin D,” he confirmed.

“This seems to me to be quackery”

Judge Château took him back to the fact that these vitamins were being taken at the same time. What then, she asked ?

“That can have side-effects,” he said. But he was not a toxicologist, he added: he did not want to go further than that.

Surely, said one of the defence lawyers, if you took too much Vitamin C, the body would eliminate it. “Not necessarily,” said Lange. “It can have a toxic effect.”

Judge Château recalled Aude-Claire Malton, the plaintiff who had reported problems with the Purification Rundown, to the stand.

Malton had ordered the package of vitamins she needed for the Rundown from M&M. How had it been presented, asked Judge Château ? Was there a letter explaining the products ?

Malton explained the products had arrived in little sachets in a transparent plastic bag. There had been no instructions, just a list of vitamins which she had been asked to bring in when she did the Rundown.

“We had to take some before running and others before going into the sauna,” she explained. “The person who took care of the Purification gave us the daily doses.

“There were certain doses of vitamins to take and then as the days passed the doses of vitamins became bigger.

“After a certain number of days I started to have stomach cramps. I spoke to her [the supervisor] and she said I could take them in different parts of the day.”

So there were no instructions with the package, said Judge Château ? No, said Malton: she was told to bring them in for the programme but there had been no instructions on how to take them.

Malton did not know if everyone was taking the same doses or not, but she said that every day the supervisor checked the doses they had taken before and then handed out doses she had prepared for that day.

But as had been the case on her first day of testimony, she could not identify who had supervised her from among the defendants in court.

Judge Château turned back to the pharmacist Lange, who had been listening to Malton’s account. She indicated the plastic bag full of pills and powders: was this kind of packaging normal, she asked ?

“I would be very surprised if this kind of packaging would be authorised,” he said.

And as far prescribing the vitamins was concerned, did that require a particular competence or could anyone do it who could read the instructions, asked the judge ?

“That is not exactly the question,” said Lange, and for a moment, he appeared to be ready to leave it at that. But then, unprompted, he spoke up again.

“Do you want a direct answer ? This seems to me to be quackery (charlatanesque).”

 

1. At some point during discussion of the letter – or it may have been in the letter itself – there appeared to be a suggestion that the court itself might not be impartial. Judge Château described any such insinuation as “extremely unpleasant”.
2. AFSSAPS: l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (the French Agency for the Safety of Health Products)
3. Since I had a heavy cold that week, I'm afraid I couldn’t smell anything.
 
 

Paris trial: what the prosecution wants

Source: http://infinitecomplacency.blogspot.com - Monday, 15 June 2009
[Texte intégral]

Just a brief update on the trial because I won't get to it in my coverage for a good while yet...

The prosecution is asking for the "dissolution des personnes morales" -- which is to say they want the two Scientology organisations in the dock -- the Celebrity Centre of the L'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie (ASES) and the bookshop Scientologie espace liberté (SEL) -- to be shut down under the terms of the 2001 About-Picard law.

They also want the two organisations to be fined two million euros each.

For the six individual defendants, they asked for fines and in four cases suspended sentences:

  • for Alain Rosemberg, the managing director of the Celebrity Centre, 150,000 euros and a four-year suspended sentence;
  • for Didier Michaux, their star salesman, 50,000 euros and a three-year suspended sentence;
  • for Jean-François Valli, the other salesman, 25,000 euros and a three-year suspended sentence;
  • for Sabine Jacquart, who was president of the Celebrity Centre, 10,000 euros and a two-year suspended sentence;
  • for Aline Fabre, who managed the Purification Rundown, and for Marie-Anne Pasturel, who as agent for G&G in France took orders for the vitamins, 2,000-euro fines but no sentence so far as I could hear.

The lawyers for the plaintiffs did their summing up today too and the hearing took place in a packed courtroom.

The defence will plead tomorrow and Wednesday and then the panel of judges will consider their verdict and any sentences -- possibly for several weeks.

It is worth noting that when the investigating magistrate was putting this case together, the prosecutor at the time had said there was no case to answer.


French prosecutor demands dissolution of Church of Scientology

http://www.earthtimes.org/ - June 16, 2009
[Texte intégral]

Paris - The Paris public prosecutor's office has demanded that a court trying the French section of the controversial Church of Scientology for organized fraud order the dissolution of the self-styled religion, Paris media reported Tuesday. In addition to demanding the dissolution of the headquarters of the church - the Church of Scientology-Celebrity Centre - and its bookshop, prosecutors also demanded they each pay a fine of 2 million euros (2.78 million dollars).

The court was also asked to hand down stiff fines against six Scientology officials on trial as well as suspended sentences of up to four years in prison for four of the accused, including the founder of the Celebrity Centre, Alain Rosenberg.

The case is based on complaints filed by two women in December 1998 and July 1999.

One of the plaintiffs spent the equivalent of more than 20,000 euros on various courses and products the church offers to its adherents. The second plaintiff said she was forced by her boss, a Scientologist, to take part in a church course before being fired.

The verdict is expected to be announced in several weeks.

 

TRIAL. The cult is in a bad position

The prosecution has asked for the dissolution of the Paris branch

The Church of Scientology on hot coals

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/622243/mil/4669675 - 17 juin 2009
[Texte intégral]
translation by Eldon

PHOTO CAPTION: Alain Rosenberg, trying to evade photographers
in the corridors of the Palais de Justice in Paris. Photo from Le Parisian

It was an about-face, officially motivated by the truth that emerged during the hearing since the start of the trial of the Church of Scientology. Monday evening, the prosecution of Paris surprised everyone by asking the court for the dissolution of the two main bodies of the French movement (1). That position, expressed by the state prosecutors, Maud Morel-Coujard and Nicolas Baïeto, and endorsed by their superiors, was the exact opposite of their position three years earlier.

A harder line

In 2006, after reading the same file, the prosecutor had said there was no case to place suspects under inves- tigation, including Alain Rosenberg, considered the figurehead of French Scientology. None of the evidence gathe- red by investigators was seen by the magistrates as warranting prosecution. The Paris public prosecutor's office felt that the players were "driven only by their religious belief," and had not personally been swindled by the accused.

At that time, the Church of Scientology enjoyed a certain tolerance at the highest levels of government. Two years ago at Bercy, didn't Nicolas Sarkozy -- then finance minister -- receive the American actor Tom Cruise, a spokesman for the sect?

The existence of the Interministerial Mission for the control and vigilance against cultism, MIVILUDES, was even questioned. The recent appointment of Georges Fenech, a committed opponent of Scientology, to head this organization marked a clear shift of power. The request of the prosecution, under the tutelage of political power, may not be completely divorced from this new situation.

Failure of a strategy

For several years, in order to avoid any judicial vexation, the Church of Scientology has dealt systematically with its disaffected followers. It has reimbursed everything paid by the faithful for Dianetics, the happiness technology marketed by the cult. In Paris, Scientology leaders failed to convince all the plaintiffs to withdraw their civil com- plaints. The testimony of two was used as the basis for the charge of organized swindling.

The various witnesses called by the Church of Scientology have often found it difficult to reverse the negative impression left by the technique used by the cult. From nitial personality tests to purification treatments, hard selling of books to be buying an electrometer, the device intended to detect areas of spiritual distress, the "bizness" of Scientology has been methodically dissected. "If happiness has no price, it had a considerable cost," said the prosecutor Maud Morel-Coujard. According to the indictment, the arduous spiritual path offered by Scientology is just a series of fraudulent acts intended to nab the wealth of its followers.

Being in a difficult position, the Scientologists could not help but acknowledge that members are submitted to requests for money. But don't official churches also charges for services rendered to the faithful ? Many times used, and repeatedly rebutted, the same argument was again used today by lawyer Maisonneuve, the Parisian star tenor definding Scientology.

If he conceded any blunders. he always remembered since the beginning of the trial that the existence of pedophile priests had never brought the legitimacy of the Catholic Church into question.

Watch out

Scientology has a dozen branches in the provinces. They are not involved in the Paris trial. If dissolution of the latter were ordered, Scientology would appeal, which would delay the proceedings but weaken the sect.

The Scientology lawyers have understood this quite well, warning the justiciary against any interference in acts of faith. "If the executive branch wanted to ban Scientology, which it did; if it wants to prohibit the outrageous views of the founder, Ron Hubbard, which it does; yet it still says it doesn't ask us to take a political decision," said lawyer Yann Streiff, lawyer for an influential Scientologist, yesterday.

(1) The prison sentences were necessary against the seven Scientology leaders.

Author: Dominique Richard


PROCÈS. La secte est en mauvaise posture

Le parquet requiert la dissolution de la branche parisienne

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/622243/mil/4669675 - 17 juin 2009
[Texte intégral]

Photo: Alain Rosenberg, tentant d'échapper aux photographes
dans les couloirs du Palais de Justice de Paris. (photo archives «le parisien»

C'est une volte-face officiellement motivée par les vérités apparues à l'audience depuis le début du procès de l'Église de scientologie. Lundi soir, le parquet de Paris a créé la surprise en demandant au tribunal de prononcer la dissolution des deux principales structures françaises du mouvement (1). La position exprimée par les représentants du ministère public, Maud Morel-Coujard et Nicolas Baïeto, et avalisée par leur hiérarchie, prenait l'exact contre-pied de celle affichée trois ans plus tôt.

Durcissement

En 2006, à la lecture du même dossier d'instruction, le parquet avait requis un non-lieu général pour les personnes mises en examen dont Alain Rosenberg, celui qui passe pour la figure de proue de la scientologie hexagonale. Aucun des éléments réunis par les enquêteurs ne trouvait alors grâce aux yeux des magistrats en charge des poursuites. Le parquet de Paris jugeait que les protagonistes « mus par leur seule conviction religieuse » n'avaient tiré aucun bénéfice personnel des opérations reprochées.

À l'époque, l'Église de scientologie jouissait d'une certaine tolérance au plus haut sommet de l'État. Deux ans plus tôt, Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, n'avait-il pas reçu à Bercy l'acteur américain Tom Cruise, l'un des porte-parole de la secte ?

L'existence de la Mission interministérielle de lutte et de vigilance contre les dérives sectaires, la Milvudes, était même remise en cause. La récente nomination à la tête de cet organisme de Georges Fenech, un adversaire résolu de la scientologie, a marqué un très net infléchissement des pouvoirs publics. Les réquisitions du parquet, sous la tutelle du pouvoir politique, ne sont sans doute pas totalement étrangères à cette nouvelle donne.

Échec d'une stratégie

Depuis plusieurs années, pour éviter tout déboire judiciaire, l'Église de scientologie transige systématiquement avec les adeptes en rupture de ban. Elle restitue toutes les sommes déboursées par les fidèles revenus des bienfaits de la Dianétique, la technologie du bonheur commercialisée par la secte. À Paris, les responsables de la scientologie n'ont pas réussi à convaincre toutes les plaignantes de se désister de leur constitution de partie civile. Le témoignage de deux d'entre elles a servi de support à l'accusation d'escroquerie en bande organisée.

Les divers témoins cités par l'Église de scientologie ont souvent eu du mal à inverser l'impression défavorable laissée par l'exposé des procédés employés par la secte. Des premiers tests de personnalité aux cures de purification, des achats d'ouvrages à l'acquisition fortement conseillée de l'électromètre, l'appareil censé détecter des zones de détresses spirituelles, le « bizness » de la scientologie a été méthodiquement décortiqué. « Si le bonheur n'a pas de prix, il a eu un coût considérable », a lancé la procureur Maud Morel-Coujard.

Selon l'accusation, le parcours spirituel onéreux proposé par la scientologie n'est qu'une succession de manoeuvres frauduleuses destinées à capter la fortune des croyants.

En difficulté, les scientologues ne pouvaient faire autrement que de le reconnaître : les membres sont soumis à contribution. Mais les Églises officielles n'affichent-elles pas elles aussi des tarifs pour les services religieux rendus aux fidèles ? Maintes fois employé et décliné, le parallèle argument devrait une nouvelle fois être utilisé aujourd'hui par Me Maisonneuve, le ténor parisien qui défend la scientologie.

S'il a concédé d'éventuels dérapages il n'a eu de cesse de rappeler depuis le début du procès que l'existence de prêtres pédophiles n'avait jamais remis en cause la légitimité de l'Église catholique.

Mise en garde

La scientologie dispose d'une dizaine d'antennes en province. Celles-ci ne sont pas concernées par le procès des structures parisiennes. Si la dissolution de ces dernières était prononcée, la scientologie ferait appel. Ce qui suspendrait la procédure mais fragiliserait la secte.

Ses avocats l'ont bien compris, qui mettent en garde la justice contre toute immixtion dans l'acte de foi. « Si l'exécutif veut interdire la scientologie, qu'il le fasse. S'il veut interdire les outrages de son fondateur, Ron Hubbard, qu'il le fasse, mais que l'on ne nous demande pas de prendre une décision politique », lançait hier Me Yann Streiff, conseil d'une scientologue influente.

(1) Des peines de prison avec sursis ont été requises à l'encontre des sept dirigeants scientologues.


Scientology tries to evade a civil death sentence

FRANCE | The prosecution calls for criminal dissolution.
Lawyers for Scientology denounce "a political decision."

by Jean-Noël Cuénod / Paris | 17.06.2009

http://www.24heures.ch/actu/monde/secte-scientologue-cherche-echapper-mort-civile-2009-06-16
Transaltion by Eldon http://groups.google.ch

PHOTO CAPTION: Patrick Maisonneuve, the principal defender of the Church of Scientology
denounced a complete reversal by the prosecution, done out of political consideration.
According to the lawyer, the French authorities want the death penalty for Scientology.

Will Scientology survive its French trial, which ends today in Paris ? The two state prosecutors have demanded the criminal dissolution - as a legal entity - of the Spiritual Association of the Church of Scientology and its bookstore, the SEL. These are the two main Swiss- based organizations of the cult.

Liquidation or dissolution ?

In addition, the prosecution asked the three judges of the Twelfth Criminal Court for a verdict of guilty against seven French Scientology leaders, who are accused of organized fraud. The sentences requested were all suspended, but in some cases with suspension of civil rights.

In previous editions, we discussed the possibility of a liquidation of the cult if it were convicted as a "legal person." The prosecutor went even further by demanding criminal dissolution. Moreover, the distinction between liquidation and criminal dissolution is not an academic one.

Liquidation, when ordered by a commercial court, does not prevent -- a priori -- a resurrection in other forms. Criminal dissolution, however, means the death of the organization, the legal entity or the cult involved. To revive a dissolved entity is a criminal offense. French law severely punishes the revival of a dissolved organization with three years in prison and 45,000 euros maximum penalties.

This provision dates back to the Popular Front government of 1936, and was then used to ban far-right organizations. It was also used by General de Gaulle in May, 1968 to ban some far-left groups !

This explains the anxiety of many Scientology lawyers who roamed the corridors of the Palais de Justice in Paris yesterday afternoon, making numerous comments that were accompanied by impressive flapping of arms in their black robes.

Abrupt change of course

The main defender of the cult, Patrick Maisonneuve, expressed his indignation to us. "In this case, the prosecution had first concluded there was no basis for the case. Finally, the Court of Appeals decided to hold this trial. However, we are witnessing a complete reversal of the original prosecution. A case folder that was empty is now supposed to lead to a civil death sentence! The prosecution is linked to the government; it is clear that this change of course is political. Power is now being wielded by domestic anti-cult organizations."

Therefore, lawyers for Scientology will follow up tonight and try to gain acquittals that would allow the survival of the cult. Before they learn the outcome of this case, they will need be patient: the verdict of the Twelfth Criminal Court will be returned this autumn.

Comment:

If the verdict is dissolution, it doesn't appear that Scientology can just start over again using another legal entity.


La secte scientologue cherche à échapper à la mort civile

Jean-Noël Cuénod - Paris - 17 juin 2009

FRANCE | Le parquet réclame sa dissolution pénale. Les avocats de la scientologie stigmatisent «une décision politique».

© AFP | Patrick Maisonneuve, principal défenseur de l’Eglise de scientologie,
dénonce un revirement complet du parquet, qui obéirait à des considérations politiques.
Pour l’homme de loi, le pouvoir français veut la mort pénale de la scientologie.

La scientologie survivra-t-elle en France à son procès, qui se termine aujourd’hui à Paris? Les deux substituts du parquet parisien ont réclamé la dissolution pénale – en tant que personne morale – de l’Association spirituelle de l’Eglise de scientologie et de sa librairie, la SEL. Il s’agit des deux principales structures de la secte outre-Jura.

Liquidation ou dissolution ?

De plus, le parquet a demandé aux trois juges de la XIIe Chambre correctionnelle un verdict de culpabilité contre sept dirigeants de la scientologie française, accusés notamment d’escroqueries en bande organisée. Les peines requises sont toutes assorties du sursis, mais dans certains cas les substituts ont réclamé des privations de droits civiques.

Dans de précédentes éditions, nous avions évoqué la possibilité d’une liquidation judiciaire de la secte si celle-ci devait être condamnée en tant que personne morale. Le parquet est allé encore plus loin en réclamant la dissolution pénale. Or, entre la liquidation judiciaire et la dissolution pénale, il n’y a pas qu’une nuance académique.

La liquidation judiciaire est ordonnée par un Tribunal de commerce et n’interdit pas, a priori, une renaissance sous d’autres formes. La dissolution pénale, en revanche, signifie la mort civile de la société, du parti ou de la secte visés. Faire renaître une entité dissoute constitue une infraction pénale. La loi française punit d’ailleurs sévèrement la «reconstitution d’association dissoute»: trois ans de prison et 45 000 euros (plus de 67 000 francs) au maximum.

Cette disposition remonte au gouvernement du Front populaire en 1936; il s’agissait alors d’interdire les ligues d’extrême droite. Elle a servi aussi au général de Gaulle en Mai 68 pour bannir les groupuscules d’extrême gauche!

Cela explique donc l’anxiété des nombreux avocats de la scientologie qui arpentaient, hier après-midi, les couloirs du Palais de justice parisien, en émettant moult commentaires accompagnés d’impressionnants envols de manches noires et moirées.

Brusque changement de cap

Le principal défenseur de la secte, Me Patrick Maisonneuve, nous fait part de son indignation. «Dans cette affaire, le parquet avait d’abord conclu au non-lieu devant la faiblesse des charges. Finalement, c’est la Cour d’appel qui a décidé d’organiser ce procès. Or, nous assistons à un revirement complet de ce parquet. Ce dossier qui était vide doit maintenant aboutir à une condamnation à mort civile! Le parquet étant lié au gouvernement, il est évident que ce changement de cap est politique. Le pouvoir veut actuellement ménager les organisations antisectes.»

Dès lors, les avocats de la scientologie se succèdent jusqu’à ce soir pour tenter d’arracher des acquittements qui permettraient la survie de la secte. Avant de connaître l’issue de ce dossier, ils devront faire preuve de patience: le verdict de la XIIe Chambre correctionnelle ne sera rendu qu’en automne.

 

Alain Stoffen: "Scientology has been a real rape"

Source: LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région - 16 juin 2009
[Texte intégral]

NEWS Cult / Testimony. Alain Stoffen spent fifteen years in the Church of Scientology. Broken morally, physically, financially, rejected by his wife - also a Scientologist - the former fan says this "empire where the hatred is the only science. Article published in the June issue of Lyon Capitale. Come to a complete dossier on sectarianism:

Interview:

Lyon Capital: How clear is fifteen years of Scientology ?

Alain Stoffen: I had my hands between the "ethical issue", an ultra-confidential material where everything that concerned me was carefully noted. Everything. It was a real shock, a collision with reality. I then realized that I had built fifteen years of my adult life on lies, that I had suffered a real rape. So I reject it all but I was more the

result of conditioning that I had followed for fifteen years. This has been a nightmare because I did not know that for me, who I was, where was the right direction. When I realized how I had been fooled, I had a sense of shame and guilt overwhelming. I was no longer Alain Stoffen, a Scientologist, a kind of clone to Hubbard. It made me vomit. For me rebuild, it was assuming that I dissects the mechanism of manipulation. But understand, we need to analyze and clean even Scientology seeks to destroy any sense critical.

What Was it in this document "ultra confidential ?

All Scientologists are aware of these issues then. Nobody has ever had in his hands. Of the 500 pages of my file ethics ", there were over 120 pages ultra secret I never had to have knowledge. For example, one of the pieces is a telex of 17 points emanating from the highest world of Scientology. They ordered a kidnapping to me "handle" and squeeze me for money, something methodically planned high-level, amazing!

There were also reports of denunciations: I was fliqué for years. The slightest movements of my private life were recorded in this file.

Question that everyone asks: How come there in the cracks, especially when you write that "we never in Scientology on its own initiative, never knowingly" ?

It was a caricature rather sects. Most of the time, there are delusions of mystical, esoteric with a folklore. In Scientology, we are not at all in this trip here. When I went inside, I was 24 years old, I was young and somewhat idealistic. The sciento focuses on personal development. The typical profile of the people I met were full of plans, ambitious. Instead of being spectators, they want to be actors in their own lives. The sciento will introduce its services in terms of your own desires. The first courses that we receive are extremely efficient since there is no commitment that the framework is very experienced, there is no "mystic delirium", the impression of be in something really pro. Especially if you put these courses outside the sciento they can be trainers. The problem is that they are part of a strategy to trap people. Finally, the stage is not an illusion and deceptive speech.

What are the vectors of indoctrination? How do I become a prisoner of the system ?

After this phase of confidence, there is a period of destabilization. Scientology creates distress from scratch with the famous personality test, a series of 200 questions that always gives a negative result.

It will then sell you the "state of Clear" which aims to rid the individual of all the undesirable things in him, his fears, his phobias, his lack of confidence. I take a picture: Germaine lives in the depths of the Creuse in a house that has a small crack in a wall.

She drew a mason, a trickster, who knows there are a lot of cash under the mattress. It goes on to suggest that the crack lies a much more serious problem in the structure and may bring down the house. It proposes to demolish everything. In Scientology, it is the same: put the fan in a state of emergency to go as soon as possible to this "state of Clear," on pain of being in great danger. You will submit to scientific practices that are allegedly being pure delusions of science fiction mixed with a few basic principles of psychology. This is a real mental torture. The person will be less and less. All the principles surrounding these theories are extremely guilt.

You talked about being "money management". Rather surprisingly, adherents of Scientology are riddled with debt, as you write in your book. How did you spend ?

Approximately 45'000. This is a significant sum but paltry compared to what we spend to go to the highest level of indoctrination. Count 300 rather 000. Once you are in a state of dependency, you are in the same case if you had a cancer: if you are told that a doctor from the end of the world can heal you are doing to find the money. It is a matter of life or death. Once they begin to doubt or have a bit of critical thinking, the impression of being his own enemy, that is owned. Suddenly, there immediately was denounced to get back on track. From the outside, it is subject to a highly coercive discipline, but inside, it feels that it is for our good.

You have complained against the Church of Scientology. Do not you fear a reaction from them ?

Since I left the Sciento I took a number of complaints incalculable for theft of documents, for attempted blackmail of private things in my divorce with my wife, also a Scientologist. I spent six years in the courts. It is more far-west, so with time Scientologists have become extremely procedural. They have unlimited budgets. The goal is not to win but to bleed people financially. It overwhelms the trial, even if the files are installed from scratch with things defamatory. But I have no fear.


Alain Stoffen: "La Scientologie a été un véritable viol"

http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=8089 - 16 juin 2009
[Texte intégral]

Témoignage. Alain Stoffen a passé quinze ans dans l'Eglise de Scientologie. Brisé moralement, physique- ment, financièrement, rejeté par son épouse - elle aussi scientologue -, l'ancien adepte raconte cet “empire où la haine est la seule science”.

Lyon Capitale: Comment ressort-on de quinze ans de scientologie ?

Alain Stoffen:J'ai eu entre les mains mon “dossier d'éthique”, un document ultra confidentiel où tout ce qui me concernait était soigneusement noté. Tout. Ça a été un véritable électrochoc, une collision frontale avec la réalité. J'ai alors pris conscience que j'avais construit quinze ans de ma vie d'adulte sur des mensonges, que j'avais subi un véritable viol. J'ai alors tout rejeté en bloc mais je n'étais plus que le résultat d'un conditionnement que j'avais suivi pendant quinze ans.

Ce qui a été cauchemardesque, c'est que je ne savais plus ce qui m'appartenait, qui j'étais, où était le bon sens. Quand j'ai compris à quel point j'avais été dupé, j'ai eu un sentiment de honte et de culpabilité écrasant. Je n'étais plus Alain Stoffen, mais un scientologue, une sorte de clone à la Hubbard. Ça me faisait vomir. Pour me reconstruire, il fallait que j'assume cela, que je décortique ce mécanisme de manipulation. Mais pour comprendre, il faut analyser et le propre même de la scientologie vise à annihiler tout sens critique.

Qu'y-avait-il dans ce document “ultra confidentiel” ?

Tous les scientologues connaissent l'existence de ces dossiers-là. Personne ne l'a jamais eu entre les mains. Sur les 500 pages de mon “dossier d'éthique”, il y avait plus de 120 pages ultra secrètes dont je n'aurais jamais dû avoir connaissance. Par exemple, une des pièces maîtresses est un télex de 17 points qui émane des plus hautes instances mondiales de la scientologie. Ils ordonnaient une séquestration pour me “manier” et me soutirer de l'argent, un truc méthodiquement planifié à haut niveau, hallucinant !
Il y avait aussi des rapports de délation :  j'ai été fliqué pendant des années. Les moindres faits et gestes de ma vie privée étaient consignés dans ce dossier.

Question que tout le monde se pose : comment tombe-t-on dans les mailles du filet, d'autant que vous écrivez qu“on n'entre jamais en scientologie de sa propre initiative, jamais en connaissance de cause” ?

On a une vision des sectes assez caricaturale. La plupart du temps, il y a des délires mystiques, ésotériques avec tout un folklore. A la Scientologie, on n'est pas du tout dans ce trip-là. Quand je suis rentré dedans, j'avais 24 ans, j'étais jeune et un peu idéaliste. La sciento est axée sur le développement personnel. Le profil type des gens que j'ai rencontrés sont plein de projets, ambitieux. Au lieu d'être spectateurs, ils veulent être acteurs de leur propre vie. La sciento va vous présenter ses services sous l'angle de vos propres envies.

Les premiers cours que l'on reçoit sont extrêmement efficaces : comme il n'y a aucun engagement, que l'encadrement est très aguerri, qu'il n'y a pas de “délire mystique”, on a l'impression d'être dans un truc vraiment très pro. D'autant que si on place ces cours en dehors de la sciento, ils peuvent être très formateurs. Le problème, c'est qu'ils s'inscrivent dans une stratégie qui vise à piéger les gens. Au final, les  mises en scène ne sont qu'illusion et les discours mensongers.

Quels sont les vecteurs d'endoctrinement ? Comment devient-on prisonnier du système ?

Après cette phase de mise en confiance, il y a une phase de déstabilisation. La scientologie crée la détresse de toutes pièces avec le fameux test de personnalité, une série de 200 questions qui donne un résultat toujours négatif. On va alors vous vendre “l'état de Clair” qui vise à débarrasser l'individu de toutes les choses indésirables en lui, ses  craintes, ses phobies, son manque de confiance en soi. Je prends une image : Germaine habite au fin fond de la Creuse dans une maison qui a une petite fissure dans un mur. Elle appelle un maçon, un filou, qui sait qu'il y a beaucoup d'argent sous le matelas. Il va faire croire que sous la fissure se cache un problème beaucoup plus grave dans la structure et qui risque de faire tomber la maison. Il lui propose de tout démolir.

En Scientologie, c'est pareil: on met l'adepte dans un état d'urgence pour qu'il aille au plus vite vers cet “état de Clair”, sous peine d'être en grand danger. On vous soumet à des pratiques prétendument scientifiques qui s'avèrent être de purs délires de science-fiction mélangés à quelques principes rudimentaires de psychologie. C'est une véritable torture mentale. La personne ira de moins en moins bien. Tous les principes qui entourent ces théories sont extrêmement culpabilisants.

Vous parliez de cours de “gestion de l'argent”. C'est plutôt étonnant, les adeptes de la Scientologie étant criblés de dettes, comme vous l'écrivez dans votre livre. Combien avez-vous dépensé ?

Environ 45'000 euros. C'est une somme non négligeable mais dérisoire par rapport à ce qu'on dépense pour aller au plus haut niveau d'endoctrinement. Comptez plutôt 300 000 euros. Une fois que vous êtes dans un état de dépendance, vous êtes dans le même cas que si vous aviez un cancer : si on vous dit qu'un médecin du bout du monde peut le guérir, vous vous débrouillez pour trouver l'argent. C'est une question de vie ou de mort. Dès qu'on commence à douter ou avoir un peu d'esprit critique, on a l'impression d'être son propre ennemi, qu'on est possédé. Du coup, on court tout de suite se dénoncer pour se remettre dans le droit chemin. De l'extérieur, on est soumis à une discipline extrêmement coercitive, mais de l'intérieur, on a l'impression que c'est pour notre bien.

Vous avez porté plainte contre l'Église de Scientologie. Ne craignez-vous pas une réaction de leur part ?

Depuis que j'ai quitté la Sciento, je me suis pris un nombre de plaintes incalculables pour vol de documents, pour tentative de chantage, des choses privées dans le cadre de mon divorce avec ma femme, toujours scientologue. J'ai passé six ans devant les tribunaux. On n'est plus au far-west, donc avec le temps les scientologues sont devenus extrêmement procéduriers. Ils ont des budgets illimités.

Le but n'est pas de gagner mais de saigner les gens financièrement. On les accable de procès, même si ce sont des dossiers montés de toutes pièces avec des choses diffamatoires. Mais je n'ai plus peur.

Interview audio d'Alain Stoffen

Audio: "Je suis déterminé à faire éclater la vérité"
 
(Télévision suisse romande - TSR - 25 mai 2009)

Source: http://tsr.blogs.com/

Un homme plutôt nerveux m'attend devant chez lui. C'est Alain Stoffen, un pianiste belge que personne ne connaissait jusqu'à ce qu'il écrive un témoignage coup de poing: 15 ans de sa vie dans le labyrinthe de la scientologie. Le livre est sorti opportunément à l'occasion du procès qui s'est ouvert lundi 25 mai à Paris. Deux autres ex-adeptes ont eu le courage de porter plainte pour "escroquerie en bande- orga- nisée". Alain Stoffen donne l'impression d'être revenu d'un long cauchemar. Il a pensé au suicide, et puis il a décidé de se battre, pour lui et pour son fils que son ex-épouse scientologue voulait l'empêcher de revoir. De cela, il ne veut pas parler, mais il raconte comment lui, jeune pianiste plein d'enthousiasme est devenu totalement dépendant de la "sciento". / Jean-Philippe Schaller

Interview d'Alain Stoffen à la radio canadienne
 

(Radio canada 98.5 - 20 juin 2009)

Source: http://www.985fm.ca/cradio

 

WISE business accused of fraud

Source: http://forums.whyweprotest.net/15-media/wise-business-accused-fraud-47417/

Bagell, Josephs & Company, LLC on the WISE International Business Directory 2004

Fraud Discovery Institute accuses Medifast accountant of impropriety

http://www.medifraud.net/060809/Brown_letter_sig.pdf

A financial fraud detection agency said Tuesday that the auditor of Owings Mills weight-loss firm Medifast Inc. also was touting the company's stock to investor clients.

The Fraud Discovery Institute Inc., which has no regulatory authority over public companies, said Medifast's outside accountants also operate a wealth management firm that recommended the stock. New Jersey-based accounting firm Bagell, Josephs & Levine & Co. LLC also operates BJL Wealth Management LLC.

The San Diego firm made the conclusion after a six-week investigation. If true, the relationship would be a conflict of interest.

Medifast, one of Baltimore's fastest-growing companies, chose the accounting firm because it specializes in companies that have a relatively small market capitalization, McDevitt said.

"The allegations are false, misleading and incorrect," Bagell, Josephs Managing Partner Carl Bagell said. The company cannot make any further comment, he said.

The Fraud Discovery Institute released a four-page letter from former U.S.

Securities and Exchange attorney Michael Brown, who supported some of the institute's claims but said the matter needs further inquiry. Brown said it is critical to determine whether Medifast executives knew about the auditor's conduct and if there was any undisclosed compensation between the Owings Mills company and the wealth management firm.

"If such conduct is indeed occurring, then it would appear that BJL's independence as Medifast's outside auditor has been compromised," Brown's letter stated.

WISE bussiness accused of fraud

http://stop-wise.biz/wise_2004_directory.html

Bagell, Josephs & Company, LLC on the WISE International Business Directory 2004

Quote:

    Fraud Discovery Institute accuses Medifast accountant of impropriety

    A financial fraud detection agency said Tuesday that the auditor of Owings Mills weight-loss firm Medifast Inc. also was touting the company's stock to investor clients.

    The Fraud Discovery Institute Inc., which has no regulatory authority over public companies, said Medifast's outside accountants also operate a wealth management firm that recommended the stock. New Jersey-based accounting firm Bagell, Josephs & Levine & Co. LLC also operates BJL Wealth Management LLC.

    The San Diego firm made the conclusion after a six-week investigation. If true, the relationship would be a conflict of interest.

    Medifast, one of Baltimore's fastest-growing companies, chose the accounting firm because it specializes in companies that have a relatively small market capitalization, McDevitt said.

    "The allegations are false, misleading and incorrect," Bagell, Josephs Managing Partner Carl Bagell said. The company cannot make any further comment, he said.

    The Fraud Discovery Institute released a four-page letter from former U.S. Securities and Exchange attorney Michael Brown, who supported some of the institute's claims but said the matter needs further inquiry. Brown said it is critical to determine whether Medifast executives knew about the auditor's conduct and if there was any undisclosed compensation between the Owings Mills company and the wealth management firm.

    "If such conduct is indeed occurring, then it would appear that BJL's independence as Medifast's outside auditor has been compromised," Brown's letter stated.

     

I also found this

http://www.medifraud.net/060809/Summary_Explanation_of_BJL_Oddities.pdf

Quote:

    Interestingly, although database information suggests that the firm is small in size, according to information in government databases, the firm sponsored one H1B visa application in 2007, and twelve H1B visa applications in 2008. No information was found which might explain the firm’s need for such a large number of foreign workers.

     

and this from a PCAOB Inspection report

http://www.pcaobus.org/Inspections/Public_Reports/2008/Bagell_Josephs_Levine.pdf

Quote:

    Members of the Board's inspection staff ("the inspection team") conducted fieldwork for the inspection from October 23, 2006 to October 27, 2006. The fieldwork included procedures tailored to the nature of the Firm, certain aspects of which the inspection team understood at the outset of the inspection to be as follows:

    Number of offices 1 (Gibbsboro, New Jersey)
    Ownership structure Limited liability company
    Number of partners 6
    Number of professional staff 18
    Number of issuer audit clients 60
     

anyone know what issuer audit clients are or why they would need so many foreign workers

 

 Inside Editon-Herb Zerden: scientologist with super powers

Source: http://www.youtube.com/watch?v=qCdgzOur7Pk

Yet another OT shows why scientology is far worse than you can imagine.

Goggle Herb and see how he has been ripping people off along with other scientologists in the name of their church for quite a while.

Remember Reed Slatkin ?

Foreclosure Assistance Solutions, LLC of Florida, and its principal operators, Herb Zerden and Adolfo Quintero, as well as J.W.W. Services, Inc., of California and owner John Woodruff, are prohibited from targeting and deceiving Texans who fall behind on their mortgage payments pursuant to a temporary injunction issued by the 408th District Court.

In September, 2007, Attorney General Greg Abbott obtained an emergency restraining order and froze assets belonging to Foreclosure Assistance Solutions and its various operators. The temporary injunction issued this week extends the initial order, securing approximately $750,000 in fees that the defendants charged more than 700 Texans who paid for its services. The monies will remain frozen pending further orders from the court.

"This court ruling prohibits these unscrupulous 'services' from unlawfully preying on struggling homeowners," Attorney General Abbott said. "Texans who fall behind on their mortgage payments should be very wary of anyone promising to save their homes for a large fee. We will remain vigilant and will take aggressive enforcement action to protect Texas consumers."

According to the Attorney General's enforcement action, the defendants mailed cards and letters to homeowners who were facing foreclosure because of delinquent mortgage payments. The defendants' promotional materials boasted established relationships with mortgage companies and banks nationwide. These purported relationships, Foreclosure Assistance Solutions claimed, would enable it to persuade lenders to refrain from foreclosing on its customers.

Homeowners who responded to Foreclosure Assistance Solutions were pressured to immediately sign a $1,200 contract. Once Foreclosure Assistance Solutions received its fee, company representatives rarely interacted with clients. When homeowners repeatedly called the company seeking information or action, they were ignored. Because the terms of the company's customer contract strictly prohibited homeowners from directly contacting their mortgage companies, Foreclose Assistance Solutions' inaction worsened the situation for many homeowners.

[...]

Homeowners who believe they have been harmed by this or similar fraudulent businesses may call the Office of the Attorney General's toll-free complaint line at (800) 252-8011 or file a complaint online at http://www.oag.state.tx.us.


Scientology sets up companies like Measurable Solutions all over the world through it's WISE (World Institute of Scientology Enterprises) operations.

They target dentists, chiropractors, physical therapy operations, etc and offer consulting services for 10% of additional revenue generated by scilon pressure. They take over hiring (more scientologists) and office management under the guise of business consulting and use their position for recruiting current employees into Scientology for "training".

They put themselves in position to fire people for not following "their" policies. You'll find that some of Scientology's biggest donors own these scam companies that often go bankrupt only to set up similar operations under a new name. I believe many of these companies are often overlooked scams that generate millions for Scientology.

WISE also sets up many telecommunication companies, eco-energy companies, etc that reap benefits from government assistance and contribute heavily to Scientology.

The video below is a fine example of your typical OT businessman at work for the most ethical group on the planet. The following company FAS (Foreclosure Assistance Solutions) ripped off thousands of homeowners with "alleged" scam artist and a former owner Herb Zerden at the helm. Herb has achieved some of the the highest levels of "religious training" in Scientology and is highly regarded as a Founding Patron Meritorious in the IAS (International Association of Scientologists).

http://www.anti-scientologie.ch/ias-...ghest%20Donors

Donors who have contributed over 250,00.00 to the "Church". He has been involved in many WISE companies.

YouTube - Inside Editon-Herb Zerden: scientologist with super powers

 
A l'église de Scientologie,
"on ne fait pas un centime de profit personnel"
AFP - 10 juin 2009
[Texte intégral]

PARIS (AFP) — Le représentant du Celebrity Centre, vitrine de l'Eglise de Scientologie en France, a assuré mercredi au tribunal correctionnel de Paris que les membres de l'association, poursuivie pour escroquerie en bande organisée, ne s'étaient jamais enrichis personnellement.

"On ne fait pas un centime de profit personnel", a martelé Eric Roux, ajoutant: "On n'est pas en train de dire qu'on n'est pas content quand un membre fait une contribution importante. Mais ce financement n'enrichit aucun d'entre nous: la Scientologie peut aider l'humanité à progresser et toutes les finances y sont consacrées".

Oui, la Scientologie fait payer des "contributions" à ses membres, a-t-il concédé, mais elle n'est pas la seule religion à agir de la sorte: ainsi des Hindouiste et de l'Eglise anglicane, qui eux aussi affichent "des tarifs" pour les services religieux qu'ils offrent à leurs fidèles.

"J'imagine que vous avez été bien entraîné...", avait glissé la présidente Sophie-Hélène Château quelques minutes plus tôt, au début de son audition, faisant référence à plusieurs témoignages indiquant qu'"en Scientologie, on était entraîné à mentir devant les tribunaux".

"Ce que vous avez entendu est absolument faux", lui avait alors répondu M. Roux, "la vérité étant une composante très importante en Scientologie".

Durant trois heures, la présidente a tenté de voir plus clair dans la nébuleuse scientologue, tant au niveau comptable qu'organisationnel, en posant de multiples questions au représentant de l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie - Celebrity Centre (ASES-CC).

Interrogé sur le test de personnalité, considéré comme un outil de promotion par les plaignants, M. Roux a assuré que "99% des gens n'arrivent pas à la Scientologie avec ce test, mais directement".

"La vente à la dure ?" (des pratiques commerciales agressives, ndlr): "il n'y a jamais eu de consigne en ce sens", a-t-il affirmé.

Quant aux demandes de remboursement des membres mécontents, elles sont selon lui "remboursées à 100%", les allégations de l'accusation n'étant que "des mensonges".

Le réquisitoire est attendu lundi, avant les plaidoiries de la défense mardi et mercredi.


Correctionnelle.

Les scientologues se disent désintéressés

http://www.leparisien.fr - 10 juin 2009
[Texte intégral]

Si l'enjeu du procès qui s'est ouvert le 25 mai dernier à Paris pour escroquerie bande organisée est si important pour l'Eglise de Scientologie en France, c'est parce qu'en tant que personne morale, et en cas de condamnation, elle risque la dissolution.

Ce mercredi, à la barre se sont présentés Eric Roux et Aurore Nadler. Le premier représente le Celebrity Center, l'un des deux sites parisiens de la Scientologie.

La seconde, la Sarl SEL, cette librairie qui, au sein des locaux de la Scientologie, commercialise les œuvres de son fondateur, L.Ron Hubbard. Sa vraie gérante depuis 1997 a refusé de se rendre au procès. Elle vit au Danemark, où se trouve le siège de la Scientologie en Europe. Depuis sa prise de fonctions, elle ne s'est rendue à la librairie parisienne que «cinq ou six fois».

Devant le tribunal correctionnel, Eric Roux, homme grand et mince à la voix posée, passe trois heures à la barre. Ce «Ministre de l'Eglise de scientologie», habitué aux prêches, paraît tout à fait à l'aise devant l'auditoire, au point de vouloir même parfois même en mener le tempo. La présidente, Sophie-Hélène Chateau, avant de lui laisser la parole, lâche un sybillin: «J'imagine que vous avez été bien entraîné», en référence à plusieurs témoins expliquant qu'«en Scientologie, on était entraîné à mentir devant les tribunaux».

«Nous ne sommes pas un grand magasin!»

Eric Roux indique simplement que «tout cela est faux», et balaie d'un revers de main les témoignages à charges portés contre son organisation. Son message tient en un refrain, répété à l'envi à la barre: à l'église de Scientologie, «on ne se met pas un centime dans la poche». Oui, la Scientologie fait payer des «contributions» à ses membres, mais quelle Eglise ne le fait pas? Oui, on se réjouit lorsque l'on reçoit des donations importantes, comme n'importe quelle Eglise qui souhaite «aider l'humanité à progresser». Non, on ne recherche pas de nouveaux adeptes en fonction de leurs revenus. Non, il n'existe pas de refacturation à destination de la maison-mère.

Si le tribunal lui fait remarquer que, pourtant, des témoignages de scientologues, et même des textes de Ron Hubbard indiquent qu'il faille remplir des objectifs chiffrés, il rétorque que ceux-ci sont religieux... et que l'aspect financier se lie forcément à la religion. «Nous ne sommes pas un grand magasin!», plaide Eric Roux, niant toute forme de relance téléphonique pour les adeptes peu pratiquants, comme s'en était émue une plaignante, ou toute forme de «vente à la dure (une technique appelée hard sale en scientologie, NDLR)».

L'explication à ce sujet, c'est Aurore Nadler qui l'apportera au tribunal: «En fait, hard sale, cela veut dire prendre soin de la personne, c'est une définition scientologue», indique la gérante de fait de la librairie. «Ah bon?» s'étonne la présidente. «Oui, cela veut dire qu'on prend tout le temps nécessaire pour comprendre ses besoins.» Puis lui vendre des «services religieux».

 

Le parquet de Paris requiert la dissolution de la Scientologie

Par Reuters

PARIS - La dissolution de la branche française de l'Eglise de Scientologie a été requise par le parquet de Paris au procès où le groupement est jugé depuis le 25 mai pour "escroquerie en bande organisée".

Source: http://www.lexpress.fr/actualites/- 15 juin 2009
[Texte intégral]

Le dirigeant français de l'Eglise de Scientologie, Alain Rosenberg. Le parquet de Paris a requis la dissolution de la branche française de ce groupement d'origine américaine, qui est jugé depuis le 25 mai pour "escroquerie". Le jugement du tribunal correctionnel doit être rendu à l'automne prochain. (Reuters/Philippe Wojazer)

L'accusation a aussi demandé des amendes d'un total de quatre millions d'euros contre les deux principales entités juridiques de la Scientologie en France, l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity center et la librairie SEL (Scientologie espace liberté).

Quatre peines de prison avec sursis allant de deux ans à quatre ans assorties d'amendes allant de 10.000 à 150.000 euros et de privation de droits civiques ont en outre été demandées contre quatre responsables français de la Scientologie.

La peine la plus élevée, quatre ans de prison avec sursis, 150.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques, vise le principal dirigeant français de l'Eglise, Alain Rosenberg, 60 ans.

Le jugement du tribunal correctionnel doit être rendu à l'automne prochain. La Scientologie nie les charges et se dit victime d'une atteinte à la liberté de religion.

Me Patrick Maisonneuve, avocat du groupement d'origine américaine, s'est dit surpris. "C'est une demande de condamnation à mort pour la personne morale de la Scientologie", a-t-il dit, annonçant qu'il plaiderait la relaxe lors des ultimes audiences.

LE PROCUREUR REFUSE LE DÉBAT RELIGIEUX

Dans un réquisitoire de quatre heures, le procureur Maud Coujard a estimé que l'argument concernant la nature religieuse de la Scientologie n'avait pas sa place dans un tribunal.

"Religion prétendue ou réelle, ce n'est pas le lieu d'en débattre. Le fait religieux pas plus que le mobile religieux ne constituent une justification en droit pénal", a-t-elle dit.

Elle a soutenu que l'organisation utilisait une série de techniques frauduleuses pour dépouiller ses adeptes. Le dossier ne concerne que deux plaignants qui disent avoir été dépouillés en 1998 de 21.000 et 49.500 euros.

Les techniques d'escroquerie vont selon elle du test de recrutement aux différents formulaires que les adeptes doivent remplir aux étapes de leur initiation, en passant par les auditions et les cures de "purification", faites de séances de sauna et de jogging intensives.

Le but est d'obtenir de l'argent contre des promesses, a dit le magistrat. Selon elle, cette entreprise d'escroquerie a été créée sciemment dès l'origine aux Etats-Unis, dans les années 1950, lors de la fondation de la Scientologie par l'écrivain de science-fiction Ron Hubbard. Le procureur balaye les explications des prévenus qui expliquent que les adeptes ne font que des "dons" sur le chemin de leur accomplissement.

"Nous avons entendu à plusieurs reprises que le bonheur n'avait pas de prix. Le ministère public pense que s'il n'a pas de prix, il a eu un coût", a-t-elle dit.

Les réquisitions sont une surprise puisqu'à la fin de l'instruction, en 2006, le parquet avait demandé un non-lieu général, estimant que les prévenus avaient agi de bonne foi en raison de "convictions religieuses".

Cette position avait été mise en échec par un juge d'instruction qui a saisi le tribunal. L'enjeu est donc crucial pour ce mouvement, qui revendique aujourd'hui des millions d'adeptes dans le monde et poursuit son expansion.

Si la dissolution est prononcée par le tribunal, elle n'entrera en vigueur que si elle est confirmée en appel et en cassation, ce qui prendrait des années.

Des responsables de la Scientologie ont déjà été condamnés pour escroquerie à Lyon en 1997 et Marseille en 1999. Sa branche francilienne a été sanctionnée de 8.000 euros d'amende en 2002 pour le fichage informatique d'anciens adeptes.


Vers la fin de l'Eglise française de Scientologie ?

Par lexpress.fr

http://www.lexpress.fr - 15 juin 2009
[Texte intégral]

Le parquet a requis la dissolution des deux principales structures françaises de l'Eglise de Scientologie: s'il était suivi par les juges du tribunal correctionnel de Paris, c'en serait peut-être fini des activités de la secte dans l'Hegaxone.

On s'y attendait dès avant le procès et son déroulement, depuis le 25 mai dernier, rendait pratiquement inévitable la décision du parquet, qui a requis ce lundi la dissolution des deux principales structures françaises de l'Eglise de Scientologie, poursuivie devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie en bande organisée.

Le parquet a en outre demandé aux magistrats de la 12e chambre de condamner l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie - Celebrity Centre (ASES-CC) - et sa librairie (SEL) à payer chacune une amende de 2 millions d'euros.

Par ailleurs, 150 000 euros d'amende, quatre ans de prison avec sursis et cinq ans de privation des droits civiques et civils ont été requis contre le responsable spirituel du Celebrity Centre, Alain Rosenberg. Le parquet a requis de la prison avec sursis et des amendes contre les cinq autres prévenus scientologues: outre le Celebrity Centre et sa librairie, basées dans le XVIIe arrondissement, à Paris, étaient également renvoyés devant la justice six cadres de l'association.

Ils sont poursuivis pour "escroquerie en bande organisée" et/ou "exercice illégal de la pharmacie": l'association a distribué à ses adhérents des vitamines et des traitements relevant du monopole pharmaceutique.

Deux des plaignants, sur quatre, s'étaient désistés, sous la pression, notamment financière, de la secte.

 
Scientologie: le parquet demande la dissolution
d’un système “maniaque et paranoïaque”
http://lesinfos.com/ - 16 juin 2009
[Texte intégral]

Le procès de l’Eglise de la Scientologie, jugée en tant que personne morale devant le tribunal correctionnel de Paris depuis le 25 mai pour “escroquerie organisée” se poursuit.

Lundi 15 juin, le ministère public a réclamé des peines sévères à l’encontre de la secte. Lors de ses réquisitions, le Parquet a demandé des peines d’emprisonnement avec sursis - 2 à 4 ans - avec des amendes (10 000 à 150 000 euros) contre quatre des six membres de l’Eglise de Scientologie renvoyés devant le tribunal. Contre l’association spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Center et de la librairie SEL (Scientologie espace liberté), le parquet a requis 2 millions d’euros d’amendes chacune et la dissolution.

Le procureur Maud Morel-Coujard a expliqué que les tests de personnalité réalisés sur les futurs membres étaient un outil de conditionnement. Que la pratique de l’électromètre (censé localiser la charge mentale négative d’un adepte), le harcèlement commercial et les programmes de formation vendus aux membres constituaient autant de “manoeuvres frauduleuses” qui caractérisent l’infraction d’escroquerie en bande organisée. “Il s’agit d’un système maniaque et paranoaïaque” a avancé la magistrate, qui également décrit ”un véritable pacte faustien” par lequel les adeptes “renoncent par avance à toute réclamation et toute plainte”…

Le jugement de la 12e chambre sera mis en délibéré après les plaidoiries de la défense qui s’achèveront le 17 juin.


Autres article et compte rendus d'audience

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Procès: la Scientologie interdite en France ? (lematin.ch/actu - 25 mai 2009)

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Procès: une bande d'escrocs les scientologues ? (chroniquesjudiciaires.blogs.nouvelobs.com - 25 mai 2009)

La Scientologie dénonce "un procès en hérésie" (europe1.fr/Info/ - 25 mai 2009)

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Vers la fin de l'Eglise française de Scientologie ? (lexpress.fr - 15 juin 2009)

Sientologie: le Parquet requiert la dissolution (ouest-france.fr - 16 juin 2009)

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La scientologie peut-elle être interdite en France ?

Les propos de la justice contre la scientologie (Tribunal de Paris - 15 juin 2009)

Procès de la scientologie à paris. Extrait d'un compte rendu d'audience (Tribunal de Paris - 16 juin 2009)

Audio: Le parquet de Paris demande la dissolution de la branche française de l’Eglise de Scientologie (France Info - 16 juin 2009)

Video: Le journal le "Monde", revient sur la portée historique du procès contre la scientologie en tant que personne morale. (le Monde - 18 juin 2009)

La loi About-Picard permet d'interdire la scientologie et toutes ses entités car elles poursuivent le même objectif et sont unies par une communauté d'intérêts

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